‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 668 sur 864 · WA S · texte numérisé non relu

WA S

sources rie l'histoire suédoise connues de son temps. A. G.

WARMIE ou ERMELAND, anc. district de la Prusse polonaise, faitauj. trois cercles de la Prusse orientale.

WARM1NSTEK, brg et paroisse d’Angleterre fWilts), à 40 kil. N. -N. O. de Salisbury ; 6,300 hab. Marchés aux grains. Fabr. de draps, lainages et soieries.

WARNACHAIRE , maire du paküs de Thierry II , roi frank de Bourgogne, livra Brunchaut à Clotaire II , roi de Neustrie, en 613, obtint comme récompense l’inamovibilité de sa charge, et mourut en 626.

WARNEFK1DE (Paul). V. Paul.

WARNEMUNDE, brg du gr.-duché de Mecklembourg- Schwérin, port à l’embouchure de la Warnow dans la Baltique, et qui forme l’avant-port de Rostock, situé à 6 kil. au-dessus : 2,000 hab. Bains de mer.

WARNER ( Ferdinand ), écrivain anglais, cé en 1703, m. en 1768, a laissé, entre autres ouvrages: Systèmede théologie et de morale , Londres, 1750, 5 vol. in-12 ; Observations sur l'histoire de Fingal et sur les autres poésies d'Ossian, 1762, in-8°; Histoire d'Irlande , 1763, in-4° ; Histoire de la rébellion et de la guerre civile en Irlande, 1767, in-4°; Histoire ecclésiastique du xvni* siècle, 1756-57, 2 vol. in-fol.; Mémoires de la vie de Thomas Morus , 1758, in-8°.

WARNETON, en flamand Waesten, ville de Belgique I Flandre oecid.), sur la rive g. de la Lys, à 12 kil. S.-E. d’Ypres ; 6,000 hab. Comm. de toiles, dentelles, bestiaux.

WARNüW, riv. du gr.-duché de Mecklembourg-Schwérin, naît au vge de Grebbin, coule à l’O. et au N., sur 150 kil., par Butzow, où elle devient navigable, Sehwaan, Rostock, et Warnemunde, où elle se jette dans la Baltique.

WARREN HASTINGS. V. Hastings.

WARRINGTON, brg et paroisse d’Angleterre ILancastre), sur la Mersey, à 30 kil. E. de Liverpool; 25,953 hab. Fabr. de coton, toile à voiles, quincaillerie, verrerie.

WARSZAWA . nom polonais de Varsovie.

WAR1A, riv. d’Europe, naît près de Kromolov, dans le gouvt de Radom (Pologne), coule au N. et à l’O., sur environ 800 kil., dont 620 navigables, par Cszentochau , Sieradz, Warta, Kolo (Pologne), Posen, Schwérin, Landsberg, et Kustrin (Prusse), près de laquelle elle tombe dans l’Oder, rive dr. Elle reçoit la Proszna, la Ner, l’Obra, la Widarka, et la Netze, par laquelle elle communique au canal de Bromberg, et, par ce canal , à la Vistule.

WARTBOURG, château du grand-duché de Saxe-Weymar, à 2 kil. d’Eisenach. Les landgraves de Thuringe en firent longtemps leur résidence; Ste Elisabeth de Hongrie l’habita. En 1207, Us Minnesingers les plus célèbres y eurent un tournoi poétique. Ce fut là aussi qu’en 1521 l’électeur de Saxe, Frédéric le Sage, recueillit Luther, qui y travailla à la traduction allemande de la Bible.

WARTHA, vge des Etats prussiens (Silésie) , sur la Neisse, à 15 kil. S.-S.- O. de Frankenstein; 1,100 hab. Son église renferme une image miraculeuse de la Vierge, que viennent implorer de nombreux pèlerins.

WARTON (Joseph), littérateur anglais, né en 1722 à Dunsfold (Surrey), m. en 1800, étudia à Oxford, où son père était professeur de poésie, entra dans les ordres, et devint en 1766 directeur de l’école de Winchester. On a de lui : une édition de Virgile, avec traduction très-estimée, en vers anglais, et trois Essais sur la poésie pastorale, didactique et épique, 1748-53, 4 vol. in-8° ; Essai sur le génie et les écrits de Pope, 1756-92, 2 vol., où, en reconnaissant que Pope est un grand pocte, il lui marque son rang après ceux qui brillent par l’imagination et l’invention; uue édition de Pope, 1797, 9 vol. in-8°, dans laquelle l’ouvrage précédent a été fondu; des Odes, 1746, etc.

warton (Thomas ), frère du précédent , né en 1728, m. en 1790, étudia et vécut à Oxford, où il professa l’histoire aux collèges de la Trinité et Pembroke. Puis il prit les ordres, et occupa des cures dans les comtés d’Oxford et de Somerset. 11 a laissé , entre autres ouvrages : Observations sur la Reine des fées, 1754-62, 2 vol. in-8° ; Inscriplionum romanarum metricarum deleclus, 1758, in-4»; Histoire de la poésie anglaise depuis la fin du XIe siècle jusqu'au commencement du xvme, 1774-81, 3 vol. in-8°, grand travail, plein d’érudition , de goût et de critique; Recherches sur l’authenticité des poésies attribuées à Rowley, 1782; Poésies, Oxford, 1802, 2 vol. in-8° ; on les compare, pour l’énergie, à celles de Milton.

WARWICK (Richard Beauchamp , comte de), favori du roi d’Angleterre Henri V, fut ambassadeur au concile de Constance en 1414 , devint gouverneur du jeune Henri VI , dirigea avec autant de lâcheté que de cruauté la procédure contre Jeanne d’Arc, et mourut à Rouen vers 1439. g

warwick (Richard ne vil, comte de), gendre du pré-

cédent, était de la famille des comtes de Westmoreland Il hérita du titre de comte de Warwick en 1453, et maria sa sœur au duc Richard d’York, qu’il excita à revendiquer le trône d’Angleterre, occupé par la maison de Lancastre. Le rôle qu’il joua dans la guerre des Deux-Roses ( V . ce mot ) lui fit donner le surnom de faiseur de rois. Commandant des Yorkistes, il vainquit et fit prisonnier Henri VI à la bataille de Sl-Albans en 1455, reçut comme récompense de ses services le gouvernement de Calais, battit encore les Laneastriens à Northampton en 1460 , et, après la défaite et la mort de Richard au combat de Wakefield , empêcha la reine Marguerite d’Anjou d’entrer à Londres. Ayant fait proclamer roi, sous le nom d’Edouard IV, le fils du duc d’York, 1461, il écrasa les troupes de Marguerite à Towton et à Exham. Chargé d'aller négocier le mariage, qu’il avait conseillé, du jeun! monarque avec Bonne de Savoie, belle-sœur de Louis XI, et blessé de voir Edouard contracter une autre union avec Elisabeth Woodville, aux parents de laquelle furent réservées toutes les faveurs, poussé d’ailleurs secrètement par le roi de France, il forma, après son retour en Angleterre, un parti contre la reine et sa famille, excita secrètement des révoltes, contre lesquelles on réclama son appui , et imposa de nouveau son influence à la cour. Edouard IV, retenu dans une espèce de captivité au château de Warwick, puis à Middleham, trouva un appui dans le duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, qui avait épousé sa sœur, Marguerite d’York. Warwick, obligé de fuir, et dépouillé de Calais, se vengea en se réconciliant avec Marguerite et en mariant sa fille au fils de cette princesse, fit un appel au parti de Lancastre, vainquit Edouard IV à Tewkesbury et le força de fuir en Hollande, tira Henri VI de la Tour de Londres, et se fit nommer gouverneur du royaume. Edouard revint, huit mois api'ès, avec des secours que lui avait donnés le duc de Bourgogne, réunit une armée autour de lui, et entra dans Londres sans résistance. Warwick marcha contre Edouard, lui livra bataille à Barnet, et périt en combattant, 1471. La vie de cet homme célèbre a fourni à La Harpe le sujet d’une tragédie. B.

warvick (Edouard, comte de), petit-fils du précédent par sa mère Isabelle ( femme du duc de Clarence, frère d’Edouard IV ), fut enfermé à la Tour de Londres par Henri VII , qui craignait qu’il n’élevât des prétentions sur la couronne, comme dernier rejeton de la maison d’York. Il y connut l’imposteur Perkin Warbeck ( V. ce mol), avec lequel il tenta une évasion : traduit devant le Parlement comme coupable de haute trahison, il fut condamné à mort et décapité en 1499. B.

warwick (Sir Philippe), homme d’Etat, né en 1608 à Londres, d’une anc. famille du Cumberland, m. en 1683, fut secrétaire de l’évêque de Londres, grand-trésorier, Juxon, puis obtint la place de greffier du petit sceau, qui l’introduisit à la cour, où il gagna la bienveillance de Charles Ier. Il soutint, au Long-Parlement, dès 1640, le parti de la cour, vota pour Strafford, et combattit à Edge- Ilill pour le roi, qu’il suivit comme secrétaire et servit avec dévouement dans le malheur. Pendant le Protectorat de Cromwell, retiré dans le comté de Kent, il prépara la Restauration. Il recouvra, en 1661, un siège au Parlement et son ancienne charge, qu’il conserva jusqu’en 1667. Ses Mémoires (1 vol. in-8°, Londres, 1701, trad. par M. Guizot), intéressants pour les dernières années de Charles Ier, sont l’œuvre d’un esprit honnête, mais étroit. A. G.

warwick, v. d’Angleterre, capitale du comté de son nom, sur la rive dr. de l’Avon, à 34 kil. S.-E. de Birmingham, à 157 N. -O. de Londres; 10,589 hab. Musée d’histoire naturelle; société archéologique. Manufacture de chapeaux; fonderie. Château du comte de Warwick, la plus belle forteresse féodale d’Angleterre, fondée, dit-on, par Ethelflède, fille du roi Alfred ; on y voit une galerie de tableaux, et le célèbre vase de Warwick, trouvé dans un lac près de Tivoli. Ruines de plusieurs couvents^Eglise Ste-Marie et hôtel-de-ville remarquables. — Le comté est au centre de l’Angleterre, entre ceux de Stafford et de Leieester au N., de Northampton à l’E., d’Oxford et de Glocester au S., et de Worcester à l’O. ; 231,632 hectares, dont 203,000 en culture ou prairies; 561,528 hab. Le N. était jadis couvert par la forêt d’Arden. Mines de houille et de fer. Produits agricoles : moutons et laines. Manuf. nombreuses à Birmingham ; filatures à Coventry.

warwick , v. des Etats-Unis ( Rhode-Island), à 16 kil. S. de Providence; 6,000 hab. — v. des Etats-Unis , dans l’Etat et à 90 kil. N.- O. de New-York; 5,000 hab. Usines à fer.

WASA (Maison de). V. Vas a.

Page 1