‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 679 sur 864 · WIT · texte numérisé non relu

WIT

raie composée d’un sénat de 33 membres élus pour 2 ans, et d’une chambre de 100 représentants élus annuellement.

WISHART (George), un des promoteurs de la Réformation en Ecosse, avait adopté les doctrines de Luther pendant un voyage en Allemagne, et, de retour dans sa patrie en 1544, entreprit de les y propager. Le cardinal Beaton, archc\êque de S'-Andrevv's, le fit condamner dans un synode à Edimhourg, et le livra au bras séculier. AVi shart fut brûlé vif, 1545.

WISIGOTIIS, c.-à-d. Golhs de l'Ouest (par rapport au Borysthènel, grande fraction de la nation germanique des Goths. Menacés, en 376, par l’invasion des Huns en Europe, ils demandèrent, après la défaite des Ostrogoths, à l’empereur Valens la permission de s’établir sur la rive dr. du Danube. Ils l’obtinrent, mais à condition de livrer leurs armes, que la vénalité des agents impériaux leur permit néanmoins de garder. Ayant eu à se plaindre de la pertidiede Valens, ils envahirent la Thrace,sous la conduite deFritigern et d’Alavivus, et gagnèrent la bataille d’An drinople, 378. Refoulés peu à peu vers le Danube par Théodose , ils renouvelèrent , après la mort de cet empereur, leurs invasions dans l’empire d’Orient , puis se jetèrent sur l’Italie I F. Alaric ). En vertu d’un traité conclu entre l’empereur Honorius et leur chef Ataulf (F. ce mot) , ils s’établirent dans le midi de la Gaule, entre la Loire et les Pyrénées, 412, et Toulouse devint leur capitale. Puis, conduits par AVallia ( F. ce mot), ils franchirent les Pyrénées, et s’emparèrent de la Marche d’Espagne, 415. Théodorio Ier ( F. ce mol), successeur de Wallia en 420, fut tué en combattant Attila dans les plaines de Châlons-sur- Marne, 451. Après le règne insignifiant de Thorismond, 451-453, Théodoric II, 453-465, et Eurie, 465-484, achevèrent la conquête de l’Espagne. Alaric II ayant été tué par Clovis à la bataille de Vouglé ou Vouiilé, 507, les Wisigoths perdirent ce qu’ils possédaient en Gaule, moins la Septimanie, mais continuèrent de régner sur l’Espagne jusqu’à la conquête des Arabes. Parmi leurs derniers rois, on distingue: Amalaric, 511-531 ; Léovigilde, 572-586; Récarède; Suintila, 621-631 ; Vitiza; Vamba; Roderic, 710-711 (F. ces noms). Les lois des Wisigoths, recueillies sous Eurik, puis fondues avec le Breciarium d’Anien, qui fut rédigé sous Alaric II, forment la collection connue sous le nom de Forum jtidicum (F. ce moi).

WISINSBORG , petite v. de Suède, dans l’ile de AVisingso sur le hic AVetter, s’est formée autour d’un château appartenant à la famille de Brahé, et où il y eut quelque temps une imprimerie.

AVISLOK, riv. des Etats autrichiens (Galicie), naît sur le versant N. des Ivarpathes, arrose les cercles de Sanok, d’Iaslo, et de Rzeszow, et se jette dans la San, à 8 kilom. N.-E. de Gradisca; cours de 250 kil.

AVIS-LOKA, riv. de Galicie, dans les cercles de Sanok et de Tarnow, se jette dans la VLtuIe; cours de 140 kil.

AVISMAR, v. forte de Mecklembourg-Sehwerin, port de commerce sur une baie de la Baltique, à 31 kil. N., et sur un embranchement du chemin de fer de Schvverin; 13,300 hab. Gymnase; chantiers de construction. Eabr. de cartes à jouer, toile à voiles, tabac, etc. Jadis ville hanséatique. Fondée en 1229, possédée par la Suède depuis 1648, elle fut rendue au Mecklembourg en 1803.

AATSNOWIECKI. F. Koributh.

WISSANT, vge (Pas-de-Calais), arr. et à 22 kil. N.-E. de Boulogne; 1,027 hab. C’est le Portas finis des Romains, où César s’embarqua pour passer en Grande-Bretagne; détruit par les Normands au ixe siècle, il fut rebâti au xe, et resta, jusqu’au xive, un des plus fréquentés pour le passage en Angleterre. Les sables ont ensuite envahi le port.

WISSEM BOURG , en allemand Weissenburg, s.-préf. (Bas-Rhin), à 58 kil. N.-E. de Strasbourg, et près de la frontière allemande, sur la rive dr. de la Lauter; 4,802 hab. Place de guerre de 3e classe. Eglise collégiale en style gothique. Eglise protestante. Trib. de lre instance, collège. Brasseries; fabr. de bonneterie, savon, eau-de-vie. Exploitation de pierres; tuileries. Cette ville se forma autour d’un monastère, fut une des dix villes libres impériales de l’Alsace, fut prise plusieurs fois et saccagée pendant la guerre de Trente Ans, et pendant celles de la Succession d’Espagne et d’Autriche. En 1702, les Autrichiens élevèrent une ligne du fortifications sur les bords de la Lauter, s’étendant de Wissembourg à Lauterbourg, et dites lignes de Wissembourg , ou de la Lauter. Les Français s’y retranchèrent en 1793, en furent chassés par AVurmser, et les reprirent bientôt. AVissembourg fut la résidence de l’exroi de Pologne, Stanislas Leczinski, de 1719 à 1725.

AVISSOAVATZI (André), théologien de la secte des Unitaires, né en 1608 dans la Lithuanie, m. en 1678, était

petit-fils, par sa mère, de Fauste Socin. Après avoir étudié au collège unitaire de Ratkow , et visité l’Angleterre et la France, il prêcha ses doctrines en Pologne et en Lithuanie , et , pour éviter les poursuites , dut se réfugieT successivement en Hongrie , dans le Palatinat, et en Hol ■ lande. Parmi ses écrits, auj. oubliés, on remarque une thèse contre la Trinité, que Leibniz réfuta.

AATSSUNGUS, anatomiste de Padoue, florissait au xviie siècle, et s’est illustré par la decouverte, dans le corps humain, du canal pancréatique, appelé aussi, de son noni, en n n l de Wissungus.

WITEBSK ou YITEBSK, v. de la Russie d’Europe,, ch.-l. du gvt de son nom, sur la Dwina méridionale, à 627 kil. E.-S.-E. de Sl-Pétersbourg; par 55° 11’ 35” lat. N., et 27» 52’ 22” long. E.; 20,657 hab., dont beaucoup dejuifs. Siège du gouvernement général de Smolensk, AATtebsk et Mohilew. Cour d’appel; gymnase, séminaire; synagogues, églises catholiques et grecques. AVitebsk était connue dès le Xe siècle, et appartenait à la Lithuanie. Les Russes la prirent en 1654, et la réunirent à leur pays. Napoléon 1er s’en empara en 1812. Le grand-duc Constantin y mourut en 1832. — Le gvt de AVitebsk, formé d’une partie de l’anc. Lithuanie, et situé entre ceux de Pskov au N., de Livonie au N.- O., de Courlande à l’O., de AVilna au S.- O., de Minsk et de Mohilew au S., de Smolensk à l’E., a 43,721 kil. carr., et 876,116 hah. 11 est divisé en 12 districts. Sol plat, assez fertile, bien arrosé par de nombreux lacs et cours d’eau. Elève de bestiaux et d’abeilles. Immenses forêts. Export, de cuirs et laine.

AVITIKIND, c.-à-d. en ancien saxon Enfant blanc, héros saxon, adversaire de Charlemagne et desFranks, commença de se faire connaître en 772, après la ruine d’Ehresbourg. Eveillant l’énergie de ses compatriotes, il profita deux fois, en 774 et en 776, de l’éloignement de Charlemagne, pour renverser les premiers établissements de ce prince dans la Saxe : obligé de fuir devant le roi frank, il trouva deux fois asile chez les Danois. On le vit reparaître en 778, pousser jusqu’au Rhin, et menacer Cologne et Mayence : défait à Buehholz, sur la Lippe, il retourna en Danemark, tenta un dernier effort en 782, perdit les batailles de Verden et de Detmold , et ne fit sa soumission qu’en 785. Il vint trouver Charlemagne à Attigny-sur- Aisne, et se fit baptiser; alors ce prince le nomma duc de Saxe. AVitikind, après s’être montré le seul rival digne de Charlemagne par sa valeur, par sa constance à provoquer les Saxons à la défense de leur pays, demeura fidèle à la France. Il fut tué, en 807, dans un combat contre Gérold, duc de 'Souabe. Les princes de AValdeck se disent issus de AVitikind; on a prétendu aussi que Robert le Fort, tige des Capétiens, était son petit-fils.

wiTiKJND , bénédictin de l'abbaye de Corvey ( Westphalie | , ni. vers 973, a laissé : Annales de gestis Othnnum, en 3 liv., chronique publiée dans les Scriptures rerum germanirarum, Helmstædt, 1688, et qui finit à la mort d’Othon 1er.

AVITIZA. F. Vitiza.

AV1TNEY, brg et paroisse d’Angleterre, comté et à 20 kil. O.- N.- O. d’Oxford, sur la AVindrush ; 5,400 hab. Fabr. de couvertures de laine, gants, papier.

WITOLD (Alexandre), grand-duc de Lithuanie, fut baptisé à Cracovie, en 1386, avec Vladislas Jagellon, son. cousin- germain , et créé, en 1392, lieutenant du roi de Pologne en Lithuanie. Il s’y rendit presque indépendant, repoussa une invasion des chevaliers Teutoniques en 1394,. envahit lui-même la Livonie, prit Smolensk en 1396, resserra le prince russe Vasili II dans ses Etats du N. et de l’E., battit les Tartares de Crimée en 1397, mais fut à son tour défait par eux en 1399, et, se rejetant sur les Russeset les chevaliers Teutoniques, vainquit ces derniers à Tannenberg, 1410. Le traité de Thorn lui donna la Samogitie. Il prit encore Novogorod aux Russes, 1414, soumit Pskov à un tribut, et mourut en 1430.

AVITT (Jean del, homme d’Etat hollandais, né à Dordrecht en 1625, d’un bourgmestre de cette ville, m. en 1672, reçut de sa famille un esprit de vive opposition à la maison d’Orange, et fut élevé dans les principes républicains. Son éloquence et son intégrité lui gagnèrent la confiance générale. Pensionnaire de sa ville natale dés 1650, il devint, deux ans après, Grand-Pensionnaire de HoHande, et sut donner à la marine nationale une attitude assez formidable pour amener Cromwell à signer la paix de Westminster, 1654. 11 fit déclarer par les Etats qu’aucun prince de la maison d’Orange ne pourrait être élu stathouder ou grand-amiral de la république, et, en écartant ainsi les chefs du parti militaire, il espérait tout à la fois prévenir le despotisme à l’intérieur et la guerre

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