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nommé, en 167], diacre de Bittigheim, adopta et propagea les opinions de Bôhme, se fit destituer pour avoir publié un livre intitulé : Révélation presque complète de l'Antéchrist , parcourut une partie de l’Allemagne et des Provinces- Unies en faisant des prosélytes, et mourut au moment de partir pour l'Amérique. Il s’était appliqué avec succès aux mathématiques. On a de lui : Scriptura sonda Copernicans, Hambourg, 1770, in-8°, ouvrage où il s’étudie à prouver qu’aucun passage de l’Ecriture n’est en contradiction avec le système de Copernic ; Coniglobium nocturnalc stelligerum, ibid. , 1740, in-8°, ou le globe céleste sur un cône étoilé , etc.
Zimmermann (Jean-George), médecin et philosophe, né en 1728 à Brugg en Argovie (Suisse), m. en 1795, fut reçu docteur en médecine à Gœttingue en 1751, voyagea en Hollande et en France, exerça son art à Berne, puis dans sa ville natale, refusa d’être le 1er médecin de la tzarine Catherine II, mais accepta, en 1768, le même poste à Hanovre auprès du roi d’Angleterre. Ün l’appela à Berlin pour donner ses soins à Frédéric II mourant. Dans ses dernières années, Zimmermann s’attira de fâcheuses affaires pour quelques écrits violents contre les Illuminés et contre la révolution française ; il tomba dans l’hypocondrie, et devint fou. On a de lui, entre autres ouvrages importants : Essai sur la solitude , Zurich, 1756, in-B®, trad. en français par Mercier, 1790, et par Jourdan, 1825 ; de l’Orgueil national, Zurich, 1758, trad. en français, Paris, 1769; de V Expérience en médecine, 1763-64, trad. par Lefebvre de Villebrune, 1774, 3 vol. in-12; de la üyssenterie, 1767, trad. en français, Paris, 1775, etc.
Zimmermann, professeur et compositeur de musique, né à Paris en 1785, m. en 1853, élève de Boïeldieu, obtint à 15 ans le 1er prix de piano au Conservatoire de musique de Paris, et fut professeur dans cet établissement de 1816 à 1848, puis inspecteur de3 études musicales. Il a formé une brillante école de piano. On a de lui une Encyclopédie du pianiste, qui résume sa méthode, un opéra-comique intitulé l’Enlèvement, 2 messes solennelles, et une messe de Requiem.
ZINGARELLI (Nicolas- Antoine), compositeur de musique, né à Naples en 1752, m. en 1837, fut maître de chapelle à la cathédrale de Milan, à Notre-Dame de l.orette, à S*-Pierre de Rome, et dirigea le Conservatoire de Naples, où il eut pour élèves Mercadante, Morlacchi, Bellini et Ricci. Il a écrit une grande quantité de musique d’église. Ses principaux opéras sont: Alsinda, 1785; Il Telemacco, 1785 ; Pirro, 1792; Apelle e Campaspe , 1794; II conte di Saldagna , 1795; Romeo et Giulietta, 1796; Inès de Castro, 1803.
ZINGARI. V. Bohémiens.
ZINGARO (Le). V. Solario.
ZINNA, v. des Etats prussiens (Brandebourg), sur la Nuthe, à 40 kil. S. de Potsdam; 1,750 hab. Riche abbaye aux environs. Ziuna fut fondée en 1774-1777 par le grand Frédéric.
ZINZENDORF ( Philippe- Louis , comte de), homme d’Etat autrichien, né en 1671, m. en 1742, remplit dès 1694 une mission auprès du duc de Bavière et de l’électeur Palatin, devint membre du conseil aulique de l’Empire en 1695, fut ambassadeur extraordinaire en France après la paix de Ryswick, conseiller privé en 1705, commissaire impérial à Liège après la prise de Landau pour y installer un nouveau gouvernement, jouit d’un grand crédit sous Joseph Ier et Charles VI, et, malgré plusieurs missions malheureuses, finit par remplacer le prince Eugène dans la haute direction des affaires, et eut la principale part aux guerres avec la Turquie et avec la France, à la Quadruple-Alliance, à la Pragmatique-Sanction, etc. 11 montra une habileté souvent douteuse, et un esprit peu conciliant. A l’avénement de Marie - Thérèse , il prit sa retraite.
zinzendorf (Nicolas-Louis, comte de), né à Dresde en 1700, d’un chambellan de l’électeur de Saxe et roi de Pologne, Auguste III, m. en 1760, céda ù son imagination fougueuse, et, dès sa première jeunesse, se jeta dans tous les déréglements. En 1721, il adopta les opinions des frères Moraves, fut séduit par l’idée d’être leur chef, fonda l’établissement d’Hernhutt (F. ce mol), envoya des missionnaires en diverses contrées, rédigea une liturgie, et alla lui-même prêcher jusques dans le Groenland, en 1732, puis, en 1740 et 41, en Amérique et en Angleterre. On a de lui des Sermons, un Catéchisme , des Cantiques, etc.
ZIPANGU, nom que Marco-Polo donne au Japon. On en trouve l’équivalent dans celui de Jypen-Koué, dont se servent les Chinois.
ZIPAQU1RA, v. de la Nouvelle-Grenade, État et à 22
ZN A
kil. N.-N.-E. de Bogota; 4,000 hab. Riche mine de sel gemme.
ZIPH, désert de la Palestine, dans la tribu de Juda, près de la mer Morte et au S.-E. de Jérusalem. IL renfermait beaucoup de cavernes.
ZIPS, Scepuzium, en hongrois Szepes, comitat de Hongrie, dans le cercle en deçà de la Théiss, et, de 1853 à 1860, dans le cercle de Ivasehau; entre la Galicie au N., le comitat de Saros à l’E. , ceux d'Abaujvar et de Gœmoer au S., de Liptau à l’O. ; 368,419 hect. ; 100 kil. sur 35; 159,905 hab. Ch.-l. , Leutschau. Il renferme 16 bourgs privilégiés ( oppida Scepuziensia), qui forment un district indépendant de la juridiction du comitat et placé sous la lieutenance royale. Sol sillonné par les Karpathes, peu fertile, et arrosé par le Poprad, le Ilernad , la Golnitz, le Dunajec. Mines de fer et de cuivre. Récolte abondante de lin.
ZIRKNITZ ou CZIRKNITZ, Circonium, lac des Etats autrichiens (Carniole), dans le cercle d’Adelsberg ; 11 kil. sur 5. Il a des alternatives de crue et de dessèchement, dues à l’existence de canaux souterrains. Quand les eaux sont retirées, les riverains ont le temps de cultiver le fond du lac et de récolter avant les pluies d’automne.
ZISKA (Jean Trocznow, dit), c.-à-d. le Borgne , noble Bohémien, né vers 1380, chambellan de Wenceslas l’Ivrogne, se mit à la tête des Hussites en 1417, prit Prague en 1419, vainquit les Impériaux et l’empereur Sigismond dans onze batailles rangées, fit déposer ce prince à la diète de Czaslau, quand, après la mort de Wenceslas, il eut pris le titre de roi de Bohème, perdit au siège de Raby l’œil qui lui restait, et n’en continua pas avec moins de persévérance sa sanglante carrière. La peste emporta ce terrible aveugle en 1424. En mourant, il recommanda à ses compagnons de faire de sa peau un tambour, voulant les guider encore à la victoire.
ZIITANG ou SITTANG, fl. de l’Indo-Chine, cru longtemps une branche de l’Iraouaddy, naît dans les montagnes au S. d’Ava (Empire Birman), coule au S.-E., puis au S.- O. et au S., passe dans le Pégu, et afflue au golfe de Martaban par une vaste embouchure, à l’E. de Rangoun ; cours de 700 kil. On l’appelle aussi Pan-lan.
ZITTAU, v. du royaume de Saxe (Bautzen), sur la Mandau, à 42 kil. S.-E. de Bautzen; 13,063 hab. Gymnase; bibliothèque; musée d’histoire naturelle; médailles. Douane. Eaux minérales dites d’Augustusbad. Industrie active des toiles; pianos renommés. — Erigée en ville en 1255, fortifiée en 1287, prise en 1757 par les alliés de l’électeur de Saxe. Patrie de l’orientaliste Michaëlis.
ZIZ, anc. Paradas? riv. du Maroc, coule au S.-E. à travers la province de Tafilet, et parait se perdre dans les sables du Sahara.
Z1ZIM,DZIM ouDJEM, fils puîné du sultan Mahomet II, né en 1459, m. en 1495. Battu par son frère Bajazet II, qu’il voulait dépouiller du trône, il se réfugia chez les chevaliers de Rhodes, 1482. Mais le grand-maitre Pierre d’Aubusson venait de s’engager envers Bajazet à retenir le jeune prince moyennant une forte somme d’argent. Zizim demandant à rentrer dans les Etats conquis par son père, on le dirigea sur la France, après lui avoir enlevé tous ses officiers, et on le traîna pendant 10 ans de forteresse en forteresse. A peine arrivé en France, vers 1485, on le confina dans le château de Rochechinard, près de S1- Jean en Royans (Drôme). Dans ses courses au château de la Bâtie, il s’éprit de Philippe-Hélène, fille du baron de Sassenage. Mais bientôt la politique des cours et les ordres du grand-maitre le reléguèrent en Auvergne. En 1487, René II, duc de Lorraine, prétendant au trône de Naples, essaya de le faire enlever. Charles VIII le fit passer en Italie, où les papes Innocent VIII et Alexandre VI le retinrent, songeant, dit-on, à une grande croisade où son nom serait utile. En 1494, Charles VIII réclama Zizim, afin que son nom aidât à la conquête de Constantinople; mais il était déjà empoisonné, et il mourut à Terracine.
ZLOCZOW, v. des Etats autrichiens (Galicie), ch.-l. de cercle, à 80 kil. E. de Lemberg; 6,000 hab — Le cercle de Zloczow, entre l’Empire russe au N. et à l’E., et les cercles de Zolkiew, de Tarnopol, de Brzezany, et de Lemberg; a 546,266 hect., 90 kil. sur 60, et 274,037 hab.
ZNA1M, v. des Etats autrichiens (Moravie), ch.-l. de cercle, à 56 kil. S.-S.- O. de Briinn, sur la Taja; 6,000 hab. Gymnase; maison d’éducation pour les enfants de militaires. On y remarque : la caserne, autrefois château des margraves de Moravie ; les églises de S'-Nicolas et de Sl-Wenzel; et, dans les environs, l’anc. abbaye de Luka. En 1809, après un combat entre les Autrichiens et les Français, un armistice y fut signé (11 juillet).— Le cercla
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