BIO
d’orateur et d’Iiomme d’Etat. La ville de Nantes lui a élevé une statue en 1864. C. D — y.
BILLI'ART (Charles-René) , théologien et prédicateur, né à Revin (Ardennes) en 1685, m. en 1757, entra dans l’ordre des Dominicains, et professa la philosophie à Douai. Prieur du couvent de Revin en 1721, il fut, en 1728, élu provincial de la province de Sle-Rose. Son principal ouvrage est un cours de théologie publié sous ce titre : Summa Savidi Thomœ, hodiernis Academiarum moribus accommodata, sioe Cursus theologiœ juxla ordinem et lilteram Divi Thomœ..., Liège, 1746-51, 29 vol. in-8°, réimprimé à Wurzbourg, 1758, 4 vol. in-fol., ou 19 vol. in-8°, sous le titre de : Cursus theologiœ universalis , cum supplemento ; et à Paris, 1828, 20 vol. in-8°.
B1LSA ou BH1LSA, v. de l’Hmdoustan, à 304 kil. S. de Goualior, sur la rive dr. du Betwa(affl. de la Djoumnah) ; 30,000 hab. Défendue par un mur de pierres muni de tours carrées, et par un fossé. Ses environs produisent un tabac tvès-estimé.
BINEAU (.lean-Martial), ingénieur et homme d’Etat, né en 1805 à Gennes (Maine-et-Loire), m. en 1855. En sortant de l’Ecole polytechnique, il entra à l’Ecole des mines, 1826, et devint ingénieur en 1830, ingénieur en chef en 1840. 11 publia, dans les Annales des mines : Rapport sur l'emploi de la tourbe pour le puddlage de la fonte et le travail du fer au four à réverbère, 1835; Mémoire sur les procédés mis en usage pour remplacer, dans les hauts fourneaux et les feux d'affvnerie, le charbon de bois par le bois vert desséché ou torréfié , 1838 ; Rapport sur les procédés qui ont été imaginés pour franchir à grande vitesse les courbes de petit rayon, 1841. Auteur encore d’un remarquable ouvrage intitulé : Chemins de fer d’ Angleterre, 1810, il dirigea la partie des chemins de fer près du ministère des travaux publies. De 1841 à 1848, il représenta à la Chambre des députés le département de Maine-et-Loire. Après la Révolution de 1848, il fut nommé à l’Assemblée constituante. En 1849, il devint ministre des travaux publics ; c’est à lui que Paris dut les grandes voies macadamisées. Ministre des finances en 1852, il signala son administration par deux grandes mesures, la conversion de la rente 5 pour 100 en 4 1/2 (en mars 1852), et l’emprunt national de 250 millions (en mars 1854). B.
BINET ( Jacques-Philippe-Marie), mathématicien et astronome, né à Rennes en 1786, m. en 1856, entra à l’Ecole polytechnique en 1804, y devint répétiteur de géométrie descriptive en 1808, et, plus tard, y enseigna la mécanique. En 1823, il remplaça Delamhre dans la chaire d’astronomie du Collège de France, puis devint inspecteur général des études, mais perdit ces dernières fonctions en 1830. En 1843, il entra à l’Académie des scien es. Il n’a publié que des Mémoires sur les parties élevées des mathématiques et sur l’astronomie; on les trouve pour la plupart dans le Journal de l'Ecole polytechnique, cahiers 16, 17, 18, 19, 20, 27 et 28; quelques-uns sont insérés dans le Journal de mathématiques de Liouville. V.
BIOT (Jean-Baptiste), physicien, chimiste et mathématicien, né à Paris en 1774, m. en 1862, s’engagea dans l’artillerie au sortir du collège Lonis-le-Grand, puis, renonçant à la carrière militaire, se fit recevoir à l’Ecole polytechnique , et, au sortir de cette école, alla professer les sciences à l’Ecole centrale de Beauvais. 11 fut appelé à Paris, en 1800, pour occuper la chaire de physique générale et de mathématiques au Collège de France. Admis à l’Observatoire et au Bureau des longitudes en 1804, il fit partie, en 1806, de la commission qui alla terminer, en Espagne, la mesure de l’arc du méridien terrestre, opération commencée par Delambre et Méchain. 11 fut chargé du rapport à l’Institut sur cette opération, en 1808, et, 13 ans plus tard, en fit le sujet d’un Mémoire sous le titre de : Recueil d'observations géodésiques, astronomiques et physiques, exécutées par ordre du Bureau des longitudes de France, en Espagne, en France, en Angletrre et en Ecosse, pour déterminer la variation de la pesanteur et des degrés terrestres sur le prolongement du méridien de Paris, 1821. Admis à l’Académie des Sciences en 1808, on le nomma, en 1809, processeur d’astronomie physique à la Faculté des sciences. Biot savait écrire avec intérêt, et ce talent lui valut son admission à l’Académie française en 1856. Un de ses premiers ouvrages fut une Analyse du Traité de mécanique céleste, de Laplace, 1801. Il donna ensuite : Traité analytique des courbes et des surfaces du second degré, 1802, qu’on a réimprimé sous le titre d’Essai. de géométrie analytique appliquée aux courbes et surfaces de second ordre; Essai sur l'histoire des sciences depuis la Révolution française, 1803; Traité élémentaire
d’astronomie physique, 1805, 2 vol. in-8°, et 3e édit., 1850, 6 vol. in-8° avec atlas; Recherches sur les réfractions ordinaires qui ont lieu près de l’horizon, 1810; Tables barométriques portatives, 1811; Recherches expérimentales et mathématiques sur les mouvements des molécules de la lumière autour de leur centre de gravité, 1814, idée dont il tira en 1833 une ingénieuse application à l’industrie dans un Mémoire sur un caractère optique à l’aide duquel on reconnaît immédiatement les sucs végétaux qui peuvent donner des sucres analogues au sucre de canne, et ceux qui ne peuvent donner que du sucre analogue au sucre de raisin; Traité de physique expérimentale et mathématique, 1816, 4 vol. in-8°; Recherches sur plusieurs points de T astronomie égyptienne appliqués aux monuments astronomiques trouvés en Egypte, 1823 ; Précis de physique expérimentale , 3” édit., 1825, 2 vol. in-8°; Notions élémentaires de statistique, 1828; Recherches sur la polarité de la lumière; sur /'astronomie chez les Anciens , etc. Biot a donné la plupart de ses Mémoires scientifiques dans les Mémoires de la soi-iété d’Arcueil, dans ceux de l 'Académie des Sciences, dans le Journal des Savants, dont il fut un des directeurs, dans les Annales de physique et de chimie, etc. Il a fourni beaucoup d’articles sur les savants à la Biographie universelle de Michaud.
BIOT (Le), ch.-l. de cant. (Haute-Savoie), arr. et à 18 kil. S.-E. de Thonon, sur la rive dr. de la Dranse; 400 hab.
BIRMANIE BRITANNIQUE (Présidence de la), gouvernement des Indes anglaises, créé en 1862; elle comprend la côte occid. de l’Indo-Chine conquise sur les Birmans en 1826 et 1852, et s’étend sur le gol 'e du Bengale du 22° au 10° lat. N. Elle est séparée de l’Empire birman par les monts Jomadong, et du roy. de Siam par une partie du Salouen, dont elle renferme tout le cours inférieur, ainsi que celui de l’iraouaddy. Les provinces qui la composent, Arakan, Pégou, Martaban, Ténassérim, produisent en abondance le riz et le coton ; les montagnes donnent les métaux précieux et le bois de teck ; plusieurs ports importants : Alcvab , Rangoun, ch.-l. de la présidence, Martaban, Moulmein, Amherst, Merghi. Superf., 145,000 kil. carr. ; 1,900,000 hab. U. P.
B1SHOP (Henry Rowley), compositeur de musique anglais, né en 1782 à Londres, m. en 1855, avait fait exécuter déjà plusieurs ballets, quand un opéra, la Fiancée circassiesme, 1809, commença sa réputation. De 1810 à 1824, il dirigea la musique du théâtre de Covent-i tarder!, et produisit une soixantaine de pièces, écrites avec trop de rapidité, et où l’on sent l’imitation étrangère. Un Aladin, qu’il voulut opposer, en 1826, à VOberon de Weber, n’ayant pas eu de succès, il renonça à la musique dramatique.
BISMARK (Fréd.-Guill., comte de), écrivain militaire allemand, né en 1783 à Windheim (Westphalie), m. en 1860, entra dans l’armée du Hanovre en 1796, dans celle dit Wurtemberg en 1807, fit les campagnes auxquelles celle-ci prit part sous les ordres de Napoléon Ier, se distingua à la bataille de la Moskowa, fut pris à Leipzig, et, le Wurtemberg ayant fait défection, vint en France avec les armées de la coalition. Ses ouvrages font autorité ; ce sont : Cours de tactique pour la cavalerie, 1818, trad. en français; Eléments des manoeuvres pour un régiment de cavalerie, 1819 ; Instructions sur le service de campagne pour les tirailleurs et les cavaliers, 1820 ; le Général d’après les modèles de l'antiquité, 1820; Système de la cavalerie, 1822 ; Bibliothèque du cavalier, 1825-31, 5 vol., etc.
BITZIUS (Albert), littérateur suisse, connu sous le pseudonyme de Jérémie Gotthelf, né en 1797 à Murten (Fribourg), m. en 1854, s’est fait une réputation populaire en Allemagne par des ouvrages où il a peint les classes laborieuses de son pays. Les principaux sont : le Miroir des paysans, 1836; les Souffrances et les Joies d'un maitre d’école, 1838, 4 vol. ; Dursli le Buveur d’eau-de-vie, 1840; Uli valet de ferme, 1841; Tableaux et légendes de la Suisse, 1842-46, 6 vol. ; Comment Anna Boebi fait son ménage, 1843, 2 vol.; le Jour de payement, 1846 ; Koethi la grand’mère, 1848, 2 vol.; Uli fermier, 1849; Récils et tableaux de la vie du peuple en Suisse, 1852-55, 5 vol.
BIXIO (Jacques-Alexandre), agronome et homme politique, né en 1808 à Chiavari (anc. départent, des Apennins), m. eu 1865, étudia la médecine, fonda, avec Buloz, en 1831, la Revue des Deux-Mondes, et seul, en 1837, le Journal d' Agriculture pratique, et publia encore, depuis 1844, la Maison rustique du XIXe siècle, un Almanach du jardinier , un Almanach du cultivateur et du vigneron, et un Annuaire de T horticulteur. Lors de la reconstitution du collège Sle-Barbe, il fut un des fondateurs et administra-
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teurs de cet établissement. Sa participation q la rédaction du National lui ouvrit la carrière politique en 1848 : après s’être opposé à la proclamation de la République, il accepta du gouvernement provisoire une place de chef de cabinet et une mission à Turin. Député du Doubs à l’Assemblée constituante, grièvement blessé dans les journées de juin, il fut élevé à la vice-présidence de l’Assemblée, et eut, pendant quelques jours, au début de la présidence de Louis-Napoléon, le ministère de l’agriculture et du commerce. 11 combattit la politique présidentielle à l’Assemblée législative, et fut momentanément arrêté lors du coup d’Etat du 2 déc. 1851. Depuis cette époque, il ne s’occupa que de diriger une librairie spéciale d’agriculture, et prit part à l’administration de plusieurs compagnies de chemins de fer. B.
BIZOT (Michel-Brice), général du génie, né à Bitche en 1795, m. en 1855, élève de l’Ecole polytechnique, prit part à la défense de Metz sous les ordres de Rogniat en
1814, et à celle de Besançon sous les ordres de Jourdan
en 1815, fut nommé capitaine du génie en 1821, fit la guerre d’Espagne eu 1823, fut employé successivement à Strasbourg, à Béfort, à Bitche et à Paris, alla dans la province d’Oran en qualité de chef de bataillon en 1839, servit sous le maréchal Valée et les généraux Bugeaud et Lamoricière, devint dii’ecteur des fortifications à Constantine avec le grade de lieutenant-colonel en 1849, colonel et directeur des fortifications à Blidah en 1850, général de brigade en 1852, puis commandant de l’Ecole polytechnique, et, eu 1854, fut appelé à commander les troupes du génie pendant la guerre de Crimée. Il dirigea les travaux du siège de Sébastopol, mais fut tué dans une tranchée. B.
BLAGOWCHENSK ou BLAGOVERSKCHENSK, v. de l’Empire russe (Sibérie orientale), ch.-l. de la prov. de l’Amour, sur la rive dr. de ce fleuve, en face d’Aïgoun, près du confluent de la Zeya ; 2,000 hab. Foires pour la vente du poisson, des grains, des nattes, des fourrures. C. P.
BLANCHET (Alexandre-Paul-Louis), médecin, né en 1819 à S'-Lô, m. en 1867, fut, depuis 1847, chirurgien de l’Institution des sourds-muets à Paris. Le premier, il essaya avec succès d’appliquer la musique au développement de l’audition chez les sourds-muets, et parvint à les faire parler et converser. On a de lui : la Surdi-mutité, traité philosophique et médical, 1849, 4 vol. in-8°; Manuel pour l’enseignement des aveugles, 1866 ; Manuel pour l’enseignement des sourds-muets, 1866, etc.
BLAZE (François-Henri- Joseph Blaze, dit CASTIL-), compositeur de musique et littérateur, né en 1784 à Cavaillon (Vaucluse), m. en 1857, a popularisé par ses traductions les opéras de Mozart, de Weber et de Rossini. En appliquant à des sujets connus la musique de divers auteurs, à laquelle se mêlait la sienne, ilôt aussi des opéras intitulés les Folies amoureuses, la Fausse Agnès, la Forêt de Sénart , la Marquise de Brinvilliers, la Partie de chasse de Henri 1 V, et M. de l'ourceaugnac. Parmi ses livres on remarque : l’Opéra en France , 1820 ; Dictionnaire de musique moderne, 1821, 2 vol. ; la Chapelle-musique des rois de France, 1832; la Danse et les ballets, 1838 ; le Piano, 1840 ; Molière musicien, 1852, 2 vol. ; l’ Académie royale de musique, 1855, 2 vol.
BLIN DE SAINMORE (Adrien-Michel-Hyacinthe), littérateur, né à Paris en 1733, m. en 1807, fut, avant la Révolution, censeur royal, garde des archives, secrétaire et historiographe du roi. En 1800, on le nomma conservateur de la bibliothèque de l’Arsenal à Paris. Outre des héroïdes et des épitres en vers, qui eurent leur moment “de succès, il a laissé une Histoire de I tussie , Amst., 1798- 99, 2 vol. in-4°.
BLOMFIELD (Edouard-Valentin), philologue, né en 1788 à Bury-St-Edmunds (Suffolk), m. en 1816, fit d’abord paraître, dans le Muséum criticum , d’intéressantes observations sur la littérature allemande. On le nomma prédicateur à l’église de Ste-Marie de Cambridge, et, depuis cette époque, il traduisit le Dictionnaire grec-allemand de Schneider et la Grammaire grecque de Matthiæ. — Son frère aîné, Charles-James Blomfield, né en 1785, évêque de Chester en 1824, et de Londres depuis 1828, m. en 1857, fut un philologue plus distingué encore. 11 a donné des éditions du Prométhée d’Eschyle, 1810; des Sept chefs contre Thèbes, 1812; des Perses, 1814; des Choéphores, 1824; de 1 ' Agamemnon, 1825; des OEuvres de Callimaque,
1815, et publié les Musæ Cantabrigenses (avec T. Renn'el), les Poslhumous Tracts of Porson (avec Monk), 1812, et les Adrersaria Porsoni, 1814.
BLON DEAU (J. -B. -Antoine-Hyacinthe), jurisconsulte,
né à Namur en 1784, m. en 1851, rencontra aux écoles de droit de Strasbourg et de Paris, où il fut professeur suppléant, une vive opposition à cause de son dédain pour les opinions juridiques admises sans examen , n’obtint une chaire à Paris qu’en 1819, et fut doyeu de la Faculté de cette ville de 1830 à 1844. 11 fit aussi partie du Conseil royal de l’instruction publique , et fut membre libre de l’Académie des Sciences morales et politiques. On a de lui: Tableaux synoptiques du droit romain , suivant la législation de Justinien, 1811 et 1813 ; Tableaux synoptiques du droit privé, 1818 ; Esquisse d’un traité sur les obligations solidaires, 1819; une traduction française des Institutes de Justinien, 1839, 2 vol. iu-8°; Chrestomathie, ou Choix d* textes pour un cours élémentaire du droit privé des Romains , 1830 et 1843; Traité de la séparation des patrimoines, 1840; Essais de législation et de jurisprudence, 1850, etc. Blondeau fut un des fondateurs et rédacteurs de la Thémis ou la Bibliothèque du jurisconsulte, 1820-30, 10 vol. in-8°.
BLOSSEVILLE (Jules-Alphonse-René Poret, baron de), navigateur, né à Rouen en 1802, fit plusieurs voyages à Cayenne, à la Martinique, au Brésil, et prit part, sous les ordres de Duperrey, à l’expédition scientifique de la Coquille, de 1822 à 1825. Il visita les mers de l’Inde, d® la Chine, en 1827, et s’embarqua, en 1833, pour la côte d’Islande et du Groenland ; les glaces l’obligèrent de relâcher à Vapna-Fiord ; il en repartit, et, depuis, on n’a plus entendu parler de lui. 11 a écrit divers Mémoires sur la marine et la géographie, dans les Annales maritimes et dans les Nouvelles Annales des voyages, de 1826 à 1832.
BOCAGE (Pierre-MartinienTousEZ, dit), acteur, né à Rouen en 1801, m. en 1862, a été l’interprète préféré des dramaturges de l’école romantique. Les pièces où il obtint le plus le succès sont : l’Incendiaire, Antony, Marion Delorme, la Tour de Nesle, Thérésa, Angèle, Pinto, la Vénitienne, les Sept infants de Lara , Riche et Pauvre , Don Juan de Marana.
BOCCADOR (Dominique), dit Cortone, architecte italien, donna les plans et fit les constructions de l’anc. Hôtel de ville de Paris, en 1533. C’est auj. la partie centrale de la façade sur la place de Grève.
BOCHSA (Robert-Nicolas-Charles) , musicien , né à Montmédy en 1789, m. en 1856, élève de Catel, donna, de 1813 à 1816, à l’Opéra-Comique plusieurs ouvrages, dont un seul, la Lettre de change, est resté longtemps au répeptoire. 11 eut une grande réputation comme harpiste.
BODMER (Georges) , mécanicien et industriel suisse, né à Zurich en 1786, m. en 1864. En 1805, il introduisit d’importants perfectionnements dans les machines pour la filature du coton. En 1808, il construisit un canon rayé se chargeant par la culasse, destiné à lancer des grenades qui faisaient explosion en touchant le but. Etabli depuis 1809 à S*-Blaise (Bade), il y créa une filature et des ateliers pour la construction des machines ; en 1816, le grand-duc de Bade le nomma directeur de ses fabriques d’armes à feu. De retour en Suisse en 1822, Bodmer établit des filatures dans le canton d’Argovie. Il résida en Angleterre de 1825 à 1847 : les roues à engrenage, les locomotives, les machines à tourner, à forer, à laminer, les machines à vapeur de la marine, etc., furent perfectionnées alors par lui. Enfin il s’occupa, dans ses dernières années, de la construction des chemins de fer autrichiens.
BŒCKH (Auguste), célèbre philologue allemand, né à Carlstuhe en 1785, m. en 1867, fit ses premières études au gymnase de sa ville natale, alla, en 1803, suivre les cours de F.-A. Wolf à l’Université de Halle, et entra, en 1806, au séminaire philologique de Berlin. L’année suivante, il fut nommé professeur à Heidelberg. Ses premiers travaux furent ; Commenlatio in Platonis qui vulgc fertur Minoëm , Halle, 1806 ; Grœcæ trageediœ principum, Æschyli, Sophoclis , Euripidis, nùm ea quæ supersunt et genuina onmia sint, Heidelb., 1808 ; De la mesure des vers dans Pindare, en allem., Berlin, 1809; Simonis Socratici , ut videtur, dialogi IV, Heidelb., 1810 ; De Platonis sy sternale cœlestium globorum et de verâ indole astronomiœ Philolaicæ, ibid. ; De Platonicâ corporis mundani fabricâ, ibid.; Observaliones criticœ in Pindaris primum Olympicum Carmen, ibid., 1811. Appelé, en 1811, à la nouvelle Université de Berlin pour y occuper la chaire d’éloquence et de littérature anciennes, il entra, en 1814, à l’Académie royale, dont il fut secrétaire depuis 1834 ; il devint, en outre, directeur du séminaire philologique et du séminaire pédagogique. L’Académie des Inscriptions de France le nomma associé étranger en 1831. Son enseignement eut une influence considérable. Boeckh opéra une véritable révolution dans la philologie et l’archéolo-