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ZEA

récolte de vins, raisins de Corinthe; fabr. de savon, soieries. Climat délicieux. Fréquents tremblements de terre.

zante, v. forte, capitale de l’ile de ce nom, sur la côte E. ; 20,000 hab. Archevêché grec, évêché catholique, lycée. Arsenal ; bourse. Fabriques de soieries, cotonnade.-', lainages, liqueurs, savon.

ZANZALE (Jacob), surnommé Baradée, moine syrien, fut élevé en 541 à l’évêché d’Edesse par les Eutychéens, dont il s’appliqua à propager les erreurs. Mort en 578.

ZANZIBAR, anc. Menulhias insula? île de l’Afrique orientale, dans la mer des Indes, près de la côte de Zanguebar, par 6° 9' 36" lat. S., et 36° 54' 36" long. E.; 1,425 kil. carrés environ; 30 kil. sur 25; 100,000 hab., moitié Arabes de sang mêlé, moitié Banians ou nègres. Elle appartient à l’iman de Maskate. La côte orientale est escarpée. Climat agréable; il pleut rarement. Végétation très-riche : oranges, limons, citrons, ananas, cocos , bananes, patates. Export, de gomme, riz, antimoine. On n’y trouve pas un seul animal malfaisant. Ch.-l., Zanzibar , port sur la côte O. ; 40,000 hab. Chapelle catholique, hôpital pour les marins européens, hospice pour les indigènes, le tout fondé par une mission française, en 1860. — L’île de Zanzibar donne son nom à un royaume de la côte de Zanguebar, entre ceux de Mélinde au N. et de Quiloa au S. B.

ZAOUDZI, forteresse sur une pointe de l’ilot de Pamanzi, près de l’ile de Mayotte. La presqu’île de Zaoudzi forme deux rades : la première, au N., est mal abritée des vents du N.-E.; la seconde, au S., est ouverte à la mousson du S.-E., qui règne six mois. La langue de sable qui l’unit à Pamanzi est chaque jour couverte et découverte par le tiux et le reflux. L’eau des puits suffit à peine ; on va aux sources de l’ile Mayotte.

ZAPOLY (Etienne), noble hongrois, un des lieutenants de Mathias Corvin, eut une grande part, après la mort de ce roi, à l’élection de Ladislas Jagellon. Sa fille épousa Sigismond, frère de Ladislas et roi de Pologne.

zapoly (Jean Ier), fils du précédent, né en 1487, m. en 1540, commanda, sous leroiLouislI, les troupes hongroises en Transylvanie, délivra Bathori assiégé dans Temeswar par des rebelles, et se fit proclamer roi à Albe-Royale après la mort de Louis en 1526, tandis qu’une autre diète à Presbourg nommait Ferdinand d’Autriche, frère de Charles-Quint. Battu par ce rival à Cassovie, il traita avec le sultan Soliman II, dont il se reconnut vassal, et, grâce aux secours qu’il reçut de lui, se défendit avec succès dansBude. En 1538, un traité assura à Jean Zapoly la Hongrie, qui, après lui, devait passer à Ferdinand.

zapoly (Jean II), fils du précédent, né en 1540, m. eu 1570, fut reconnu roi de Plongrie, sous la tutelle de sa mère Isabelle, par le sultan Soliman II, dut néanmoins renoncer à la Transylvanie en faveur de Ferdinand d’Aut riche, épousa plus tard, en 1560, Jeanne, fille de ce prince, et finit par obtenir en partage la Transylvanie et la Basse-Hongrie.

ZAPOROGUES ou ZAPORAVIENS (du russe za , sur, au-delà, et porogie , cataractes), branche des Cosaques de i’Ukraine, étaient primitivement établis sur le Dnieper, près de ses cataractes. Ils servirent tour à tour les Polonais, les Suédois et les Russes, et furent renommés pour leur valeur et leurs brigandages. Pierre le Grand les soumit, les organisa, et leur donna pour hetman Mazeppa. En 1775, Catherine II les transplanta sur les bords du Kouban, pour y tenir en échec les Circassiens. Ils prirent aloi’s le nom de Tchernomorski , c.-à-d. Cosaques de la mer Noire.

ZAPPI (J. -B. -Félix), poëte lyrique italien, né en 1667 à Imola, m. en 1719, était avocat à Rome. Un des fondateurs de l'Académie des Arcades, il a laissé des sonnets, des canzones et des madrigaux, pleins de délicatesse et de vivacité, mais où l’on sent trop l’esprit. Sa femme, Faustina Maratti , cultiva aussi avec succès la poésie.

ZARA, en slave Zardru, v. forte des Etats autrichiens (Dalmatie), port sur l’Adriatique, à 475 kil. S. de Vienne; 18,526 hab. Ch.-l. de cercle. Archevêché, cour d’appel, lycée, gymnase. Arsenal maritime. Fabr. de soieries, lainages, marasquin. — Le cercle de Zara, entre celui de Spalatro au S., l’Adriatiatique à l’O. , les Confins militaires au N., et l’Empire ottoman à l’E., a 55,720 heet., et 130,045 hab. Sur ses côtes sont répandues un grand nombre d’iles, Grossa, Incoronata, Meleda, Longa, Zuri, Uglian, etc.

zara-vecchia , c.-à-d. Vieille-Zara, en slavon Biograd ou Bielograd, anc. Iadera, Blandona, Alba marilima, brg des Etats autrichiens (Dalmatie), à 26 kil. S.-E. de Zara, sur l’Adriatique; 1,500 hab. Capitale de la Liburnie sous les Romains, puis résidence de quelques rois de Croatie, elle

fut soumise, au xne siècle, par les Vénitiens, qui, en 1202, aidés des Croisés, la détruisirent en punition d’une révolte.

ZARAND, anc. comitat de Transylvanie, àl’U., daus le pays des Hongrois, entre ceux de Ilunyad et de Weissembourg-luféneur ; ch.-l,, Koros-Banya. En 1860, rattaché a la Hongrie; 1,296 kil. carrés.

ZARANGES , Zarangœ, peuple de l’anc. Drangiane. Son nom s’est conservé dans celui de Zarang, ville du Sigistan.

ZARATE ( Augustin de) , historien espagnol du xvie siè ■ cle, fut secrétaire du conseil de Castille, et, en 1543, trésorier-généi'al au Pérou. Il publia une Histoire de la découverte et de la conquête du Pérou, Anvers, 1555, in-8°, qui a été traduite en français, Paris, 1706, 2 vol. in-12, ouvrage judicieux, écrit avec impartialité et concision. Il s’arrête à l’année 1548.

zarate (Francisco-Lopez de), poëte espagnol, né en 1580 à Logrono (Vieille-Castille), m. en 1658, a laissé un recueil de Poésies variées, Alcala, 1629, in-8°, et un poëme sur Y Invention de la croix par Constantin le Grand, Madrid, 1648, in-4°, dans lesquels on reconnaît l’imagination et le style d’un vrai poëte.

ZARCO ( J.-Gonçalvez), gentilhomme portugais, découvrit , avec Tristan-Vaz-Texeira, les îles de Porto-Santo et de Madère, 1418-19. Il fit usage, le premier, de la poudre et de l’artillerie en mer.

ZARDRU , nom slave de Zara.

ZARIASPE. V. Bactres.

ZARLINO (Joseph ), habile musicien , né à Chioggia en 1519, m. en 1590, élève d’A. Willaert, fut maître de chapelle de l’église de S*-Marc à Venise. Un très-petit nombre de ses compositions nous est parvenu. Mais il se place au premier rang des théoriciens de l’Italie par ses Institutions harmoniques , Venise, 1558. B.

ZARMIZEGETHUSA. V. Sarmizegetiiusa.

ZARUMA, v. de la république de l’Equateur (dép. d’Assuay ), au milieu des Andes, à 62 kil. N.-O. de Loja; 5,000 hab. Jadis plus importante, à cause de ses riches mines d’or, auj. épuisées.

ZARYTOS (Hippo-). V. Hippone.

ZATAS, riv. de Portugal (Alemtéjo), sort des monts Lusitaniques, et se jette dans le Tage.

ZATMAR, comitat de Hongrie. V. Szathjiar.

ZBARAZ, v. des Etats autrichiens (Galicie), à 26 kil. N.-E. de Tarnopol; 5,600 hab.

ZBIGNEV Ier, duc de Bohême, 910-915, fils et successeur de Borzivoï , favorisa la propagation du christianisme dans ses Etats, et fit construire à Rome un hôpital pour ceux de ses sujets qui allaient visiter le sépulcre des Saints Apôtres.

zbignev il, duc de Bohême, 1055-1061, fils et successeur de Brzétislas Ier, dépouilla ses frères de leurs apanages, et persécuta toute sa famille, sans en excepter sa mère Judith.

zbignev, fils illégitime du roi de Pologne Vladislas Ier, reçut de son père le tiers du royaume avec le titre de due de Mazovie, et, à sa mort, 1102, se fit encore céder la Moravie. S’étant révolté contre son frère Boleslas III , 1107, il fut vaincu, exilé, et mourut vers 1116.

ZEA (Francesco-Antonio), né en 1770 à Médellin, dans la Nouvelle-Grenade, m. en 1822, fit ses études à Santa-Fé de Bogota, y obtint, dès l’âge de 16 ans, une chaire d’histoire naturelle, fut mandé à Madrid en 1797 pour avoir manifesté le vœu de voir sa patrie indépendante, subit deux années de captivité à Cadix, puis fut envoyé eu France, sous le prétexte d’une mission scientifique. A son retour, comme il demandait à revoir l’Amérique, on le nomma directeur du cabinet botanique de Madrid, 1804, et professeur de sciences naturelles. Après l’abdication de Charles IV, 1808, il devint membre de la junte de Bayonne, puis ministre de l’Intérieur, et fut préfet de Malaga sous l’administration française. Lors des revers du roi Joseph Napoléon, 1812, il passa en Angleterre, d’où il s’embarqua, en 1814, pour aller rejoindre Bolivar, qui le nomma intendant-général de son armée. En 1819, Zea fut appelé à la présidence du congrès d’Angostura, reçut le département des finances dans le gouvernement constitué par cette assemblée, puis, à l’organisation de la république de Colombie, fut élu vice-président. En 1820, on l’envoya eu Europe, pour établir des rapports politiques et commerciaux avec les divers Etats, et il prépara les esprits en France et en Angleterre à reconnaître officiellement l’indépendance de la Colombie. B.

zea ou zia , anc. Ceos, île de l’Archipel, une des Cyclades, près de la côte de l’Attique, à 17 kil. S.-E. du cap Colonne, par 37° 37’ 18” lat. N., et 22» F 25” long. E.;

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