YVE
YZE
Eouches-du-Rhin au S., du Zuyderzée à l’O., et le golfe du Zuyderzée au N.; ch.-l., Arnheim.
YSSEL (bouches-de-tJ). V. bouches-de-l’yssed.
YSS1NGEAUX. V. Issengeaux.
YSTAD , v. forte de Suède, sur la Baltique, dans le lan et à 60 kil. E.-S.-E. de Malmo; 5,500 hab. Fabr. de draps et lainages.
YTAPUA , . du Paraguay, sur la rive dr. du Parana, à 213 kil. S.-S.-E. de Villariea; 3,000 hab. Récolte abondante de feuilles de Yerva-Mate, ou tbé du Paraguay.
YU , 1er empereur de la dynastie chinoise des Hia, né vers 2298 av. J.-C., m. l’an 2198, descendait de l’empereur Hoang-ti, avait été, sous Yao, nommé à l’intendance des travaux publics, où il fit preuve d’une grande habileté, puis devint 1er ministre de Choun, qui le choisit pour son successeur, et régna 7 ans, avec beaucoup de sagesse. On lui a attribué, entre autres ouvrages, le Yu-Koung (c.-à-d. les travaux d'Yu ), qui se trouve dans le Chou-King.
YUCATAN, presqu'île de l’Amérique centrale, forme 3 départent, de la rép. mexicaine, entre ceux de ïabaseo et de Chiapas à l'O., la république de Guatemala au S., la mer des Antilles à l’E., et le golfe du Mexique au N. ; par 17°-21° 30' lat. N., et 89"-94° long. O. ; 205,8()9 kil. carr. f 668,623 hab. Ces départements sont ceux d’Yucatan (F. au Supplém.), de Campêche, et de La Laguna. Sol fertile en indigo; manioc, maïs, riz, coton, tabac, sucre. Forêts de campêche et d’acajou. La côte orientale est complètement déserte. — Le Yucatan s’est séparé deux fois du Mexique, en 1829 et en 1845.
yucatan (Baie du), baie formée par la mer des Antilles sur la côte E. du Yucatan , entre les caps Brava et Roja. Elle est embarrassée de hauts-fonds.
yucatan (Détroit du) ou de cordova , entre le cap Catoche, extrémité N.-E. du Yucatan, et le cap San Antonio, extrémité O. de Cuba. Large de 160 kil., il fait communiquer la mer des Antilles avec le golfe du Mexique.
YUN-NAN, prov. de la Chine, au S. -O., entre le Thibet au N., l’Empire birman à l’O., et le Tonkin au S.; par 21°-28° lat. N., et 96°-103° long. E.; 280,000 kil. carrés environ ; 900 kil. sur 750 ; 5,361,000 hab. Ch.-l. , Yun-nan. Mines d’or, d’argent, de mercure, et de pierres précieuses. Beaucoup de thé, de gomme, et de plantes médicinales.
YUPI , peuple de la Mandchourie, au S.-E., sur les bords de l’Ousouri. Grossiers, sans idées religieuses, ils ne s’occupent que de la pêche et de la culture du tabac.
YYAN (Antoine), né en 1576 à Rians (Provence), m. en 1653, reçut les premiers éléments de l’instruction chez les Minimes de Pourrières , entra à Avignon dans la congrégation des Frères de la Doctrine chrétienne , en sortit pour se faire précepteur à Carpentras, fut ordonné prêtre en 1606, vécut quelque temps en ermite, puis se livra à la prédication, et entra enfin chez les Oratorieus. Il fonda, en 1633, la congrégation des Religieuses de Noire-Dame de la Miséricorde, sous la règle de S1 Augustin.
YYARD ( Jean-Augustin-Yictor ), agronome, né à Boulogne sur-Mer vers 1764, m. en 1831, alla étudier dans les pays étrangers les diverses méthodes d’agriculture, devint professeur d’économie rurale à l’Ecole d’Alfort , l’un des fondateurs de la Société d’agriculture, et membre de l’Institut. On a de lui : Coup d'œil sur le sol, le climat et l’agriculture de la France, comparée avec les contrées qui l’avoisinent, et particulièrement avec l'Angleterre, 1807, in-8° ; Traité des assolements, jachères, etc., inséré dans le Nouveau cours complet d'agriculture, t. xi, et considéré comme un des meilleurs ouvrages d’agriculture pratique que l’on connaisse.
YVERDUN ou YVERDON, anc. Ebrodunum, Eburodunum, en allemand Yferten, v. de Suisse (Vaud), porta l’embouchure de l’Orbe ou Thièle dans le lac de Neuchâtel, à 27 kil. N.- N.- O. de Lausanne; 3,620 hab. Yille régulièrement bâtie, dans une situation admirable, avec une belle place sur laquelle est le château des Zæhringen , où Pestalozz’i établit son célèbre Institut en 1805. Eglise et hôtel-de-ville remarquables ; bibliothèque ; école de sourdsmuets ; musée d’antiques. Aux environs, anc. château de Champvent, et bains très -fréquentés d’eaux sulfureuses. Place forte dès le temps des Romains, Yverdun passa ensuite aux rois de Bourgogne et aux ducs de Zæhringen,
auxquels Pierre de Savoie l’enleva en 1259. Occupée par les Suisses de 1473 à 1477, elle ne leur appartint définitivement qu’en 1536. Elle était alors plus importante ; mais, outre les maux de la guerre, elle eut depuis à souffrir de la peste, de l’incendie et des inondations.
YVES ( Saint), évêque de Chartres en 1091, m. en 1115, était d’une famille noble du Beauvaisis , professa les sciences sacrées et profanes à l’abbaye de Sl-Quentin de Beauvais, dont il était supérieur et fondateur, et, comme évêque, s’opposa au mariage illégitime du roi Philippe Ier avec Bertrade ; le roi se vengea en le faisant mettre en prison et en pillant les terres de son église. Cependant Yves empêcha les habitants de Chartres de se révolter contre leur souverain, et, plus tard, eut une grande part à la réconciliation de Philippe avec l’Eglise. On le fête le 20 mai. Ses OEuvres, parmi lesquelles on distingue le Décret, ou Recueil des règles ecclésiastiques, et la Panormie, collection de règles et de canons, ont été imprimées à Paris, 1647, avec une Vie par le P. Fronteau. Duquesne a publié, dans les Historiens de France, 55 de ses Lettres, qui contiennent des faits curieux du règne du roi Philippe.
yves-helori (Saint), patron des avocats et des gens de loi, né à Kaermartin en Bretagne, en 1253, m. en 1303, étudia le droit à Paris, à Orléans et à Rennes, et, s’étant fait remarquer par sa science et sa piété, fut promu à l’emploi d’official à Rennes et à Tréguier. Le zèle avec lequel il s’occupait des affaires des -malheureux le fit surnommer l’arocal des pauvres. Il entra dans les ordres, et devint recteur de Tredrez, puis de Lohannec. Il fut canonisé en 1347. Fête, le 19 mai.
yves (saint-), v. d’Angleterre, sur l’Ouse, dans le comté et à 7 kil. E. d’Huntingdon; 3,600 hab. — v. d’Angleterre (Cornouailles ) , sur une baie de son nom , à 100 kil. O. de Launceston ; 5,800 hab.
YVETEAUX (Vauquelin des). V. Des Yveteaux.
YVETOT, s.-préf. (Seine -Inférieure), à 36 kil. N. -O. de Rouen, au sommet d’un plateau aride; 8,138 hab. Tribunaux de lre instance et de commerce. Ecole secondaire ecclésiastique. Fabr. de toiles, laines, coutils, siamoises, cotonnades, calicots. Comm. de grains et de bestiaux. — Yvetot fut jadis le ch.-l. d’une seigneurie, dont le possesseur portait le titre de rot d’ Yvetot. Quelques historiens font remonter l’origine de ce titre à l’an 534 ou 536 ; Clotaire Ier, après le meurtre d’un seigneur d’Yvetot dans l’église de Soissons, aurait érigé, par expiation, les terres du défunt en royaume. Il ne paraît pas, toutefois, que cette qualification ait été usitée avant le xive siècle , et l’on en ignore le motif ; elle fut officiellement reconnue par Louis XI, François Ier et Henri IL Un mariage ayant fait passer Yvetot à la maison des Du Bellay, le titre de roi fit place à celui de prince souverain, qui se perdit aussi avec le temps. — A 6 kil. S.-O. d’Yvetot est le vge d’4ilouville ; le cimetière contient un chêne qui a 11 mèt. 30 centim. de tour à sa base, et dans l’intérieur duquel on a creusé une chapelle.
YVETTE, petite riv. de France (Seine-et-Oise), naît près et au N.-E. de Rambouillet , arrose Chevreuse, Orsay, Palaiseau, Longjumeau, et se jette dans l’Orge, à 12 kil. N.- O. de Corbeil ; cours de 50 kil.
YVON (Claude), écrivain philosophe, historiographe du comte d’Artois, chanoine de Coutances, né à Mamers en 1714, m. à Paris en 1791. Il faisait des thèses pour les candidats de Sorbonne. Il est l’auteur de la thèse soutenue en 1751 par l’abbé de Prades,qui fut censurée et condamnée. Il passa alors en Hollande, et répondit par l’^poiogie de M. de Prudes, Amsterdam et Berlin, 1752, in-12 et in-8°, 3 parties (la 3e est de Diderot). Il a écrit encore : la Liberté de conscience resserrée .. dans ses bornes légitimes, Londres, 1754-5, in-8°; Lettres à M. Rousseau en réponse à sa Lettre contre le mandement de M. V archevêque de Paris, 1763, in-8°; Histoire philosophique de la religion, Liège,. 1779, 2 vol. in-8°; et les articles Ame, Athée, Dieu, dans T Encyclopédie .
YVOY, v. de France. V. Carignan et Ivoy.
YVRÉE , v. d’Italie. V. Ivrée.
YZEURE , vge (Allier), arr. et à 2 kil. E. de Moulins;. 1,621 hab. Eglise curieuse, qui dépendait d’un monastère fondé au ixe siècle. Séminaire dirigé par les Jésuites.