‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 680 sur 864 · WIT · texte numérisé non relu

WIT

— 2796 — WOL

au dehors. 11 soutint cependant lui-même, et avec lion- I neur, une guerre contre Charles II d’Angleterre, 1664-66. En 1668, il forma avec l’Angleterre et la Suède une Triple alliance, qui amena Louis XIV à signer la paix d'Aix - la- Chapelle, et à restituer la Franche-Comté aux Espagnols. En 1670, il forma une nouvelle ligue avec l'empereur Léopold Ier et l’Espagne contre la France. Louis XIV ayant brusquement attaqué la Hollande en 1672, et conquis presque tout le pays en trois mois , les Orangistes excitèrent une émeute à La Haye pour donner le pouvoir à leur chef, Guillaume; J. de Witt et son frère furent mis en pièces par la populace. On a publié de lui : Elementa linearum curvarum, Leyde, 1650, ouvrage dont Newton faisait estime; Mémoires, trad. en français, La Haye, 1709, in-12; Lettres et Négociations , Amsterdam, 1725, 5 vol. m-12, trad. en français, ibid. , 1726. B.

witt (Corneille de), frère du précédent, né à Dordrecht en 1623, m. en 1672, fut bourgmestre dans sa ville natale, servit avec distinction dans la marine, devint grandbailli de Putten, partagea avec J. de Witt les soins de l’administration, et périt avec lui.

witt (Terre de), partie de la côte N. -O. de l’Australie, entre la terre d’Endraclit au S. et celle de Diémen au N.; par 11<>-21° 30’ lat. S., et 112°-128<> 30’ iong. |ç. Découverte en 1628 par un Hollandais nommé De Witt. — Sur la côte sont deux archipels de Dampier et de Bonaparte, composés d’ilots sablonneux et déserts.

W1TTELSBACH , ancien château de Bavière , près d’Augsbourg, fut le berceau de la famille de Wittelsbach, dont la tige est Luitpold, duc de Bavière, m. en 907 dans un combat contre les Hongrois. Cette famille n’obtint l’hérédité qu’en 1180 ; elle régna sur la Bavière et sur le Palatinat, (V. ces mots).

W1TTEMBERG, v. forte des États prussiens (Saxe), à 97 leilom. Sud-Ouest de Berlin, sur la rive droite de l’Elbe, et sur le chemin de fer de Berlin à Leipzig; 10,000 hab. Ch.-l. de cercle. On voit sur le marché, depuis 1821, le monument de Luther. L’église du château contient les tombeaux de Luther, de Mélanchthon, et de l’électeur Frédéric le Sage. C’est aux portes de cette église que Luther afficha ses fameuses thèses, 1517, sources de la Réformation. Université, fondée en 1502, et transférée à Halle en 1815. Fabr. de draps et de toiles, teintureries, tanneries, distilleries. — Wittemberg fut fondée par Bernard, fils d’Albert l’Ours, duc de Brandebourg, et prise en 1547 par Charles-Quint, en 1756 et en 1760 par les Russes, en 1806 par les Français. E. S.

W1TTENAGEMOT, c.-à-d. Assemblée des sages, nom de l’assemblée nationale des Anglo-Saxons au temps de l’Heptarchie; chacun des 7 Etats avait la sienne.

W1TTGENSTE1N , château des Etats prussiens (Westphalie) , donne son nom à un cercle de la régence d’Arensberg (ch.-l., Berlebourg) , et à la famille de Sayn- Wittgenstein, divisée en lignes de Wittgenstein-Berlebourg et Wittgenstein-Ilohenstein.

wittgenstein ( Louis- Adolphe-Pierre, prince de), gé néral, né en 1769, m. en 1843, entra au service de la Russie , commanda, en 18 12, les troupes chargées de couvrir S'-Pétersbourg contre l’invasion française , imagina, dit-on, le plan de défense qui contribua à sauver la Russie, eut sous ses ordres, pendant la campagne de 1813, les armées alliées de Russie et de Prusse, prit part aux batailles de Lutzen, de Bautzen et de Leipzig, enfin à la campagne de France, 1814; l'empereur l’éleva, eu 1825, au rang de feld - maréchal , puis le chargea de la guerre de Turquie en 1828; mais Wittgenstein, appesanti par l’âge, la poussa avec peu de vigueur, et fut mis à la retraite en 1829. Son titre de prince lui fut donné par le roi de Prusse en

WITTICHIUS (Christophe), théologien protestant, né en 1625 à Brieg (Basse-Silésie), m. en 1687, enseigna les mathématiques à Duisbourg et la théologie à Nimèguc. On a de lui : Theologia pcicifica, Leyde, 1671, in-4°; Exercitaliones llieologicæ, 1682, in-4°; Consensus veritalis in Saiptv.rd divinâ... cum rentate pliilosophicâ à Cartesio détecta, 1682, où il essaie de concilier la philosophie de Descartes avec la théologie; Anti-Spinosa, 1690, in-4°, etc.

WITT1NGAU , ville de Bohême, à 26 kil. E. do Budweis ; 4,500 hab. Château des princes de Schwarzemberg.

W1TT.MUND, v. du Hanovre, à 24 kil. N.-E. d’Aurich, sur un canal qui la fait communiquer avec la mer; 7,000 hab. Entrepôt de sels. Comm. de chevaux, grains, beurre, fromage.

WITT STOCK, v. des Etats prussiens (Brandebourg) , sur la Donse, à 100 kil. N. -N. -O. de Potsdam ; 6,350 hab. dépôt d’indigents. Fabr. de lainages, toiles, tabac. Les

Suédois, commandés par Baner, y battirent les Impériaux en 1636.

WITZENHAUSEN , ville de Prusse ( provint e de Hesse i, au confluent du Gelster et de la Werra, à 22 kil. E. de Cassel ; 3,150 hab. Ch.-l. de cercle. Commerce de fruits, vin, tabac, cuirs, papier.

WLAARD1NGEN. V. Vlaardingen.

WLADIM1R. V. Vladimir.

WLADISLAS. V. Vladislas.

WLODZIMIERZ. V. Vladimir.

WOBURN ou OI.D-WOBURN, v. d’Angleterre, comté et à 21 kil. S.-S.-O. de Bedford; 1,914 hab. Près de là, beau château des ducs de Bedford, sur l’emplacement d’une abbaye de Cisterciens fondée en 1145.

WODEN. V. Odin.

WOERDEN, v. forte du royaume de Hollande (Hollande méridionale), à 15 kil. O. d’Utreeht; 3,0C0 hab. Le maréchal de Luxembourg y battit les Hollandais en 1672.

WOERTH-SUR-SAUER , ch.-l. de cant. (Bas-Rhin), arr. et à 25 kil. S.- O. de Wissembourg; 1,140 hab.

WOIVODE. V. Vayvode.

WOIVRE iPays de). V. Voitre.

WOLA , vgede Pologne, gouvt et à 4 kil. O. de Varsovie. C’est là, dans la plaine de liolau, que se tenait en plein air la diète polonaise pour l’élection des rois.

WOLAU, v. des Etats prussiens (Silésie), à 42 kiL N.- O. de Breslau; 2,500 hab. Ch.-l. de cercle.

WOLCOTT (John ), médecin et poète anglais, dit Peler Pindar, né en 1738 à Dodbrook ( Devonshire ) , m. en 1819, acheva ses études en France, alla à la Jamaïque, en 1769, en qualité de médecin du gouverneur de cette île, et, de retour en Angleterre, s’établit à Truro, puis à Exeter.et à Londres. Il a composé des Odes, des Satires très-vives contre les grands du jour, et d’autres poésies, dont la meilleure édition est celle de Londres, 1816, 4 vol. in-4° ; il y a de la verve et de l’esprit, mais une foule d’allusions qui les rendent peu claires aujourd’hui.

WOLF (Jérôme), savant allemand, né en 1516 dans la principauté d’Œttingen, m. en 1580, étudia à fond les langues grecque et latine aux universités de Nordlingen et de Nuremberg, embrassa le luthéranisme, voyagea en France, où il fut bien accueilli par Vascosan, Ramus et Turnèbe, et enfin devint principal du collège d’Augsbourg, et bibliothécaire de cette ville. Il a laissé des traductions latines, élégantes et fidèles, de Démosthène, Isocrate, Epictète, Suidas, Zonaras,Nicépliore Grégoras, etc., avec des commentaires estimés.

wolp ou wolff (Jean-Chrétien), philosophe et mathématicien, né à Breslau en 1679, m. en 1754, était fils d’un brasseur. Il étudia d’abord dans sa ville natale, puis à l'université d'Iéna, et alla prendre ses grades à Leipzig. Appelé à Halle comme professeur de mathématiques, 1707, il y faisait aussi des leçons sur la physique et la philosophie, lorsqu’un conflit s’étant élevé entre lui et les théologiens de Halle, ceux-ci l’accusèrent, auprès du roi de Prusse, d’athéisme et de fatalisme. Frédéric-Guillaume le destitua, et lui ordonna de sortir de ses Etats en deux jours, sous peine de la corde, 1723. Wolf se retira à Marbourg, où le landgrave de Hesse -Cassel lui avait offert une chaire de philosophie. En 1736, le roi le rappela; mais Wolf resta à Marbourg, et ne rentra à Halle qu’à l’avénement de Frédéric IL II fut membre de l’Académie de Berlin, de la Société royale de Londres, de l’Académie des Sciences de Paris, et de celle de Sl-Pétersbourg, dont il avait été nommé vice -président par Pierre le Grand. Wolf fut le vulgarisateur de la philosophie de Leibniz ; il l’adopta entièrement, à l’exception des facultés perceptives des monades ; quant à l’harmonie préétablie, il la regardait comme une simple hypothèse. Pour tout le reste, il est le disciple fidèle de Leibniz, dont il réunit toutes les idées en corps de doctrine , en les soumettant à la méthode géométrique. Le premier, il traça le plan d’une encyclopédie complète des sciences philosophiques, et il le réalisa en partie. Ses ouvrages furent publiés en deux séries; la lrc comprend ceux écrits en allemand, et dont voici les titres: Logique; dt Dieu, du monde, de l'âme humaine; de la Conduite des hommes dans la recherche du bonheur; de la Vie sociale et de la chose publique, des Effets ou des produits de la nature ; des Pins des choses naturelles, ou des causes finales. Les écrits de la 2e série, en latin, sont : une Logique; une Ontologie; une Cosmologie , une Psychologie expérimentale; une Psychologie rationnelle ; une Théologie naturelle; un Traité de philosophie pratique générale; un autre sur le Droit de la nature , suivi du Droit des gens, et d’une Philosophie morale. Wolf laissa inachevé un traité de philosophie politique, qui fut terminé par Hano-

WOL

WOL

vius. L’ensemble de ses écrits forme 23 vol. in-4®. Wolf divise la philosophie d’après la nature de ses objets, à savoir, Dieu, l'âme humaine, et les corps; d’où la théologie , la psychologie, et la physique. Après la philosophie, il met la science des arts et métiers, puis celle des arts, qui comprend, selon lui, la grammaire générale, la rhétorique et la poétique. Enfin il y a une philosophie première ou la métaphysique , qui renferme l’ontologie , la cosmologie transeendentale, la psychologie et la théologie rationnelle. V. Gunther Ludovici, Esquisse d’une histoire complète de la philosophie de Wolf, Leipzig, 1737, 3 vol. in-8®; J. Deschamps, Cours abrégé de la philosophie wolfienne, 1743, in-12; Bartholmès, Histoire de l’Académie de Berlin, Paris, 1351, in-8®. R — T.

wolf (Jean-Christophe), théologien et philologue, né en 1683 à Wernigerode (Haute-Saxe), m. en 1739, fut reçu docteur en philosophie à 20 ans, devint co-recteur de l’école de Fleusbourg en 1707, voyagea ensuite dans les Pays-Bas et en Angleterre, et, après avoir tiré de la bibliothèque bodléienne d’Oxford une foule de variantes et de fragments inédits, alla occuper une chaire de philosophie à Wittemberg. Plus tard, il fut nommé professeur de langues orientales à l’Académie de Hambourg, dont il devint recteur en 1715. Dans un 2e voyage en Hollande, 1724, il étudia les manuscrits des bibliothèques de Leyde et d’Amsterdam. On a de lui : Historia lexicorum hebraïcorum, Wittemberg, 1705, in-8°; Origenis Philosophoumena recognilu et notis illustrata, Hambourg, 1706, in-8"; Phædri fabulæ , ibid., 1709, in-8®; Bibliolkeca liebrœa , sive Notitia tum auctorum hebræorum, tum scriptorum, Hambourg et Leipzig, 1715-35,4 vol. in-4°; Anecdola grœca, sacra et profana, ibid., 1722-24, 4 vol. in-8»; Curæ philologicœ in Novum Testamentvm , ibid., 1725-35, 4 vol. in-4®, etc. B.

wolf (Jean-Chrétien), frère du précédent, né à Wernigerode en 1689, m. en 1770, voyagea, à l’exemple de son aîné, en Hollande et en Angleterre, pour collationner les manuscrits grecs, et fut nommé, en 1725, professeur de physique et de poésie au gymnase de Hambourg. On a de lui : Sopphûs fragmenta et elogia , Hambourg, 1733, in-4°; Poetriarum octo... fragmenta et elogia, grec-latin, ibid., 1735, in-4° ; Mulierum grœcarum , quœ oratione prosâ usœ surit, fragmenta et elogia, Gœttingue, 1739, in-4®; Monumenla typographica, Hambourg, 1740, 4 vol. in-8®.

wolf (Fréd. -Auguste), célèbre philologue, né en 1759 àHaynrode, petit village près de Nordhausen (Saxe prussienne), m. en 1824, reçut de son père, pauvre maître d’école et organiste de son lieu natal, les éléments de l’instruction, et alla compléter ses études à l’université de Gœttingue en 1776. Tout en travaillant avec ardeur, il donnait des leçons de grec et d’anglais. Il obtint, par l’entremise de Pleyne, une place de régent au collège d’Ilefeld, 1779, puis occupa l’emploi de recteur de l’école latine d’Osterode, 1782, et devint, en 1783, professeur à l’université de Halle. C’est laque, pendant 23 ans, il composa la plupart de ses ouvrages, et qu’il conquit peu à peu l’une des premières places parmi les érudits et les critiques de son siècle. Contraint de fuir par l’invasion française en 1806, il se retira à Berlin, et, après la paix de Tilsitt, 1807, reçut le titre de conseiller d’Etat. En 1808, il eut une grande part à la création et à l’organisation de l’université de Berlin, où il occupa avec succès une chaire de professeur. En 1824, sa santé l’obligea d’entreprendre un voyage à Nice; il arriva très-fatigué à Marseille, où il mourut au bout de quelques jours. Wolf était associé étranger de l’Institut de France. On a de lui ; des éditions, avec notes, du Banquet de Platon, Leipzig, 1782, in-8®, travail qui le fit appeler à l’université de Halle; de la Théogonie d’Hésiode, 1784 ; de Y Hermès de Harris, 1788 ; du Discours contre Leptine par Démosthène, 1790; des Varia; lecliones de Muret ; de quelques opuscules de Lucien, 1791 ; d’Hérodien, 1792; de V Iliade d’Homère, Halle, 1794, 2 vol. in-8® ; des Œuvres complètes de ce poète, Leipzig, 1804-1807, 4 vol. in-8® ; de Suétone, 1802; du Phédon de Platon, Berlin, 1811, in-4°; des Nuées d’Aristophane, avec une traduction en vers allemands, 1811, in-4®; de VEutyphron, de Y Apologie, et du Crilon de Platon, avec traduction latine, 1812, in-4® ; une Histoire de la littérature romaine, en allemand, Halle, 1787, in-8°; des Mélanges, en latin et en allemand, 1802. Le plus grand titre de Wolf, comme critique et comme écrivain, sont des études sur les poèmes d’Homère, écrites en latin et publiées sous le titre de Proleyomena ad Homerum, Halle, 1795, in-8°; elles produisirent une grande sensation, et soulevèrent les plus vives querelles : reprenant quelques-unes des opinions de Vico, Wolf nie dans cet ouvrage l’existence d’Homère, soutient que Y Iliade et l’Odyssée ne sont pas du même auteur,

et prétend établir, par des recherches ingénieuses du reste , et en s’appuyant sur les grammairiens d’Alexandrie, que ces poèmes se composent de poésies recueillies des rhapsodes et assemblées au temps de Périclès. 1’. Ch. Galusky, Fr.-Aug. Wolf, Revue des Deux Mondes du 1er mars 1848. B.

wolf (Pierre-Philippe), historien, né en 1761 à Pfaffenhofen (Bavière), m. en 1808, dirigea, de 1799 à 1807, une maison de librairie à Leipzig, et devint membre de l’Académie royale de Munich. On a de lui, en allemand : Histoire générale des Jésuites, Zurich, 1789-92, 4 vol. in-8®; Histoire de l'Eglise catholique romaine sous le pontificat de Pie VI, Leipzig, 1793-98, 6 vol. jm-8°; Histoire de la religion et de l'Eglise de France, Zurich, 1802, faisant suite à l’ouvrage précédent, ouvrages où il y a beaucoup de mérite, mais gâtés par d’injustes attaques contre l’Eglise catholique et ses institutions; Histoire statistique et topographique du Tyrol, Munich, 1807, in-8°; Histoire de Maximilien Ier et de son époque, ibid., 1807-1809, 3 vol. in-8®, etc. B.

WOLFACH , v. du grand-duché de Bade, sur la Kinzig, à 25 kil. S.-E. d’Offenbourg ; 1,650 hab. Commerce de bois Mines de plomb argentifère, de cuivre, de cobalt, et d’antimoine.

WOLFE (James), général anglais, né en 1726 à Westerham (Kent), d’un major-général, m. en 1759, fit ses premières armes dans les Pays-Bas contre la France, en 1747. Envoyé eu Amérique, 1758, sous les ordres d’Abercromby, il prit part à l’expédition du Cap -Breton, et fut bientôt nommé commandant de l’armée du Canada. Il défit Montcalm près de Québec, et fut tué à la prise de cette ville. On a publié sa Vie et Correspondance, Londres, 1827, 2 vol. in-8®.

WOLFENBUTTEL , Guelferbytum, ville du duché de Brunswick, sur l’Ocker, à 14 kil. S. de Brunswick; 10,000 hab. Ch.-l. de district. Cour suprême du Brunswick. Consistoire évangélique luthérien. Gymnase ; très-riche bi bliothèque, où Lessicg a un monument. Ancien château, jadis résidence des seigneurs de Wolfenbuttel, et auj. des ducs de Brunswick. Connu, de blé, laine, fil de lin. Fabr. de tabac et d’amidon. — Près de là, le maréchal de Guébriant battit les Impériaux, en 1641.

WOLFFHART (Conrad), philologue, connu aussi sous le nom de Lycostliène, qui n’est que son propre nom traduit en grec, né en 1518 à Rouffach (Alsace), m. en 1561, étudia à l’université d’Heidelberg, s’établit, en 1542, à Bâle , où il enseigna publiquement la grammaire et la dialectique, et devint, en 1545, diacre et prédicateur à l’église'ïù-Léonard. On a de lui : Abrégé de la Bibliothèque de Gessner, Bâle, 1551, in-4°; des éditions dulivre des Prodiges de Julius Obsequens, et de la Géographie de Ptolémée ; Prodigiorum et ostentorum chronicon, Bâle, 1557, in-fol., compilation assez curieuse, etc.

WOLFGANG (Saint), né en Souabe, m. en 994, appartenait à la famille des comtes de Pfulingen , et était lié avec l’archevêque de Cologne, Brunon , frère de l’empereur Othon le Grand. Il vécut longtemps dans un couvent au fond d’une forêt , refusa par modestie la prêtrise, qui lui fut enfin conférée par S1 Ùdalrich, alla prêcher l’Evangile en Hongrie en 972, et devint évêque de Ratisbonne en 974. Fête, le 31 octobre.

WOLFHAGEN , v. de Prusse (province de Flesse), sur une hauteur, à 25 kil. O. de Cassel ; 3,000 hab. Ch.-l. de cercle. Industrie active des toiles, lainages et biscuits. Ville ruinée pendant la guerre de Trente Ans.

WOLGAST, v. des Etats prussiens (Poméranie), à 31 kil. S. de Greifswalde; 5,300 hab. Fabr. de tabac et de savon.

WOLHYNIE. V. Volhynie.

WOLKONSKY, nom d’une famille princière de Russie, issue de Rurik. Elle est ainsi appelée de la Wolkona, riv. du gvt de Toula.

WOLLASTON (William), philosophe anglais, né en 1659 dans le comté de Stafford, m. en 1724. Sa pauvreté le força, au sortir de l’université de Cambridge, de se faire sous-maître à l’école publique de Birmingham ; mais un riche héritage, en 1688, lui permit de venir travailler à Londres. Sou Tableau de la religion naturelle, Londres, 1724 (traduction française, La Haye, 1726, 3 vol. in-12), donne la raison comme base à la morale, et respecte la révélation.

wollaston (William), physicien, descendant du précédent, né en 1766, m. en 1828, fit ses études à Cambridge , abandonna la médecine pour les sciences naturelles, où ses découvertes et ses travaux lui valurent une fortune considérable. Il fut admis, en 1793, à la Société royale de Londres, et devint secrétaire de cette compa-

woo

WOR

gnie en 1806. On lui doit plusieurs inventions ingénieuses, telles que le microscope à lampe , le perfectionnement de la caméra lucida, de Hook, ou chambre obscure périscopique, le goniomètre à réflexion, pour mesurer avec précision la forme des cristaux; il indiqua le phénomène de la rotation des aimants, et un moyen de rendre le platine malléable et ductile. Enfin il a découvert deux métaux, le rhodium et le palladium. Plusieurs de ses Mémoires sont insérés dans les Transactions philosophiques.

WOLLIN , jadis Julin, v. des Etats prussiens ( Poméranie), sur la côte E. de l’ile de son nom formée par la Swine et la Divenow, bras orientaux de l’Oder, par le FrischeHaff et la Baltique; 3,000 hab. — L’ile a 24,500 hect., 26 kil. sur 22, et 6,000 hab. Trois ponts jetés sur la Divenow l’unissent au continent.

WOLLMIRSTADT, v. des Etats prussiens (Saxe) , à 17 kil. N. de Magdebourg; 3,400 hab. Ch.-l. de cercle.

WOLOGDA. V. Vologda.

WOLSEY ( Thomas), cardinal et ministre du roi d’Angleterre Henri VIII, né en 1471, d’un riche bourgeois d’Ipswich (Sufl’olk), et non d’un boucher, comme on le dit ordinairement, m. en 1530, fit ses études à Oxford, puis dirigea une école, où, de concert avec Erasme, il propagea la langue grecque. 11 devint tuteur des fils du marquis de Dorset, chapelain de l’archevêque de Cantorbéry, et receveur des deniers royaux à Calais. Après une ambassade vers l’empereur Maximilien, il fut nommé aumônier de Henri VII et doyen de Lincoln. Henri VIII, charmé de l’élégance de ses manières, de la gaieté de son esprit, de sa souplesse et de sa complaisance , lui accorda toute sa faveur, le fit chanoine de Windsor, doyen d’York, évêque de Tournai ^ et le fit entrer au conseil d’Etat, 1510. En 1515, Wolsey devint archevêque d’York , puis grandchancslier. Léon X le fit cardinal et légat. D’autres dignités encore élevèrent, avec celles-là, ses revenus à un chiffre si haut, qu’il jouissait d’une opulence vraiment royale. 11 en consacra une partie à fonder plusieurs chaires et le collège de Christ-Chureh à Oxford ; il construisit aussi à Hampton - Court un magnifique et très-somptueux palais. Il eut une maison composée de plus de 800 personnes, dont beaucoup étaient comtes, barons, chevaliers. Son talent de diplomate mit le comble à sa puissance. Charles-Quint, avec qui il conclut le traité de Bruges contre François Ier en 1521, avait promis de lui faire décerner la tiare pontificale; il attendit en vain la mort de Léon X et celle d'Adrien VI. Il se montra alors favorable à François I«, dont il touchait une pension de 12,000 livres, et fit conclure une alliance entre la France et l’Angleterre. Mais l’affaire du divorce de Henri VIII amena sa chute. Après l’avoir, dit-on, suscitée, Wolsey se désista et refusa d’y prêter les mains, pensant que le roi ne réussirait pas. Anne de Boulen exigea sa disgrâce, et un acte d’accusation fut dressé contre lui. Henri VIII lui permit cependant de se retirer dans la chartreuse de Richmond, où il vécut quelque temps en digne et humble pasteur; mais bientôt, cédant à beaucoup d’instances, le roi le fit arrêter comme coupable de haute trahison. Wolsey mourut à Leicester, pendant qu’on le conduisait à Londres, en regrettant de n’avoir pas servi Dieu avec le même zèle qu’il avait servi le roi. La Vie de Wolsey a été écrite par G. Cavendish (2e édit., Londres, 1827), Fiddes (1724, in- fol.), et Galt (1812, in-4°, et 1817, in-8®). V. aussi Howard, Le cardinal Wolsey et son temps, Londres, 1824. A. G.

WOLTMANN (Ch. -Louis), historien allemand, né à Oldenbourg en 1770, m. en 1817, fut professeur d’histoire à Gœttingue et à léna, puis conseiller et résident du prince de Hesse-Hombourg à Berlin. On a de lui, outre des traductions de Salluste et de Tacite : Histoire de France, Berlin, 1797 ; Histoire d' Angleterre, 1799; Histoire de la Réformation, considérée sous le point de rue de son influence politique, 1803 ; Histoire de la paix de Westphalie, 1808, trad. en français par Mailher de Chassat, à la suite de la Guerre de Trente Ans de Schiller; Histoire de Bohême ,

WOLVERHAMPTON , v. d’Angleterre, comté et à 28 kil. S. de Stafford, sur le chemin de fer du N. -O. ; 147,646 hab. dans la paroisse. On remarque les églises S'-Jean et S'-Pierre. Industrie considérable de serrurerie et d’ouvrages en fer et en cuivre. Mines de fer et de houille. Tous les environs au S.-E. sont manufacturiers.

WONGROWIZ, v. des Etats prussiens I Posen ), à 80 kil. O.-S.-O. de Bromberg, sur la Wilna ; 2,700 hab.

WOOD (Antoine), antiquaire et biographe, né à Oxford en 1632, m. en 1695, a composé : Hisloria et antiquitates unùersilatis oxoniensis, Oxford, 1674-75, in-fol., publiées en

latin, puis en anglais, 1786; Alhenœ oxonienses , ou Vies des personnages sortis d’Oxford de 1500 à 1690, Londres, 1691, in-fol., et 1813-19,4 vol. in-4° (en anglais), ouvrage qui forme une bonne histoire littéraire de l’Angleterre, etc. On s’aperçoit souvent , dans ses écrits, exacts en général , de son penchant vers le catholicisme. A. G.

Wood (Robert), archéologue irlandais, né vers 1717, m. en 1775. Elève d’Oxford, il visita, en 1750, avec Dawkins et le dessinateur Borra, l’Asie occidentale. De retour en 1752, il publia: les Ruines de Palmyre, Londres, 1753, in-fol., et Paris, 1819, in-4°, 57 pl.; et les Ruines de Balbeclt, Londres, 1757, in-fol., 47 pl.; ouvrages très-remarquables, et d’une grande exactitude. Nommé secrétaire d’Etat, il publia encore un Essai sur le génie original d'Homère, avec une comparaison de l’ancienne et de la nouvelle Troade, Londres, 1769, in-4°, et Paris, 1777, in-8®, livre savant et ingénieux. A. G.

WOODBOROUGH, brg d’Angleterre, comté et à 9 kil. N.-N.-E. de Nottingham ; 801 hab. Là fut inventé le mé tier à bas, dont l’industrie y est toujours florissante.

WOODBRIDGE, brg et paroisse d’Angleterre (Suffolk), à 13 kil. E.-N.-E. d’Ipswich, sur la Deben; 4,800 hab. Maison de correction. Chantiers de construction.

WOODSTOCK , brg et paroisse d’Angleterre, comté et à 14 kil. N.-N.-O. d’Oxford; 7,900 hab. Fabr. de gants et d’objets en acier poli. Château royal, avec parc, construit par le roi Henri II pour la belle Rosemonde. — Patrie du prince Noir.

woodstock (Thomas). V. glocesteu (duc de).

WOODWARD (John), médecin et géologue anglais, né en 1665 dans le comté de Derby, m. en 1722, professeur de médecine au college de Gresham en 1692, membre de la Société royale de Londres en 1693, et associé du collège de médecine de Cambridge en 1702, publia un Essai sur l'Histoire naturelle de la Terre et des corps quelle contient..., Lond., 1795, in-4®, livre qui fit grand bruit et rencontra beaucoup d’objections, parce qu’il n’est vraiment qu’un roman géologique, où l’auteur suppose une masse d’eau centrale, qui , mise en mouvement par Dieu, causa le Déluge. Buffon, entre autres, le réfuta dans sa Théorie de la Terre. On doit encore à Woodward plusieurs ouvrages de médecine estimés: Traité sur la bile, 1717, in-8® ; Etat de la médecine et des maladies, 1718, in-8®, etc.

WOOLSTON (Thomas), théologien anglais, né à Northampton en 1669, m. en 1731, suivit la carrière ecclésiastique, eut une chaire au collège de Sidney à Cambridge, la perdit à cause Se la hardiesse ou plutôt l’extravagance de ses opinions religieuses, fut destitué, mis en jugement, condamné, et retenu en prison jusqu'à sa mort. Il affectait de ne voir, dans les miracles de la Bible, que de simples allégories, disant que des athées ou des déistes pouvaient seuls s’attacher au sens littéral et historique. Ses idées ont été surtout développées dans six Discours sur les miracles de J.-C., qu’il publia en 1727-29, 3 vol. in-8®, ouvrage qui le fit condamner et fut solidement réfuté, entre autres par Sherlock ( V. ce nom).

WOOLWICH, brg et paroisse d’Angleterre (Kent), à 14 kil. E. de Londres, sur la rive dr. de la Tamise’; 28,000 hab. Première place du royaume comme dépôt d’armes et de munitions de guerre. Immenses chantiers pour la construction des vaisseaux de ligne, avec cales sèches, forges à ancres, corderies. Fonderie de canons, fabr. de fusées à la Congrève. Ecole d’artillerie et du génie. Hôpital militaire.

WOOSIJNG , v. de Chine, au confluent de l’Yang-tsé- Kiang et de la rivière qui remonte à Shang-Haï. Station de commerce pour l’opium.

WültCESTER , Branogenium, Branonium, cité-comté d’Angleterre, capitale du comté de son nom, sur la rive g. de la Severn, à 5 kil. N. -O. de Spetchley, station du chemin de fer de Bristol , à 176 kil. N.-O. de Londres, et à 38 kil. S.- O. de Birmingham, à laquelle elle est unie par un canal; 31,123 hab. Evêché; siège des assises et des quarter-sessions ; maison de correction à la Howard; école latine attachée à la cathédrale, et fondée par Henri VIII. Ville bien bâtie, et agréablement située ; cathédrale gothique duxiv® siècle avec la tombe du roi Jean; églises S‘-André et Stc-Hélène; beau palais épiscopal. Industrie et commerce actifs : porcelaines, gants, chaussures, cuirs, etc. Marchés pour grains et houblon Cromwell remporta à Worcester une grande victoire sur les royalistes en 1651. C’était, sous le nom rie Caer Guoranyon , une des principales villes des Bretons. Ce fut le 2e évêché de Mercie sous les Saxons. — Le comté de Worcester, situé entre ceux de Hereford à l’O., de Salop et de Stafford au N., de Warwick à l’E., de Monmouth et

WOR

Page 1