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arrose le département des Landes. Cours de 80 kil. , flottable sur 30, depuis Beliat.
LEYTE, île du Grand-Océan, une des Philippines, au N. Je Mindanao, avec un ch.-l. de même nom ; par 9<- 50’-ll<> 35’ lat. N., et 122» 55’-123 ' 05’ long. E. ; 205 kil. sur 60 ; 40,000 hab. Sol très-fertile.
LEYYA (Antonio de), général espagnol, né en Navarre en 1480, d’une famille obscure , m. en 1536 , passa par tous les grades militaires sous Charles Quint, repoussa l’amiral Bonnivet devant Milan, 1523, se distingua à la journée de Rebec, 1524, et défendit Parue contre François 1er, 1525. Nommé gouverneur du Milanais, il y consolida la puissance des Espagnols , et défit le comte de Saint- Pol à Landriano, 1529. 11 combattit ensuite lesTures devant Vienne , et suivit encore l’empereur à Tunis, 1535 , puis en Provence , 1536. B.
LÉZADOIS (Le). F. Lésadez.
LÉZARDIERE (Mlle Marie-Pauline de), née en 1753 au château de la Verci (Vendée) , m. en 1835 , était fille d’un ami de Malesherbes et de Necker, se livra avec ardeur aux études historiques, et publia en 1790 une Théorie politique des lois de la monarchie française, 2 vol. , ouvrage que ijon départ pour l’émigration l’empêcha de continuer , qu’elle reprit à son retour en 1801 , et qui n’a vu le jour complètement qu’en 1844, 4 volumes in -8». «Ce n’est guère, dit M. Guizot , qu’un recueil de textes originaux sur les mœurs et les institutions ; mais ils sont recueillis , mis en ordre, et traduits avec une science et une exactitude peu communes. »
LEZARDKIEUX, ch.-l. de cant. (Côtes-du-Nord), arr. et à 32 kil. E.-N.-E. de Lanoion, petit port de commerce sur le Trieux, près de son embouchure; 571 hab.
LEZAT, petite ville (Ariégel , arr. et à 37 kil. N.- O. de Pamiers , sur la Lèze; 1,744 hab. Ane. capitale du Lézadois , elle posséda une riche abbaye de Bénédictins.
LEZAY, ch.- 1. de cant. (Deux-Sèvres) , arr. et à 15 kil. E.-N.-E. de Melle, sur la Dive; 689 hab. Tuileries, briqueteries , fours à chaux.
i.ezay-marnésia (Claude-Franç.-Adrien , marquis de), né à Metz en 1735, m. en 1800, fut députe aux Etats-Généraux de 1789, se retira aux Etats-Unis en 1790, revint deux ans après, fut jeté en prison, et dut la liberté au 9 thermidor. On a de lui : lissais sur la nature champêtre , poème en 5 chants, Paris, 1787, in-8°; le Bonheur dans les campagnes , Neufchâtel, 1784, in-8° ; Lettres écrites de l'Ohio , Paris, 1792, in-8° , etc. — Son fils , Adrien, né en 1770 , m. en 1814 , fut préfet sous le 1er Empire français , et publia : les Ruines, ou Voyage en France, 1794, in-8°; Qu’est-ce que la constitution de 1793? 1795, in-8°; Faiblesse d’ un gouvernement qui commence , 1796, in-8°; Pensees choisies du cardinal de Retz, 1797, in-18 ; une traduction du Don Carlos de Schiller, 1799 , in-8°.
LÉZIGNAN , ch.-l. de cant. ( Aude), arr. et à 30 kil. O. de Narbonne; 2,830 hab. Eaux-de-vie.
LEZOUX , ch -1. de cant. ( Puy-de-Dôme) , arr. et à 15 kil. O.-S.-O. de Thiers, sur la rive dr. de l’Ailier; 3,630 hab. Comm. de grains, bois, bestiaux , volailles , fil, chanvre ; poteries.
LHASSA , v. du Thibet. F. Lassa.
LHÉRITIER de Brutelle (Charles-Louis), botaniste, né à Paris en 1746, m. en 1800, était d’une famille de commerçants. Procureur du roi à la maîtrise des eaux et forêts en 1772, conseiller à la cour des Aides en 1775, il renonça bientôt à ses fonctions pour étudier l’histoire naturelle. Aux journées d’octobre 1789, il commandait un bataillon de garde nationale, et sauva plusieurs gardesdu-corps à Versailles. Plus tard, il fut juge au tribunal civil de la Seine, et employé au ministère de la justice. U périt assassiné, sans qu’on ait pu découvrir ni les auteurs, ni les motifs de ce crime. On a de lui : Slirpes novae aut minus cognitæ, descriptionibus illustratæ, Paris, 1784, in-fol. et 96 pl. ; Sertum anglicum, seu plantæ rariores quæ in liortis juxta Lundinum excoluntur, 1788, in-fol., etc. F. son Eloge par Cuvier.
LHOMÜND (Charles-François), né à Chaulnes (Somme) en 1727, m. en 1794, successivement élève, professeur et principal au collège de Dainville, à Paris, entra ensuite dans les ordres, et fut, pendant plus de 20 ans, professeur au collège du cardinal Lemoine, où, par amour pour l’enfance, il ne voulut jamais professer que la sixième. La Révolution le surprit au milieu de ces modestes fonctions. Il fut emprisonné en 1793; maisTallien, son ancien élève, le rendit bientôt â la liberté. Lhomond est de l’école de Rollin : i! n'a fait que mettre en œuvre les prescriptions du Traiie des Etudes. Convaincu que les études doivent commencer par la langue maternelle, il donna les Eléments
de la grammaire française, 1780, 1 vol. in-12. Peu après, parurent les Eléments de la grammaire latine , 1 vol. in-12. Ces livres, si populaires, sont loin d’être parfaits; mais ce fut un pas immense d’avoir, à l’exemple de la Méthode latine de Port-Royal, donné un ouvrage élémentaire dont les règles étaient en français. S’inspirant également de Rollin, et pour venir en aide à l’inexpérience des enfants, au début des études, Lhomond a composé V Epitome historiée sacrœ, in-12, 1784 , et le de Viris illuslribus urbi s Romæ , 1 vol. in-12. C’est encore pour eux qu'il écrivit la Doctrine chrétienne, 1 vol. in-12, 1783; puis l’histoire abrégée de l’Eglise, 1 vol. in-12; enfin, l’ Histoire abrégée de la Religion avant la venue de Jésus-Christ, 1 vol. in-12, 1791. Ces trois derniers ouvrages, composés avec une science aussi exacte que solide, renferment les plus utiles enseignements et les plus touchantes instructions; tout y est mis à la portée de la jeunesse, à laquelle ils apprennent ce que c’est que la religion, comment elle est parvenue jusqu’à nous, et ce qu’elle nous ordonne de croire et de pratiquer. Très-souvent réimprimés, ils sont demeurés classiques. On a entare de Lhomond un ouvrage posthume intitulé : Matière d'enseigner le Catéchisme aux petits enfants. En 1860, sa patrie lui a fait l’honneur, un peu exagéré, d’une statue de bronze. F. B.
L’HOPITAL (Michel de), né à Aigueperse en 1506, m. en 1573, était fils de Jean L’Hôpital, médecin distingué, qui devint l’intendant et l’ami du connétable de Bourbon. Après avoir étudié à Toulouse, il parvint à rejoindre à Milan son père, qui avait été enveloppé dans la proscription du connétable, termina son éducation à Padoue, et dut à ses talents précoces de hautes protections qui facilitèrent sa rentrée en France. D’abord conseiller au parlement de Paris, il mérita la faveur de Marguerite de Valois, sœur de Henri II, et fut nommé surintendant des finances en 1554. Dans cet emploi élevé, il commença à travailler à la réforme des abus, et donna lui-même l’exemple du désintéressement, puisque le roi fut obligé de doter sa fille. Devenue duchesse de Savoie, Marguerite allait peut-être enlever L’Hôpital à la France, lorsque Catherine de Médicis et les Guises se réunirent pour lui conférer la charge de chancelier, vacante par la mort d'Olivier, 1560. Dès son début, L’Hôpital fit preuve d’une noble fermeté, en refusant de signer l’arrêt de mort du prince de Coudé, accusé d’avoir pris part à la conspiration d’Amboise : “ Je sais mourir, mais non me déshonorer, >» répondit-il'.. La harangue qu’il prononça aux Etats-Généraux d’Orléans, outre qu’elle est un tableau fidèle de la situation de la France à cette époque, peut être considérée comme la profession de foi politique de L’Hôpital: contenir les partis par Injustice, non par la ruse, opposer la modération à la violence, la tolérance à l’emportement religieux, tels étaient les principes dont le chancelier ne se départit jamais au milieu des intrigues de la cour et des guerres civiles. Pendant huit ans, il fut, auprès du trône, le représentant de cette partie éclairée de la bourgeoisie, dont l’appui devait plus tard décider le triomphe de Henri IV. “ Ne falloit pas trop se jouer, dit Brantôme, à ce rude magistrat et censeur Caton. » Sa franchise finit par déplaire. En 1568, il se retira à sa maison de Vignai près d’Etampes, et Catherine de Médicis lui reprit les sceaux. La nouvelle du massacre de la S^Barthélemy vint le trouver dans sa retraite, sans parvenir à l’effrayer; comme on lui annonçait l’arrivée des assassins, il commanda qu’on leur ouvrit la grande porte, et quand arriva un message de la cour qui déclarait que le roi lui faisait grâce : « J’ignorais, répondit L’Hôpital, que j’eusse jamais mérité ni la mort ni le pardon. » Néanmoins, le spectacle des malheurs de la France abrégea sa vie ; six mois après la Sl-Barthélemy, il mourut dans un état voisin de la pauvreté, mais justifiant jusqu’à la fin la belle devise qu’il avait empruntée à Horace, son poète favori : Impavidum ferienl ruinœ. — L’Hôpital a attaché son nom à un grand nombre d’édits et d’ordonnances, ayant pour objet de réformer les abus ou d’améliorer l’administration et les lois civiles (Edit de Romorantin, 1560 ; ordonnance d’Orléans, 1561 ; édit de Roussillon, 1565; ordonnance de Moulins, 1566.) Mais, en prohibant le luxe, et en cherchant à établir des lois somptuaires, il prit trop à la lettre la maxime économique qui lui était familière : « Ce qui est loué en une famille doit être trouvé bon en un royaume. » Rendant sa carrière politique et dans sa retraite, il cultiva assidûment les lettre, latines, et c’est en latin qu’il correspondait avec les hommes les plus distingués de l’époque, Duchâtel, Olivier, de Thou, etc. Sa connaissance du grec le mit en rapport avec Amyot, qu’il présenta à Henri II. Ses Poésies latines,. recueillies et publiées par son petit-fils Hurault de L’IIô-
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pital en 1585, ont été réimprimées plusieurs fois; le style, quoiqu’un peu diffus, en est facile, et souvent vif et énergique. Son Recueil de divers traités de paix, apanages, mariages, etc., Cologne, 1572, n’est guère qu’un volume de notes prises par un homme qui étudiait l’histoire de France. Mais ses Harangues, ses Mémoires au roi et au par lement, son Testament politique, se recommandent par des idées élevées et des considérations très-justes, obscurcies quelquefois par l'abus des métaphores. Les OEuvres complètes de L’Hôpital ont été réunies et publiées par Dufëy de l’Yonne, Paris, 1824,4 vol. in-8», et sont précédées d’un Essai sur sa vie et ses ouvrages. Les Poésies ont été trad. en français, par M. de Nalèche, Paris, 1857. V. la Vie de L'Hôpital, par Lévesque de Pouilly, Paris, in-12, 1784; une étude de M. Villemain, 1827, dans ses Mélanges. H. B.
l'hôpital (Guillaume-François-Antoine, marquis de), mathématicien, né à Paris en 1681, m. en 1704, abandonna le service militaire pour l’étude des sciences, pour lesquelles il avait montré, très-jeune, beaucoup d'aptitude. Il sut résoudre plusieurs des problèmes proposés par Jean Bernoulli, notamment celui de la brachystochrone. Les principes du calcul différentiel lui avaient été enseignés par ce savant géomètre, lorsqu’il vint en France en 1692. Bernoulli composa même pour lui les Leçons sur le calcul différentiel et le calcul intégral. L’Hôpital a rassemblé tous les principes épars du calcul différentiel dans son Analijse des infiniment petits, 1696, in-4°. Les nouvelles méthodes étaient peu connues ; cet ouvrage fut accueilli avec beaucoup de faveur. Ce ne fut qu’après la mort de L’Hôpital que parut son Traité analytique des sections coniques, 1707, in-4°, qui mérité encore d’être consulté. En 1693, L’Hôpital avait été nommé membre honoraire de l’Académie des Sciences. Y.
l’hôpital, brg de la Savoie. V. Albertville.
L’HOSPITAL (Louis de). V. Vitry.
l’hospital (Nicolas de), V. vitry.
LllUIS, ch.-l. de cant. (Ain), arr. et à 25 kil. O.-S.-O. de Belley ; 309 hab.
LIA, fille aînée de Laban, fut donnée pour femme à Jacob par ruse, à la place de Rachel. Elle mit au monde six fils et une fille; Ruben, Siméon, Lévi, Juda, Issachar, Zabulon, et Dina.
LIAIKHOV (Archipel). V. Sibe'rie (nouvelle-)
LlAKOURA, nom moderne du Parnasse.
LIA.MONE. anc. Cercidius, riv. de Corse, sort du mont Retto, coule au S. -O., et se jette dans le golfe de Sagone, à 17 kil. N. d’Ajaccio. Cours de 44 kil. 11 donna, de 1793 à 1811, son nom à un département, formé de l’ile d’Elbe et de la partie S. de la Corse ; le ch.-l. était Ajaccio, et les arrondissements, Ajaccio, Vico etSartène.
LIANCOURT (Jeanne de Schomberg, duchesse de), née en 1600, m. en 1674, fille du maréchal Henri de Schomberg, cultiva avec succès la poésie, parla plusieurs langues, et ouvrit sa maison aux solitaires de Port-Royal, Arnauld, Pascal, etc. Sa Vie se trouve dans les Vies intéressantes et édifiantes des religieuses de Port-Royal, Cologne, 1750, t. ier.