‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 708 sur 864 · AFR · texte numérisé non relu

AFR

AHM

4 roi. in-8®), on l’admit comme abrégé à la Faculté de médecine, et, eu 1826, il succéda à Royer-Collard dans la chaire de médecine légale. L’un des fondateurs des Annales d'hygiène publique el de médecine légale, il publia encore, avec ChauBsier, une édition du livre de Morgagni, De sedibus el causis morborum, 1822 et suiv., 8 vol. in-8°.

ADELUNG (Frédéric d’), philologue, neveu de l'auteur du Mithridate (F. Adelung, dans le Dictionnaire) , né à Stettin en 1768, m. en 1843, alla étudier à Rome les manuscrits du Vatican, publia à Kœnigsberg, 1796 et 1799, d’intéressantes notices sur les vieux poëmes allemands qu’il y avait découverts, suivit en qualité de secrétaire le comte de Rahlen à S'-Pétersbourg , dirigea pendant quelque temps le théâtre allemand de cette ville, fut chargé en 1 803 de donner des leçons aux grands-ducs Nicolas et Michel , devint conseiller d’État et président de l’Académie asiatique. On a de lui , entre autres ouvrages : Rapports entre la langue russe et le sanscrit, Sl- Pétersbourg, 1815; Essai sur la littérature de la langue sanscrite, 1830, réédité en 1837 sous le titre de Bibliolheca sanscrita. 1 B.

ADH F.MAR (Alphonse-Joseph), mathématicien, né à Paris en 1797, m. en 1862, a laissé : Cours Je mathématiques à l'usage de l'ingénieur civil, 1832-56, 14 vol. in-80; Questions diverses, 1841, in-8°, ouvrage dans lequel se trouve la première idée d’un chemin de fer de ceinture pour Paris; les Révolutions de la mer, 1842, in-8°, où se trouve exposée la théorie des déluges périodiques.

ADIGE, fleuve d’Italie, a donné son nom à deux départements du roy. d'Italie sous Napoléon 1er : 1° YAdige, formé de l’anc. Véronais, et créé en 1806, après la paix de Presbourg; divisé en deux districts : Vérone, ch.-l. du département, et Legnano; 285,000 hab. 11 correspond auj. à la délégation de Vérone, dans laVénétie. — 2° le Haut-Adige, formé du Tyrol italien, enlevé à l’Autriche en 1809 par la paix de Vienne, donné d’abord par Napoléon à la Bavière avec le Tyrol allemand, et repris eu 1810; divisé en cinq districts: Trente, ch.-l. du département, Clés, Bolzen, Roveredo , Riva; 265,000 hab. 11 correspond auj. au cercle de Trente et au S.- O. de celui de Brixen, dans la prov. autrichienne du Tyrol. C. P.

ADJEM, c.-à-d. étranger, mot par lequel les Arabes désignent particulièrement les Persans, et en général les autres peuples. Lorsqu’au vu® siècle ils firent la conquête de la Médie, ils la nommèrent Irak-Adjem, pour la distinguer de l’ Iralc-Arabi (ane. Chaldée), habitée de tout temps par des nomades originaires de l’Arabie. Les sultans ottomans mettent parmi leurs titres celui de sultan el-Arab u el-Adjem ; Arab désigne les musulmans, dont la religion est originaire de l'Arabie, et Adjem les peuples d’une autre religion placés sous leur autorité. Au temps des Janissaires, les enfants des rayas (chrétiens et juifs), formant une des divisions de cette milice, portaient le nom d'Adjemi-oglaus (enfants d’étrangers).

ADRIATIQUE, dép. de l’anc. roy. d’Italie, formé en 1806 de l’ancien Dogado vénitien, et agrandi en 1807 de toutes les côtes depuis l’embouchure du Pô jusqu’à celle de l’Isonzo ; divisé eu deux districts : Venise, ch.-l. du départ., et la Granza ; 314,000 hab. Il correspond auj, à la délégation de Venise et à la partie maritime de celles de llovigo et d’Udine, dans la Vénétie. C. P.

AFFÉAGEANT, dans l’ancien droit français, désignait le vassal qui aliénait une partie de son fief avec rétention de devoirs annuels, soit que l’objet de la rente dût être tenu en arrière-fief, soit qu’il dût être tenu en roture. On appelait afféagement ce genre d’aliénation.

AFFURAGE ou AFFERAGE, droit payé jadis au seigneur pour avoir la permission de vendre du vin^t d’autres boissons sur son fief et suivant la taxe établie par ses officiers. Plus tard le même mot désigna le prix fixé par l’autorité administrative à une chose vénale.

AFRIQUE (Province romaine d’). Formée, en 146 av. J.-C., lors de la ruine de Carthage, elle ne comprit que le territoire propre de cette ville et la Zeugitane ; la Byzaeène et la région Syndique ou Tripolitaine avaient été usurpées par Massinissa sur Carthage , et le Sénat les lui laissa. Mais eu 106 tout l’ancien territoire de Carthage fut réuni à la Zeugitane, et la province d'Afrique comprit tout le beylik actuel de Tunis et le N. -O. de l’eyalet de Tripoli. Auguste, dans le partage qu'il fit des provinces entre le Sénat et lui (vers 26 av. J.-C.), donna au Sénat l’Afrique augmentée de la Numidie orientale, c.-à-d. de la province actuelle de Constantine en Algérie. La Numidie ayant été séparée de l’Afrique par Caligula en 39, pour redevenir une province particulière, l’Afrique revint à l'éteudue quelle avait en 26, et la

conserva jusqu’à Dioclétien. Sous ce prince, ou sous quelqu’un de ses successeurs, la Byzaeène, puis la Tripolitaine furent distraites de l’Afrique pour former des provinces particulières, et l’Afrique propre réduite à la Zeugitane, ou au N. du beylik actuel de Tunis. On l’appelait Proconsulat d'Afrique, et son proconsul, ainsi que ceux d’Achaie et d’Asie, avait le premier rang parmi les gouverneurs de province. Carthage, depuis qu’elle avait été rebâtie par César, était la capitale de la province. — Au IVe siècle, on trouve un Diocèse d’Afrique , composé des 6 provinces suivantes : Proconsulat d’Afrique, Byzaeène, Tripolitaine, Numidie, Mauritanie Sitifienne, et Mauritanie Césarienne. U dépendait de l’Empire d’Occident et de la préfecture d’Italie. Conquis par les Vandales de 429 à 439, il leur fut repris par Justinien, et formait, à la mort de ce prince, une préfecture ayant la même étendue et les mêmes divisions que l’ancien diocèse d’Afrique. Les Arabes s’en emparèrent et ruinèrent Carthage en 698. C. P.

AGAPETES, c.-à-d. en grec bten-nimées, nom donné, dans l’Eglise primitive, aux vierges, filles et parentes des Apôtres et de leurs successeurs, et, en général, aux saintes filles qui se consacraient au service des ecclésiastiques par des motifs de piété.

AGARDIJ (Charles-Adolphe) , naturaliste suédois, né en 1785 à Bàstad (Scanie), m. en 1859, devint professeur de mathématiques à l’Université de Lund en 1807, de botanique et d’économie rurale en 1812. Il fut ordonné prêtre en 1816, élu député de son bailliage en 1817, 1823 et 1824, et devint évêque luthérien de Karlstad en 1834. Membre encore de la diète suédoise en 1839-40, il y demanda la suppression de la représentation par ordres. On a de lui, entre autres ouvrages : Systema algarum, 1824; Icônes algarum Europæ , 1828-1835; Essai sur les principes fondamentaux de la physiologie végétale, 1828; Essai sur le développement intérieur des plantes, 1829; Traité de botanique, 1830-31, 2 vol.

AGATHÉMÈRE, géographe grec du me siècle de notre ère. Il a laissé un Abrégé de géographie en 2 livres, tiré en grande partie de Claude Ptolémée et de Strabon, et qui se trouve dans les Geographi minores d’Hudson, t. II.

AGENT MUNICIPAL, nom donné, sous la lre République française, à l’officier élu par les communes d’une population inférieure à 5,000 âmes, pour exercer les fonctions municipales.

AGNAN (Saint), eu latin Anianus, évêque d'Orléans, contribua à la défense de cette ville contre Attila eu 451, et mourut deux ans après.

AGNEAU PASCAL, nom donné par les Hébreux à l’agneau qu’ils immolaient le jour de la Pâque, en mémoire de la sortie d’Egypte. Il devait n’avoir qu’un an, être mâle et sans tache. On le mangeait à l’entrée de la nuit, avec du pain sans levain et des laitues sauvages. La manducation d’un agneau bénit, le jour de Pâques, se perpétua pendant quelques siècles chez les chrétiens ; cérémonie qui avait lieu à l’église, et à laquelle participaient les évêques , les prêtres et les fidèles. A Rome, ce fut tantôt le pape, tantôt le plus jeune des cardinaux, qui bénit l’agneau : on ne sait pas bien la cause de ce changement de personne. La coutume de manger un agneau pascal subsiste encore chez les Arméniens.

AGNELLO (Jean), riche marchand de Pi.-e, qui, eu 1364, s’empara violemment du pouvoir souverain dans sa patrie. En 1368, il obtint de l’empereur Charles IV le titre de doge, et, la même année, fut chassé par les Pisans.

AGOGNA (départ, de 1’), l'un des dép. du roy. d’Italie sous Napoléon Ier, comprenait l’ancien Novarais entre la Sésia et le Tessin, distrait du Piémont, en 1802, quand on réunit celui -ci à la France et qu’on transforma la république Cisalpine en république Italienne; l’Agogua l’arrosait au centre : il était borné au N. par la Suisse, à l’O. par les départements français de la Sésia et de Marengo, au S. par celui de Gênes, à l’E. par le département italien d’Olona. Ch.-l., Novare ; 4 autres districts: Vigevano, Domo-d’Ossola, Varallo, Arona. En 1814, il fut rendu au Piémont, où il forma la plus grande partie de la province de Novare. C’est aujourd'hui la même province dans le royaume d’Italie. C P .

AGRAVIADOS ou Agreviados, c.-à-d. en espagnol persécutés, mécontents, nom donné, depuis le commencement du xviiie siècle, aux seigneurs espagnols qui, amis de la maison d’Autriche et hostiles aux rois de la maison de Bourbon, n’obtinrent pas de ces derniers la dignité de grand d'Espagne.

AHM1 DPOUR, v. de l’Hindoustan (Lahore), dans l’Etat et à 48 kil. S.-S.-O. de Bahavolpour; 20,000 hab. Fabr.

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