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Haye; 1775; Voyage en Irlande, 1782, 2 vol. in-8°, traduit eu français par Millon, 1783; Annales d'agriculture, excellent journal mensuel commencé en 1784, et qui forme 45 vol. in-8° ; Voyage en France, en Espagne et en Italie , 1790- 94, 2 vol. in-4°. Les principaux écrits agronomiques d’Young ont été traduits dans le Cultivateur anglais , publié par Lamarre, Benoît et Billeeoq, Paris, 1800-1801, 18 vol. in-8°.
toung (Thomas), savant médecin et physicien, né en 1773 à Milverton (Somerset), m. en 1829, quitta la médecine en 1818, et devint membre du bureau des longitudes. Il tenta, avant Champollion, d’expliquer les hiéro glyphes égyptiens en déchiffrant l'inscription de Rosette, et découvrit que les signes renfermés dans les encadrements elliptiques correspondaient aux noms propres de l’inscription grecque ; il eut avec Wronski de vives querelles sur quelques points des mathématiques, et découvrit en physique les interférences. On a de lui : Analyse des principes de la religion naturelle, 1803 ; Leçons sur la philosophie naturelle et les arts mécaniques, 1807, 2 vol. in-4; Système de nosologie pratique, 1812; Recherches sur les habitudes des araignées, etc.
ŸOUNG-PÉ, v. de Chine (Yun-nan), à 250 kil. N. -O. d’Yun-nan. Ch.-l. de département.
YOUNG-PHING, v. de Chine (Pé-tché-li), à 200 kil. E. de Pékin. Ch.-l. de département.
YOUNG-TCHANG, v. de Chine (Yun-nan), prov. et à 390 kil. O. d’Yun-nan. Ch.-l. de département. Principal entrepôt de commerce de la Chine avec l’Empire birman.
YOUNG-TCHÉOU, v. de Chine (Hou-nan), à 290 kil. S.-S.-O. de Tchang-cha, sur le Tao-Kiang. Ch.-l. de département.
YOUN-LING, chaîne de montagnes de l’Asie, entre la Chine propre et le Tliibet. Elle a pour contre-forts les Pcling, qui séparent les bassins de l’Hoang-ho et de l’Yangtsé-Iviang, et les Nan-ling.
YOUSOUF, dernier émir ou gouverneur d’Espagne au nom des califes de Damas, 747-759, issu de la tribu des Koréïschites, rétablit l’ordre dans l’administration, réprima les concussions et la violence des fonctionnaires, répara les routes et les ponts, et fit régner la justice. Le gouverneur de Séville, qui se souleva en 754, fut battu à Calatayud. Mais, quand Abdérame, échappé au massacre des Ommiades, vint se faire reconnaître calife à Cordoue, Yousouf essaya de lui résister, et perdit une bataille et la vie à Lorca.
yousouf -balkin ( Aboul - Fethah ) , fondateur de la dynastie des Zeïrites dans l’Afrique propre, en971, vengea la mort de son père Zeïri-ben-Slounad par une victoire sur les Zénates, assujettit cette tribu, conquit Bougie, Biskara, Bafra, fit reconnaître sa domination jusqu’au Sahara et au Barca, reçut l’investiture du calife Moez- Ledinillah, conquit encore Tlemcen, Fez et Sedjelmesse, et mourut en 984, après un règne passé dans des guerres perpétuelles.
TOusouF Ier ou yousouf-ben-taschfyn, chef musulman d’Afrique, se mit à la tête des Almoravides en 1069, fonda Maroc, dépouilla les Zeïrites de leurs possessions, fut appelé au secours des Arabes d’Espagne contre les Castillans, défit, en 1086, Alphonse VI à Zelaka, près de Badajoz, reconquit sur les chrétiens une partie du territoire espagnol, et mourut en 1106. 11 reconnut toujours la suprématie des califes abbassides de Bagdad.
YPERLÉE, riv. canalisée de Belgique (Flandre oecid.), passe à Ypres et à Nieuport, et se jette dans la mer du Nord; cours de 75 kil.
YPRES, en latin Ipra, Iprelum, en flamand Yperen, v. forte de Belgique (Flandre occidentale), sur l’Yperlée, à 45 kilomètres S. -O. de Bruges; 17,400 habitants. Tribunal de première instance. Collège, bourse; chambre de commerce; bibliothèque. On remarque la cathédrale et l'hôtel -de -ville. Fabriques de dentelles, dites point de Valenciennes , lainages, indiennes, toiles, rubans, etc.; tanneries, teintureries. — Ypres, qui se forma autour d’un château-fort détruit par les Normands et rebâti en 960, fut souvent disputée et le théâtre de nombreuses séditions. La peste la ravagea en 1490 et 1552. Prise par les Français en 1128, 1213, 1297, 1648, 1658 et 1678, elle leur fut confirmée par la paix de Nimègue. Tombée ensuite au pouvoir des Impériaux, elle fut reprise par les Français en 1744, et enfin en 1793 et 1794. Elle devint alors ch.-l. d’un des arrondissements du département de la Lys. Charles-Quint y transféra, en 1553, l’évêché de Térouanne; Jansénius fut évêque d’Ypres, 1635-38.
YPSILANTI (Alexandre), grec fanariote d’une fa- '
mille originaire de Trébizonde, et dont les membres, riches et puissants au XVIIIe siècle, occupèrent des fonctions de médecins ou de drogmans auprès des sultans. Il devint hospodar de Valacliie; mais il fut disgracié et mis à mort en 1805, à cause des relations de son fils Constantin avec la Russie.
ypsilanti (Constantin), fils du précédent, né à Constantinople vers 1760, m. en 1816, dut à ses connaissances profondes dans les langues d’être élevé à l’emploi de drogman de la Porte, poste où il acquit une grande influence, fut hospodar de Moldavie en 1799, de Valachie en 1802, gouverna sagement, mais tomba en disgrâce à cause de son dévouement aux intérêts de la Russie en 1806. Il se retira en Transylvanie, d’où il intrigua pour soulever George Czerny et les Servietis contre le sultan, reprit pendant quelque temps ses fonctions de hospodar sous l’autorité russe, et mourut à Kiev, où il vivait d’une riche pension que lui faisait la cour de Russie.
ypsilanti (Alexandre), 2« fils du précédent, né en 1792, m. en 1828, entra de bonne heure au service de la Russie, et devint colonel et aide-de-camp de l’Empereur Alexandre Ier. En 1820, il se mit à la tête de l’FIétérie (V. ce mot) formée pour la délivrance de la Grèce, et passa le Pruth en 1821 avec une petite troupe; mais vaincu à Dragachan et à Skulleni, il se réfugia en Transylvanie, et fut retenu par le gouvernement autrichien dans la forteresse de Mongatz jusqu’en 1827. — Démétrius, un de ses frères, fut un instant généralissime des insurgés de Morée en 1821, et mourut en 1832.
YRIARTE (Jean de), littérateur espagnol, né en 1702 à Orotava (Ténériffe), m. en 1771, fit ses études à Rouen et à Paris, voyagea en Angleterre, fut précepteur du duc de Béjar et du duc d’Albe à Madrid, puis de Don Manuel, infant de Portugal, accepta en 1732 la place de bibliothécaire du roi Ferdinand VI, et devint membre de l’Académie royale de Madrid, et interprète de la secrétairerie d’Etat. Ses principaux ouvrages sont : la Paléographie grecque et le Catalogue des mss. grecs et arabes de la bibliothèque du roi. Ses Œuvres choisies ont été publiées à Madrid, 1774, 2 vol. in-4°.
yriarte (Thomas de), neveu du précédent, né à Orotava (Ténériffe) en 1750, m. à San-Lucar en 1791, fut directeur du Mercure politique à Madrid, et grand archiviste du conseil suprême. Accusé devant le tribunal de l’Inquisition de professer des doctrines antichrétiennes, on l’acquitta moyennant une pénitence. On a de lui des Fables littéraires, 1782, qui approchent de la grâce et de la naïveté de La Fontaine, et font une spirituelle critique des écrivains du temps,; elles sont classiques eu Espagne ; Lanos les a traduites en vers français, Paris, 1801, et Lhomandie, en prose, 1804. Dans le recueil de tous ses écrits, publié en 8 vol., Madrid, 1805, se trouvent aussi trois comédies, un poème didactique sur la Musique, une traduction del 'Art poétique d’Horace, etc. Les vers d’Yriarte sont purs et élégants, mais sans élan.
YRIEIX ou YRIER (Saint), en latin Aredius ou A ridius, né à Limoges en 511, m. en 591, fut chancelier de Théodebert, roi d’Austrasie, et fonda le monastère d’Atane, autour duquel se forma plus tard la ville de Sl-Yrieix. Fête, le 25 août.
YRiEix (saint-), s.-préf. (Hle-Vienne), à 46 kil. S. de Limoges, sur la Loue; 3,634 hab. Trib. de lre instance. Ville mal bâtie, où l’on ne remarque que l’église paroissiale, bel édifice gothique du XIIe siècle. On y découvrit, en 1770, des mines de kaolin , qui alimentent maintenant la plupart des manufactures de porcelaine de France. Fabr. de porcelaine, fil, toiles; forges et usines à fer exploit, d’antimoine.
YROISE (Canal de), bras de l’océan Atlantique, sur les côtes du Finistère, entre le Bec-du-Raz et l’ile d’Ouessant.
YSLY, riv. d’Afrique. V, Isly.
YSSEL , en latin Sala ou Isala, en hollandais Ijssel, dit aussi Over-Yssel ou Yssel supérieur, riv. du royaume de Hollande , naît dans la prov. prussienne du Rhin , près de Duisbourg, arrose la province hollandaise d’Over-Yssel, passe à Zutpben et Deventer, et se jette dans le Zuyderzée; cours de 90 kil. Un canal creusé jadis par les Romains, en l’unissant au Rhin, en fait un bras de ce fleuve.
yssel (nieder-) ou yssel inferieur, branche du Leck, s’en sépare dans le S. de la prov. d’Utrecht, à l’O. de Vianen, passe à Oudewater et Gouda, et se jette dansla Meuse au-dessus de Rotterdam ; cours de 50 kil.
yssel ( Province d’ovER-). V. over-yssel.
yssel supérieur, département du 1er Empire fran- ' çais, l’un des 7 formés dans le royaume de Hollande, entre ceux des Bouclies-de-l’Yssel et de la Lippe à l’E., des-