‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 669 sur 864 · WAT · texte numérisé non relu

WAT

wasa, ville de Finlande. V. nicolaïstadt.

was a, gvt de la Russie d’Europe (Finlande), entre ceux d’Uleaborg au N., de Kuopio à l’E., de Sankt-Michel, de j Tawastehus, et celui d’Abo au S., et le golfe de Botnie à l’O.; 303,720 hab. Ch.-l., Wasa ou Nicolaïstadt. Sol fertile en céréales. Beaucoup de lacs et de marais.

WASER (Gaspar), philologue et orientaliste, né à Zurich en 1565, m. en 1625, professeur d’hébreu, de grec, et de théologie à l’Académie de sa ville natale, a laissé, entre autres ouvrages : Institutio linguœ grœcœ, Leyde, 1594, in-4°, réimpr. sous le titre de Grammcilica syra, 1619; Archetypus grammaticœ hebrœœ, Bâle, 1601, in-B° ; de Antiquis nummis Hebrœorum, Ohaldœorurn et S yrorum, ibid., 1605, in-4° ; de Antiquis mensuris Hebrœorum libri iii, Heidelberg, 1610, in-4°.

WASGAU (Le), petit pays de la Basse- Alsace, où était Wissembourg.

WASHINGTON (George) , un des fondateurs et le premier président de la république des Etats-Unis de l’Amérique du Nord, né en 1732 à Bridge-Creeck (Virginie), m. le 14 décembre 1799, exerça d’abord la profession d’ingénieur -arpenteur, puis fut nommé, à 19 ans, officier dans la milice de sa province. Pendant la guerre des Anglais contre les Français dans le Canada, 1756-63, il montra des talents militait es déjà remarquables, et se retira à la paix avec le grade de major. La mort d’un frère aîné l’avait rendu un des plus riches propriétaires de la Virginie, et il était membre de l’Assemblée provinciale, lorsqu’eut lieu la rupture entre l’Angleterre et ses colonies continentales de l’Amérique. Il fut un des 7 députés de la Virginie au congrès que toutes les provinces tinrent à Boston en 1774, et reçut, l'annee suivante, à l’unanimité des suffrages d’un nouveau congrès, le commandement en chef des troupes de l’insurrection. Ces troupes s’élevaient à peine à 14,000 hommes, presque sans munitions de guerre, avec un armement incomplet, sans ingénieurs, sans canonniers, sans magasins, sans caisse militaire, et sans discipline. A force d’habileté et de constance, Washington triompha de tous ces obstacles, et organisa son armée. Il avait tenu tête , sans trop de désavantage, aux généraux anglais Howe, Clinton, Burgoyne, Cormvallis, quand la France lui envoya des renforts. La capitulation de Cornwallis, qu’il avait bloqué dans York- Town, 1781 , eut la plus grande influence sur la conclusion de la paix, qui fut signée à Versailles, le 20 janvier 1783 : l’indépendance des Etats-Unis fut alors solennellement reconnue par l’Angleterre. Le 23 décembre, après avoir licencié sans trouble son armée, dont on avait paru négliger les intérêts, Washington remit au Congrès sa commission de généralissime, et se retira dans son domaine de Mount-Vernon, sans demander aucune récompense. En 1787, une assemblée, réunie à Philadelphie pour réviser les articles de l'acte fédéral des Etats américains, désigna, sur la proposition de Franklin, Washington pour président. La nouvelle constitution ayant été décrétée, 1789, ce grand citoyen obtint l’unanimité des suffrages, et prit possession de la présidence pour 4 années. A l’expiration de ses pouvoirs, 1793, il fut réélu , à la même unanimité, et réussit à maintenir la neutralité des Etats-Unis au milieu de la guerre générale que la révolution française avait fait naître. Mais il perdit une partie de sa popularité en s’opposant aux doctrines démagogiques. Le terme de sa seconde présidence étant arrivé, il ne voulut plus être porté candidat , et rentra dans la vie privée. En 1798, les Etats-Unis , se croyant menacés d’une guerre avec le Directoire de France, rappelèrent Washington au commandement en chef des troupes fédérales; c’était une fausse alarme, et l’élévation du général Bonaparte au consulat rétablit l’harmonie entre les deux gouvernements. Washington mourut peu de temps après. Cet événement fut regardé. comme une calamité publique : tous les citoyens des Etats-Unis portèrent le deuil pendant un mois; le Congrès décida qu’un monument serait élevé en son honneur dans la ville fédérale, qui prit ensuite le nom de Washington. Le 1er consul fit également prendre le deuil à tous les fonctionnaires publics en France, et, par son ordre, de Fontanes prononça un Eloge funèbre de Washington dans l’église de l’hôtel des Invalides, alors appelée Temple de Mars. V. Marshall, Vie de Washington, traduite en français par Henri, Paris, 1807, 5 vol. in-8°, avec atlas; Ramsey, Vie de Washington , trad. en français, Paris, 1811, in-8° ; Vie, correspondance et écrits de Washington , publiés par M. Guizot, Paris, 1839, 4 vol. in-8°; C'ornélis de Witt, Histoire de Washington et de la fondation de la république des Etats-Unis, in 8°; Washington Irving, 1855, Vie de Washington. B.

WASHINGTON, capitale des Etats-Unis de l’Amérique du Nord , ch.-l. du district de Colombia et du comté de son nom, sur la rive dr. du Potomac, par 38» 53’ 25” lat. N. et 79° 22’ 24” long. O.; à 380 kil. de la mer, et à 188 dé la baie de Chesapeake ; les grands bâtiments y remontent avec la marée; 61,400 hab. Siège du gouvernement de l’Union, et résidence du président, depuis 1800. Collège Colombien ; Sociétés de médecine, de botanique, et d’agriculture ; bibliothèque (brûlée en 1851). La ville est trèsgrande, bien percée et bien bâtie ; les rues sont vastes, droites, et toutes munies de trottoirs. Parmi les édifices, on remarque : sur le point le plus élevé, et au centre de la ville, le Capitole, bâti en grès blanchâtre qui imite le marbre blanc, vaste édifice, où siègent le Sénat, la Chambre des représentants, et la Cour suprême, qui contient en outre la bibliothèque nationale, et par où les géographes angloaméricains font passer leur premier méridien; les hôtels du Président , des finances, de la marine, de la guerre, des ministres de l’intérieur et de l’extérieur, construits en briques ; la caserne et l’arsenal de la marine; le dépôt d’artillerie, l’hôtel-de-ville, le théâtre, le cirque, un grand pont de bois sur le Potomac, etc. Fonderie de canons. Chantiers de construction. Papeteries, verreries. — Cette ville fut fondée en 1792, en l’honneur du général Washington , et à peu près au centre, alors, des Etats de l’Union. Les Anglais s’en emparèrent en 1812, et incendièrent le Capitole, qui fut restauré en 1815. B.

Washington, v. des Etats-Unis (Pensylvanie), ch.-l. de comté, à 40 loi. S. -O. de Pittsbourg; 3,000 hab.

Washington (Territoire de). V. le Supplément.

Washington, comté des Etats-Unis (New-York); ch.-l. Salem et Sandy-Hill.

WASHINGTON (îles). V. MARQUISES.

WASMES, brg de Belgique (Hainaut), à 10 kil. O. de Mons ; 4,600 hab. Exploit, de craie et de houille. C'orderies.

WASSELONNE , en allemand Wusslenheim, ch.-l. de cant. (Bas-Rhin), arr. et à 26 kil. O. de Strasbourg, sur la Mossig; 3,546 hab. Eglise protestante. Quelques ruines d’un anc. château. Industrie active: bonneterie, draps, papier, savons, huile, filatures de laine et de coton, etc. Carrières de pierre de taille, au Kronthal.

WASSIGNY, ch.-l. de cant. (Aisne), arr. et à 40 kiL N.- O. de Vervins; 1,302 hab. Comm. de bois.

WA ST (Saint). V. Waast.

WASUNGEN, v. de la Saxe-Meiningen , sur la rive dr. de la Werra, à 10 kil. N. -N. -O. de Meiningen; 2,500 hab. Coutellerie, toiles, tabac, cuirs.

WATELET (Claude-Henri), littérateur, né en 1718 à Paris, où il fut receveur général des finances depuis 1740, m. en 1786, savait peindre, graver, sculpter, et faisait agréablement les vers. Un poème didactique eu 4 chants, assez élégant, mais froid, sur l’Art de peindre, Paris, 1760, lui ouvrit les portes de l’Académie française, et il devint également associé de l’Académie de peinture. On lui doit encore : Essai sur les jardins, 1774, in-8°, ouvrage qui contribua à répandre en France le goût des jardins paysagistes; Dictionnaire de peinture, de gravure et de sculpture, livre utile et qui dénote la connaissance exacte des procédés des arts; il fut terminé par Lévesque, et publié en 1792, 5 vol. in-8°; 2 recueils d 'Opuscules médiocres, en prose et en vers, 1784 et 1788.

WATELIN, île de l’océan Atlantique, l’une des Lucayes (Antilles anglaises), par 23“ 56’ lat. N., et 77“ 2’ 27” long. O. Quelques-uns prétendent que c’est cette île, et non San-Salvador, que Christophe Colomb découvrit la première.

WATERFORD , cité-comté d’Irlande, capitale du comté de son nom , sur la rive dr. de la Suir, qui , à 14 kil. de là, se jette dans le canal S'-George par un estuaire profond ; à 130 kil. S.-S.-O. de Dublin; 23,216 hab. Evêchés anglican et catholique. Quais et ports les plus beaux d’Irlande. Ruines de monastères. Plusieurs églises catholiques, bibliothèque, musée, bourse, douane. Exportation de produits agricoles, toiles, suifs, peaux, saumons, etc. Paquebots pour Dublin, Liverpool, Bristol. Manuf. de verre, draps, lainages, ustensiles en fer; raffineries de sucre, distilleries et brasseries. Cette ville donne le titre de marquis au chef de la famille Beresford, dont la belle résidence, Curraghmore, sur la Clyde, est voisine. — Le comté de Waterford, entre ceux de Kilkenny et de Tipperary au N., de Cork à l’O., de Wexford à l’E., et l’Atlantique au S., a 190,869 hectares, et 111,116 hab., presque tous catholiques. Sol en partie montagneux. Agriculture trèsavancée.

waterford ( Hâvre de), vaste baie sur la côte S. E. de l’Irlande, entre les prov. de Leinster et de Munster,

Page 1