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églises, ni les prélats sur les simples prêtres ; que le clergé et les moines ne devaient posséder aucuns biens temporels, aucune juridiction, aucune fonction publique; qu’on ne devait lever d’impôts sur le peuple qu’après que les biens de l’Eglise avaient été appliqués aux besoins de i’Etat. Il nia la transsubstantiation, la présence réelle, les sacrements de l’ordre et du mariage, l’efficacité des indulgences et des prières pour les morts, la nécessité de laconfession quand on était contrit, la damnation des enfants morts sans baptême, etc. Wiclef préparait ainsi le schisme de Henri VIII. Ses adhérents prirent part à la terrible insurrection de Wat-Tyler. Condamné par le concile de Londres, 1382, il dut quitter Oxford, où il vivait d’ordinaire, et alla finir ses jours à Lutterworth. Parmi ses ouvrages, les plus connus sont : Traité de la vérité des saintes Ecritures, en anglais ; Trialogue entre la Vérité , le Mensonge, st la Prudence, en latin, 1525, in-4°; une traduction anglaise de la Bible, dont on n’a imprimé que le Nouveau Testament, 1731. B.
WICQUEFORT (Abraham de), diplomate, né à Amsterdam en 1598, m. en 1682, vint fort jeune s’établir en France, fut nommé, vers 1626, résident de l’électeur de Brandebourg à Paris, et occupa ce poste pendant 32 ans. En 1658, Mazarin, dont il encourut le mécontentement, pour avoir fait, dit-on, aux Etats- Généraux de Hollande des révélations indiscrètes, obtint sa révocation, et l’envoya pendant un an à la Bastille. Wicquefort se retira ensuite en Hollande, gagna la protection du grand -pensionnaire Jean de Witt, devint résident du duc de Brunswick-Zell à La Haye, secrétaire-interprète et historiographe des Etats, fut encore arrêté, en 1676, comme coupable d’avoir communiqué à l’ambassadeur anglais des papiers importants qu’on l’avait chargé de traduire, s’éva-da en 1679, et alla finir ses jours à Zell. On a de lui : Mémoires touchant les ambassadeurs et les ministres publics, Cologne, 1676-79, 2 vol. in- 12; l'Ambassadeur et ses fonctions, La Haye, 1681,2 vol. in-4°, etc. Ces deux ouvrages sont pleins d’intérêt et de détails curieux ; ils ont fait, dans le temps, la réputation de Wicquefort. B.
, WIDDERN, v. du Wurtemberg (Neckar) et du grandduché de Bade ( Bas- Rhin), sur l’iaxt, à 15 kil. N. d’Œhvingen ; 1,238 hab. Elle appartient pour les 19/32 au duché de Bade et pour le reste au Wurtemberg.
WIDDIN , Vendemis, Viminacium, v, forte de la Turquie d’Europe (Bulgarie occid.), ch.-l. d’eyalet, sur la rive dr. du Danube, à 697 kil. iN.-O. de Constantinople, 225 E. de Belgrade; 30,000 hab. Archevêché grec. Comm, de sel, grains, vins. Ou remarque le palais du pacha, avec de vastes jardins. Cette ville fut vainement attaquée par les Turcs en 1443 et en 1595; la Hongrie la leur céda en 1690. — L’eyalct de Widdin, au N. -O. de la Bulgarie, contient les livahs de Nicopoli et de Tirnova. En 1798, Passwan-Uglou s’y rendit indépendant.
W1DMER (Samuel ), industriel , né en 1767 à Othmarsingen, dans le canton d’Argovie (Suisse), m. en 1821, était le neveu d’Oherkampf, qui, après l’avoir initié aux secrets de la fabrication des toiles peintes, l’envoya suivre à Paris les leçons du physicien Charles et du chimiste Berthollet. Puis il revint prendre la direction de la fabrique de son oncle. Il inventa une machine pour graver les cylindres en cuivre destinés à l’impression des toiles, et une autre pour la gravure des planches du même métal. Il appliqua la vapeur au chauffage de l'eau nécessaire pour la teinture, découvrit une espèce de couleur dite vert solide, et importa d’Angleterre en France la machine à ouvrer le coton. L’excès du travail altéra ses facultés, et il se tua dans une crise d’aliénation mentale. B.
WIED , anc. comté d'Allemagne, sur la rive droite du Rhin, partagé en Wied-Bunkeî (ch.-l. Dierford ) et Wied- Neuicied I ch.-l. de même nom), appartient à la Prusse et au duché de Nassau.
WIEGLEB (Jean-Chrétien), chimiste, né en 1732 à Langensalza , m. en 1800, membre de la Société des sciences de Mayence , et de la Société des curieux de la nature , a laissé , en allemand : Manuel de chimie générale appliquée aux arts, Berlin, 1779, 2 vol. in-8° ; Essais chimiques sur les sels alcalins, 1787, 2e édit.; Histoire des progrès et des découvertes en chimie chez les anciens et pendant le moyen âge, 1790, 1791, 2 vol. Plusieurs de ses Mémoires, principalement des analyses de minéraux, sont insérés dans les Annales de chimie. C. L.
W1ELAND (Christophe-Martin), célèbre littérateur et poète allemand-, né en 1733 à Ilolzheim, près de Biberach (Wurtemberg), m. en 1813. Dès l’âge de 14 ans, il avait annoncé l’élévation et la fécondité de son esprit par des poésies allemandes et latines, dont il livra ensuite la plus
grande partie aux flammes. Il termina ses premières études au collège de Klosterbergen, près de Magdebourg, où il s’appliqua surtout à la philosophie, puis fit ses cours de droit àTubingue. En 1751, il publia un poème en 6 chants, la Nature des choses, ou le Monde le plus parfait, qu’il modifia plusieurs années après, mais plutôt pour le style que pour le fond des idées. Après avoir passé deux ans ^Zurich dans l'intimité de Boumer, 1752-54, il accepta les fonctions de précepteur dans deux familles, se laissa attirer à Berne, en 1758, par une position analogue, fut nommé membre du conseil municipal de Biberach en 1760, professeur de philosophie et de belles-lettres à l’université d’Erfurt en 1769, professeur des fils de la duchesse douairière de Saxe-Weimar en 1772, et acheva ses jours à Weimar. Au milieu des vicissitudes de sa vie, il avait poursuivi avec un succès toujours croissant ses travaux littéraires, et le nombre, la variété, le mérite de ses productions, lui firent donner le surnom de Voltaire de V Allemagne. Lié avec Goethe depuis 1775, il subit désormais l’ascendant de son génie. Quand les Etats du duc de Weimar furent envahis après la bataille d’Iéna, 1806, les troupes françaises montrèrent pour Wieland les plus grands égards , et Napoléon Ier voulut le voir à Erfurt en 1808. MaiB de Staël, qui le connut, a fait de lui un brillant éloge dans son ouvrage sur l’Allemagne. Des éditions de jour en jour plus complètes des Œuvres de Wieland ont été publiées à Leipzig, 1794-1801, 42 vol. in-4° et in-8° ; à Vienne, 1797-1805r 73 vol.; à Carlsruhe, 45 vol.; à Leipzig, 1824-27, 51 vol. in-8°. On y remarque : les poèmes d ’Ubéron, en 14 chants, de Musarion , en 3 chants, et du Nouvel Amadis, en 18 chants ; divers romans philosophiques, Don Sy Ivio, Histoiredes Abdérilains, Glycérion, les Trois Calenders, Agathon, Avis lippe, Pérégrin Protée; des œuvres dramatiques, Jane Grey, Clémentine de Porretla, le Choix d' Hercule, Alceste. Bosemonde; une traduction allemande de Shakspeure ; une des Lettres de- Cicéron, inachevée ; une, en vers, d’ Horace ; d’autres d’iristophane, de Lucien, etc. Sans être écrivain de 1er ordre, Wieland se distingue par la grâce, l'élégance, la finesse,, la légèreté, et l’originalité. B.
WIEL1CZKA, v. des Etats autrichiens (Galicie), à 15 kil. S.-E. de Cracovie; 4,500 hab. Mines considérables de sel gemme, exploitées depuis l’an 1251, et s’étendant sous la ville même dans une longueur de plus de 3 kil., sur une profondeur de 300 à 400 mèt., divisées en 4 étages. Elles font partie du domaine de la couronne, et on en tire annuellement 900,000 quintaux environ.
WIEL1Z ou VELIGE, v. de la Russie d’Europe, gvt et à 120 kil. E. de Witebsk, sur la Dwina; 6,800 hab. Ch.-l. de district. Comm. de grains, lin, chanvre.
WIEN, nom allemand de Vienne.
WIENERISCH-NEUSTADT. V. Neustadt.
WIENERWALD, c.-à-d. forêt de Vienne, anc. Cetius m ons, chaine de montagnes boisées de la Basse-Autriche, se détache des Alpes Noriques, se dirige du b. au N., et se termine près du Danube, au N. -O. de Vienne. Elle donne son nom à 2 cercles : 1° le Wienerwald supérieur; 560,500 hect.; 261,425 hab.; ch.-l. jS^Polten; 2° le Wienerwald inférieur ; 436,486 hect.; 400,770 hab.; ch.-l., Traiskirchen.
WJEPRZ, riv. de Pologne, naît entre Zamosk et Janow (Lublin), passe à Krasnoslav, Leczna, Lubartow, Ivock, et se jette dans la Vistule, rive dr. ; cours de 275 kil.
W1ESBADEN, Maltiacæ aquv, v. de Prusse, capitale, de 1815 a 1866, du duché de Nassau, à 10 kil. N. -O. de Mayence, au pied du Taunus; 22,300 hab. Eaux thermales renommées, château ducal, bibliutlièque, musée d’antiquités romaines et du moyen âge, et galerie de tableaux, où sont beaucoup de chefs-d’œuvre de l’école hollandaise. Evêché luthérien. Monnaie. Ecole dite de Frédéric, pour la peinture, l’architecture et les mathématiques. Les environs sont charmants. E. S.
W1ESELBUKG, v. de Hongrie, dans le comitat de son nom, à 33 kil. S. de Presbourg, près d’un bras du Danube ; 3,500 hab. Entrepôt du commerce des grains. — Le comitat de Wieselburg, dans le cercle en deçà du Danube, et, de 1853 à 1860, dans le cercle d’Œdenburg, entre l’Autriche au N. -O., les comitats d’Œdeuburg à l’O. et au S., deRaab au S.-E., de Presbourg au N.-E., a 211,028 hect., 48 kil. sur 53, et 76,621 hab. Ch.-l., Ungarisch- Allenburg. Sol très-fertile en grains et en vins. Agriculture perfectionnée; élève considérable de chevaux, de gros bétail, et d’abeilles.
WIESLOCH, brg du grand-duché de Bade (Bas-Rhin), sur la Leimbaeh; 2,800 habitants. Beaucoup de calamine.
, Sources minérales.
Wll’FLISBlJRG. V. Avenches.
I W1GAN, brg et paroisse d’Angleterre, comté et à 71
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lui. S. de Lancastre , à 26 kil. N.-O. de Manchester; 37,657 hab. Ecole de sciences appliquées. Exploitation de houille. Fabr. de coton, soieries, toiles, quincaillerie; filatures de lin.
W1GHT, Vectis , île anglaise de la Manche, dépend du comté de Southampton , dont un étroit canal la sépare ; 35,158 hectares de superficie; 35 kil. sur 20 ; 35,000 hab. Ch.-l., Newport. Climat tempéré et salubre. Sol généralement fertile ; prairies où l’on élève un nombreux bétail.
W1GHTON , v. d’Angleterre (Cumberland), à 18 kil. S.-O. de Carlisle; 6,000 hab. Bibliothèque. Patrie du poète Ewan Clarke. A 2 kil. au S. est Old-Carlisle , station romaine.
WIGTOWN, v. d'Ecosse, capitale du comté de son nom, près de l’embouchure du Bladenoch , à 168 kil. S.-O. d’Edimbourg; 2,060 hab. Elle sert de port à Dumfries. Paquebots pour Liverpool. — Le comté de Wigtown ou West-Galloway, au S.-O. de l’Ecosse, est entre la mer d’Irlande au S., le comté de Kirckcudbriglit à l’E., et celui d’AyrauN.; 118,973 hectares; 60 kil. sur22;42,095 hab. Riv. : Créé, Bladenoch, Tarf, Luce. Un tiers du comté est en marais et petits lacs ; on remarque ceux de Dowalton et de Castle-Kennedy. Sol très-fertile entre les baies de Wigtown et de Luce. Elève de bestiaux. Villes princip.: Stranraer et Whithorn. Beaucoup d’antiquités antérieures aux Romains.
WILBERFORCE (William), célèbre philanthrope anglais, né à Hutl en 1759, m. en 1833, fit ses études à Cambridge, où il devint l’ami de Pitt, entra à la Chambre des communes en 1784, et y employa, depuis 1787, toute son éloquence à combattre la traite des nègres, qu’il finit par faire abolir. En 1792, 1 Assemblée législative de France le déclara citoyen français. 11 fut inhumé à Westminster. Sès principaux ouvrages sont : Discours sur l'abolition de la traite, 1789, in-8°; Apologie du dimanche, 1797; Coup d'œil pratique sur les systèmes religieux... professés en opposition avec le véritable christianisme, ouvrage qui obtint le plus grand succès, trad. en français par Frossard, Montauban, 1818, 2 vol. in-8°; Discours parlementaires , Lettres, etc.
wiliîerfokce (Robert-Isaac ), fils du précédent, né en 1802, m. en 1857, étudia à Oxford, on il fut ensuite professeur au collège Oriel,fit partie pendant 19 ans du clergé anglican, soit comme ministre, soit comme archidiacre du diocèse d’York, mais prit part, dès 1834, avec Newmann, son ami, au mouvement théologique qui faisait pénétrer les idées catholiques dans l’université d’Oxford. En 1855, il publia un livre sur l 'Autorité de l'Eglise , où il expose les raisons qui l’ont décidé à se convertir au catholicisme.
WILDBAD, v. de Wurtemberg (Forêt-Noire), dans une vallée sauvage sur l’Euz, à 45 kil. O.- S.- O. de Stuttgard; 2,080 hab. Bains d’eaux thermales très-fréquentés. Comm. de bois de construction. Fabr. de papier.
WILDBAD - GASTEIN , vge des Etats autrichiens (Salzbourg ), à 7 kil. de Hof. Château impérial ; bel aqueduc moderne. Bains d’eaux thermales très-fréquentés.
WILDHAUS, vge de Suisse, cant. et à 22 kil. S. de Sl-Gall; 1.157 hab. Patrie de Zwingle.
WILDUNGEN, v. de la principauté de Wahleck, à 15 kil. S.-S.-E. de Waldeck, sur la Wilde; 1,800 hab. Château princier. Sources minérales acidulés.
WILFRID (Saint), moine anglo-saxon, né vers 634, m. en 709, étudia aux monastères de Lindisfarne et de Cantorbéry, bâtit ceux de Stamford et de Ripon, fut évêque de Northumberland, eut part aux négociations qui rétablirent Dagobert II sur le trône d’Austrasie, et fit de nombreuses conversions dans la Frise, où une tempête l’avait jeté. Fête, le 12 octobre.
WILHE1.MINE. V. Louise-Auguste, et Baireutii.
WILHELMSGLUCK , hameau de Wurtemberg, à 2 kil. de Hall, dans le cercle de l’Iaxt. Riches mines de sel.
WILHEM (Guillaume-Louis Bocquillon, dit), musicien, né à Paris en 1781, m. en 1842, .est le fondateur des écoles populaires de chant en France. Il fut chargé, en 1819, de créer l’enseignement de la musique dans les éooles mutuelles de Paris. En 1833, il imagina les réunions périodiques des élèves de toutes les écoles en un seul chœur, qu’il désigna sous le nom < l'Orphéon , et qui chante sans aucun accompagnement instrumental; l’ensemble et le fini qu’il obtint dans l’exécution excitèrent un grand enthousiasme. Les procédés d’enseignement de Wilhem furent introduits dans les écoles des Frères de la Doctrine chrétienne en 1840 et 1841 ; des Anglais les ont naturalisés à Liverpool et à Londres. B.
.WILIA , riv. de la Russie d’Europe, naît à l’E. de Wileika (Minskj, passe à Wilna, et se jette dans le Niémen,
rive dr., à Kowno ; cours de 630 kil., navigable sur 580.
WILKES (John), publiciste, né â Londres en 1727, m. en 1797, alla compléter ses études à l’université de Leyde, visita une partie de l’Allemagne, fut nommé, en 1754, grand-shérifl du comté de Buckingham, et siégea à la Chambre des communes, en 1757 et 1761, comme député ù’Aylesbury. N’ayant pu obtenir du ministère divers emplois que le dérangement de sa fortune l’avait contraint de solliciter, il se jeta dans l’opposition, et créa un journal, le North-Briton, où furent vivement critiqués les actes du pouvoir. Jeté à la Tour de Londres, pour avoir censuré en termes peu mesurés un discours du roi, il fut traduit devant la Cour des Plaids communs, et acquitté, mais encourut de nouvelles poursuites pour un poème intitulé Essai sur la femme, et réussit à passer en France, 1764, et de là en Italie. Un changement de ministère le ramena dans sa patrie ; porté à la Chambre par le comté de Middlesex, 1768, il fut, malgré son inviolabilité, condamné pour deux libelles à 22 mois de prison et à une amende de 1,000 liv. sterl.; la Chambre le repoussa comme indigne après quatre élections successives. Néanmoins , il fut nommé alderman du principal quartier de Londres, shériff pour Londres et le Middlesex en 1772, et lord-maire en 1774. L’aimée suivante, il entra enfin dans les Communes sans opposition, et il obtint, en 1779, la place lucrative de chambellan de la ville de Londres. Depuis ce moment, il renonça aux querelles politiques. Wilkes était érudit dans les littératures anciennes. On a de lui une Histoire d'Angleterre depuis la révolution jusqu'à l' avènement de la maison de Brunswick, Londres, 1768, in-4°; des Lettres où l’on voit son orgueil, son ambition , ses folles espérances, ses mauvaises mœurs, et le cynisme de ses discours, et des Discours, en 3 vol. in— 12, Londres, 1769. B.
wilkes (Terre de), terre que le lieutenant américain Wilkes prétendit avoir découverte en janvier 1810, dans les régions antarctiques. L’année suivante , le capitaine anglais Ross ne trouva rien à l’endroit indiqué.
W1LKIE (David), peintre de genre, né en 1785 à Cultes en Ecosse (Fife).d’un ministre anglican, m. en 1841, étudia son art à Edimbourg, alla se fixer à Londres, entra à l’Académie royale en 1811, voyagea en Italie et en Espagne de 1826 à 1829, et fut nommé peintre du roi en 1834. 11 a représenté des scènes familières ou fantastiques, tenant le milieu entre le gai et le touchant, et devenues très-populaires. On cite surtout : les Politiques de village, 1806; l Ouverture du testament, les Petits garçons cherchant des rais, le Joueur de violon aveugle, le Jeune messager. B.
WILKINS ( John), prélat anglais, né en 1614 à Fawsley (Northampton), m. en 1672, étudia à Oxford, où il montra une habileté précoce dans la langue grecque, et devint président du collège de Wadham. Lors de la guerre civile, il prit parti pour le Long-Parlement, s’attacha plus intimement à Cromwell en épousant une de ses sœurs, fut fait principal du collège de la T rinité à Cambridge en 1659, perdit cette place à la restauration des Stuarts, obtint plus tard, par la protection du duc de Buckingham , une des cures de Londres, fut un des fondateurs de la Société royale de cette ville , et arriva à l’évêché de Chester en 1668. Il a laissé : Ecclesiastes , ou Discours sur le don de la prédication, Londres, 1646, in-8°; Magie mathématique, ou Merveilles qu'on peut opérer par la géométrie mécanique, 1648, in-8» ; Essai sur la langue philosophique , avec un Dictionnaire, 1668, in-fol., ouvrage où il propose une langue universelle à l’usage des savants ; Principes et devoirs de la religion naturelle, 1673; Sermons, 1682, etc. Ses ouvrages philosophiques et mathématiques ont été recueillis en 3 vol. in-8°, Londres, 1708. B.
wilkins (David), de la famille du précédent, né en 1685, m. vers 1745, archidiacre de Suffolk, s’occupa avec ardeur des langues orientales, et alla explorer les bibliothèques de Rome, de Paris, et d’Amsterdam. On a de lui : Novum Testamenlum œgyptiacum, Oxford, 1716, in-4°; Leges anglo-saxonwœ ecclesiasticœ et civiles, Lorid., 1721, in-fol.; Pentaleuchus in linguâ œgyptiaeâ, ibid., 1731, in-4° ; Concilia Mugnœ-Brilanniœ et Hiberniœ, 1736, 4 vol. in-fol., réimpression des Conciles de Spelmann, avec des additions nombreuses. B.
wilkins (Charles), orientaliste, né à Hartford en 1750, m. en 1836, fut employé au Bengale dans l’administration de la Compagnie des Indes. 11 traduisit en anglais le Baghavad-Gita, 1785, etl’ Hitopadesa, recueil d’apo • logues de Yiclinou-Sarma, 1786. On lui doit encore une Grammaire sanscrite, 1808, et des Bacines sanscrites, 1815.
W1LLAERT (Adrien), musicien, né à Bruges vers 1490, m. en 1563, fut maître de chapelle à la cour de Louis II, roi de Hongrie et de Bohême, puis dirigea la musique de
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S'-Marc à Venise, et fonda dans cette ville une école cé lèbre. Il fut plus habile dans l’art d’écrire qu’homme de génie et inventeur de mélodies; on a de lui des motets, des psaumes, des madrigaux. B.
V'ILLAUMEZ (J.-B. -Philibert), marin français, né à Belle-Ile-en-iMer en 1761, d’un chef de gardes-côtes, m. en 1845, fut d'aborj mousse, puis 1er pilote dès l’âge de 19 ans. L’avancement qu’il ne pouvait obtenir avant 1789 comme roturier, la Révolution le lui donna : en 1791, il était enseigne, et, peu d’années après, lieutenant de vaisseau, puis capitaine. Il fit partie de l’expédition de Sl-Domingue, et se conduisit avec tant de bravoure, qu'à son retour en France, Napoléon Ier le nomma contre-amiral, et lui confia une escadre de l’armée navale de Brest, où , dans les années 180fi et 1807, Willa'umez fit essuyer de grandes pertes aux Anglais. Négligé sous la Restauration, il fut créé vice-amiral après la révolution de 1830, et entra à la Chambre des pairs en 1837. Un lui doit un Dictionnaire üe murine, 1820, in-8°, qui est un des meilleurs ouvrages sur la matière.
W1LLE (Jean-George), graveur au burin, né en 1715 à Kœnigsberg (Hesse), m. en 1807, commença à graver dans son pays, puis vint à 19 ans à Paris, qu’il ne quitta plus, se fit une réputation européenne, devint graveur du roi, et fut reçu membre de l'Académie de peinture et des beaux-arts en 1761. Il a formé Bervic. Parmi ses œuvies, on cite le portrait du Maréchal de Saxe, les Musiciens ambulants, le Concert de famille , etc. Wille a une manière brillante et variée, un dessin correct, et obtient des effets sans teintes forcées. On a de lui des Mémoires, publiés par M. Duplessis, Paris, 1857, 2 vol. in-80.
WILLEM AIN D’ABANCOURT (F.-J.), littérateur, né à Paris en 1745, m. en 1803, a composé des Fables, des pièces de théâtre, et des Poésies, fort médiocres, insérées dans le Mercure de France et l’ Almanach des Muses.
AVI1.LEM1N (Nicolas-Xavier), graveur et antiquaire, né à Nancy en 1763, m. en 1833, vint très-ieune à Paris, où il entra dans l’atelier de Lagreuée, et montra de bonne heure du goût pour les antiquités. 11 a publié ; Choix de costumes civils et militaires des peuples de l'antiquité , leurs instruments de musique, leurs meubles..., d’après les monuments antiques, avec un texte, Paris, 1798-1802, 2 vol. gr. in-fol., ouvrage qui contribua à ramener le costume des acteurs à la vérité antique; Monuments français inédits, pour servir à l’histoire des arts, des costumes civils et militaires, armes, armures, instruments de musique, meubles..., avec texte historique et descriptif, Paris, 1806-39, 3 vol. petit in-fol.; Monuments de l'antiquité et du moyen âge de la France et de l’Italie, 1825, in-8°, inachevé; Collection des plus beaux ouvrages de l’antiquité, statues, bustes, groupes..., choisis parmi les monuments des Étrusques, des Grecs, etc., 2 vol. in-4°. Willemin fut nommé membre de la Société des Antiquaires de France en 1821. Il donna toute sa vie et sa fortune à la science. Ses ouvrages se distinguent par l’étendue des recherches, l’exactitude et la beauté du dessin et de la gravure. C. D — y.
W1 LLEMSTADT, v. forte du royaume de Hollande (Brabant septentrional), à 31 kil. O.- N.- O. de Bréda, sur un bras de la Meuse; 1,700 bah. Port peu sûr. — Cette ville fut fondée par Guillaume d’Orange, en 1583.
willemsta dt, v. forte, ch.-l. de l’ile de Curaçao, port franc de commerce, sur la côte S.-O., dans la baie de Santa-Anna; 0,000 hab.
WILLIAMFORT. V. Fort-William.
WILLIAMS (John), prélat et magistrat anglais, né en 1582 à Aberconway (Caernarvon ), m. en 1650, étudia à Cambridge, prit les ordres en 1609, fut chapelain de Jacques 1er, puis doyen de Salisbury et de Westminster, et, en 1621, remplaça Fr. Bacon comme chancelier d’Angleterre, en même temps qu’il était promu à l’évêché de Lincoln. 11 dirigea la chancellerie avec beaucoup d’habileté et de fermeté, et acquit un grand crédit à la cour. Sa faveur excita la jalousie de Buckingham, qui le I t disgracier à l’avénement de Charles 1er. Alors Williams se rangea parmi les adversaires de la cour, appuya dans le Parlement la Pétition des droits ( V. ce mol ), fut traduit , en 1636, devant la Chambre étoilée comme coupable de paroles irrespectueuses envers le roi, condamné à une amende de 10,000 liv. sterl., suspendu de toutes ses dignités ecclésiastiques, et emprisonné à la Tour de Londres jusqu’en 1640. Alors il se réconcilia avec le roi, prit parti pour lui contre le Long-Parlement , reçut de Charles Ier l’archevêché d’York en 1641, et fut plus d’une fois son conseiller prudent dans les graves affaires où ce prince finit par succomber. ’ B.
Williams (David), littérateur, né en 1738 à Cardigan
(Galles), m. en 1816, entra avec répugnance dans les ordres sacrés, vint à Londres, où il diiigea une secte de Dissenlers, fonda ensuite une école à Chelsea, où il donnait une éducation toute pratique et nationale, l’abandonna après la mort de sa femme en 1775, et consacra désormais aux lettres tous ses loisirs. Il avait déjà donné, en 1774, des Sermons sur l’hypocrisie religieuse ,2 vol. in-8°, et un Traité d'éducation, 1 vol. in-12, où il adopte les idées de J. -J. Rousseau. En 1782, il publia des Lettres sur la liberté politique, trad. en français par Brissot, et qui valurent à leur auteur le titre de citoyen français, que lui décerna l’Assemblée législative. Williams vint alors en France, et se lia avec les Girondins. Après la condamnation de Louis XVI, il retourna en Angleterre, et fonda, sous les auspices du prince de Galles, une société appelée le Fonds littéraire , pour venir en aide aux écrivains nécessiteux. Outre les ouvrages déjà cités, il a laissé : Lettres sur l'éducation, 1785, in-H»; Leçons sur l'éducation, 3 vol. in-8° ; Leçons sur les principes politiques, 1789, in-8°, ouvrage dirigé contre l’Esprit des Lois de Montesquieu, etc. B.
Williams ( Helena-Maria ) , femme de lettres, née à Londres en 1759, m. en 1827, se fit connaître, à 18 ans, par un poème intitulé le Pérou, alla se fixer à Paris en 1790, obtint l’amitié des Girondins, partagea leur disgrâce au 31 mai , parvint à s’évader du Luxembourg, et, après avoir séjourné en Suisse, revint à Paris en 1796. Elle a laissé : Lettres écrites de Fiance sur la 1™ fédération, 1791-92, 2 vol. in-12; Lettres écrites de France sur l’époque de la Terreur, 1795, 4 vol. in-12 ; Voyage en Suisse, 1798, 2 vol. in-8° ; Aperçu de l'état des mœurs et des opinions en France à la fin du XVIIIe siècle, 1801, 2 vol. in-8° ; Correspondance politique et confidentielle de Louis XVI, 1804, 3 vol. in-8°, ouvrage apocryphe ; Souvenirs de la Révolution française , 1828 , in-8°, etc. B.
W1LLIAMSBOURG, brg des Etats-Unis (Virginie), à 51 kil. E.-S.-E. de Richmond; 5,000 hab. Jadis pilus importante et capitale de l’Etat de Virginie.
WILLIBROD (Saint), apôtre des Frisons, né en 658 dans le Northumberland, m. en 738, fut élevé dans le monastère de Rippon, récemment fondé par S1 Wilfrid,puis dans un autre couvent d’Irlande, sous la direction de S1 Egbert. En 690, avec S1 Swidbert et 10 autres moines anglais, il se rendit à Utrecht, et y fut bien reçu par Pépin d’Héristal, qui venait de conquérir cette partie de la Frise où S1 E!oi , évêque de Noyon , S1 Wilfrid , 678, et S1 Wigbert avaient déjà prêché inutilement. 11 alla à Roiùe, et reçut du pape Sergius sa bénédiction et des pleins pouvoirs. Six ans après, les chrétiens étaient si nombreux eu Frise, que Pépin renvoya Willibrod au pape, qui le consacra, en 695, archevêque des Frisons. Willibrod établit sa résidence à Utrecht, y bâtit l’église du Sauveur, et répara celle de Sl-Martin, devenue depuis cathédrale. Charles- Martel lui abandonna la souveraineté de la ville. Après avoir baptisé Pépin le Bref, Willibrod convertit la Frise septentrionale, excepté son roi Radbod. En Danemark, où régnait le cruel Ûngent, il dut se contenter d’acheter 30 enfants, qu’il instruisit, baptisa, et emmena avec lui. Il convertit enfin l’ile de Walcheren. Ses reliques se voient au monastère d’Eptcrnac, à 8 kil. de Trêves; on montre dans l’abbaye de Notre- Dame-des-Martyrs, à Trêves, l’autel portatif d.nt il se servait dans ses missions. Alcuin a écrit sa Vie, en 2 livres. Sa fête a lieu le 7 novembre. A. G.
WTLLOUGHBY (Francis), naturaliste anglais, né en 1635, d’une famille riche, m. en 1676, condisciple et ami de Ray, visita la France, l’Espagne, l'Italie, l’Allemagne et les Pays-Bas, où il étudia toutes les espèces d’animaux. 11 a publié, entre autres : Ornithologiœ libri III. Londres, 1676, in-fol. ; llisloriœ piscium libri I V, Oxford, 1686, in-fol.
WILMANSTRAND. V. Vilmanstrand.
WILMINGTON, v. des Etats-Unis (Delaware), port sur laBradywine et la Christiana, à 45 kil. S.-O. de Philadelphie; 21,500 hab. Ch.-l. du comté de Newcastle. Moulins à farine et à poudre; fabr. de tissus de laine et de coton, papeteries, tanneries, usines à fer. Export, de térébenthine, résine, poix, goudron, bois de construction.
wilmington, v. des Etats-Unis (Caroline du Nord ), eb.-I. du comté de Nouvel- Hanovre, sur la Cape-Fear- River, à 150 kil. S.-E. de Raleigh, par chemin de fer; 9, 600 hab . Marine marchande considérable, chantier, moulins à riz, scieries mécaniques, distilleries, etc.
WILMOT (John). V. Rociiester (comte de).
W1LNA ou VILNA, v. de la Russie d’Europe, ch.-l. du gouv. de son nom, sur la Wilia et la Wileika, à 928 kil. S.-O. de S'-Pétersbourg ; par 54° 4P lat. N., et 22e 57* 36” long. E.; 69,464 hab. Résidence du gouverneur-général de Wilna, Grodno, Miuslc, et Kowno. Archevêché ca-
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