Y LD
YOR
tin de Vries la longea en 1643; les Russes en 1739, La Pérouse en 1787, Broughton en 1796, la visitèrent.
YEU ( lie d’ ). V. Dieu.
YEYlîE. V. Auron.
YEZD ou JEZD, ville de Perse, ch.-l. d’une province de son nom depuis 1865, à 364 kil. S.-E. d’Ispalian; 30,000 hab. Entrepôt de marchandises de l’Inde , qui y sont apportées par les caravanes d’Hérat et de Boukhara. Fabriques d’étoffes de soie, communes ou mêlées d’or et d’argent; châles, armes blanches, pistolets.
YEZDEGERD Ier, roi sassanide de la Perse, 399-419, fils de Schahpour III, sut garder la paix avec l’Empire d’Orient; mais par sa tolérance envers les chrétiens, qu’il laissa jouir de la plus grande liberté, il souleva contre lui la haine des Mages, alarmés pour leur propre religion. 11 mourut d’une chute de cheval.
tezdegeud il , roi de Perse, 439-457 ; très-attaché à la loi de Zoroastre, il imposa par la force des armes le culte du feu à l’Albanie, à l’Arménie, à l’Ibérie, et persécuta les chrétiens.
yezdegerd ni, roi de Perse, 632-652, se montra tolérant en religion, mais repoussa les injonctions du calife Omar, qui voulait lui imposer l’islamisme. Roustam, son favori, fut d’abord victorieux des Arabes musulmans en 634 ; mais il perdit lui-même les batailles de Néhavcnd et de Kadésiah, et fut assassiné par des hordes turques, qu’il avait appelées à son secours. Avec lui finit la dynastie des Sassanides. Le commencement de son règne (16 juin 632) fut une ère pour les Perses.
YÉZ1D Ier, 2e calife ommiade, régna à Damas de 680 à 683. Après la mort de son père Moâwiah, il avait été reconnu pour légitime calife dans tous les pays musulmans, sauf à Médine, la Mekke et quelques autres villes. Parmi les grands, Hoçayn, fils d’Ali, et Abdallah, fils de Zobavr, lui disputèrent le califat. Il fit périr Hoçayn et sa famille, prit de force Médine, qui était au pouvoir d’Abdallah, mais mourut avant d'avoir réduit la Mekke. Le meurtre de Hoçayn, ses vices, et surtoutson impiété et son avarice, Ont rendu le nom d’Yézid exécrable aux Chiytes. D.
yÉzid il, 9e calife ommiade, fils d’Abd-el-Mélek, succéda à son cousin Omar II en 720. Il soumit le Khoraçân révolté. En même temps, les Arabes d’Espagne s’emparaient de Narbonne, et leur général Al-Samah s’avançait jusqu’à Toulouse, où il fut défait par Eudes, duc d’Aquitaine, 721. Yézid mourut de chagrin de la perte d’une de ses femmes, en 724. D.
yézid iii , 12e calife ommiade, fils de Walid , et neveu du précédent, succéda, en 744, à son cousin-germain Walid II , qu’il avait aidé à détrôner et à faire périr, et vit éclater plusieurs soulèvements contre lui. Les partisans d’Ali s’agitèrent; la Palestine s’insurgea; Merwan , petitfils du calife Mervvan Ier, marchait sur Damas, lorsque Yézia mourut, après un règne de 6 mois.
yézid— ibn-mahleb , général musulman, fut nommé gouverneur du*Khoraçan en 702, encourut la disgrâce du calife Walid Ier, obtint de Soliman, frère et successeur de ce prince en 715, le gouvernement de l’Irak, recouvra encore celui du Khoraçan, et, menacé de nouveau sous Omar II et Yézid II, finit par se déclarer indépendant à Bassorah en 720. Mais il fut vaincu sur les bords de l’Euphrate par Moslémah , frère du calife , et se fit tuer de désespoir en se précipitant au milieu des troupes ennemies. Il avait environ 50 ans.
YÉZIDES ou YÉZIDIS, peuple kourde de la Turquie d’Asie, au nombre de 200,000. Les uns, retranchés dans les monts Sindjar, entre Mossoul et le IChabour (Nord de l’eyalet de Bagdad), sont indépendants et peuvent lever 6,000 fantassins et 3,000 cavaliers. Les autres, répandus dans le S. de la Syrie, le Kourdistan, le Diarbékir, et même la prov. russe d’Erivan, sont soumis aux chefs des contrées qu’ils habitent. Tous sont passionnés pour le tabac et le vin , abhorrent l’islamisme, et font le plus de mal possible aux mahométans. Leur religion, qui a pour auteur un cheikh du nom d’Yézid , reconnaît deux principes : l’un , bon , qui est Dieu ; l’autre, mauvais, le Diable, qui recouvrera incessamment l’empire du ciel qu’il a perdu.
YFERTEN , nom allemand d’YvERDUN.
Y-KING, livre sacré des Chinois. V. Wen-Wang.
YLDEGOUZ (Schams-Eddyn), fondateur de la dynastie des Atabeks dans l’Aderbaïdjan , avait été amené fort jeune comme esclave du Kaptchak en Perse , gagna la confiance des sultans seldjoucides Mahmoud et Mas’oud, devint, sous ce dernier, émir et gouverneur de l’Arménie et de l’Aderbaïdjan , épousa la veuve de Mahmoud , se rendit maître de presque toute la Fcrse, et mourut en 1172,
YOGIS. V. Joguis.
YOLOFS. V. Ghiolofs.
YON (Saint), Jonius ou Æonius, disciple de S1 Denis, passe pour avoir fondé à Châtres ( Arpajon) une église où ses prédications attiraient en foule les catéchumènes. On croit qu’il y subit le martyre, en 290. Fête, le 5 août. Les Frères des écoles chrétiennes ont porté le nom de Frères de St-Yon, quand ils avaient leur principal établissement à l’abbaye de S1- Yon , près de Rouen.
yon, riv. de France (Vendée), arrose Napoléon-Vendée (jadis La Roche-sur-Yon), et se jette dans le Lay, à 7 kil. S. -O. de Mareuil ; cours de 65 kil.
YONNE, Icauna, riv. de France, naît aux étangs de Belle-Perche (Nièvre), au S.-E. de Château-Chinon , arrose le départem. de l’Yonne, passe à Corbigny, Clamecy, Coulanges, Auxerre, Joigny, Villeneuve-le-Roi , Sens, et se jette dans la Seine à Montereau ( Seine -et-Marne |; cours de 280 kil., flottable depuis ses sources, navigable depuis Auxerre sur 109 kil. Grands transports de bois, charbons et vins pour Paris. L’Yonne est reliée à la Loire par le canal du Nivernais, et à la Saône par celui de Bourgogne.
Yonne (d’), département de l’E. de la France, ch.-l., Auxerre; formé de parties de la Champagne, de la Bour gogne, et de l’Orléanais; entre les départements de Seineet-Marne au N., de l’Aube au N.-E., de la Côte-d’Or à l’E.; de la Nièvre au S., du Loiret à l’O.; 738,906 hectares, 372,589 hab. Arrosé par l’Yonne, l’Armançon, le Serein, la Cure, et le Loiug, et traversé par les canaux de Bourgogne et du Nivernais. C’est un pays de plaines, trèsboisé, et inégalement fertile. Il y a des contrées sèches et arides, et des étangs nombreux. Récolte de céréales, écorces à tan, vins estimés, entre autres ceux de la côte des Olivotes de Tonnerre, d’Auxerre, de Coulanges, de Junay, d’Epineuil, de Chablis, de Tonnerre. Elève de moutons, porcs. Exploit, de fer, pierres meulières et lithographiques, grès, argile, ocre. Hauts-fourneaux, briqueteries, papeteries, verreries, faïenceries, fabr. de lainages, tonnellerie. Ce département forme le diocèse de Sens, et dépend de la Cour impériale de Paris.
YORK, fiboracum, eité-comté d’Angleterre, au N., trèsbelle ville, capit. du comté de son nom, sur l’Ouse et le Foss, à 320 kil. N. -O. de Londres ; par 53° 57’ 30" lat. N., et 3° 25’ 5" long. O.; 40,377 hab. Archevêché anglican, dont le titulaire est primat d’Angleterre et aumônier de la couronne. La cathédrale, la plus belle d’Angleterre, bien qu’endommagée par un incendie en 1839, a été bâtie aux xiii' et xive siècles. L’église de Tous-les-Saints est construite avec les pierres de l’anc. ville. On remarque encore le palais de justice, construction gothique du xve siècle ; la prison du comté, le Guildhall, et le ilanor-house, tour à tour palais royal , monnaie et palais épiscopal. Beaucoup d’antiquités romaines ; restes d’une abbaye fondée par Guillaume II, et d’un collège fondé par Henri VI. Bibliothèque, avec observatoire et cabinet d’histoire naturelle. Ecole latine, transférée de Manchester en 1803. Le maire d’York, comme ceux de Londres et de Dublin, a le titre de lord maire. Verreries, manuf. de tapis, linge, papiers de tenture. Marchés et foires considérables pour chevaux, moutons, cuirs, laines, grains. — Ane. capit. des Briganles , York a servi de résidence à Adrien, à Sévère et Constance Chlore, qui y moururent, à Constantin, etc. Elle fut, sous les Saxons, la capitale des royaumes de Northumbrie et de Deïra. Elle souffrit beaucoup par sa lutte contre Guillaume Ier. Elle soutint un siège contre Charles Ier, 1644, et résista à Jacques II. Patrie d’Alcuin et de Flaxman. — Le comté d’York, le plus grand de l’Angleterre, au N.-E., entre la mer du Nord à l’E., les comtés de Durham au N., de Westmoreland, de Lancastre et de Chester à l’O., de Derby, de Nottingham, etde Lincoln au S., a 2,033,051 hect. , dont 1,003,000 pour Inculture; 1,591 ,480 hab. Hautes montagnes au N. -O ; fertile au N.; marais et landes au S., entre le l'on et la Trent. Richesses agricole et minérale à la fois. Elève de porcs. A l’O. , houillères et manuf., fonderies et poteries. Ce comté se divise en trois Ridings ou provinces : North-Riding , v. principales . Northallerton, Boroughbridge, Richmond, Pickering, Withby; Wesl-Rir ding, très- pittoresque, et où sont Leeds, Bradford, Halifax, Wakefield, Sheffield; East-Riding, qui renferme Hull, Beverley, Great-Dieffield, Pocklington. Une 4e division, dite Ainsiy , n’est que la partie S. -O. de la capitale.
york ou touonto , v. de l’Amérique anglaise. V. to • ronto. „ . , , , ,
YORK, ville des Etats-Unis (Pensylvame) , ch.-l. de comté sur la Cadorus-Creek, affluent de la Susquehannah, à 64 kil. N.-N.-O. de Baltimore; 5,000 hab. Comm. de produits agricoles ,
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