ZOL
de Znaïm, entre ceux de Brünnàl’E. et au N.-E., d’Iglau au N. -O. et à l’O., et l’archiduché d’Autriche au S., a 300,446 liect., 80 kil. sur 65, et 193,620 hab.
ZOBEIDAH, c.-à-d. la Fleur des dames , petite-fille du calife Almanzor, épousa Haroun-al-Raschid , son cousingermain , fut mère d’Amin, et mourut en 831. On lui attribue la fondation de Tauris en 792. Elle joue un grand rôle dans les Mille el une Nuits.
ZOBÉIR, v. de la Turquie d’Asie , à 14 kil. S. de Bassora. Fondée par des familles qui fuyaient les attaques des Wahabites.
ZODIAQUE, zone du ciel, large de 16 à 18 degrés , et dont l’écliptique occupe le milieu. C’est l’espace que le soleil semble parcourir dans sa révolution annuelle , et dans lequel est renfermé le cours des planètes. On le divise en 12 parties, correspondant chacune à l’un des mois de l'année, et renfermant une constellation ou réunion d’étoiles appelée signe. Les signes du zodiaque sont : le Bélier , le Taureau , les Gémeaux, l’Ecrevisse , le Lion , la Vierrje , la Balance, le Scorpion, le Sagittaire , le Capricorne, le Verseau, et les Poissons ( V. ces mon). Ces noms du règne animal ont fait donner à cette zone le nom de zodiaque, du grec zodion , diminutif de zoon, animal. Les anciens les avaient réunis dans ces deux vers sous les noms des signes du zodiaque :
Sunt Aries , Taurus, Gemini, Cancer, Léo , Tirgo,
Libraque , Scorpius, Arcitenens , Caper, Amphora, Pisces.
Ils correspondent aux mois de mars, avril, mai, juin, juillet, août, septembre, octobre, novembre, décembre, janvier, février. L’usage du zodiaque est de la plus haute antiquité ; les Chaldéens , les Egyptiens , les Indiens , le connaissaient. Une de ses plus célèbres représentations était celle du temple de Deuderah ( V. ce mot). Manilius ( Astronomiques , 1. n ) donne à chacune des constellations du zodiaque la divinité qui préside à son mois : Minerve au Bélier, Vénus au Taureau, Apollon aux Gémeaux, Mercure au Cancer, Jupiter au Lion, Cérès à la Vierge, Vulcain à la Balance , Mars au Scorpion , Diane au Sagittaire, Vesta au Capricorne , Juuon au Verseau, et Neptune aux Poissons.
ZOE, impératrice grecque, 902-919, fut d’abord la concubine de Léon VI le Sage, auquel elle donna un fils qui fut depuis Constantin VIL Léon l’épousa, après la mort de l’impératrice Théophane , et encourut l’excommunication pour s’être marié en quatrièmes noces. Après la mort de Léon VI , 911 , Alexandre, oncle et tuteur de Constantin , éloigna Zoé du palais. Elle n’y rentra que sur les instances de son fils ,914; mais ce fut pour favoriser les projets ambitieux de son amant, Romain Lécapène. Lorsque celui-ci fut au comble du pouvoir, 919 , il dédaigna Zoé, et la fit renfermer dans un cloître. S.
ZOÉ, impératrice grecque , 1028-1052 , fille de Constantin VIII , donna l’empire à trois maris qu’elle prit successivement; à Romain III d’abord, 1028, qu’elle fit étouffer dans un bain pour épouser Michel IV le Paphlagonien , 1034. Négligée par celui-ci, queses remords tourmentaient, elle consentit à laisser régner après lui Michel V Calaphate, 1041-1042. Exilée par cet ingrat, elle recouvra le pouvoir à la suite d'une révolte du peuple; mais elle se fatigua de régner seule avec sa sœur Théodora, et, malgré ses 63 ans, elle épousa en troisièmes noces Constantin Monomaque, 1042 ; choix déplorable pour l’empire. Elle vécut encore dix ans. S.
ZOÉGA (George) , célèbre archéologue et antiquaire danois, né en 1755 à Dahlcr, près de Ripen (Jutland) , m. en 1809 , fit ses études à Altona, puis à Goettingue sous Heyne , visita les principales universités de l’Allemagne , de la Suisse et de l’Italie, fut quelque temps précepteur, et voyagea en 1780 avec un jeune gentilhomme, dont il était le gouverneur. Chargé par le ministre danois Guldberg de classer les médailles de Copenhague , il alla ensuite visiter le riche musée de Vienne, 1782, se maria et abjura le luthéranisme à Rome , accepta du pape Rie VI une place d’interprète de la Propagande pour les langues modernes et la mission d’interpréter les hiéroglyphes des obélisques apportés autrefois de l’Egypte à Rome , fut attaché à la section d’histoire et d’antiquités de l’Institut national romain , et reçut en 1802 le titre de professeur à l'université de Kiel, tout en restant à Rome comme agent du roi de Danemark. On a de lui : Nummi Ægyplii , 1787 ; De usu et origine obeliscorum , Rome , 1797 , in-fol. , fig. , grand et bel ouvrage, dépassé depuis, au point de vue des antiquités égyptiennes , et dans lequel il établit que les hiéroglyphes ne cessèrent d’être employés qu’après l’entière destruction du paganisme; Catalogue codicum copticorum musæi Borgiani, 1808 , grand in-fol. , catalogue rempli d’extraits et de tra-
ductions propres à éclairer l’étude de la langue copte, Bassirilievi antichi di Borna, Rome, 1808, 1809, 2 vol. grand in-4°, avec un texte, qui prouve 'une rare sagacité archéologique; des Dissertations recueillies en 1817, in-8°, fig.
ZOF1NGUE ou ZOFINGEN, v. de Suisse (Argovie) , sur la Wigger, à 22 kil. S.-S.-O. d’Aarau ; 3,200 hab. Fabr. d’indiennes, velours, rubans, etc. Antiquités romaines. Ane. ville libre impériale.
ZOHAK. V. Djemchid.
ZOHAR, c.-à-d. splendeur, livre théologique des Juifs modernes, contient des explications cabalistiques sur les livres de Moïse. On l’attribue à Ben-Yokai, disciple d’Akiba. Il a été traduit en latin.
ZOHAYR, fils d’Abou-Solma, de la tribu de Mozayna , collatérale des Benou-Temim, est un des plus grands poètes arabes du paganisme, auteur d’une moallaqà qu’il composa à l’âge de 70 ans, à l’occasion de la paix qui termina la guerre de Dâhis, et en l’honneur des médiateurs qui travaillèrent à conclure cette paix. Outre sa moallaqà, Zohayr a fait un grand nombre de pièces de vers à la louange de Harira, de son père Sinân , de ses frères et de toute sa famille. 11 mourut vers 627 , âgé de près de cent ans. D.
ZOILE , fameux, et presque fabuleux critique grec, né, dit-on , à Ephèse ou à Amphipolis , au IVe siècle av. J.-C. Suivant un récit des scholiastes d’Homère et de Vitruve, qui paraît n’être qu’un conte populaire , il critiqua avec tant d’amertume V Iliade et l’ Odyssée, qu’on le surnomma Homeromaslix, c.-k-d. le fouet ou le fléau d’Homère, et qu’il fut condamné à mort par Ptolémée Philadelphe; son nom, opposé à celui d’Aristarque , a été appliqué à tous les critiques envieux et passionnés. Les ouvrages attribués à Zoïle sont : 9 livres de Remarques hypercritiques sur Homère ; un Discours contre Isocrate; un examen de plusieurs Dialogues «le Platon ; une Histoire d’ Amphipolis , en 3 livres ; une Histoire générale du monde jusqu’à Philippe de Macédoine; un Traité de grammaire; une Rhétorique , etc. Tous ces ouvrages sont perdus. Denys d’Halicarnasse assure, au contraire , que Zoïle fut un critique très-modéré.
ZOLKIEW, v. des Etats autrichiens (Galicie), ch.-l. de cercle, à 33 kil. N. de Lemberg; 4,000 hab. Draps , lainages , cuirs , faïence. Ancien château de la famille Sobieski. — Le cercle de Zolkiew, entre ceux de Zloczow à l’E. , de Przémysl et de Lemberg au S. et à l’O., et l’Empire russe au N. , a 516,798 hect. , 100 kil. sur 70, et 237,561 hab.
ZULLIKOFER (George-Joachim) , prédicateur protestant, né en 1730 à S'-Gall (Suisse) , m. en 1788 , fut successivement ministre dans le pays de Vaud, chez les Grisons, à Isenburg, et à Leipzig. Ses Sermons ont été publiés à Leipzig, 1789-1804, 15 vol. in-8°; ils traitent surtout des devoirs , des défauts, des habitudes de la vie domestique. Zollikofer fut grand orateur et bon écrivain, et il excita en Allemagne une admiration générale.
ZOLLVERL1N (de l’allemand zoll, douane, et verein , association), association douanière des Etats allemands. Le traité de Vienne de 1815 (art. 19) avait émis l’idée do donner, en matière de douanes, une législation uniforme ù l’Allemagne. Cependant le pays restait divisé en une foule de petits Etats, élevant chacun ses barrières, ses bureaux, gênant le commerce par des impôts et des obstacles multipliés à chaque pas. La Confédération germanique se trouvait dans une situation aussi désavantageuse que la France du xvne siècle avant le traité de 1664 : toute prospérité commerciale demeurait impossible dans de pareilles conditions. En 1819, le grand-duché de Bade demanda au congrès de Carlstadt la liberté du commerce dans l’intérieur de la Confédération, et n’obtint rien. L’économiste List créa, en 1819,- une association de fabricants et de négociants ayant pour but d’obtenir la suppression des douanes provinciales. Le Wurtemberg et le Hohenzollern formèrent une association particulière, en 1824; le Wurtemberg et la Bavière, le 18 janvier 1828; les Etats de Thuringe en formèrent une autre peu de temps après. Le Brunswick, le Hanovre et l’Oldenbourg formèrent aussi une association, à laquelle adhérèrent, le 24 septembre 1828, la Saxe, la Resse-Electorale, Nassau, Reuss, Brême, Francfort, et la principauté de Schwarzbourg-Rudolstadt : cette association est connue sous le nom deSteuercerein. — La Prusse lesavait devancés : le 26 mai 1818, Frédéric-Guillaume III abolit toute espèce de douanes dans l’intérieur de ses provinces. Il déclara en même temps qu’il adoptait, dans la formation d’un nouveau tarif, le principe d’une protection modérée de l’industrie nationale : droit de 10 0/0 à l’importation des produits manufacturés de l’étranger, libre admission des produits naturels et des objets destinés au travail, exportation franche de tout droit. Il annonçait