LIANCOURT (LA ROCHEFOUCAULD-). V. LA ROCHEFOU- CAULD
Liancourt, ch.-l. de canton (Oise), arr. et à 7 kil. S.-S.-E. de Clermont, sur le chemin de fer du Nord; 2,259 hab. Château et parc des ducs de La Rochefoucauld-Liancourt, détruits en partie pendant la Révolution. Filatures de coton et de laine. Eglise richement ornée.
LIANE , riv. de France, affluent de. la Manche au port de Boulogne. Cours de 30 kil.
L1AO, riv. de l’empire chinois, naît dans les monts de Mongolie, parcourt, sous le nom de Charamouren , une partie de la Mongolie, traverse la prov. de Ching-king, et se jette dans le golfe de Liao-toung. Corrs de 850 kil.
liao-toung, golfe formé par la mer Jaune, sur les côtes des provinces chinoises de Pé-tché-li et de Cliing- Iiing.
LIARD , monnaie de billon , qui paraît originaire du Dauphiné, où elle était en usage avant le xve siècle sous le nom de blanc, et valait 3 deniers. Depuis Louis XI , l’empreinte des liards fut la môme que celle des hardis [V. ce mot) de Guyenne : d’un côté, le roi, représenté à mi-corps, tenant une épée de la main droite, la tête couronnée, et abrité d’un dais ; de l’autre, une croix cantonnée de deux couronnes et de deux fleurs de lis. Les liards et les hardis se confondirent, et les empreintes varièrent suivant les règnes. On renonça à ces pièces lors de l’adoption du système décimal. B.
LIBAN (de l’hébreu Leban , blanc), en latin Libanus, chaîne de montagnes de la Turquie d’Asie, s’étend dans la
Syrie et l’Arabie Pétrée, depuis la rive g. de l’Aasi (anc. Orante), prés d’Antakièh (anc. Antioche), en longeant la Méditerranée, à une petite distance de la côte, sépare les eyalets de Damas et de Beyrouth, traverse le N. du livah d’Acre, et forme les monts Carmel, Thabor, et Garizim; 450 kil de développement. Sous le nom A' An ti- Liban (le üjebel-el-Scheikh des Arabes), une petite chaîne, parallèle à la précédente, se détache du versant oriental , court à l’E. du Jourdain , et atteint la mer Morte. Les vallées situées entre les deux chaînes avaient reçu des anciens le nom de Cœlésyrie ( V. ce mot). Mines de fer et de houille peu exploitées. Les cèdres du Liban, qui formaient des forêts renommées chez les anciens, sont auj. peu nombreux. La région du Liban est habitée par deux tribus guerrières et ennemies l’une de l’autre, les Druses et les Maronites, qui ne reconnaissent guère que de nom la domination ottomane. — Lyalet du Liban. K. Supplém. B.
LIBANIUS, célèbre sophiste ou rhéteur grec, né à Antioche en 314 , m. vers 390, étudia à Athènes sous Diophante, à Constantinople sous le grammairien Nicoclès et le sophiste Bémarque, ouvrit dans cette dernière ville une école qui fut très-suivie, fut banni comme coupable de magie, 346, et enseigna successivement à Nicée, à Nicomédie, à Antioche. Il compta S1 Basile et S1 Jean Chrysostôme parmi ses disciples, et jouit d’une grande faveur auprès de Julien l’Apostat. On a de lui des Harangues, publiées par Morel, Paris, 1607-27, 2 vol. in-fol., et par Reiske, Altenbourg, 1791-97, 4 vol. in-8° ; des Lettres, éditées par J.-Ch. Wolf, Amst.j 1738, in-fol.; et divers Fragments, retrouvés par Siebenkees, Angelo Mai et M. Boissonade. Libanius a de l'imagination et du savoir; son style est riche, brillant, et assez exempt du mauvais goût de l’époque.
LIBANOMANCIE, genre de divination, qui se pratiquait par l’inspection de l’encens brûlé en l’honneur des dieux Du grec libanos, encens, et manléia, divination,
LIBATION, Libatio, effusion de vin, de sang, d’huile ou de lait , dans les sacrifices, chez les anciens Grecs ou Romains. On faisait une libation de vin , versé avec une patère sur la tête de la victime présentée à l'autel , et pour l’éprouver; on en faisait, avec le sang de la victime, dans les flammes de l’autel; on en faisait avec de l’huile ou du vin sur la part des dieux, portion de la victime brûlée sur l’autel ; enfin on faisait des libations de lait sur les tombeaux, pour apaiser ou réjouir les mânes. Il y avait aussi des libations sans sacrifices, pratiquées à la fin des repas, en l’honneur des dieux en général ou des Lares. Elles consistaient en une coupe de vin épanchée sur la table. — Libation-offrande, Libamen ou Libamenlum , prémices des mets offerts aux dieux dans les festins publics, aux Lares dans les festins privés ; ou prémices des fruits offerts aux dieux par les campagnards , avant de faire la récolte. C. D — y.
LIBAU , en lithuanien Lepeja, v. de la Russie d’Europe (Courlande), à 170 kil. O. de Mittau, à l’embouchure du lac de son nom dans la mer Baltique, avec un bon port; 8,000 hab., dont 1,600 juifs. Port de commerce. Export, de produits agricoles; import, de denrées coloniales.
L1BAVIUS (André), chimiste et médecin, né à Halle, m. en 1616, professa d’abord l’histoire et la poésie à Iéna, et devint recteur du gymnase de Cobourg en 1605. Ses écrits sont trop nombreux pour n’être pas diffus ; ils deviennent même inintelligibles, lorsque, donnant dans la folie de son temps, il parle des prétendus confrères de la Rose-croix. Cependant son Alchimia, Francf., 1606, in-fol., est un fort bon ouvrage pour ce temps-là ; le premier, il parla de la transfusion du sang. Il a laissé son nom au bichlorure d'étain , qu’on nomme encore liqueur fumante de Libavius, employé dans la teinture en écarlate. G — R.
LIBELLA, petite monnaie des anc. Romains. Elle était d’argent, et valait le dixième d’un denier. On croit que cette monnaie ne fut en usage que vers le temps des rois. Elle valait environ 1 fr.
LIBER, un des noms de Bacchus.
LIBERA, nom de Proserpine en Sicile.
LIBERALES, Liberalia, fêtes de Bacchus ou Liber, chez les anc. Romains. Elles revenaient annuellement le 16 des calendes d’avril (17 mars). Ce jour-là, on allait offrir à Bacchus des gâteaux miellés, que de vieil'es femmes couronnées de lierre fabriquaient et débitaient dans les rues. C’était aussi le jour où l’on donnait la toge virile aux enfants en âge de la recevoir. ( V. Toge virile.)
LIBERALIS (Antoninus). V. Antoninus.
L1BERALIT AS JULIA. V. Ebora.
LIBÈRE (Saint), Marcellinus Félix Liberius, pape de 352 à 366, assembla trois conciles, à Rome, à Arles et à Milan,
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pour juger entre S* Athanase et Arius ; les deux derniers ayant approuvé l’hérésiarque, Libère refusa de souscrire à la condamnation d’Athanase, fut exilé par l’empereur Constance à Bérée (Thrace), et remplacé par l’antipape Félix II. Assez faible pour adopter la formule de Sirmium , rédigée par les semi-ariens, il obtint son rappel , mais ne tarda pas à rentrer dans l’orthodoxie, et anathématisa un concile de Rimini, qui adopta encore les principes d’Arius. Fête, le 24 septembre. B.
LIBERGIER (Hugues), architecte du xme siècle, m. en 1263, commença l’église S'-Nicaise de Reims, auj. détruite, et la belle cathédrale de cette ville, qui furent continuées par Robert de Coucy.
LIBERIA, anc. colonie américaine, fondée en 1821, par des abolitionnistes américains, dans la Guinée septentr., pour recevoir les noirs affranchis des Etats-Unis. Elle s’étend du cap Palmas au S.-E., au Bio-Gallinas au N.- 0.; capit., Monrovia; 422,000 hab. Elle s’est proclamée république indépendante 'en 1847, et est reconnue par l’Angleterre, la France' et la Belgique. La législature commença de siéger en 1851.
LIBERTAD. V. Livertad.
LIBERTE, divinité allégorique des Romains, fille de Jupiter etde.Junon. Ses attributs sont lebonnet phrygien, le sceptre, le joug rompu. Le père des Gracques lui éleva, le premier, un temple, qui fut dévoré par un incendie.
liberté (Arbres de la). Arbres que, pendant les premières années de la Révolution française, on planta dans toutes les communes , comme symboles de la liberté. L’idée en vient des anciens arbres de mai ( V. mai). Les premiers furent plantés en mai 1792, à Lille, à Auxerre, et dans plusieurs autres lieux. La plupart étaient des arbres sans racines, mais très-élevés. Certaines villes du midi en avaient dans presque toutes leurs rues et devant beaucoup de maisons. Un écrivain de cette époque dit qu’en 1794 il y avait en France plus de 60,000 arbres de la liberté. Un décret de la Convention du 3 pluviôse an n (23 janvier 1794), ordonna la plantation, dans toutes les communes, d’un arbre de la liberté, avec racines, et en confia la conservation à tous les bons citoyens. L’espèce la plus habituellement choisie fut le peuplier, appelé peuple par les paysans, mot formé de populus qui, en latin, a le double sens de peuplier et de peuple (nation). On croit que cette interprétation le fit choisir de préférence par les démocrates. La plantation des arbres de la liberté à la porte de tous les comités militaires et civils de Paris, fut le prétexte dont les révolutionnaires se servirent, en 1792, pour commencer le rassemblement populaire qui finit par la fameuse journée du 20 juin. Sous le 1er Empire, les arbres de la liberté ne furent point entretenus, ou furent presque tous abattus. A la révolution de 1848, ils reparurent; on s’en fit un moyen d’agitation, et l’on en planta à Paris notamment, une quantité presque innombrable. On invitait souvent le clergé à venir les bénir. Quand le gouvernement cessa d’être purement démagogique, ces arbres servant de prétextes à des désordres publics, furent tous abattus.
liberté (île de la), nom donné, sous la Convention , à l’ile d’Oléron.
L1BERUM VETO, mots latins usités dans l’anc. constitution de Pologne pour désigner le droit qu’avait chaque nonce ou député de la noblesse de s’opposer à une résolution de la diète, et, par cela même, de la rendre nulle.
L1BES (Antoine), physicien, né à Toulouse en 1760, m. en 1832, professeur aux écoles centrales et au lycée Charlemagne, a découvert l'électricité par contact. Il a publié : Physicœ conjecturalis elementa, 1788; Physique chimique, 1796 ; Théorie de l'élasticité, 1800 ; Traité élémentaire de physique, 1802; Dictionnaire de physique, 1806; Histoire des proyrès de la physique, 1810.
LIBETHRA, anc. v. de Macédoine, sur le golfe Thermaïque, non loin de l’Olympe et de la frontière de Thessalie. On y voyait le tombeau d’Orphée.
libethra, fontaine voisine du mont Hélicon en Béotie; les Muses, à qui elle était consacrée, en tiraient leur nom de Libéthrides.
LIBIQUES ou LIBUENS, Libici ou Libui, peuple ligurien de l’Italie ancienne (Gaule transpadane), sur les deux rives de la Sesia; ch.-l., Vercellæ.
L1B1T1NAIRES, Libitinarii, entrepreneurs des funérailles chez les anc. Romains. Ils fournissaient des embaumeurs pour préparer les corps, afin qu’ils se conservassent jusqu’au jour des funérailles. Ils avaient , à Rome, leur administration au temple de Libitine.
LIBI1TNE ou VÉNUS-L1BITINE , déesse des funérailles chez les anc. Grecs ou Romains. Elle avait à Rome
un temple où l’on vendait tout ce qui était nécessaire pour les funérailles, et où l’on tenait registre des morts.
libitine (porte de) ou libitinaire, porte des amphithéâtres Romains, par laquelle on enlevait les gladiateurs blessés ou tués dans les combats.
LIBNA. V. Labana.
LIBON, architecte grec du y® siècle av. J.-C., né en Elide, construisit prés de Pise le célèbre temple de Jupiter Olympien , décrit par Pausanias, et dont il ne reste auj. aucun vestige.
^ LIBONOTUS, vent de S.- O. quart S., chez les anciens Grecs ou Romains.
LIBOURNE , Cnndate , Condat-les-Leiburnes , s.-préfect. (Gironde), à 35 kil. E.-N.-E. de Bordeaux, par le chem. do fer d'Orléans, au confl. de la Dordogne et de l’Isle; 10,519 hab. Trib. de lre instance et de commerce, collège, musée, bibliothèque. Ecole d’hydrographie, jardin des plantes. Dépôt d’étalons. Entrepôt de sel. Fabr. de lainages, corderies, clouteries. Contra, de vins, eaux-de-vie, farines, bestiaux. Ville régulièrement bâtie. On y remarque l’église S'-Jean-Baptiste (du xvie siècle), celle des Carmélites, la salle de spectacle, le pont sur la Dordogne, le pont suspendu sur l'Isle, etc. — Poste militaire sous les Romains, Libourne devint importante sous Charlemagne; elle fut fortifiée par les Anglais aux xm® et xive siècles. Jusque-là, elle s’était appelée Fozera ou Fozela; un seigneur de Leyburn , localité au N. de l’Angleterre, lui donna le nom de son pays. En 1270, Edouard Ier d’Angleterre donna à Libourne une constitution et une charte. Du Gueselin s’en empara en 1377 , Dunois en 1451 , Talbot en 1452. Le parlement de Bordeaux y siégea en 1473, 1514, 1528, 1547 et 1787. La coutume de Bordeaux et de ses huit filleules y fut rédigée en 1520. Libourne fut , vers 1541, le centre de l’insurrection des Goitres. Pendant la Fronde, elle fut fortifiée par Condé, et prise par le duc de Vendôme. B.
LIBRAIRE , Librarius ou Scriptor librarius, ou Scriba librarius, officier subalterne attaché aux magistrats chez les anciens Romains, et leur servant de secrétaire ou de copiste pour la transcription de leurs ordres ou de leurs actes publics. — Scribe militaire attaché à une légion , et tenant les comptes de la légion , les effectifs, et toutes les écritures relatives au service. Il y avait un libraire par chaque manipule de 200 hommes. — Copiste de livres. Les gens de lettres en employaient à la transcription de leurs ouvrages, à en faire des copies pour les répandre ; les riches , simples amateurs des lettres, entretenaient des libraires pour leur copier les livres qu’ils voulaient avoir. Cette habitude finit par devenir une industrie : il y eut des entrepreneurs, qui faisaient copier les livres en grand nombre, pour les revendre au publie, et même les expédier dans les provinces. Cette industrie commença de prendre naissance vers la fin de la république. Ces entrepreneurs portèrent d’abord le nom de libraires, et puis, vers le temps de Quintilien, au ixü siècle de Rome, on les appela bibliopoles, bibliopolæ, d’un mot grec latinisé signifiant vendeur de livres. Les libraires des magistrats étaient des affranchis, et les libraires, copistes de livres, des esclaves. — Libraire , Libraria , femme esclave, chargée, dans les grandes maisons, chez les anciens Romains, de distribuer chaque jour aux autres esclavès la laine pour les travaux domestiques. C. D — y.
LIBREMONT , nom de Remiremont sous la lre République française.
LIBRE-SUR-SAONE, nom de Villefr anche (Rhône), sous la lre République française.
LIBREVILLE , nom de Charleville sous la lre République française.
LIBRIPENS, officier peseur public, chez les anciens Romains, ou assesseur de magistrat pour les ventes par l’as et la balance, per œs et librarn. Il devait être citoyen romain pubère, et assistait aux ventes publiques avec une balance, comme pour en peser le prix d’acquisition. C. D — y.
LIBS, vent d’O.-S.-O., chez les anc. Grecs; les Romains l’appelaient Africus.
LIBUENS. V. Libiques.
LIBUM, gâteau de sacrifice chez les anc. Romains. Il pesait 2 à 3 livres (environ 1 kilogr.), et était ainsi nommé de ce qu’on faisait des libations avant de le manger.
LIBURNE , Liburna, bâtiment à voiles et à rames de la marine militaire des anc. Romains. Il empruntait son nom des Liburniens, peuple de la Dalmatie. Octave dut , en partie, la victoire d’Actium à un grand nombre de Liburr.es qu’il avait, et, depuis, ce genre de navires fut toujours employé dans la marine militaire. — Liburne, Liburnus, huissier chargé d’appeler les causes, dans les audiences
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judiciaires. Il y en avait aussi dans la maison des empereurs. C. D — t.
LIBURNICUS fortus, nom latin de Livourne. LIBURN1E , Liburvia, partie de l’anc. Illyrie, le long de l’Adriatique , au N. de la Dalmatie, entre l’Ars/a ( Arsa) et le Titius (Kerka); ch.-l., Iadera; v. princip.: Arsia, Ænona, Flanona , Foretani , Scardona, Senia. Ses habitants s’adonnaient à la piraterie. C’est auj. la Croatie maritime et le Nord de la Dalmatie.
LIBYE , Libya, nom que les Grecs donnaient à l’Afrique entière, tandis que les Romains ne l’appliquaient généralement qu’au pays compris entre la Méditerranée au N., l'Afrique propre à l’O., le désert au S., et l’Egypte à l’E. Dans cette dernière acception , on distingua encore la Libye supérieure (Cyrénaïque et Pcntapole), et la Libye inférieure (Mannarique). On donna quelquefois le nom de Libye intérieure au désert situé au S. de l’Atlas, et celui de Libye extérieure à la région plus rapprochée de la Méditerranée.
LiuYE (Désert de) , nom spécialement appliqué, même de nos jours, au désert qui s’étend à l’O. de l’Egypte, au S. du pays de Barcah, et à l’E. de la Nigritie; entre 26°- 30» lat. N., et 15°-25° long. E.
LIBYQUE |Mer), Libyc.um mare, mer ou grand golfe de la Méditerranée, dans l’enfoncement que présente la côte N. de l’Afrique, depuis le cap Hermæum jusqu’à Paraeto nium. 11 comprenait deux golfes plus petits, la Grande et la Petite-Syrte.
L1BYSSA , anc. v. d’Asie-Mineure (Bithynie), sur la Propontide, entre Chalcédoine et Nieomédie; Annibal y mourut. Auj. Gebsèh.
L1CATA , v. de Sicile. V. Alicata.
L1CATES , peuple de l’anc. Vindélicie, sur les bords du Licus lanj. Lech).
LICENCE, second grade universitaire, entre le baccalauréat et le doctorat; ainsi nommé parce qu’il conférait autrefois la permission ( licentia ) d’enseigner. Il y a des licences ès lettres, ès sciences physiques, ès sciences mathématiques, en droit, et en théologie.
LICETI ( Fortunio ), philosophe péripatéticien moderne, né à Kapallo , sur la côte de Gênes, en 1577, m. en 1656, étuuia d’abord chez son père, qui était médecin , puis à Bologne, et professa la philosophie à Pise, la physique à Padoue. On a de lui : Gonopsychanthropologia , de origine animœ humante, qu’il écrivit à 19 ans, Franef., 1600, in-8°; De /iis qui vivunt diù sine alimenlo lib. IV, Padoue, 1612, in-fol.; De Manstrorum causis, ibid., 1616, in-4°; De lurernis antiquis, Venise, 1621, in-4° ; De annulis aiUiquis, Udine, 1645, in-4°, etc. C. N.
L1CH, v. de la Hesse-Darmstadt (Haute-Hesse), sur le Wetter, à 5 kil. S.-E. de Giessen; 3,000 hab. Château des princes de Solms-Lich.
L1CHAS, héraut d’Hercule. Le héros, à qui Déjanire l’avait chargé de porter la robe de Nessus, le précipita dans la mer d’Eubée, où il fut changé en rocher.
L1CHF1LLD, v. d’Angleterre (Stafford), près du Trent, forme un comté particulier, à 27 kil. E.- S.-E. de Stafford, à 176 N.- N. -O. de Londres; 6,761 hab. Evêché (auj. de Lichfield et Coventry), fondé par les Saxons. Magnifique cathédrale des xine et xive siècles, avec les tombeaux de lady Montagne, Garrick, etc., et dont la bibliothèque contient, entre autres raretés, les Evangiles saxons de Sl-Chad, qui y fut évêque. On remarque aussi les églises SMJhad et Sl-Michel, l’hôpital SuJean, le théâtre. Brasseries renommées. Patrie de Samuel Johnson, à qui l’on a élevé une statue colossale.
LICHT , clair, brillant, en allemand : LlCtlienwald, forêt éclairée, etc.
L1CHTENAU, v. de Prusse (Hesse), à 22 kil. de Witzenhausen ; 1,500 hab. Fabr. de toiles. — v. des Etats pruss'ens (Westphalie , à 80 kil. S. de Minden; 1,200 hab. lichtunau (Conrad de). V. Conrad.
LICHI’ENBEUG (Principauté de), petit pays faisant part e de la Prusse .Prusse rhénane, régence de Trêves, ; 44 kil. sur 13; 27,000 hab. Il appartient à la Prusse depuis 1H34 ; il relevait auparavant du duché de Saxe-Cobourg-Gotha.
dchtenuerg (George-Christophe), physicien et moraliste, né en 1742 à Ober-Ramstædt prés de Darmstadt, m. en 1799, étudia les sciences à Darmstadt et à Gœttingue, visita l’Angleterre, et devint, en 1771, professeur de physique expérimentale à Gcettingue. Ses fonctions ne l’empêchèrent pas de se livrer à la philosophie et à la littérature. On a de lui : Timorus, 1773, satire dirigée contre Bonnet; la Physiognomonie des queues , 1778, parodie du système de Lavater ; Explication des gravures ou composi-
tions morales d'Hogarth, 1794-1807, 9 livr. in-fol. et in-8° ; les Almanachs de Gœtlingve, de 1778 à 1799; Exposition des idées de M. Deluc sur la formation de la pluie , 1800, in-8°; divers Mémoires et articles dans le Magasin de G'ultlngue. Comme littérateur, Lichtenberg a de l’esprit, de la gaieté, une grande connaissance du cœur humain , un style plein de charme et d’élégance. Comme savant, il eut le tort de combattre les idées de Lavoisier; il a découvert la diversité des figures que forme la poussière répandue sur la surface des corps électrisés.
LICHTENBERG, vge (Bas-Rhin), arr. et à 20 kil.
N. -N.-E. de Saverne; 1,127 hab. Titre d’une seigneurie d’Alsace. Château-fort bien conservé.
L1CHTENSTEIG, v. de Suisse, cant. et à 23 kil.
O. -S.-O. de Sl-Gall, sur la rive dr. de laThur; 983 hab. Ruines du château de New-Toggenburg, célèbre dans les annales du pays.
LICHTENSTEIN ou LIECHTENSTEIN, v. du royaume de Saxe, à 12 kil. N.-E. de Zwickau ; 4,317 hab. Fabr. de toiles; ch.-l. d’une seigneurie de même nom.
Lichtenstein (Principauté de), petit Etat de l’Allemagne du Sud, situé entre le Tyrol au N. et à l'E., et la Suisse au S. et à l’O.; 7,150 hab., catholiques. Ch.-l., Vadti:. Le souverain réside d’ordinaire à Vienne. Le Lichtenstein se divise en 2 seigneuries, Vaduz et Schellenberg. Il avait, dans l’anc. Diète germanique, une voix en commun avec cinq autres Etats.
Lichtenstein ( Joseph- VVenceslas , prince de) , né à Vienne en 1696, m. en 1772, entra au service à 18 ans, se signala dans les campagnes de 1733 et 1734, et était parvenu au grade de feld-maréchal, lorsqu’il gagna sur les Français la bataille de Plaisance, en 1746. Il avait été ambassadeur en France de 1738 à 1741. On paya ses services par le titre de directeur général de l’artillerie. Il forma une galerie de tableaux devenue célèbre.
L1CHTENVOORDE, v. du roy. de Hollande (Gueldre), à 31 kil. S.-E. de Zutphen ; 3,000 hab.
L1CHTERVELDE , v. de Belgique ( Flandre occidentale), à 17 kil. S. de Bruges; 5 700 hab. Fabr. de lainages, teintureries, briqueteries.
L1CHTSTALL, v. de Suisse. V. Liestall.
L1CHTWER (Magnus-Godefroy), fabuliste, né àWurzen (Brandebourg) en 1719, m. en 1783, a donné, en 1748, un recueil de fables, toutes de son invention. Il est un peu diffus , mais il conte bien, et ses moralités sont belles et bien amenées. Les fables de Lichtwer ont été traduites en français, 1 vol. in-8?, Strasbourg, J763.
L1C1N1US STOLON (Caius-Calvus), riche plébéien de l’anc. Rome. Sa femme, fille de Fabius Ambustus, et jalouse des honneurs rendus à son beau-frère , qui était patricien, excita son ambition; devenu tribun du peuple, l’an 377 de Rome, 376 av. J.-C., il proposa, avec L. Sextius, son collègue, des lois qui firent une véritable révolution légale et démocratique : il soulagea d’abord les débiteurs, en faisant déduire du capital les intérêts payés; sous prétexte qu’il n’était pas possible de bien cultiver une plus grande étendue de terre et d’en extirper les rejetons inutiles (parole qui le fit nommer Slolo, ou rejeton inutile), il fit limiter à 500 jugères ( 126 hectares 12 centiares) chaque lot de terre qu’un citoyen pouvait tenir à loyer du domaine public, pour que, du reste, 7 jugères ( 1 hectare 77 centiares ) fussent distribués à chaque citoyen pauvre; les détenteurs de toutes les terres publiques seraient soumis à un tribut annuel du 10e au 5e du revenu; personne n’enverrait dans les pâturages publics plus de 100 têtes de gros bétail et 500 têtes de petit; enfin il exigea qu’on ne créât plus de tribuns militaires, mais deux consuls, dont l’un toujours plébéien ; que des dix membres formant le collège décemviral et chargés de consulter dans les calamités publiques les livres sibyllins, cinq fussent plébéiens. Ces propositions amenèrent dix années de guerre civile, pendant lesquelles Licinius et Sextius furent toujours réélus tribuns; à l’obstination du sénat, qui séduisait la majorité des tribuns devenus plus nombreux, et employait deux fois la dictature, ils répondirent en empêchant toute nomination à des charges curules; Rome fut cinq ans sans magistrats. Camille termina par son intervention cette anarchie; il décida les sénateurs à accorder toutes les demandes des deux tribuns, 367. Sextius, puis Licinius, furent consuls plébéiens; mais les patriciens se vengèrent en démembrant le consulat par la préture et l'édtlité curule. La loi agraire de Licinius fut exécutée , ma's mal observée; lui-même fut condamné pour l’avoir enfreinte. A. G.
licinius calvus (Caïus), orateur contemporain de Cicéron, et ami de Catulle. Qnintilien cite souvent ses in-
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vectives contre Vatinius. On le croit l’auteur d’ Annales citées par Denys dTlalicarnasse et Tite-Live. Il mourut à l’âge de 30 ans, 74 av. J.-C. On a de lui quelques fragments dans le Corpus poelarum de Maittaire.
licinius ( C.-Flavius- Valérius-Licinius-Licinianus ), né vers l’an 263 en Dacie, d’une famille de paysans, m. en 324 , s’éleva des derniers rangs de la milice romaine aux postes les plus importants, se signala dans la guerre contre Narsès, roi des Perses, reçut de Galérius, en 307, le titre d’Auguste avec le gouvernement de la Pannonie et de la Rhétie, et, après la mort de son protecteur, s’appropria encore la Tlirace et la Macédoine. Allié de Constantin le Grand, dont il épousa la sœur, il le seconda contre Maxenee, 312. Puis il vainquit en deux rencontres Maximin Daia, qui avait attaqué la Thrace, et la mort de ce rival lui livra la préfecture d’Orient. Deux guerres contre Constantin lui-même furent malheureuses : vaincu dans la lre à Cibalis et à Mardie, Licinius dut céder la Thrace, la Mésie-Inférieure et la Petite-Scythie, 314; défait dans la 2e à Andrinople et à Chrysopolis, 323, il fut dépouillé de la pourpre, relégué à Thessalonique , et étranglé l’année suivante, sous prétexte de conspiration. B.
LICORD1A, v. de Sicile, prov. et à 46 kil. S.- O. de Catane ; 7,000 hab.
LICORNE, animal fabuleux de l’antiquité et du moyen âge, qu’on disait avoir les formes d’un cheval, le pelage roux ou blanc, et le front armé d’une longue corne aiguë On disait qu’il ne pouvait être vaincu que par une vierge, et que sa corne était un préservatif contre les maléfices.
LICOSA (Cap de], anc. Posidium prnmontorium, cap du royaume d’Italie, à l’entrée O. du golfe de Salerne; par 40° 14' lat. N. et 12° 38' long. E.
LICTEUR, Lic.lor , officier subalterne des grands magistrats de l’anc. Rome , qui les précédait en public , écartait la foule sur leur passage, et quelquefois exécutait leurs sentences capitales. Les magistrats qui avaient des licteurs étaient : le dictateur , il en avait 24 ; les consuls, 12 ; les proconsuls, les préteurs provinciaux, le maître de la cavalerie, chacun 6; et le préteur urbain, 2. Les licteurs, quel que fût leur nombre, marchaient toujours sur une seule file, en long, devant leur magistrat. Ils portaient des faisceaux de verges, et quand deux magistrats se rencontraient, l’inférieur faisait abaisser ses faisceaux devant le supérieur. Les licteurs étaient citoyens plébéiens ou au moins de race d’affranchis. Leur costume se composait d’un subligaculum ( V. ce mot), d’une tunique, et, par-dessus, dune toge courte, dans Rome, ou d’un sagum court hors de Rome, lorsqu'ils accompagnaient un général. On croit que les licteurs furent introduits à Rome par Tullus Hostilius ou Tarquin l’Ancien, avec l’appareil de l’autorité souveraine emprunté aux Etrusques; cette nation, formée de 12 peuples confédérés, choisissait, en cas de guerre, un chef de la confédération, et chaque Etat lui fournissait un licteur. La république romaine ayant conservé pour ses consuls l’appareil de l’autorité royale, ils eurent les licteurs, mais tour à tour, pendant un mois, car les rois n’eu avaient que 12 , et l’on n’augmenta pas ce nombre. C. D. — y.
licteur noir, Lictor ater. On nommait ainsi des licteurs qui, vêtus d’une toge noire, marchaient en tête de la oompe funèbre des grands personnages et des nobles*. C. D— y.
LICUS, nom latin du Lech.
L1DDA , v. de Syrie. V. Lydda.
LIDER1CUS, nom latin du Loir.
L1DES. V. Lûtes.
L1D1, c.-à-d. les bords, nom donné à 7 îles de la prov. autrichienne de Vénetie, qui décrivent, dans la mer Adriatique, une courbe entre les embouchures de la Brenta et de la Piave. Formées d'atterrissements, elles ont été couvertes de jardins délicieux.
L1DO , nom de 2 îles de l’Adriatique, ayant chacune 2,000 hab. environ, et situées au S. de Venise; l’une, Lido-di-Paleslrina à 16 kil. ; l’autre, Lido-di-Solomarina, à 28 kil.
LIEBAU , v. des Etats prussiens (Silésie), à 53 kil. S.-S.-E. de Liegnitz; 1,880 hab. Douane. Toiles et fils. — v. de Moravie ( Etats autrichiens ) , à 22 kil. N.- O. de Weisskireh ; 1,550 hab.
L1EBE, amour en allemand : Liebe nstein , pierre d’amour.
LlEBEKIvUHN (Jean- Nathaniel), anatomiste, né à Berlin eu 1711, in. en 1756, déploya une grande habileté dans l’art de préparer et d’injecter les cadavres. C’est lui qui constata qu’il n’existe pas d’air entre la plèvre et le poumon. On a de lui des Dissertations et des Mémoires
dans le recueil de l’Académie royale de Berlin , dont il était membre.
LIECHTENSTEIN. V. Lichtenstein.
LIEFLAND, nom allemand de la Livonie.
LIEGE, Lcodicum , Leodum, Legia, en hollandais Luik , en allemand Lutlich, v. de Belgique, cap. de la prov. de son nom, à 105 kil. E.-S.-E. de Bruxelles, au contl. de la Meuse et de l'Ourthe; 102,888 hab. Chemins de fer pour Bruxelles, Louvain, Matines, Namur, Cologne. Place forte, avec citadelle. Evêché suffragant de Malines. Cour d'appel. Division militaire. Université fondée en 1816; observatoire; haute école des mines, école du génie, école des arts et métiers, collège, séminaire de Sl-Servais, école normale primaire, institut de sourds-muets. Musée de tableaux intéressant; collections de médailles, d’histoire naturelle et de minéralogie, bibliothèque. Académie des beauxarts , Conservatoire de musique. Malgré de nombreux embellissements, l’aspect sombre de la ville, ses rues tortueuses, rappellent son ancienneté; on y remarque l’ancien palais épiscopal, l’église gothique de SKJacques, la cathédrale de Sl-Paul, l’église de Sl-Martin, celles de S1- Denis, de S1- Barthélemy , de Sle- Croix, l’hôtel-de- ville , etc. Industrie très- florissante : fonderie royale de canons; fabriques renommées d’armes à feu, de guerre, de chasse et de luxe; construction de machines; quincaillerie, verreries, papeteries, raffineries de sucre et de sel, savonneries, fabriques de produits chimiques, etc. Riches mines de houille aux environs, exploitées depuis 1178. Patrie de Grétry. — Liège existait au vie siècle ; saint Hubert y transporta, en 708, le siège épiscopal de Maëstricht. La ville, ainsi que le pays qui en dépendait, fut gouvernée par son évêque; mais celui-ci fut obligé de se soumettre, dès 1316, à une sorte de constitution trèslibérale, dite Paix de Fexhe. Les Liégeois soutinrent de fréquentes luttes contre leurs évêques, qui s’appuyèrent souvent sur les ducs de Bourgogne ou les empereurs d’Allemagne; Jean-sans-Peur y massacra 25,000 personnes en 1408, mais la plus fameuse révolte est celle de 1468, secrètement fomentée par Louis XI, qui, à la suite du traité de l’éronne, fut obligé d’aider en personne Charles le Téméraire à la réprimer; 40,000 Liégeois furent mis à mort. L’évêché de Liège conserva eu partie ses privilèges et son indépendance jusqu’en 1795; conquis par les Français, il forma le département de l’Ourthe, devint. en 1814, une province des Pays-Bas, et, en 1830, une province du royaume de Belgique.
liège (Province de), division administrative du roy. de Belgique, à l’E., entre le Limbourg belge au N., les provinces du Brabant méridional et de Namur à l’O., le Luxembourg belge au S., et les Etats prussiens à l’E. Ch. -h, Liège. Elle forme 4 arrond.: Huy, Liège, Verviers, Warennue. Superf., 289,319 he t. Pop., 545,870 hab. Pays entrecoupé de collines boisées, arrosé par la Meuse et l’Ourthe. Sol fertile dans les vallées. Nombreuses exploitations de houille. Mines de fer, zinc, cuivre et laminages. Carrières de marbre, d’ardoise et de pierre.
liège (Evêché de), anc. pays souverain de l’Empire d’Allemagne, était compris dans le cercle de Westphalie. Il se divisait en sept contrées : la Campine, la Hesbaye, les comtés de Looz et de Hornes, le marquisat de Franchimont, le Condroz, et le Stavelot. Il a formé la prov. actuelle de Liège et une petite partie de celles de Limbourg et de Namur.
LIEGNITZ, Lignitia, v. des Etats prussiens (Silésie) , sur la Katzbach, à 70 kil. O. de Breslau ; 18,000 hab. Ch.-l. de régence et de cercle. Tribunaux ; collège royal de nobles; école de sourds-muets. Bibliothèque, collections scientifiques. Au centre de la ville est l'ane. château des ducs de Liegnitz; on y remarque aussi l’église catholique de Sl-Jean, celle de St-Pierre et Sl-Paul, l’hôtel du Conseil, et la chapelle sépulcrale des ducs de Liegnitz. Fabr. et commerce de lainages, cotonnades, toiles, cuirs, bleu de Prusse, etc. Victoire des Tartares sur les Polonais en 1241 , et de F’rédéric II , roi de Prusse , sur les Autrichiens, le 15 août 1760. — La régence de Liegnitz, qui comprend le N.-O. de la Silésie, entre le Brandebourg au N. -O., le royaume de Saxe et la Bohême au S-, la régence de Breslau à l’E., et le grand-duché de Posen au N -E., a 1,397,990 hectares, 180 kilom. sur 130, et est divisée en 19 cercles, dont la population est de 940,500 hab.
LIEOU-KH1EOU ou L1EU-IL1EU, archipel d’Asie, dans le Grand-Ucéan, au S. du Japon et au N.-E. de Formose; par 24°-28° 30' lat. N., et 120° 50'-l28° 10' long. E. Composé de .37 îles. Il fut découvert par les Chinois vers l’an 600 de J.-C., fut un objet de querelles entre eux et le Japon, et leur resta définitivement en 1372. Les
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indigènes envoient tous les trois ans à Pékin un tribut de soufre, de cuivre, de fer et d’étain.
L1ERNAH, eh.-l. de canton (Côte-d’Or), arr. et à 60 ldi. N -O. de Beaune, 281 hab. Vins estimés.
LIERRE ou LIER, v. de Belgique, prov. et à 16 kil. S.-E. d’Anvers, au confl. des deux Nèthes; 14,800 hab. Industrie active ; calicots, indiennes, soieries, dentelles.
LIES'-E (Notre-Dame de), vge (Aisne), arr. et à 12 kil. E.-N.-E. de Laon; 1,358 hab. Eglise fondée en 1134, consacrée à la Vierge, d’après une légende, et dès lors célèbre par un pèlerinage. L’église actuelle a été rebâtie vers la fin du xive siècle. Bijouterie, objets de dévotion, bimbeloterie. Liesse était l’anc. pèlerinage des rois de France. V. Vilette, Histoire de Notre-Dame de Liesse, Paris, 1708, in-12.
L1ESTAL ou LICHSTALL, v. de Suisse, ch-1. du canton de Bâle-Campagne depuis 1833, à 14 kil. S.-E. de Bâle; 3,368 hab. Fabr. de gants.
LIEUE, anc. mesure itinéraire d’Europe. La lieue commune de France, ou de 25 au degré, est de 4,445 mèt. La lieue marine est de 5,556 mèt. La lieue de poste est de 3,898 mèt. En Suisse, la lieue vaut 4,800 mèt.; la lieue carrée équivaut à 23 kil. carrés. La lieue d’Espagne a 4,177 mèt.; celle de Portugal, 6,173.
LIEU-KIEU. V. Lieou-Khieou.
LIEUREY brg (Eure), arr. et à 16 kil. S. de Pont-Audemer; 598 hab. Fabr. de tissus de laine et de soie, dits lieurines , de coutils, de rubans de fil. Comm. de grains.
LIEUTAUD (Joseph), médecin, né à Aix en 1703, m. en 1780, fut membre de l’Académie des Sciences et 1er médecin de Louis XVI. On a de lui ; Elementa physiologies , 1749, in-8u; Anatomie historique et pratique, 1750, in-8° ; i Synopsis universœ praxeos medicœ, 1765 et 1770, 2 vol. in-4°, ouvrage très-estimé , dont il traduisit le 2e livre en français sous le titre de Précis de la matière médicale , 1770 , 1781 ,
2 vol. in-8°; Hisloria analomico-medica , 1767 ; Précis de la médecine pratique, 1776,2 vol. in-8°; Essais anatomiques, 1777 .
LIEUTENANT , grade militaire créé en 1444 , et dont une ordonnance de 1558 a défini les pouvoirs , tels qu’ils sont à peu près de nos jours. Le lieutenant, placé immédiatement au-dessous du capitaine , est le second officier d’une compagnie ou d’un escadron. Dans la cavalerie et les armes spéc.ales, tels que le génie et l’artillerie, il y a des lieutenants en premier et des lieutenants en second ; dans l’infanterie, il y a des lieutenants de lre et de 2e classe. 11 existe aussi des lieutenants d’état-major, des lieutenants aides de camp. A défaut du sous-lieutenant adjoint au trésorier, qui occupe de droit les fonctions d’officier payeur en campagne, le colonel désigne un lieutenant ou un sous-lieutenant. Des lieutenants peuvent être attachés à un général comme officiers d’ordonnance.
lieutenant-civil, le second magistrat du Châtelet de Paris , le substitut du prévôt de Paris sous l’anc. monarchie. Il jugeait les contestations relatives aux héritages , affaires de mineurs , interdictions , demandes en séparation , levées de scellés , inventaires , etc. On faisait en sa présence l’ouverture des testaments scellés. Il était conservateur des privilèges de l’Université de Paris.
lieutenant-colonel , second officier d’un régiment , venant après le colonel , qu’il remplace en cas d’ahsence ou de maladie. Ce grade fut institué en 1665 dans l'infanterie , en 1668 dans la cavalerie. Antérieurement à cette création, on désignait par le titre de lieutenant-colonel un officier supérieur chargé de la police et de l’administration d’un régiment. De 1791 à 1793 , le commandant d’un bataillon d'infanterie ou d’un escadron de cavalerie porta le nom de lieutenant-colonel , qui fit place ensuite à ceux de chef de bataillon et de chef d’escadron.
lieutenant-criminel, magistrat du Châtelet de Paris, qui prononçait sur tous les crimes et délits commis dans Paris ou aux environs. Dans les causes de simple police , il jugeait sans conseillers , et assisté seulement d’un avocat du roi. Il y avait aussi un lieutenant-criminel dans chaque juridiction royale de l’anc. France.
lieutenant-général, grade dont l’origine remonte à l’an 1430. 11 était conféré temporairement a l’officier qui commandait une armée sous les ordres du connétable ou d’un maréchal de France. Depuis 1631 , 1633 ou 1638 , il fut attribué au commandant d’une division active aux armées , ou d’une division territoriale dans l’intérieur : avec ces attributions spéciales, c’est ce qu’on nomme auj. général de division.
lieutenant-général de police, magistrat chargé de veiller la sûreté et à l’assainissement de Paris. L’institution date de 1667. Sous Louis XV, le lieutenant-général
de police avait à peu près les fonctions que le préfet de police a aujourd'hui ( V . Préfet de police), surtout en ce qui concerne Paris.
lieutenant-général du royaume, dignité temporaire qui conférait tout ou partie de l’autorité royale. Le duc François de Guise en fut revêtu après la défaite de Sl-Quentin, 1557, et après la conjuration d’Amboise, 1560 ; le roi de Navarre, Antoine de Bourbon, l’obtint à l’avènement de Charles IX, ainsi que le duc d’Anjou (depuis Henri III) en 1567 ; la Ligue la conféra au duc de Mayenne en 1589 , et le parlement au duc d’Orléans lors de l’avéne ment de Louis XIV. En 1814, le sénat donna la lieutenance générale au comte d’Artois; en 1830, Charles X à Louis- Philippe, duc d’Orléans.
lieutenant de roi, nom donné, sous l’anc. monarchie française , à deux sortes d’officiers : 1° ceux qui commandaient , au nom du souverain , les armées ou les provinces; 2° ceux qui commandaient dans les places de guerre.
LIEUVIN (Le) , Lexuinus pagus, Lisvinus comitatus , petit pays de l’anc. France (Haute-Normandie) , entre la Seine, le pays d’Ouche, le Roumois , la campagne de Neufbourg et le pays d’Auge; 48 kil. sur 28. Ch.-l , Lisieux ; v. princ., Orbec , Honfleur. Auj . partie des départements du Calvados et de l’Eure.
L1FFEY, riv. d’Irlande, affluent de la baie de Dublin. Cours de 125 kil.
LIFFOL. V. Morvilliers.
LIFFOliD, v. d’Irlande, capit. du comté de Donegal (Ulster), à 22 kil. S.-S. -O. de Londonderry ; 5,200 hab.
L1FFRË, ch.-l. de cant. (Ille-et-Vilaine), arr. et 17 kil. N.-E. de Rennes; 445 hab.
LIGARIUS (Q.) combattit à Thapsus dans les rangs des Pompéiens l’an 707 de Rome, 46 av. J.-C., et fut exilé. Cicéron obtint son rappel de la clémence de César, à la suite d’un magnifique discours prononcé dans le sénat. Ligarius n’en fut pas moins un des meurtriers du dictateur.
LIGE, de ligius, mot de la basse latinité, qui vient de ligamen (lieu), parce que celui qui tient sou fief ligement est bien plus lié et obligé que celui qui le tient en hommage simple. Le vassal ou homme-lige s’obligeait de servir son seigneur envers et contre tous, excepté contre son propre père. V. Hommage.
LIGER ( Louis ) , agronome , né à Auxerre en 1658 , m. en 1717, a laissé : Economie générale de la campagne , Paris , 1700 , 2 vol. in-4°, ouvrage fait sur celui de Ch. Estienne, puis refondu et réimprimé plusieurs fois sous le titre de Nouvelle maison rustique ; le Jardinier fleuriste, 1704, in-12; Nouveau théâtre d'agriculture , 1712, in-8° ; Dictionnaire pratique du bon ménager, 1715, 2 vol. in-4», réimpr. sous le titre de Dictionnaire universel de l’agriculture , 1751, 2 vol. in-4°, etc.
liger ou ligeris , auj. Loire , fl. de l’anc. Gaule , prenait sa source au mont Cebenna, chez les Vellaves ( Aquitaine Ire) , arrosait le S.- O. de la Lyonnaise lre, séparait en partie l’Aquitaine Ire de la Lyonnaise IVe, traversait cette dernière province , entrait dans la Lyonnaise IIIe , qu’elle séparait de l’Aquitaine IIe, et sejetait dans l’Océan au-dessous de Covbilo (Couéron).
LIGERULA, riv. delà Gaule (Lyonnaise IVe), affluent du Liger. Auj. Loiret.
LIGIER-R1CHIER. V. Richier.
LIGNAC ( Joseph -Adrien le large de), oratorien , né vers 1710 à Poitiers, d’une famille noble, m. en 1762, a laissé, entre antres ouvrages : Lettres à un Américain sur l' Histoire naturelle de M . de Buffon , Hambourg , 1751, 1759,
9 vol. in-12 ; Métaphysique tirée de l'expérience , Paris, 1752, in-12, où il suit les principes de Descartes et de Malebranche; Examen du livre de l’Esprit (d’Helvétius) , 1759,
2 vol. in-12.
LIGNANO. V. Legnano.
LIGNE, Lignum, Ligniacum, vge de Belgique (Hainaut), sur la Dendre,à25 kil. E. de Tournai; 900 hab. Erigé en principauté en 1601 par l’empereur Rodolphe IL De la maison de Ligne sont sorties celles de Barbançon, d’Arenberg , d’Aarschot, de Croy , de Chimay.
ligne (Charles-Joseph, prince de) , né à Bruxelles eu 1735 , m. en 1814 , entra au service dans l’armée autrichienne en 1752 , et se signala pendant tout le cours de la guerre de Sept Ans. Général-major en 1765, lieutenantgénéral eu 1771, la campagne de 1778 ajouta encore à sa réputation militaire. Puis il voyagea en Italie, en Suisse, et surtout en France , où il se fit connaître comme l’un des hommes les plus spirituels et les plus aimables de l’époque. Chargé d’une mission en Russie , 1782 , il gagna les bonnes grâces de Catherine II , qui lui fit don d’une terre en Crimée ; nommé général d’artillerie , il assista au siège d’Ot-
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chakoff que dirigeait Potemkin , 1788 , et à la prise de Belgrade par Laudon , 1789. Son fils s’étant placé parmi les chefs de l'insurrection des Pays-Bas contre 1 Autriche , 1790 , il fut écarté des affaires, et, bien qu’élevé au rang de feld-ma r#ch al en 1808, il ne reprit aucun commandement. Le piince de Ligne était un tacticien habile et profond. Il est auteur d’un grand nombre d écrits en français, tous remplis d’esprit , de traits piquants et de vues neuves, mais d'un style incorrect et prolixe. Ses Oeuvres ont été publiées par "lui, sous le titre de Mélanges militaires, littéraires et senlimentaires , 1795-1809, 30 vol. in— 1 2 ; on y remarque un Journal des guerres auxquelles il pr.t pan, et un Essai sur 1rs jardins ; ce qu’il a écrit en vers est très-médiocre. 11 a donné la Vie du prince Eugène de Savoie, 1899, in-8*. Mnlt de Staël a publié un vol. de Lettre- < et pensées du prince de Ligne, 1809, in-8°, et Malte-Brun ses OE livres ci.oines, Genève, 1809, 2 vol. in- t°. B.
LIGNÉ, ch.-l. de cant. ( Loire-Inférieure 1 , ar”. et à 18 kil. O.- N.-O. d’Ancenis ; 385 hab. Château en ruines.
L1GNERES-LA DOUCELLE, brg (Mayenne), arr. et à 42 kil. N. -U. de Mayenne; 448 hab. Eaux minérales ferrugineuses.
LIGNIÈUES-; ch.-l. de cant. (Cher) , arr. et à 26 kil. O. de Sl-Amand-Montrond , sur i’Arnon , et à peu de distance de l'étang de Villiers (24 kil. de tourl; 2,496 hab. Jadis seigneurie. Ruines du château qu’habita Jeanne de France, fille de Louis XI. Église du XIe siècle. Fabr. de pâtés renommés.
L1GNON , riv. de France, sort des monts du Forez, coule de l’O. à l’E. , et se jette dans la Loire au-dessus de Peurs. Cours de 50 kil. Elle doit sa célébrité au roman de VA stre'e, d'ilonoré d’Urfé.
LION Y-Eît-BARROIS, ch.-l. de canton (Meuse), arr. et à 16 kil. S. E. de Bar-!e-Duc, sur l'Ornain; 3,030 hab. Connu, de vins, laines, bois, confitures; pêche de truites. Fabr. de toiles de coton, sarraux, enclumes. — Seigneurie, puis comté où l’on battit monnaie, Ligny passa de la maison de Bar dans celle de Luxembourg au xme siècle, et fut racheté en 1719 par Léopold de Lorraine. L’église de Ligny possède une image de la Vierge, peinte sur soie, ot que la tradition attribue à .S1 Luc.
ligny , vge de Belgique, prov. et à 20 kil. N.-O. de Namur; 1,000 hab. Exploitation importante de calcaire pour bâtir, et de marbre dit petit granit. — Victoire do Napoléon 1er sur le Prussien Bliicher, le 16 juin 1815.
lign y-le-chatel , ch.-l. de cant. (Yonne) , arr. et à 21 kil. N.- E. d’Auxerre , sur le Serain ; 1,102 hab.
ligny ( François de), jésuite, né â Amiens en 1709, m. en 1788 à Avignon, où il vécut après la suppression île son ordre , eut des succès comme prédicateur, et écrivit deux Ouvrages fort répandus : Vie de St Ferdinand, roi de Castille et de Léon , Paris , 1 759 , in-12 ; Histoire de la vie de Jésus- Christ , Avignon , 1774, 3 vol. in-8°.
L1GO, espèce de houe, à fer large et bifurqué, employée par les agriculteurs, chez les ane. Romains, pour retourner la terre ou la creuser. C. D — y.
L1GOR , v. forte du royaume de Siam, port sur le golfe de Siam; par H» 18’ lat. N. et 98° long. E. , à 600 kil. S. -S. -O. de Siam, ch.-l. de la prov. de son nom; 5,000 hab. Exportation d’étain et de coton ; comptoir hollandais.
LIGORIO iPirro), peintre, architecte et antiquaire, né à Naples, m. en 1583, succéda à Michel-Ange comme directeur des travaux du Vatican, fut disgracié en 1568 pour n’avoir pas suivi fidèlement les plans de son devancier, et devint architecte d’Alphonse II, duc de Ferrare. Entre autres constructions qu'il a faites, on cite, à Rome : le palais Lancellotti, sur la place Navone, et le casin du pape, dans les jardins du Belvédère. Il s’occupa beaucoup de l’étude des ruines antiques, et il avait amassé un recueil de dessins, qui forment 30 vol. in-fol., conservés à la bibliothèque de Turin. Ligorio est un antiquaire peu exact, et doit être consulté avec circonspection Un a publié de lui : De'le nnhchilà di Borna nel ipmle si traita de' nrchi, teatri e anfHeatri con le paradosse , Venise, 1553, 1 vol. in-18. On a aussi de lui une grande vue cavalière de Rome antique, ouvrage fort médiocre.
LIGUE ou SAINTE-UNION, formée par les catholiques de France pour défendre la religion menacée par les progrès du calvinisme et l’incapacité de Henri III. Elle naquit à Péronne, après l’édit de Beaulieu | V. Henri 111 1, 1576, et se répandit bientôt dans toutes les provinces. On ne peut douter que, dans l’origine, un grand nombre de ses membres n'aient été sincères et animés d'intentions loyales; mai*, les chefs songeaient plus aux intérêts de leur ambition qu’à ceux de la foi , et le duc de Guise, Henri le Balafré, espérait trouver une couronne dans l’en-
thousiasme irréfléchi de ses partisans. Henri 111, d’après les conseils de sa mère, se déclara le chef de la Sainte- Union , aux États de Blois, 1576; mais il ne put regagner la confiance des catholiques, et, quand la mort de son frère le duc d’Alençon, eut fait de Henri de Navarre, qui était calviniste, l’héritier présomptif de la couronne de France, la Ligue prit un développement formidable; les Seize ( V. ce mot ) la dirigèrent à Paris, en lui donnant un caractère plus démocratique, et le roi n’eut pas la force on l'habileté de prévenir une crise où la dynastie capétienne pouvait périr. Le duc de Guise traite publiquement avec Philippe II, impose â Henri III l’édit de Nemours qui confirme la Ligue, arrache â Sixte V une bulle d'excommunication et de déposition contre les Bourbons, et commence la 8e guerre civile, 1586. Le roi confie le commandement des troupes à son favori, le duc de Joyeuse, qui est vaincu à Coutras, 1587, et cette défaite augmente encore la colère des Ligueurs, qui le chassent de Paris, après la journée des Barricades, 1588. Leur influence triomphe aux seconds Etats de Blois, et Henri 111, poussé â bout, se décide à un crime qui doit le perdre; il fait tuer le duc de Guise et son frère, s’unit trop tard au roi de Navarre, et est assassiné au camp de Sl-Cloud par Jacques Clément, 1589. La Ligue semble arrivée à son but; mais elle commence à se diviser ; les uns reconnaissent pour roi, sous le nom de Charles X, le vieux cardinal de Bourbon, oncle de llenrilV; les autres tiennent pour Mayenne, lieutenant-général du royaume; quelques-uns, les plus ardents, et parmi eux les Seize et les Jésuites, songent au roi d'Espagne. Les victoires de Henri IV, les fureurs des Seize, les prétentions hautement avouées de Philippe II, qui réclame le trône pour sa fille Claire-Eugénie-Isabelle, divisent plus profondément encore le parti catholique, dont la désunion éclate aux Etats de Paris, 1593. Alors le roi abjure le calvinisme à Sl-Denis, et la majorité se rallie avec empressement au roi légitime ; les gouverneurs des provinces font tour à tour leur soumission, Mayenne se réconcilie avec Henri IV après le combat de Fontaine-Française, 1596, et la Satire Ménippée porte le dernier coup à la Ligue, qui expire dans l’impuissance et le ridicule. La Ligue a été diversement jugée : condamnée au xvii* siècle par Bossuet, flétri" na xviii' par Voltaire, on peut dire que, nationale dans l’origine, et jusqu’à un certain point légitime, elle est deve me plus tard un parti factieux, dévoué aux Guises et à l'Espagne. V. Anquetil , l'Esprit de la Ligue; Lab'tte, de la Démocratie chez les prédiendeurs de la Ligue sous tes règnes de Henri III et île Henri IV, 1811, 1 vol. in-8°; de Chalembert, Histo re de la L gue, Paris, 1854, 2 vol. iu-8”. G.
ligue achéenne. V. achéenne (Ligue).
LIGUE CADRÉE. V. GRISONS.