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de soieries, indiennes, cotonnades, poudre et armes à feu. ’
AIDIN-GUZEL-H1SSAR, v. de Turquie d’Asie, à l’O. de l’Asie Mineure, près du Menderès (l’ancien Méandre) à 110 kil. S.-E. de Smyrne, par 37” 50' lat. N. et 25° 30' long. E., non loin des ruines de l’ancienne Tralles. Elle compte de 20 à 30,000 habitants, Turcs et Grecs, et fait un commerce assez considérable de laines, de cire et d’huile avec Smyrne à laquelle l’unit un chemin de fer récemment construit par une compagnie anglaise. Elle donne son nom à l'Eyalet ou gouvernement-général d'Aidin, ch.-l. Smyrne, divisé en 5 livahs ou provinces, et comprenant l’ancienne Lydie, la Carie et le sud de la Phrygie. C’est la partie la plus fertile de l’Asie Mineure et qui possède les meilleurs ports. C. P.
AIGOUN , v. forte de l’Empire chinois (Mandchourie), en mandchou Snghalien-Oula-Kholon , c.-à-d. ville du Fleuve Noir, sur la rive dr. du Saghalien ou Amour, près du confluent de la Zeya; 10 à 15,000 hab. Fondée en 1685 pour surveiller les premiers établissements russes de la Daourie, elle fut longtemps le ch.-l. de la Mandchourie, et n’est plus maintenant que celui d’un de ses départements. Commerce de pelleteries, thé, tabac. Dans cette Tille fut conclu le traité du 16/28 mai 1858, confirmé par ceux de Tien-Tsin (13 juin 1858) et de Péking (2 nov. 1860), et qui assurait à la Russie une extension considérable de territoire au N. de l’Amour et à l’E. de l’Oussouri. C. P.
AINMULLER (Maximilien-Emmanuel), peintre, né à Munich en 1807, m. en 1864, entreprit de rendre à la peinture sur verre son ancienne splendeur. De 1826 à 1833, il restaura les viti’aux de la cathédrale de Ratisbonne; il exécuta ensuite ceux de Notre-Dame de Bon- Secours à Au, faubourg de Munich. En 1848, on le chargea de rétablir les verrières de la cathédrale de Cologne. Ainmuller a. aussi laissé des tableaux à l’huile estimés, Notre-Dame de Munich , l 'Eglise Sl-Marc à Venise , la Cathédrale d’Ulm ; l'Intérieur de la chapelle de Windsor,
V Abbaye de Westminster, l’Intérieur de l’église Sl-Etienne à Vienne, etc. B.
AIR, oasis. V. plus loin Asben.
AJANSK, v. de Sibérie, sur la mer d’Okhostk, à 370 kil. S. -O. de la ville de ce nom. C’est, depuis 1845, le «entre commercial de la compagnie russe des fourrures, établie précédemment à Okhostk. Archevêché russe, pour la Sibérie orientale, le Kamtschatka, les îles Kouriles et Aléoutiennes.
AKSOU, v. murée dti Turkestan chinois, sur une rivière de même nom, à 400 lcil. N.-E. d’Yarkand; 15,000 hab. Travail des métaux et des pierres dures, sellerie, •otonnndes. Commerce de transit.,
ALAMAN (Lucas), homme d’Etat et historien mexicain, né vers 1775 à Mexico, m. en 1855, fut quelque temps ministre des affaires étrangères sous le président Victoria, et se retira comme adversaire de la république fédérative. Occupé d’entreprises industrielles , il introduisit au Mexique la presse lithographique. De 1829 à 1832, principal mini-tre de Bustnmente, il développa l’industrie, l’agriculture et l’instruction populaire. Plus tard, sa politique amena une rupture avec la France et le bombardement de S*- Je in d’Ulloa, en 1838. On a de lui : Dissertations sur l’histoire du Mexique, 1844-49, 3 vol. ; Histoire du Mexique, 1849-52, 5 vol.
ALAMOS (Dép. d’), division administrative du Mexique, dans la division militaire de Culiacan, entre les dép. de Sonora au N., de Chihnahua à l’E., de Cinalnaau S., et le golfe de Californie à l’O. ; ch.-l., Alamos. Formé du S. de Pane. Etat de Sonora; arrosé par le Sau-José, le Yaqui ou Buenavista, le Rîo-Mayo, le Rio-del-Fuerte. Mines d’or et d’argent à Bayoreca, Alamos, Santa-Rosa, Tiriti, Promontorio ou Alameda, Cerro-Colorado. Salines sur les côtes. Tribus indiennes des Yaquis au N. et des Mayos au S. C. P.
ALASKA (Territoire d’), nom donné par les Américains à l’ancienne Amérique Russe, vendue en 1867 aux Etats- Unis pour la somme de 7,200,000 dollars (environ 86,000,000 fr.'. Situé entre 55° et 71° lat. N., et entre 132° et 170“ long. O., il est borné au N. par l’Océan glacial arctique, depuis la pointe Démarcation jusqu’au cap du Prince-de-Galles, à l’O. par le détroit de Behring et la mer de Behring, au S. par le Grand Océan, à l’E. par le Territoire de la Compagnie de la baie d’Hudson et la colonie du Stekin, qu’il sépare de l’Océan par une longue et étroite bande de terrain depuis le volcan S'-Elie jusqu’au fleuve Simpson. Côtes unies et glacées au Nord ; creusées à l’O. et au S. par les baies de Kotzebue, de Norton, de Bristol, l’Entrée de Cook, et découpées par des presqu’îles,
entre autres la presqu’île d’Alaska ; semées d’iles, Nounivak, Pribilow et Aléoutiennes à l’O., Kadiak, Sitka et l’archipel du Prince-de-Galles au S. Sol volcanique au S. dans les monts Iljamin et S'-Elie. Deux fleuves au N., le Colville et l’Iuland; deux à l’O., le Kuskowim et le Youcon, le plus considérable, formé du Pelly et de la Porcupine. Sol stérile dans toute la partie septentrionale, peu fertile dans le reste. Ce territoire n’en a pas moins une grande importance pour les Etats-Unis; politiquement, il enferme les colonies anglaises de la Nouvelle-Bretagne entre toutes les possessions américaines; commercialement, il fait concurrence à la compagnie anglaise de la baie d’Hudson pour l’exportation des riches fourrures; enfin ses côtes offrent d’excellentes pèches aux baleiniers. Superficie : 1,331,000 kil. carrés; pop., 54,000 hab. C. P.
ALA-TAU, nom donné à des montagnes de l’Asie centrale. On distingue : 1° l'Ala-Tau Dzoungarien, limite orientale du Turkestan russe, vers la Dzoungarie, au N. de l’Ili. Son nœud projette quatre rameaux : 1 Ala-Tau propre au N.-E., le Kopal à l’O., 1 ’Alaman et l’ Altyn-Vmel au S. -O., le Tulki à l’E. Hauteur moyenne ; 2,000 mèt. ; plusieurs pics sont élevés de plus de 4,000 mèt., et couverts de neiges éternelles; 2° l 'Ala-Tau Transilien ou Kounghi, au S. de l’Ili et au N. du lac Issi-Koul, formé de deux chaînes parallèles réunies à leur milieu par le nœud épais du Talgarnyn-Tal-Tschokou , élevé de 4,600 mèt. Hauteur moyenne : 3,000 mèt. — On appelle District d' Ala-Tau, ou Pays des sept rivières, la partie E. du Turkestan russe f V. plus loin . Compris entre le lac Balkasch au N., l’Ala- Tau Dzoungarien et la frontière chinoise à l’E., le Thian- Chan au S., le Tchoui à l’O., il forme au N. -O. une vaste dépression arrosée par l’ili, le Karatal, la
l. ep a, etc., et fertile en pâturages que parcourent les
Kirghises de la Petite-Horde. Les Russes commencèrent en 1844 la soumission de ce pays, bientôt affermi ' par la fondation de Kopal (1846), celle de Vernoié (1855), ch.-l. du pays, et par 1 exten>ion de la puissance russe au delà de l’Issi-Koul jusqu’au Tchoui. Superf. : environ 175,000 kil. carr. ; 150,000 hab. C. R.
ALAUX (Jean Paul), peintre, né à en
m. en 1853, cultiva la peinture de genre, mais s’e-t fait surtout connaître par une espèce de diorama d’intérieurs, qu’il appela Néorama, et où, à l’instar de ce qui a été fait pour les panoramas ( V ce mot dans notre Dictionnaire des Lettres et des Beaux-Arts), il plaçait le spectateur dans le tableau même^et non pas en dehors. Il a exposé à Paris, aux' Champs-Elysées, en 1827, deux tableaux eu ce genre : la Basilique de Saint-Pierre de Rome , et l'Abbaye de IV estminster.
ALAUX (Jean), peintre, frère du précédent, né à Bordeaux en 1786, m. en 1864, élève de Vincent, remporta en 1815 le grand prix, à l’Ecole des beaux-arts de Paris, devint directeur de l’Ecole française à Rome en 1847, et fut admis à l’Institut en 1851. Ses principales œuvres sont : Pandore apportée du ciel par Mercure, plafond du palais de S'-Cloud ; la Justice veillant sur le repos du monde, au musée du Luxembourg; les Batailles de Villaviciosa et de Denain , la Prise de Valenciennes, la Lecture du testament de Louis XIV, etc., au musée de Versadles: la décoration de la salle des Etats-Généraux; une partie des restaurarations de la galerie de Henri II au palais de Fontainebleau. B.
ALBENS , ch.-l. de canton (Savoie), arr. et à 22 kil. N. de Chambéry; 227 hab. Patrie de J. -F. Micbaud.
ALBERT (Franç.-Albert-Aug. -Ch. -Emmanuel, dit le prince), époux de Victoria, reine d’Angleterre, né en 1819, m. en 1861, était le 2e fils du duc Ernest de Saxe- Cobourg-Gotha. Sou mariage avec la reine Victoria eut lieu eu 1840 : il fut naturalisé Anglais, reçut les titres. d’Altes-e Royale, de feld-maréchal, de conseiller privé, et le Parlement lui alloua une liste civile de 30,000 livres sterling (750,000 fr. ). Plus tard, il devint colonel du 11” régiment de hussards, colonel des grenad ers de la garde, gouverneur de Windsor, chevalier de la Jarretière et de la Toison d’or, chancelier de l’Université de Cambridge, grand maître des francs-maçons, président de la Société zoologiqne, etc. Le prince Albert ne se mêla point aux intrigues des partis politiques, et sut conserver toute la dignité que comportait son rôle secondaire dans l’État. Habile dans tous les exercices du corps, passionné pour la musique, la peinture et la poésie, qu’il cultivait avec quelque succès, il jouit toujours d’une grande popularité en Angleterre. Ce fut lui qui eut l’idée de la première Exposition universelle de Londres en 1851. B
ALBUQUERQUE, v. forte d’Espagne (Estramadure), à 40 kil. N. de Badajoz; 7,500 hab.; vieux château.