‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 675 sur 864 · COMMON · texte numérisé non relu

COMMON

WEN-WANG , fondateur de la dynastie chinoise des Tchéou , né vers 1231 av. J.-C., dans la principauté de Tchéou, patrimoine de sa famille, reçut de Ti-Y le commandement de toutes les troupes de l’Empire, inspira des craintes à Cheou-sin, successeur de ce prince, qui le tint trois ans captif dans la ville d’Yeou-li, puis se retira dans ses domaines du Tchéou, qu’il laissa en mourant à son fis Wou-Wang. Il a écrit des commentaires sur les k'oua ou lignes brisées de Fo-hi, qui forment, avec les explications que Confucius y ajouta, le texte de VY-King, premier livre sacré des Chinois."

WENZEL (Ch.-Frédéric), chimiste, né à Dresde en 1740, m. en 1793. Fils d’un relieur, il devint chirurgien de la marine hollandaise; en 1766, il fut couronné à Copenhague pour un Mémoire sur la réverbération des métaux, et, en 1780, il fut nommé directeur des mines de Freyberg en Saxe. Dans son principal ouvrage, Leçons sur Vaffmité, 1777, il expose la théorie de la double décomposition des sels, et la permanence de la neutralité dans la décomposition mutuelle des sels neutres ; comme conclusion de ses travaux, il donne la loi qui a conservé son nom, et qui est la base de la théorie actuelle des équivalents chimiques. Ce fut là une des plus belles applications de la balance. G — u.

AVEPPES ( Pays de), petit pays de l’anc. France (Flandre française ), où étaient Àrmentières et La Bassée.

Yv’ERDAU, ville du royaume de Saxe, à 12 kil. O. de Zwickau, sur la rive dr. de la Pleisse; 9,298 hab. Fabr. de draps, cotons, chaussures.

AVE RI) EN , v. des Etats prussiens (prov. du Rhin), sur la Ruhr, à 26 kil. N.-E. de Dusseldorf; 6,000 hab. Jadis abbaye impériale de femmes. Fabr. de lainages, velours, scieries, produits chimiques ; forges à cuivre et à fer.

vver de N , v. du Planovre. V. verden.

AVERDElt, ville des Etats prussiens (Brandebourg), à 10 kil. O. de Potsdam, dans une ile du Havel ; 2,200 hab. Culture des arbres fruitiers.

AVERF (Adrien Van der), peintre, architecte, et sculpteur, né en 1659 à ICralinger Ambacht, près de Rotterdam, m. en 1722, était fils d'un inspecteur de moulins, et montra, dès son enfance, les plus grandes dispositions pour le dessin. On le mit d’abord dans l’atelier d'un certain Cornélis Picolett , d’où il passa dans celui d’Eglon van der Meer. 11 copia si exactement un petit tableau de François Mieris, que les connaisseurs y furent trompés. Dès l’âge de 17 ans, il travailla sans guide. L’électeur palatin s’éprit de son talent, lui fit une pension, et l’anoblit. Van der AVerf a peint des sujets historiques, des scènes de la vie privée, des portraits, presque toujours dans de petites dimensions. Ses petits tableaux sont les plus estimés. 11 a aussi sculpté, modelé, et fait preuve de talent architectonique. Son style léché ne jouit plus delà même faveur qu’autrefois : on croirait qu’il a toujours peint sur porcelaine ; ses chairs manquent de vie, et ressemblent presque à de l’ivoire. Le musée du Louvre possède de lui sept tableaux, qui donnent une idée parfaite de son style. — Son frère, Pierre Van der AVerf, né à Rotterdam en 1665, m. en 1718, fut son élève, et imita sa manière ; ils peignirent ensemble des tableaux qui semblent faits par une seule main. Cependant Pierre n’eut pas autant de délicatesse de pinceau qu’Adrien. A. M.

WEItL, v. des Etats prussiens (AVestphalie), à 17 kil. O. -S. -O. de Soest; 3,800 hab. Saline importante.

WERNER ( Joseph j, peintre, né à Berne en 1637, m. en 1710, s’adonna d’abord à la peinture à 1 huile, puis à la fresque, et finit par adopter entièrement le genre de la miniature, dans lequel il excella. Il fut appelé à la cour de Louis XIV, où il se lia avec le poète Quinault, puis résida auprès de divers princes d’ Allemagne. Parmi ses tableaux, on cite l'Union de la Justice et de la Prudence, à l’hôtel-de-ville de Berne, et Adam et Eve dans le Paradis terrestre ; parmi ses miniatures, les Muses sur le Parnasse, la Mort de Didon, Artémise, etc. B.

werner lÀbraham-Gottlob), savant minéralogiste, né en 1750 à AVehrau ( Haute -Lusace), d’un directeur de forges, m. en 1817, reçut sa première instruction à l’école de l’orphelinat de Bunzlau, fut ensuite placé à l’école des mines de Freyberg en Saxe, 1769, et devint, en 1775, adjoint à la chaire de minéralogie et inspecteur du cabinet des mines de cette ville. Il était associé étranger de l’Académie des Sciences de Paris. On a de lui : Traité des caractères des minéraux , 1774, traduit en français par Picardet, Paris, 1790, in-8°; Nouvelle théorie des filons, avec son application à Tari d'exploiter les mines, 1791 ; Classification et description des montagnes, 1787. AVerner classait les minéraux d’après leurs caractères extérieurs surtout. Il a séparé l’art du mineur de la minéralogie, et l’oryctognosie de la géognosie. Il fonda sa géognosie sur l’observation de la croûte du globe. Selon lui, la cause de toute formation nouvelle et de toute mobilité doit être cherchée dans l’eau : c’est ce système qu’on a appelé neptunisme. V. son Eloge par Cuvier.

werner (Frédéric-I.ouis Zacharie) , poète allemand, né à Kœnigsberg en 1768, m. en 1823, eut une jeunesse fort dissipée. Employé par le gouvernement prussien dans les bureaux de l’administration à Varsovie en 1796 , puis à Berlin en 1305, il se fit franc-maçon, et essaya d’in-

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troduire dans les loges une sorte de mysticisme, qui fut le premier ferment de son génie poétique. En 1811, il se rendit à Paris, où il mena une vie de dissipation ; de là il visita Rome , où il abjura le protestantisme , puis Vienne, où il prit les ordres sacrés et eut des succès comme prédicateur. Le sacerdoce ne l’éloigna pas de la poésie; mais ses œuvres réussirent moins. 11 a laissé: des Poésies; des Confessions , 1801, où est exposé son mysticisme, et des tragédies, dont plusieurs, la Croix sur les bords de la mer Baltique, Martin Luther , Attila, le Vingt-Quatre février, ont été traduites en français dans les Chefs-d'œuvre des théâtres étrangers. Son Tlieâlre, sauf la Mère des Macchabées, a été publié à Vienne, 1817-18, 6 vol. in-8® ; ses Sermons posthumes, en 1836. B.

WERNIGERODE, v. des Etats prussiens (Saxe), sur lTIolzemme, à 70 kil. S.- O. de Magdebourg; 5,200 hab. Ch.-l. de cercle ; gymnase. Résidence des comtes de Stolberg-Werriigerode. Beau château , avec bibliothèque et musée d’histoire naturelle. — Près de là sont les forges d ’llsenburg et de Schierke.

WERNSDORF ( J. -Christ. ), savant philologue saxon, connu par une bonne édition des Poelœ lalini minores, Helmstædt, 1779, 5 vol. in-8®, qui a été reproduite, augmentée et améliorée par Lemaire, dans sa Bibliothèque latine, Paris, 1824-26, 6 vol. in-8®.

WEROWITZ ou VEROCZE, comitat des Etats autrichiens (Slavonie'civile), entre le cercle au delà du Danube au N., la Croatie militaire et le comitat de Posséga à PO., ce comitat et la Slavonie militaire au S., celle-ci et le comitat de Syrmie à l’E.; 4,536 kil. car.; 148,000 hab. Ch.-l., Eszek. En 1849, il a été détaché de la Hongrie, et forma une partie du comitat d’Eszeck, dans la prov. do Croatie -et-Slavonie, jusqu’en 1860.

WERRA , riv. d’Allemagne, naît au mont Blessherg, dans le S. de la chaîne du Thuringerwald, au N. d’Eisfeld (Saxe-Hildburghausen), passe à Hildburghausen et à Meiningen, et, en se joignant près de Miiuden à la Fulde, forme le Weser; cours de 220 kil.

werra , riv. d’Allemagne, naît dans la Lippe-Detmold, arrose la régence prussienne de Minden ( Westphalie ), et se jette dans le Wtser.

WERRO, v. de la Russie d’Europe (Livonie), sur la Werro, à 240 kil. N.-E. de Riga. Un canal de son nom fait communiquer le lac Pskov avec le golfe de Livonie.

WERSTE , mesure itinéraire de Russie. V. Vekste.

WERT. V. Weerdt.

WERTACH, riv. de Bavière (cercle de Souabe), naît au N. -O. de Fiissen, coule au N., et se jette dans le Lech, rive g., au-dessous d'Augsbourg; cours de 140 kil.

WERTHEIM , v. du grand-duché de Bade , port franc au confluent du Mein et de la Taubcr, à 130 kil. N.-E. de Carlsruhe ; 4,000 hab. Douane; gymnase. Ancien château. Vins renommés. Fabr. de coton, distilleries, tanneries. C’était la capitale de la principauté de Lœvvenstein.

WERTINGEN , vge de Bavière (Souabe), à 43 kil. N. -N. -O. d’Augsbourg; 1,600 hab. Succès de Lannes et de Murat sur les Autrichiens, le 8 octobre 1805.

WERWICK , Viroviacum, v. de Belgique ( Flandre occidentale), sur la rive g. de la Lys, qui la sépare de la France, à 12 kil. S.-E. d’Ypres; 5,650 hab. Commerce de tabac.

"VVESEL, anc. Aliso, v. forte des Etats prussiens (prov. du Rhin | , port franc au confluent de la Lippe et du Rhin, à 39 kil. E.-S.-E. deClèves; 13,000 hab. Gymnase; jardin botanique. Industrie des tissus, tapis, cuirs, chapeaux, gants, savon, produits chimiques, etc.

wesee (oiser-), anc. Vosalia, v. des Etats prussiens (prov. du Rhin) , à 30 kil. S.-S.-E. de Coblentz, sur le Rhin;, 3,000 hab. Belles églises Notre-Dame et St-Martin.

WÉSKR, Visurgis, fleuve d’Allemagne, se forme, près deMiinden, par la réunion de la Fulde et de la Werra, traverse le Hanovre , le Brunswick , le gvt prussien de Minden et le territoire de Brême, sépare l'Oldenbourg du Hanovre, et se jette dans la mer du Nord, après avoir traversé, dans son cours de 380 kil., les villes de Ilameln, Minden et Brême. 11 reçoit, à droite, l’Aller et la Wiimme ; à gauebe, la Diemel, la Werra et la Ilunte.

WÉSER I BOUCHES-DU-). V. BOUCHES-DU-WE'sER.

WESLEY (John), fondateur de la secte des Méthodistes ( V. ce mot ) , né en 1703 à Epworth ( Lincoln) , m. en 1791, se livra avec ardeur à l’étude de l’Ecriture sainte et des livres ascétiques, prit les ordres sacrés en 1725, et, avec 15 étudiants d’Oÿford, établit les bases de son système religieux en 1729. La vie réglée qu’il imposait à ses adeptes, et dont il donnait l’exemple, les fit appeler, par raillerie, Méthodistes , et ils adoptèrent ce titre comme

marque d’honneur. Wesley se rendit en Amérique, pour y gagner des prosélytes. Ses Œuvres forment 32 vol. in-8®, Londres, 1774. On y remarque : le Papisme examiné de sang-froid, 3e édition, Lond. , 1779, in-8®, ouvrage plein d’injures et de calomnies; Médecine primitive, recueil de remèdes simples, trad. en français par Bruysset, Lyon, 1772, in-12 ; Nature, objet et règlements généraux des sociétés méthodistes, Lond., 1798, 8 vol. in-8®, etc.

WESSEL, poète norvégien, né à Vestby en 1742, m. en 1782, étudia à Copenhague, fut précepteur, et traducteur d’ouvrages français pour le théâtre ; sa vie déréglée hâta sa mort. Il publiait, dans un journal singulièrement intitulé Votre serviteur Otiosis, des contes en vers, qu’on lit encore avec plaisir en Danemark. Son œuvre la plus célèbre est une tragédie de l’Amour sans bas, parodie fort gaie de la déclamation pompeuse et du style emphatique de la scène française. C’était d’ailleurs de cette école que Wcssel avait appris à polir son style et à soigner sa versification. A. G.

WESSELING (Pierre), philologue, né en 1692 à Steinfurt (Westphalie) , m. en 1764, étudia à Leyde et à Franeker, professa les lettres profanes et sacrées dans cette dernière ville, prit la direction des écoles de Middelhourg, enseigna plus tard l’histoire et l’éloquence à Deventer, à Franeker, et à Utrecht, devint recteur de l’université d’Utrecht et bibliothécaire de la ville. On lui doit : une bonne édition des anciens Itinéraires romains, avec notes et dissertations, Amsterdam, 1735, in^î® ; de Origine pontificiœ dominalionis, Franeker, 1723, in-fol.; Observaliones diverses, Amsterdam, 1727, in-8®, recueil où sont rectifiés ou expliqués, avec beaucoup d’érudition, plusieurs textes de Sophocle, d’Aristophane, de Platon, d’Euripide, de Cicéron, de Tite-Live, etc.; Probabilium liber sinyularis, Franeker, 1750, in-8®, espèce de suite de l’ouvrage précédent; des éditions d’Hérodote, de Diodore de Sicile, etc.

WESSEX, c.-à-d. Saxe de l'Ouest, un des royaumes de l’IIeptarchie anglo-saxonne en Angleterre, fondé en 516 par Cerdic ; capitale. Winchester. 11 comprenait à peu près les comtés actuels de Berks, Wilts, Ilamp, et Dorset. Il absorba peu à peu les 6 autres Etats, et son dernier roi, Egbert, prit le titre de roi d’Angleterre.

WEST i Benjamin) , peintre d’histoire, né en 1738 à Springfield ( l’ensylvanie ) , m. en 1820, montra, dès sa jeunesse, un goût très-vif pour le dessin, sans avoir sous les yeux ni tableaux ni gravures, et fut emmené par l’un de ses parents à Philadelphie, d’où il s’embarqua pour l’Europe. Arrivé à Rome en 1760, il fut présenté au cardinal Albani, protecteur des artistes, se lia avec Raphaël Mengs, et, après trois ans d’études, alla s’établir à Londres. Il y devint peintre du roi en 1772 , fut chargé de la décoration de Windsor, succéda à Reynolds, en 1791, comme président de l’Académie de peinture, de sculpture et d’architecture, et fut associé étranger de l’Institut de France. Après sa mort, on l’enterra à côté de Reynolds et de Wren dans l’église St-Paul. Parmi ses tableaux, que distinguent une belle entente de la composition , la correction et la pureté du dessin, on cite : la Mort de Socrate; Oreste et Pylade ; Agrippine débarquant en Italie avec les cendres de Germanicus; Bégulus retournant de Home à Carthage; la Mort du général Wolfe; Jésus présenté au peuple par Pilate ; Jésus guérissant les malades dans le Temple, etc. V. J. Galt, la Vie et les éludes de B. West, 2e édit., 1817, in-8°. B.

west , c.-à-d. ouest, occidental, en langue germanique : IPesmoFEN, cour de l’ouest, etc.

WESTBÜRY, brg et paroisse d’Angleterre (Wilts), à 35 kil. N.- O. de Salisbury ; 6,495 hab. Fabr. de draps et de lainages. Comm. de dréehe.

WEST-CAPPEL, ville du royaume de Hollande (Zélande), à 15 kil. N. -O. de Middelbourg ; 1,500 hab. On y admire les digues.

WESTERAS. V. Væsteras.

WESTER-BOTTEN. V. Botnie.

WESTEK-GOTHLAND ou WESTROGOTHIE. V. Go

THIE.

WESTERMANN (François-Joseph), général républicain, né en 1764 à Molsheim (Alsace ), m. en 1794, s’engagea fort jeune dans la cavalerie, ne tarda pas à abandonner le service, vint à Paris, où il embrassa avec ardeur la cause de la Révolution, et fut nommé greffier de la municipalité de Ilaguenau en 1790. Accusé d’avoir excité des émeutes en cette ville, il subit un court emprisonnement, revint à Paris, se lia avec Danton, joua un rôle important dans l’attaque des Tuileries, au 10 août 1792, et fut nommé adjudant-général après la déchéance de Louis XVI. Envoyé auprès de Dumouriez dans l’Argonne, il l’aida dans ses négociations avec le duc de Brunswick, le suivit

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■dans la conquête de la Belgique , fut arrêté comme complice de sa défection, et, bientôt rendu à la liberté, partit pour la Vendée avec le grade de général de brigade. 11 s’y distingua par l'audace de ses manœuvres, par sa valeur fougueuse, et même sanguinaire : surpris à Châtillon par imprévoyance , traduit devant un conseil de guerre , qui l’acquitta, il prit sa revanche à Beaupréau, Laval, Granville, Baugé, et écrasa les Vendéens au Mans et à Savenay, après avoir fait des prodiges de courage et d’intrépidité. Rappelé à Paris après la bataille de Savenay, il fut proscrit avec le parti de Danton, auquel il s’était attaché, et périt sur l’échafaud. B.

WESTERN (Iles). V. Hébrides.

WESTER-NORRLAND. V. Norrland.

WESTERVICK , v. de Suède , sur un golfe de son nom, dans le lan et à 157 kil. N. de Calmar; 5,400 hab. Port de commerce. Chantiers de construction.

WESTERWALD , chaîne de montagnes de l’Allemagne, •entre la L&hn, la Sieg et le Rhin, se détache du Rothaar en Westphalie, traverse le N. du duché de Nassau, et se termine en face de Coblentz. Elles sont bien boisées. Mines de fer, de calamine et de houille.

WESTEIEI.D , v. des Etats-Unis (Massachusetts), à 12 kil. O. de Springfield ; 4,000 hab.

WEST-FIORD , golfe ouvert de l’océan Atlantique , entre les côtes de Norvège et les îles Loffoden; 160 kil. sur 100.

WEST-LOTHIAN. V. Linlithgow.

WEST-MEATH. V. Meath.

WESTMANJE, anc. prov. de Suède, dans la Suède propre, forme auj. le lan de Væsteras et une partie de celui d’Œrebro.

WESTMINSTER. V. Londres.

WESTMORELAND (Moreland, terrain montagneux) , comté au N.-O. de l’Angleterre, entre la mer d’Irlande /baie de Moreeambe) au S.- O., les deux parties du comté de Lancastre à l’O. et au S., les comtés de Cumberland au N., de Durham et d’York à l’E.; 198,328 hectares, dont 19,000 en culture, 59,000 en pâturages; 64 kil. sur 40; 60,809 hab. Principaux sommets : Helvellyn au N., Rydal, Bowfell, Crossfell. Lacs célèbres : Winandermere à l’O., Ulleswater au N.-O. Riv.: Ken au S., Eden au N. Plomb, cuivre, houille, marbre et ardoises. Capit.: Appleby. Villes princip. : Ambleside, Kendal, Kirkby. C’est une partie de l’anc. Northumbrie sous les Saxons.

WESTPHALIE, contrée d’Allemagne, à l’O., comprenant les territoires situés entre le Rhin et le Wéser, a tiré son nom des Westphales, tribu de l’anc. Saxe.

"westphalie (Duché de),nom donné d’abord à la partie occidentale de la Saxe, entre le Wéser et l’Elbe, puis, quand elle en eut été détachée en 1180 par l’empereur Frédéric 1er Barberousse, à la province qu’elle forma dans l’électorat de Cologne; ch.-l., Arensberg. Ses limites étaient la principauté de Waldeck à l’E., et le comté de la Mark à l’O. Le duché fut donné à la Hesse -Darmstadt en

westphalie I Cercle de), grande division de l’anc. Empire d’Allemagne , entre la mer du Nord, les Provinces- Unies, les cercles de Bourgogne, de Basse-Saxe, du Haut- Rhin, et du Bas-Rhin. 11 avait été formé de l’auc. duché de Westphalie, et d’une partie de la Lotharingie septentrionale, de l’Ostphalie et de la Thuringe, et comprenait: les évêchés de Munster, Paderborn , Osnabrück, et Liège; les principautés de Minden, Meurs, Verden, et Nassau; les duchés de Clèves, Juliers, Berg, et Oldenbourg; les comtés de La Mark, Schaumbourg, Ravensberg, Hoya, Pyrmont, Delmenhorst , Lippe, Bentheiin , et Diepholz; les seigneuries d’Anhalt; les abbayes de Corvey, Stablo, Malmédy; les villes libres de Cologne, Aix-la-Chapelle, et Dortmund. L’électeur de Brandebourg (comme duc de Clèves |, et l’électeur Palatin (comme duc de Juliers), étaient directeurs du cercle alternativement avec l’évêque de Munster. Ce cercle cessa d’exister â la dissolution de l’Empire, en

westphalie (Royaume de), Etat de l’anc. Confédération du Rhin , entre les duchés de Meeklembourg au N. , les royaumes de Prusse et de Saxe à l’E., les gr. -duchés de Francfort et de Ilesse-Cassel au S., le gr. -duché de Berg et l’Empire français à l’O.; capitale, Cassel. Il fut créé en 1807 par Napoléon Ier pour son frère Jérôme Bonaparte, et comprit la Hesse-Cassel , la partie S. de l’électorat de Hanovre, l’évêché de Paderborn et quelques autres districts de l’anc. cercle de Westphalie, les duchés de Brunswick et de Magdebourg, les principautés de Verden et d’Halberstadt, quelques portions des cercles de Basse- Saxe et du Haut- Rhin. L’Empereur avait créé ce royaume

dans une pensée régénératrice, afin qu’il servît de modèle au reste de l’Allemagne ; car on y introduisit les principes essentiels de la Révolution française. Après la bataille de Leipzig, 1813, les Prussiens occupèrent le royaume de Westphalie, dont les parties retournèrent, en 1814, à leura souverains primitifs.

westphalie, prov. des Etats prussiens (Prusse rhénane), entre celle de Hanovre au N., le roy. de Hollande au N.-O., la prov. du Rhin à l’O., celle de Hesse au S., la principauté de Waldeck, le grand-duché de Hesse- Darmstadt, la prov. de Hesse et le duché de Brunswick à l’E. ; 2,081,982 hect.; 200 kil. sur 200; 1,708,573 hab. Ch.-l., Munster. Elle est divisée en 3 régences, Munster, Minden, et Arensberg, et comprend les anc. évêchés de Munster, Minden, Paderborn, l’abbaye de Corvey, les comtés de La Mark, Berg, Ravensberg, Tecklembourg, Linange, etc. Sol plat, légèrement ondulé au N., montar gneux dans le S. et l’E., arrosé par la Lippe, la Ruhr, l’Ems, le Wéser. Mines de fer, cuivre, plomb, houille. Industrie des toiles, tissus de coton et de laine, draps, tabac, cuirs, papier, verre. Eaux minérales et salines. Jambons renommés. — La Prusse possédait une partie du pays dès 1613 ; elle la perdit pendant la guerre de 1806 à 1807, et la recouvra, avec d’importantes augmentations, en 1814.

westphalie (Paix publique de I, nom donné à un règlement que l’empereur Charles IV fit de concert aveo divers Etats allemands, en 1371, pour maintenir la paix dans l’Empire. Ce règlement reconnaît les tribunaux de la Sainte-Vehme ( V. ce mot).

westphalie (Traité de), traité célèbre qui termina la guerre de Trente-Ans ( V. ce mot). 11 se compose de deux traités particuliers, qui furent signés dans deux villes de la Westphalie, à Osnabrück et à Münster: le preirrier (6 août 1648), entre l’empereur Ferdinand III, la Suède et ses alliés protestants; l’autre (24 octobre), entre l’empereur, la France et ses alliés catholiques. Ils furent le résultat de longues négociations, dirigées, au nom de la France, par le comte d’Avaux, Abel Servien et le duc de Longueville; au nom de la Suède, par le baron Oxenstiern et Salvius ; au nom de l’empereur, par les comtes de Trautmansdorf et de Nassau; au nom des Etats de l’Empire, par Adami et Lampadius; au nom de Venise et du pape, par Contarini et Fabio Chigi. L’Espag' e refusa d’adhérer aux conditions de Münster, parce qu’elle espérait profiter des troubles de la Fronde ( V. ce mol], et elle continua la guerre contre la France jusqu’à la paix des Pyrénées, 1659. Le traité de Westphalie, conclu aux dépens de l’Autriche et de l’Eglise, se divise en trois parties : — I. Clauses territoriales. 1° pour la France, reconnaissance de la conquête des Trois-Evêchés, et de l’Alsace, excepté Strasbourg et Montbéliard ; 2° pour la Suède, la Poméranie citérieure, l'ile de Rugen , Wismar, l’archevêché de Brême et l’évêché de Verden sécularisés, avec trois voix à la diète de l’Empire; 3° pour l’électeur de Brandebourg, l’archevêché de Magdebourg, et les évêchés d’Halberstadt, Minden, Camin, sécularisés; 4° pour le duc de Meeklembourg, les évêchés de Ratzebourg et de Schwérin ; 5° pour le landgrave de Hesse et le duc de Brunswick, des abbayes sécularisées ; 6° pour l’électeur Palatin, restitution du Bas-Palatinat et de la dignité électorale, le Ilaut-Palatinat étant laissé à l’électeur de Bavière ; 7° reconnaissance formelle de l’indépendance des Provinces-Unies et de la Suisse. — IL Clauses politiques. L’empereur ne peut rien faire, pour les objets d’intérêt général, sans les diètes nationales; les princes, Etats et villes libres, ont l’exercice de la souveraineté territoriale, c.-à-d. le droit de se gouverner eux-mêmes et leurs sujets, et celui de faire des alliances, soit entre eux, soit avec les puissances étrangères; leur nombre est fixé à 343, dont 158 séculiers, 123 ecclésiastiques, et 62 villes impériales. — III. Clauses religieuses. La paix de Passau, 1552, et celle d’Augsbourg, 1555, sont confirmées; les avantages qu’elles avaient accordés aux Luthériens sont étendus aux Calvinistes ; l’exercice public de la religion et la jouissance des biens ecclésiastiques sécularisés sont remis sur le même pied qu’avant 1624 (année décrétoire ou normale)-, 24 protestants’seront admis dans la Chambre impériale, et 6 dans le Conseil aulique, etc. — Le traité de Westphalie, appelé quelquefois le Code des notions, a assuré aux protestants d’Allemagne la liberté religieuse, garanti l’équilibre européen par l’affaiblissement de la puissance autrichienne, et donné à la France, pour un demi-siècle, le premier rang en Europe. Modifié profondément par la paix dTtrecht, 1713, il a subsisté, dans quelques-unes de ses parties, jusqu’aux guerres de la Révolution et de l’Empire, qui ont changé la constitution intérieure de l’Allemagne.

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V. Allemagne. V. J.-G. von Meyern, Acta pacis West- I phahœ, Gœttingue, 1734, 4 vol. in-fol. ; Bougeant, Histoire des guerres et des négociations qui précédèrent le traité de Westphalie, Paris , 1751, 3 vol. in-4»; Woltmann, Histoire du traite de II 'esljihalie, Leipzig, 1308,2 vol. in-8».

WEST-POINT, v. des Etats-Unis, dans l’Etat et à 100 kil. N. de New-York, sur l’Hudson. Ch.-l. du comté des Highlands. Ecole militaire fédérale, fondée en 1802.

WESl'-PORT, brg et paroisse d’Irlande (Mayo), sur la baie de Clew, ,4 15 kil. O.-S.-O. de Castlebar; 3,911 hab. Export, de toiles, grains, salaisons.

WESTRAY, île d’Ecosse, une des Orcadés, au N.-E. de Pomona; 36 kil. car.; 2,000 hab. Pêche. Fabr. de soude de varech.

"WEST-RIDING. V. York (Comté d’).

WETPIERSF1ELD , ville des Etats-Unis (Connecticut), comté et à 6 kil. S. de Hartford, sur le Connecticut; 4,000 hab.

WETbTEIN ( Jean-PIenri) , savant typographe, né à Bâle en 1649, m. en 1726, s’établit libraire à Amsterdam, et y fonda une imprimerie qui devint célèbre. 11 accompagna de savantes préfaces les ouvrages sortis de ses presses.

wetstein ( Jean-Jacques) , neveu du précédent, né à Bâle en 1693, m. en 1754, étudia la philosophie et les mathématiques sous Bernouilli le jeune, entra dans le ministère sacré en 1713, fut suspendu de ses fonctions en 1730 sur des accusations de socinianisme, et se retira à Amsterdam, où il enseigna la théologie et l'histoire ecclésiastique. On a de lui une édition du Nouveau-Testament, avec une riche collection de variantes , et une dissertation sur l’âge et l’authenticité des manuscrits, Amst., 1751-52, 2 vol. in-fol.

WETTER (Lac). V. Vetter.

wetter , v. de Prusse (province de Hesse), sur la Wettschaft, à 13 kil. N.-N.-O. de Marbourg; 1,400 hab. Jadis abbaye célèbre.

■wetter, riv. de la Hesse-Darmstadt , affluent de la Nidda à Assenheim, donna son nom à la Wettéravie.

WETTÉRAVIE, en allemand Wetterau, anc. prov. d’Allemagne, dans le cercle du Bas-Rhin , tirait son nom de la Wetter, se divisait en Wettéravie propre ou méridionale et Wettéravie septentrionale ou Wetlerwald, et comprenait : le Lahngau, le Rheingau, le Meingau, les comtés de Kœnigstein et de Katzenellnbogen , Wetzlar, Francfort-sur-le- Mein, Hanau, Mayence. Elle est auj. répartie entre la Hesse, le Nassau et quelques pays environnants.

WETTEREN , brg de Belgique, sur l'Escaut ( Flandre- Orientale), à 13 kil. O. de Termonde ; 8,000 hab. Fabr. de toiles et lainages. Poudrerie.

WETTEIiHORN , c.-à-d. la Corne du temps ou de l'Orage, montagne de l’Oberland en Suisse (Berne); 3,916 met. Elle sort du rameau qui , se détachant du Finsterarhorn, court vers le N., sur la limite des districts d’Interlaken et d’Oberhasli. Elle domine le passage de la vallée du Grindelwald à Meyringen. Sa cime est souvent voilée de nuages, dont la disposition fournit des pronostics d’orage ou de beau temps; de là le nom de cette montagne.

WETT1N, v. des Etats prussiens (Saxe), à 37 kil. N.-N.-O. de Mersebourg, sur la Saale; 3,000 hab. Direction des mines. Fabr. de tabac, huile, chicorée. — Cette ville a donné son nom à la maison princière qui règne sur la Sax-e.

WETZLAR, v. des Etats prussiens (prov. du Rhin), ch.-l. de cercle, à 80 kil. E.-N.-E. de Coblentz, sur la Lahn ; 5,500 hab. Belle cathédrale, gymnase. Fabr. de bas, gants, cuirs, tabac. — Jadis ville impériale, elle fut le siège de la Chambre impériale depuis 1688. De 1803 à 1814, elle appartint au prince-électeur Dalberg, archi-chancelier de l’Empire. Le congrès de Vienne la donna à la Prusse.

WEVELGI1EM, brg de Belgique ( Flandre -Occid.) , à 6 kil. S. -O. de Courtraj': 3,800 hab. Tissus de lin et de coton.

WEXFORD , v. et port d’Irlande , capitale du comté de son nom , sur la rive dr. de la Slaney, à son embouchure dans la baie de Wexford, à 100 kil. S.-O. de Dublin; 12,015 hab. Etroite et sale, excepté le quai et deux ou trois rues. Restes d’anciens murs et d’une abbaye. Près de la ville on voit une colonne de granit, élevée en mémoire des exploits de l’armée d’Abercromby en Egypte. Export, de bestiaux, bois, laines, tabacs, etc. Bains de mer fréquentés. Cette ville fut jadis le siège de la grande-commanderie des Hospitaliers de Sl-Jean de Jérusalem dans les lies Britanniques. — Le comté est an S.-E. de l’Irlande, dans le S. du Leinster; borné par le canal S'-George au S. et àl'E.,par les comtes de Wieklow au N., de Kilkenny et de

Carlow à l’O. ; 215,000 hect.; 90 kil. sur 35; 143,594 hab. Sol montagneux au N. -O. et fertile. La baronnie de Forth, au S.-O., est occupée par les descendants d’une colonie gaélique, et très-bien cultivée. Pierre à chaux. Pêcheries importantes. Villes princip. : Enniscorthy, New-Ross, Gorey, Newtoubarry.

WEXICE, v. de Suède (Gothie), ch.-l. du lan de Ifronoberg, à 410 kil. S.-O. de Stockholm; 3,200 hab. Evêché luthérien. Bibliothèque, gymnase. Usines à fer.

WEYDEN. V. Van der Weyden.

WEYERMAN (Jacques Campo), peintre et écrivain hollandais, né en 1679, m. en 1747, élève de Ferdinand van Kessel , peignit habilement les Heurs et les fruits, rima des satires audacieuses et cruelles, et rédigea des Vies des peintres néerlandais, publiées en 1729, 3 vol. in-4». Sa mauvaise conduite l’ayant fait citer devant les tribunaux, il fut condamné à une prison perpétuelle. A. M.

WEYMOUTH , brg et paroisse d’Angleterre (Dorsetj, à 16 kil. S. de Dorehester, sur la Manche, à l’embouchure de la Wey; 11,383 hab. Bains de mer fréquentés. Un pont la réunit à Melcombe-Regis. — C’est là que Marguerite d’Anjou prit terre avec son fils Edouard, 1471, lorsqu’elle venait rétablir sur le trône Plenri VI, son mari.

wevsioüth , brg des Etats-Unis (Massachusetts), à 16 kil. S. de Boston; 3,800 hab. Fromages estimés.

WHAMPÔA ou HOUANG-FOU , port de Chine, dans une île du Pé-kiang, à 3 kil. au-dessous de Canton. C’est là que s’arrêtent les navires européens. Un traité y fut signé entre la France et la Chine, le 24 oct. 1844.

WHARTON (Thomas, marquis de), homme d’Etat anglais, né vers 1640, m. en 1715, siégea dans la Chambre des lords sous les règnes de Charles H et de Jacques II, s’y fit remarquer par une opposition constante aux vues de la cour, provoqua l’adresse qui invitait Guillaume d’Orange à prendre le pouvoir, et, après la révolution de 1688 , fut nommé contrôleur du palais et membre du conseil privé. Disgracié à l’avénement de la reine Anne, il reprit son rôle d’opposition dans la Chambre-Haute, rentra en faveur en 1708, fut nommé vice-roi d'Irlande, dut donner sa démission en 1710, et, sous George Ier, reçut les titres de lord du sceau privé, de marquis de Wharton et de Malmesbury.

wharton ( Philippe), fils du précédent, né en 1699, m. en 1731, s’attacha au chevalier de Saint-Georges (le Prétendant ) , qui lui conféra le titre de duc de Northumberland , puis à George Ier, de qui il reçut le titre de duc de Wharton.

WHEELING, v. des Etats-Unis, ch.-l. de l’Etat de Virginie occidentale, à 92 kil. S.-O. de Pittsburg, sur l’Ohio; 14,100 hab. Port de commerce très-actif. Chantiers de constructions navales.

WHIGS, nom qui paraît dériver de whiggam , cri par lequel les Ecossais stimulent leurs chevaux , et que l’on appliqua, sous Charles II, aux rebelles de l’Ecosse. 11 fut ensuite étendu à tous les ennemis des Stuarts. Les whigs firent la révolution de 1688; plus tard, ils soutinrent la maison de Hanovre contre les Jacobites. Depuis le xvme siècle, les whigs, opposés aux tories (V. ce mot), combattent la toute-puissance des rois, et défendent les libertés publiques , sans toutefois adopter les principes démocratiques.

WHISTON (William), mathématicien et théologien, né en 1667 à Norton (Leicëster), m. en 1752, étudia à Cambridge, devint successivement chapelain de l’évêque de Norwieh , recteur ou curé dans le comté de Suffolk , adjoint, puis successeur de Newton à la chaire de mathématiques de l’université de Cambridge, et fut destitué en 1710 pour quelques opinions hétérodoxes sur la Trinité. Se jetant alors dans le mysticisme, il s’érigea en prophète, et s’entoura de 12 disciples, avec lesquels il prétendait rétablir l’Eglise primitive. En 1747, il entra dans une congrégation d’anabaptistes. On a de lui : Nouvelle théorie de lu terre, depuis la création jusqu à la consommation de toutes choses , 1696, ouvrage qui fut loué par Locke et Newton, bien qu’entaché d’hérésie; Exposé de lu chronologie de l’Ancien Testament et de l’harmonie des quatre Evangélistes, 1702, in-4°, ouvrage plein d’erreurs; une édition d’Euclide, avec notes, 1703; Essai sur la révélation de St Jean , 1706; Prœlectiones astronomiæ, 1707; Arithmétique universelle de Newton, 1707 ; le Christianisme primitif rétabli, 1711, 4 vol. in-8», livre qui fut un objet de scandale, et où il prêche l’arianisme; Mémoires sur la vie de Samuel Clarke, 1730, in-8» ; Mémoires sur la vie de W. Wliiston, écrits par lui-même, 1749-50, 3 vol. in-8». B.

WH1TAKER (John), savant anglais, né à Manchester vers 1735, m. en 1808, eut divers bénéfices dans l'Eglise

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anglicane. 11 a laissé : Histoire de Manchester, 1771 et 1773,

2 vol. in-4° ; Histoire des Bretons, 1772 et 1783, in-8°, ouvrages savants et estimés; Apologie de Marie, reine d'Ecosse, 1787, in-8° ; te Passage d'Annibal à travers tes Alpes constaté, 1794, 2 vol. in-8°.

W111TBUBN, vge (l’Angleterre (Durham), à 5 kd. N. de Sunderland, sur la mer du Nord; 900 hab. Bains de mer. Carrières de pierre à chaux.

WHITBY , v. d’Angleterre, comté et à 67 kil. N.-N.-E. d’York. Bon port de commerce à l’embouchure de l’Esk dans la mer du Nord; 12,000 hab. Chantiers de construction; mines d’alun. Fabr. de toile à voiles. Ruines d’une abbaye du vne siècle.

WIIITCHURCH , brg et paroisse d’Angleterre , comté et à 35 kil. N. de Shrewsbury ; 6,500 hab. Récolte de houblon. Fabr. de drèche, cordonnerie. Belle église moderne sur une hauteur.

AVHITE-BOYS, coalitions agricoles, sociétés secrètes de paysans formées en Irlande, en 1761 , d’abord dans le Munster. Dans leurs expéditions nocturnes ( ils s’appelaient tes législateurs de minuit ), ils avaient le visage noirci, et portaient un sarrau blanc sur leurs vêtements. Slian Van Vugkth fut, en irlandais, le 1er nom de guerre du chef imaginaire des White-bovs , dont le capitaine Rock , entre autres, a été, depuis, la personnification la plus célèbre.

Ils s'appelèrent levellers (niveleurs ), parce qu’ils nivelaient les fossés servant à enclaver les pâtures et les murs de clôture; on avait multiplié ces pâtures, les maitres y trouvant profit, et des baronnies entières avaient été réduites en pâturages; les paysans en étaient chassés, réduits à rien. Vainqueurs, les White-boys réglaient les prix de vente des céréales, les rapports avec les maitres, les corvées, abolissaient les arrérages dus, réglaient, par affiches les dîmes à payer. Ils étaient non-seulement catholiques, mais avaient aussi des partisans dans la minorité protestante du Munster. En 1703, des troubles éclatèrent dans l’Ulster, où la population était en grande partie presbytérienne. Là, il y avait trop de corvées. Ces mécontents du Nord prirent le nom d’Oak-boys. Ils portaient des branches de chêne à leurs chapeaux. Ils s’occupèrent d’arbitrer les prix de fermage , les corvées , le prix des Peat bogs ou terrains de tourbes. Ils s’assemblaient seulement le jour, marchaient 4 ou 500 ensemble, conduits par les gros fermiers de la contrée, obligeaient ceux qui tombaient entre leurs mains à prêter serment au roi et aux Oakboys, à jurer de ne prélever dîmes, taxes ou rentes, que suivant le taux fixé. Ils ne commettaient ni meurtres ni pillage. La population protestante, dans le Nord, s’allia moins aux White-boys qu’aux Orangemen, association politique hostile aux coalitions catholiques de l’Ulster, c.-à-d. au Bibbonisme. Le mouvement de l’Ulster fut facilement réprimé, et la corvée remplacée par une taxe égale sur les terres. Dans le Munster, l’insurrection dura plus de 3 ans.

— En 1772, parurent dans le Nord les Steel-Boys, protestants. C’étaient des paysans chassés par un intendant. Cette révolte fut vaincue en 1774. Les White-boys reparurent dans le Leinster en 1774, et se répandirent autour de Dublin. Alors fut proclamé l’acte du parlement irlandais, le White-boy aci, 1775, dont chaque phrase prononce la peine de mort. Le mouvement dura néanmoins jusqu’en 1785. En 1785 se formèrent les Bight-Boys, sous le capitaine Right, dansleKerry, contre les dîmes; en 1786- 87, ils poussèrent jusqu’aux portes de Cork.

WHITEF1ELD (Georges), un des chefs de la secte des Méthodistes, né à Bell-Inn (Glocester) en 1714, m. en 1770, occupait une place dans un des collèges d’Oxford, lorsqu'il s’agrégea, en 1735, à la secte de Wesley. Il le suivit en Amérique, où il fit seul six autres missions, et se sépara de lui, en 1741 , pour former une congrégation distincte. La dissidence de ses opinions avec celles de Weslev consistait en ce qu’il croyait les œuvres peu importantes pour la justification, si ce n’est comme preuve de la foi, et admettait la prédestination absolue et la réprobation particulière. Ce fut Whitefield qui introduisit chez les Méthodistes la stichomancie, c.-à-d. l’habitude d’ouvrir au hasard la Bible, pour tirer du premier verset qui se présentait à la vue une induction sur la réussite d’une entreprise. Il a laissé des Sermons, des traités de controverse, des Lettres, qui ont été réunis en 6 vol. in-8°, 1771, avec une Histoire de sa vie, 1 vol. in-8°.

WHITEHAVEN, v. d'Angleterre (Cumberland), beau port sur une baie de la mer d’Irlande, à 56 kil. S.- O. de Carlisle; 18,842 hab. Ecole de navigation, douane, bains de mer. Beau théâtre. Chantiers de construction. Fabr. de toile à voiles, cotons, câbles, ancres, savon, etc. Mines de fer, et houillères considérables. Paquebots pour Dublin. I

| — Ce n’était qu’un hameau au temps d’Elisabeth. Au S.-E. est le château du vicomte Lowther. WHITK-MOUNTAINS. V. Blanches (Montagnes).

WH1TE-R1VER. V. Blanche ( Rivière l.

! WHITHORN, v. d’Ecosse, comté et à 17 kil. S. de Wig ■

! town, port sur la baie de Wigtown; 1,500 hab. Jadis [ évêché. Carrières d’ardoise et de marbre. Tanneries. — C’est l’anc. Leucophibia, capitale des Nouantes.

WHYDAH. V. Ouiddah.

W1AZMA, v. de Russie. V. Viazma.

W1BLINGEN. V. Waiblingen.

VIBURG. V. Viboug.

VvTCAR ( J. -B. -Joseph) , peintre, né à Lille en 1762, d’un ouvrier charpentier, m. en 1834, reçut de sa ville natale une pension pour aller étudier à Paris dans l’ate lier de David, suivit ce maitre à Rome en 1785, et, s’étant fixé en Italie, fut nommé, par le Directoire' membre d’une commission chargée de recueillir des chefs-d'œuvre pour les musées français. Il forma aussi, pour le grandduc de Toscane . les collections de la galerie de Flcreuce et du palais I’itti. En mourant, il légua à la ville de Lille les cartons de Raphaël et de Michel- Ange, qu’il avait recueillis pour son propre compte , et qui forment le Muse'e Wicar. Il a publié : Tableaux, statues, bas-reliefs, et carnets de la galerie de Florence et du palais Pitli, Florence, 1789, Paris, 1792, 4 vol. in-fol., ouvrage bien dessiné et bien gravé, avec un texte par Mongez. B.

W1CHERLEY ( William ) , auteur comique anglais, né à Clève (Shropshire ) en 1640, m. en 1715, était fils d’un riche propriétaire du comté, attaché au parti des Stuarts. Il fut envoyé en France, à. l’âge de 15 ans, pour achever ses études , et prit goût au théâtre de Corneille et de Molière. Rentré en Angleterre peu de temps avant la restauration de Charles II , il fréquenta le grand monde, et s'y fit goûter par ses bons mots, des vers agréables, et un esprit libre et cynique, dont les plus grands seigneurs donnaient l’exemple. Son Ier ouvrage fut : l'Amour dans un bois , ou le Parc de Si -James , 1672, qui obtint beaucoup de succès, et lui valut la protection de la duchesse de Cleveland, favorite du roi. 11 donna ensuite : le Gentilhomme maître à danser; T Homme au franc procédé, imitation du Misanthrope de Molière; la Femme de province. Les comédies de Wicherley, écrites en prose , sont pétillantes d’esprit , mais licencieuses, souvent jusqu’à la grossièreté. Luimême, ayant dans son caractère un mélange.de corruption et d’insouciance, finit par tomber dans la misère.

WICK, v. et port d’Ecosse, capitale du comté de Caithness, à l’embouchure de la Wick dans la mer du Nord, à 350 kil. N. d’Edimbourg; 7,500 hab. Louisburgh et Pulteney-Town lui servent de faubourgs. C’est, depuis 50 ans en Ecosse, le centre de la pêche aux harengs. Construction de navires. Exportation de blé, laine et bestiaux. Les femmes tout des filets. Paquebots pour Leith, Aberdeen, Kirkwall et Lerwick.

W1CKLOW, v. et port d’Irlande, capitale du comté de son nom, à l’embouchure du Vartrey dans le canal Saint- George, à 42 kil. S.-E. de Dublin; 3,395 hab. Bains de mer. Exportation de cuivre et de blé. Donne le= titres de comte et vicomte à la famille Howard. — Le comté est au S.-E. de l’Irlande, dans te S. du Leinster, entre les comtés de Dublin au N., de Kildare et de Carlow à l’O., de Wexford au S., et le canal SMJeorge à l’E.; 200,355 heet.; 65 kil. sur 53 ; 86,093 hab. Côtes escarpées, avec les deux mauvais ports de Wicklow et Arklow. Sol montagneux au centre. Rivières ; Liffey, Slaney, Ovoca, Vartrey. Sol fertile dans les basses terres, bien boisé et très-pittoresque. Manul. de flanelles à Stratford, en décadence. A Glandalagh, jadis évêché, sont d’admirables ruines nommées les Sept Eglises.

WICLEF, ou plutôt Jeun de Wiclif, fameux hérésiarque, né vers 1329 à Wiclif ( York), m. en 1384, étudia à Oxford, et y devint, en 1365, principe college dit de Cantorbéry, fondé par Islip, archevêpue de Cantorbéry. Destitué par Lingham, successeur de ce prélat, il en appela au pape Urbain V, ne put obtenir gain de cause, et se vit encore refuser l’évêché de Vigoore. Depuis ce moment, il se déclara l’ennemi du Saint-Siège. Dès 1360, il avait attaqué les moines. En 1366 , il défendit chaleureusement Edouard III , dont le pape réclamait foi et hommage pour les royaumes d’Angleterre et d’Irlande, et les arrérages du tribut auquel Jean-sans-Terre s’était jadis engagé. 11 en fut récompensé par le riche bénéfice de Lutterworth (Lincoln). Fort de la protection royale, et comptant sur les l.ollards et sur les dispositions hostiles de presque tous les Anglais à la papauté , il soutint que l’Eglise de Rome n’avait aucune prééminence sur les autre?

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