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YORK, v. des Etats-Unis (Maine] , à 16 kil. N.-E. de Portsmouth; 3,500 hab.
York (Cap), pointe septentrionale de l’Australie, sur le détroit de Torrès, en face de la Nouvelle-Guinée; par 10» 42’ 40” lat. S., et 140» 8’ 26” long. E.
YORK (Maison d’), branche de la famille royale des Plantagenets en Angleterre, était issue d’Edmond de Langley, 4e fils d’Edouard 111. Elle disputa le trône aux Lancastre pendant la guerre des Deux-Koses, alléguant le mariage de Richard , fils d’Edmond de Langley, avec Anne Mortimer, arrière-petite-fille de Lionel, duc de Clarence et 2e fils d’Edouard 111; union qui, disait-elle, la faisait passer avant les Lancastre, issus seulement du 3e fils de ce roi. Elle fournit trois rois à l’Angleterre, Edouard IV, Edouard V, Richard III, et fut renversée par les Tudor, qui se rattachaient aux Lancastre. Le signe de ralliement des Yorkistes était une rose blanche, celui des Lancastriens une rose rouge.
York I Edmond de langley, duc d’), 4e fils du roi Edouard III, et tige de la maison d’York, avait été d’abord comte de Cambridge. Pendant la minorité de son neveu Richard II, il partagea la régence avec son frère Jean de Gaunt, duc de Lancastre, dont il favorisa ensuite la révolte, et dont il accepta le fils, Henri IV, pour roi d’Angleterre, après la déposition de Richard, 1399. Il mourut en 1402.
York (Richard, duc d’), petit-fils du précédent, né en 1416, m. en 1460. Son père, Richard de Cambridge, avait été décapité sous Henri V comme auteur d’un complot tendant à rendre la couronne aux héritiers légitimes de Richard IL II succéda aux titres de son oncle Edouard, tué en 1415 à la bataille d’Azincourt, fut cinq ans régent de France au nom de Henri VI, puis gouverneur d’Irlande, et travailla à grossir dans cette île le parti qu’il avait déjà en Angleterre. Profitant de la faiblesse du roi et de l’impopularité de la cour, il vint d'Irlande avec 4,000 hommes, en 1451, rallia ses partisans d’Angleterre, et marcha sur Londres, en réclamant la convocation d’un Parlement, où il espérait se faire décerner la couronne ; mais, refoulé vers le comté de Kent par Henri VI , il dut mettre bas les armes , et se retira dans son château de Fotlreringay , où il continua néanmoins ses intrigues. Henri VI étant tombé en enfance, il réussit à se faire déclarer Protecteur du royaume. Privé du pouvoir au bout de quelques semaines, par un retour du roi à la raison, 1455, il afficha ouvertement ses prétentions au trône, rassembla ses partisans dans le pays de Galles, et marcha sur Londres. Henri s’avança à sa rencontre; York, aidé de Warwiclc , gagna la bataille de Sl-Albans, fit le roi prisonnier, mais, sans oser usurper la couronne, se fit prier de reprendre le titre de Protecteur , en déclarant que le roi était frappé d’aliénation mentale. La reine, Marguerite d’Anjou, ne tarda pas à obtenir du Parlement la déclaration que le roi était capable de gouverner. Le duc d’York, après deux ans de tranquillité, reprit les armes, éprouva d’abord quelques échecs dans le pays de Galles, et s’était déjà retiré en Irlande, quand ses affaires furent rétablies par Warwick à la bataille de Northampton, 1460. Henri fut encore une fois fait prisonnier, conduit à Londres, puis enfermé à la Tour. York se fit déclai’er son héritier par le Parlement, au détriment du fils même de Henri; mais la reine Marguerite rassembla une puissante armée, et marcha contre York, qui fut défait et tué à Wakefield; Marguerite ordonna de planter sa tète, surmontée, par dérision, d’une couronne de papier, sur les murs d’York. Richard avait eu 4 fils : le comte de March, qui régna sous le nom d’Edouard IV; le comte de Rutland, poignardé après la déroute de Wakefield par lord Clifford ; le duc de Clarence; le duc de Glocester (Richard III] . B.
York (Jacques, duc d’). V. Jacques ii.
York (le cardinal d’). V. stuart (H. -Benoît).
york (Frédéric, duc d’) , 2e fils de George III , né à Windsor en 1763, m. en 1827, fut pourvu de l’évêché luthérien d’Osnabrück, ne suivit pas moins la carrière des armes, et en fit l’apprentissage en Prusse auprès du vieux Frédéric IL Nommé d’abord colonel du 1er régiment des gardes de son père, il commanda, en 1793 , les troupes que l’Angleterre envoya dans les Pays-Bas au secours de l’Autriche, agit en commun avec le prince de Cobourg jusqu’à la prise de Valenciennes, voulut faire isolément le siège de Dunkerque, fut défait par Houchard à Hondschoote, essuya encore un échec à Tourcoing en 1794, et dut se rembarquer à Cuxhaven avec les débris de ses troupes. 11 n’en reçut pas moins le titre de feld-maréchal et le commandement suprême de l’armée de terre. En 1799, le cabinet anglais ayant entrepris, de concert avec
la Russie, une expédition en Hollande pour y rétablir la maison d’Orange , la direction en fut confiée au duc d’York, qui se fit battre par Brune à Alkmaar et à Castricum, et ne put se rembarquer qu’en signant une capitulation honteuse. De retour en Angleterre , il fut vivement attaqué par l’opinion publique, eut à se défendre devant la Chambre des communes comme accusé, dans ses fonctions de chef du personnel de la guerre, d’avoir vendu les commissions d’officier, laissa sa maîtresse , mistress Clarke, porter seule la peine de ce système de corruption, et consuma sa fortune par des excès de toute sorte, au point que sa voiture et ses chevaux furent plusieurs fois arrêtés par des créanciers dans les rues de Londres. Ennemi de toute occupation sérieuse , presque dépourvu d’instruction, il ne parut guère à la Chambre des lords que pour y combattre l’émancipation des catholiques. B.
YURKTOWN, brg des Etats Unis (Virginie), port de commerce sur la York, à 112 kil. E.-S.-E. de Richmond; 2,000 hab. Ch.-l. de comté. Washington y fit prisonnière une armée anglaise, commandée par lord Ccrnwaliis, en
YO-TCIIÉOU , v. de Chine (Hou-nan), à 150 kil. N. de Tchang-cha; 200,000 hab. Ch.-l. de département.
YOUAN-TCHÉOU, v. de Chine (Kiang-si), à 190 kil. S.- O. de Nan-tcliang. Ch.-l. de département.
YOUDIIICHTllIRA , le 1er des Pandous ( V . ce mot) , possédé de la passion du jeu, y perdit ses Etats, ses 4 frères et sa femme , ce qui fut une des causes do la guerre entre les Pandous et les Ivourous, dont il sortit 'victorieux. Après un règne de 35 ans, il se retira dans la solitude. Il a donné son nom à une ère des Hindous, qui commence vers l’an 1200 av. J.-C.
YOUDRA. V. Si am.
YOUGI1AL, v. d’Irlande, port à l’embouchure de la Blackwater, dans le comté et à 45 kil. S. E. de Cork; 9,600 hab. Douane, église et Bourse remarquables. Cabotage actif. Bains de mer fréquentés.
YOUN-CHAN, partie de l’Empire de Siam , dans la vallée du Menam, est séparé de l’Empire birman par le Thaleayn ; ch.-l., Zima.
YOUNG (Edouard), poëte anglais, né en 1681 à Upham, près de Winchester, d’un chapelain du roi Guillaume, m. en 1765, étudia d’abord le droit, puis l’abandonna pour s’occuper de poésie , et devint poëte de circonstance et poëte de cour. Il composa des Epitres, dédiées aux grands seigneurs et remplies de leur éloge; un Panégyrique de George /cr, et un poëme du Jugement dernier, 1713, où il sut trouver place pour la flatterie. 11 donna ensuite deux tragédies, Rusiris , 1719 , et la Vengeance, 1721 , qui eurent peu de succès. A l’âge de 46 ans, il embrassa l’état ecclésiastique, et fut bientôt nommé chapelain de George II. En 1740, la mort prématurée de sa femme, puis celle de sa belle-fille, qu’il aimait tendrement et qui succomba dans ses bras, firent sur lui une profonde impression, et lui causèrent une sombre tristesse, qu’il exhala dans une suite de pièces de vers sur le néant des choses humaines, intitulées Méditations de.la nuit, parce que c’était la nuit qu’il aimait à se livrer à sa douleur. Young doit son immortalité à cet ouvrage, empreint d’une sérieuse mélancolie, bien qu’un peu emphatique; on y trouve des pensées sublimes à côté de détails grossiers ou révoltants , de la monotonie , de la déclamation, et quelque chose d’étudié et d’artificiel. Les premières Méditations sont les meilleures. Les Œuvres d’Young ont été réunies à Londres, 1792 et 1803, 3 vol. in-8°. On y distingue une Lettre à Richardson sur la composition originale et un beau poëme sur la Résignation. Le Tourneur en a donné une traduction française, Paris, 1769-70, 4 vol. in-8° et in-12, version élégante, mais dans laquelle le traducteur, en voulant effacer les bizarreries de son modèle, a fait disparaître toute l’originalité du poëte.
young (Arthur), savant agronome, né dans le comté de Suffoïk en 1741, d’un pauvre ecclésiastique anglican, m. en 1820, sentit de bonne heure un goût très-vif pour l’agriculture; il commença par des essais infructueux, puis, ayant fait un voyage d’observation en Angleterre et en Irlande, il fit la connaissance de lord Kingsborough, qui lui confia l’administration d’un vaste domaine. Young l’améliora considérablement. Sa réputation était déjà européenne, quand, en 1787, il fit un voyage agronomique en France, en Espagne et en Italie ; il devint, à son retour, secrétaire du bureau d’agriculture. Il a beaucoup écrit, et parmi ses nombreux ouvrages, on remarque : Manuel du fermier, 1770, 2 vol. in-8°, livre populaire; Cours d'agriculture expérimentale, 1770, 2 vol. in-4°; Voyage d'un fermier dans l'Est de l’Angleterre, 1771, 4 vol. in-8°; Arithmétique politique, 1774, in-8°, trad. en français par Fréville, La
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