‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 711 sur 864 · hommes. Le général romain fut réduit à brûler sa · texte numérisé non relu

hommes. Le général romain fut réduit à brûler sa

flotte, pour qu'elle ne tombât pas au pouvoir des ennemis, et faillit perdre la vie en voulant s’emparer de l'-ile de Pharos : il se sauva à la nage, tenant d'une main audessus de l'eau le manuscrit de ses Commentaires. Des renforts ayant été envoyés par Mithridate de Pergame , César reprit l'avantage, et obligea les Alexandrins de capituler; Ptolémée avait péri dans le Nil à la suite de sa défaite; Cléopâtre resta maîtresse du trône. L’histoire de cette guerre d’Alexandrie, imprimée à la suite des Commentaires de César, passe pour être de son légat A. Hirtius. R.

Alexandrie (Province d’), division du roy. d’Italie, formée de parties du Piémont et du Montferrat, entre les prov. de Novare au N., de Turin et de Coni à l’O., de Gênes au S., de Pavie à l’E. Superf., 5,055 kil. carrés; pop. 645,607 hab. Couverte par les ramifications de l’Apennin dites Collines de Montferrat, défendue au N. par le Pô, et coupée par ses nombreux affluents (la Bormida, le Tanaro, la Stura). Commerce de vins; sériciculture. La pro\i..ce a six arrond. : Alexandrie, Acqui, Asti, Casai, Novi, et Tortone. C. P.

ALEXAN DROPOL , v. forte de la Russie caucasienne (gvt d’Erivan), à la frontière turque, sur la rive dr. de l’Arpatcliai , et près du mont Alaghez; 14,935 hab. 111e s'appelait Goumri avant 18c9, époque où elle fut cédée aux Russes avec une partie de l’Arménie persane. C. P.

ALEX ANDROWSK , v. de l’Empire russe (Sibérie orientale, Territoire du Littoral), fondée en 1856 dans la baie de Castries, sur la Manche de Tartane, à 300 kil. S. de Nicola ewsk, et à 20 kil. du coude que forme l’Amour auprès du lac Kisi. C. P.

ALFAQU1NS, prêtres maures qui restèrent cachés en Espagne après 1 expulsion de leurs compatriotes, et qui cherchèrent en secret, à attirer les chrétiens dans l’islamisme. Un les vit souvent figurer, avec les Juifs, dans les auto-da-ié ordonnés par l’Inquisition.

ALHAMA, c.-à-d. en arabe le bain, v. d’Espagne (Andalousie), prov. et à 40 kil. S. -O. de Grenade; 6,500 hab. Sources minérales. — v. d'Espagne, dans la prov. et à 21 kil. S. -O. de Murcie; 7,000 hab. Eaux thermales. — vg-e d’Espagne (Aragon1, anc. Aquæ Bilbilitanorum, dans la prov. et à 128 kil. S. -O. de Saragosse; 600 hab. Eaux minérales.

ALHUCÉMAS, baie de la côte du Maroc, donne son nom au comptoir espagnol d’ Hadjerat-en-Nehour, bâti dans une petite île au fond de cette baie par 35° 18’ lat. N et 6“ 10' long. C’est un des quatre présides de la côte du Maroc.

ALICANTE ( Province d’), division administrative de l’Espagne, formée du S. de l’anc. roy. de Valence, bornée au N. par celle de Valence, à l'U. et au S. par celles d’Alhacète et de Murcie, à l’E. par la Méditerranée; 543,430 hert ; 390,565 hab. fol couvert par les ramifications de la Sierra d’Almanza, et arrosé par la Tarifa et la Segaira; plaines fertdes sur les bords de la mer; beaux vignobles; riches salines d’Elche. Celte province dépend de la capitainerie générale de Valeme-et-Mureie. C. P.

ALIfON (Archibaldi, historien et jurisconsulte anglais, né en 1792 à Henley, m. en 1867, fut avocat à Edimbourg, et, depuis 1834, shérif du comté de Lanaik. Il a publié : Voyages en t rance, 1816, in-8°; Principes de la loi criminelle d'Ecosse, Edimb., 1832, in-8°, et Pratique de la loi criminelle , ibid., 1843, in-80, ouvrages qui font autorité; Histoire de V Europe depuis le commencement de la Révolution française jusiiu'à la Restauration des Bourbons, Londres, 10e édit., 1861, 14 vol. iu-b°; Essais, 3 vol. in-fi0, recueil d’articles d’histoire contemporaine, de politique et d’économie sociale, pu liés dans le Blachwnod’s Magazine; Des Principes de la population, Edimb., 1841, 2 vol. in-Hu, livre où la doctrine de Malthus est combattue; Libre échange et

Protection, 1844, in-8*, plaidoyer en faveur du système protecteur; l'Angleterre en 1814 et en 1845, ou Une circulation suffisante et resserrée , 1845, in-8*, parallèle entre les deux époques au point de vue de la circulation monétaire; Vie du duc de Marlborough, 1847, 2 vol. in-8°; Histoire de l'Europe depuis la chute de Napoléon jusqu’à l'avènement de Louis-Napoléon, 1852-7, 6 vol. in-8°; Vies de lord Casllereagh et de Ch. Stewart, 1862, 3 vol. in-8°.

ALLAH, nom de Dieu chez les Arabes. Il vient de l’article al, et du mot ilah, qui signifie celui qui est adoré ou qui doit être adoré.

ALU GHANY-CITY, v. des États-Unis (Pensylvanie), à 3C0 kil. O. d’Harrisbourg, sur l’Ohio, près du confluent des deux rivières qui le forment, l’Alleghany et la Monongahela ; 28.702 hab. Elle semble ne faire qu'une seule ville avec Pittsbourg et Birmingham. Commerce de quincaillerie et de verrerie. O. P.

ALLEMAGNE depuis 1851. — La Diète de Francfort, restaurée en 1851, était redevenue, entre les mains de l’Autriche et de la Prusse, un instrument pour comprimer la liberté politique dans les Etats secondaires et ne laisser aucun rôle à la Confédération dans les affaires extérieures, ainsi qu’on le vit lors des guerres de Crimée et d’Italie. Les Etats secondaires cherchèrent à se soustraire à cette prépondérance des deux grandes puissances, et à former au sein de la Confédération comme une troisième Allemagne qui les tiendrait en respect. C’était la pensée du roi de Wurtemberg Guillaume Ier, du roi de Bavière Maximilien II, des ministres de Beust en Saxe, .Von Der Pfordten en Bavière et Dalwigk dans la Hesse-Darmstadt. Mais leurs efforts échouèrent, malgré l’appui du National-Verein, association fondée en 1859 pour obtenir la réforme du pacte fédéral de 1815. L’empereur d’Autriche, François- Joseph, voulut profiter de ces dispositions de l’opinion publique pour s'assurer à l’avenir l’appui de la Confédération qui lui avait manqué dans la guerre d’Italie. Il convoqua à Francfort, le 17 août 1863, tous les princes confédérés ; il proposa d’établir dans la Constitution fédérale la représentation des divers peuples, et surtout d’établir un directoire exécutif de cinq membres, dont trois permanents, l’empereur d’Autriche, le roi de Prusse et le roi de Bavière, et deux siégeant à tour de rôle, les rois de Wurtemberg, de Saxe et de Hanovre. La composition de ce directoire, dont l’Autriche se réservait la présidence, assurait à cet Etat la majorité au sein de la Confédération, dont les résolutions, même celles qui engageaient l’Allemagne à défendre au besoin les possessions non allemandes de l'Autriche, devaient être prises à la simple pluralité des voix. Aussi l’Europe s'émut. Les populations allemandes se plaignirent de la part mesquine qu’on leur faisait dans la représentation, et la Prus>e refusa tout concours à cette réforme. Le nouveau roi de Prusse Guillaume ll'r (1861) et son principal ministre, M. de Bismarck, songeaient à se venger sur l’Autriche des humiliations que cette puissance avait infligées à la Prusse en 1851, et préparaient secrètement la guerre.

La Diète et les Etats secondaires semblèrent vouloir se venger de cette impuissance intérieure, en redoublant de vexations à l’égard du Danemark. Après avoir troublé ce pays pendant dix ans par des réclamations relatives aux duchés de l’Elbe (F. Danemark dans le Dictioim. et Slesvig-Holstkin dans ce Suppl, i, la Diète avait fait occuper le Ilolslein par un corps fédéral, et annonçait l’intention de reconnaître pour souverain des duchés le prim e Frédéric d’Augustenbourg, à la place du nouveau roi de Danemark, Christian IX. La Prusse, qui convoitait les duchés, surtout la rade de Ixiel, saisit l'occasion de les conquérir ; l'Autriche, pour ne pas paraître inférieure en patriot'sme germanique, commit la faute de prendre part à une guerre qui, par la position géographique des pays à conquérir, ne pouvait profiter qu’à sa rivale. ApVès s’ètre seivis de la Diète pour commencer la guerre, les deux gouvernements la mirent de côté, en prenant la direction des hostilités à titre de grandes puissances, en chassant les troupes fédérales des duchés, et en signant la convention de Gastein (14 août 1865). Par cet acte, le I aueubourg était annexé à la Prusse, moyennant 7,075,000 fr. payés à l’Autriche; les deux antres duchés demeuraient dans la co-possession ou Condominium des deux grandes puissances, l’Autriche administrant le Holstein, et la Prusse le Slesvig, jusqu'à ce que le sort des duchés fût définitivement réglé ; la Prusse, dans le Holstein même, exerçait le commandement à Kiel, que l’on devait proposer à la Diète comme port fédéral; elle occupait avec l’Autriche la place de Rendsbourg; elle conservait deux routes militaires dans le Holstein, et le droit de construire et d’admi-

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nistrer le canal île la mer du Nord à la Baltique qui devait traverser ce duché.

De cette inique convention devaient sortir de graves complications. La Diète, qui avait déclaré la guerre au Danemark pour assurer l’union politique et administrative des duchés, demanda aux deux grandes puissances de mettre fin au provisoire, et de reconnaître comme souverain des duchés Frédéric d’Augustenbourg. La Prusse répondit en proposant d'abord à ce prince des conditions de vassalité inacceptables, puis en faisant déclarer ses droits nuis par les jurisconsultes de la couronne, enfin en le faisant menacer d’arrestation s’il paraissait dans le Slesvig.Kn même temps elle dissolvait et poursuivait rigoureusement les associations formées pour la réunion du Slesvig et du Holstein, augmentait les fortifications de Kiel, transportait dans ce port les établissements de la marine militaire de Dantzig, et accueillait avec faveur une pétition holstendse demandant la réunion des deux duchés à la Prusse. Au contraire, l'Autriche, qui se repentait de sa participation à cette guerre, approuvait la conduite de son gouverneur dans le Holstein, le général de Gablenz, qui voulait faire poursuivre les pétitionnaires, tolérait la présence du prince d’Augustenbourg, convoquait une commission extraordinaire à Kiel pour discuter le budget du duché, et annonçait le projet de réunir les Etats de la province. La Prusse s’opposa vivement à ces mesures, demanda l’éloignement du prétendant, et déclara que l’alliance intime des deux cours avait cessé. Une rupture paraissant imminente, des armements commencèrent en Autriche, en Saxe et en Bavière. Déjà la Prusse était Décidée et prête à la guerre, assurée de la neutralité bienveillante de la Russie, de l’inertie systématique de l’Angleterre, de la non-intervention de la France, dont les forces étaient engagées au Mexique, et du concours de l’it lie, à laquelle elle s’était engagée à procurer, en cas de victoire sur l’Autriche, la possession de la Vénitie. Le général de Gablenz ayant convoqué les Etats du Holstein, la Prusse vit dans cette mesure une atteinte à son droit de co-possession, et fit entrer dans le duché des troupes assez considérables pour que la résistance fût impossible. Les Autrichiens se retirèrent avec le prince d’Augusteubourg. L’Autriche déféra cette violence à la Diète, et demanda l’intervention de la Confédération et la mobilisation de l’armée fédérale. Cette motion ayant été adoptée, la Prusse déclara ne plus reconnaître la Diète ni la Confédération.

La guerre commença aussitôt sur trois théâtres : à l’O. de l’Allemagne, entre la Prusse et les Etats secondaires restés fidèles à la Confédération ; en Bohème, entre l’Autriche et la Prusse; en Vénétie, entre l’Italie et l’Autriche. La Prusre déploya une merveilleuse célérité; le 15 juin 186fi, sur le refus des souverains de Hanovre, de Saxe et de Hesse-Ca-sel de s’unir à elle, elle occupa leurs Etats. La Diète, au contraire, perdit le temps en longs débats, et, le 27 seulement, nomma le prince Charles de Bavièrer vieillard de 71 ans, général en chef des troupes fédérales. Le 29, l’armée hanovrienne, enveloppée à Langensalza par les Prussiens, capitula, et le roi Georges quitta le royaume. Du 2 au 14 juillet, le général pruss en Vogel de Falckenstein repoussa Charles de Bavière et Alexandre de Hesse à Kissingen et à Asehaffenbourg, et força les troupes fédérales et la Diète de quitter Francfort, où il entra le 16 (V. Fkvncfout, dans ce Suppl.). Le Nassau et la Hesse-Darmstadt furent occupés (17-20), les Badois et les Wurtembergeois défaits à Hnndheim (23) et à Bischofsheim (24 , les Bavarois à Uttingen et à Würzbourg (26,27). Là s’arrêtèrent les hostilités; des traités sont conclus à Berlin avec le Wurtemberg (13 août), qui paye 8 millions de florins pour les frais de la guerre; avec Bade (17), qui paye 6 millions; avec la Bavière (22), qui paye 30 millions de florins et cède des territoires ; avec la Hesse- Darmstadt, qui paye 3 millions, cède des territoires, et abandonne à la Prusse le droit exclusif de garnison dans Mayence. Ces Etats entraient en même temps dans la nouvelle Confédération de l’Allemagne du Nord, et signaient des traités (secrets jusqu’en 1867) d’alliance offensive et défensive qui plaçaient leurs troupes, en cas de guerre, sous le commandement en chef du roi de Prusse. La- Diète, qui de Francfort s’était retirée à Wurzbourg, dut se dissoudre le 24 août.

Les plus terribles coups furent portés en Bohême. Le plan de campagne des Prussiens, tracé par le général de Moltke, rappelait les expéditions de Frédéric II dans la guerre de Sept Ans. L’occupation rapide de la Saxe permit à l’armée prussienne, dite armée de l’Elbe, sous le commandement de Frédéric-Charles, neveu du roi, de

passer les défilés de Bohême, à la suite des troupes saxonnes qui rejoignirent l’armée autrichienne commandée par Bénédek (24 juin). Celui-ci, au lieu de concentrer la masse de ses troupes, les envoya contre les Prussiens par corps séparés qui furent repoussés à Sichrow et à Podol (26 juin) ; le même jour, l’autre armée prussienne, à la suite du Prince royal, entrait par les défilés de Silésie, et, repoussée d’abord à Trautenau (27), était victorieuse à Nachod, à Trautenau, à Skalitz (28), à Gitschin (29), se réunissait à l’armée de l’Elbe, également victorieuse à Münchengrætz (28), et, après de nouveaux succès à Jaromirz, les Prussiens remportaient, le 3 juillet, la victoire décisive de Sadowa ou Kœniggrætz. ils surent profiter de la victoire, occupant Prague (8 juillet), toute la Moravie (14), l.undenbourg à 10 milles de Vienne, et se postant dans le Marchfeld, plaine qui sépare Vienne de la Hongrie où se manifestaient des sentiments de révolte (22). — L’Autriche avait été plus heureuse en Vénétie : l'archiduc Albert avait vaincu les Italiens à Custozza (24 juin) ; mais la défaite de Sadowa détermina François-Joseph, pour concentrer toutes ses forces au Nord, à céder la Vénétie à la France (4 juillet). Les hostilités n’en continuèrent pas moins au Sud, où la flotte autrichienne, sous 1 s ordres de l’amiral Tégéthoff, vainquit à Lissa l’amiral italien Persano (20). Malgré ses succès en Italie, l'Autriche dut accepter l’armistice, puis les préliminaires de Niko. bourg (22, 26 juillet), confirmés le 23 août par la paix de Prague, que compléta le traité de Vienne (3 octobre), où l’Autriche cédait la Vénétie aux Italiens.

En vertu du traité de Prague, François-Joseph reconnaissait la dissolution de la Confédération germanique, et la réorganisation future de l’Allemagne sans la par icipation de l’Autriche, aussi bien la Confédération ée l’Allemagne du Nord sous la direction de la Prusse, que l’u don que les Etats du Sud pourraient former entre eux et avec la Confédération du Nord. Il cédait à la Prusse ses droits sur le Slesvig-Holstein, à condition que les districts septentrionaux du Slesvig seraient cédés au Danemark, s’ils en exprimaient le désir. L’Autriche payait 20 millions de thalcrs (environ 75 millions de fr.) pour les frais de la guerre. Le roi de Saxe recouvrait son royaume ; mais, par un traité particulier signé à Berlin (21 octobre), la Saxe payait 10 millions de thalers (.37,500,000 fr. , et devait être quelque temps encore occupée par les troupes prussiennes.

La Confédération de l’Allemagne du Nord s’organisa plaides traités particuliers conclus entre la Prusse et les Etats au nord du Mein, d’août à octobre 1866. Elle comprend un territoire de 414,590 kil. carrés ou 41,459,000 hect., borné au N. par la mer du Nord, le Danemark (Jutland et petit Beltl et la Baltique, à l’E. par la Russie, au S. par l’Autriche (Moravie et Bohême^ la Bavière et la Hesse- Darmstadt (partie méridionale , à l’O. par la France, le grand-duché de Luxembourg, la Belgique et les Pays- Bas. Politiquement elle se divise en 22 Etats :

Population :

1. Royaume de (Prusse avec ses nouvelles acquisitions , Slesvig-llolstein-Lauenbourg, Hanovre, Hesse-Cassel, Nassau, Hesse-Hombourg, Francfort, districts

de Bavière et de Hesse-Darmstadt).. 23,581,701

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