‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 728 sur 864 · BIL · texte numérisé non relu

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travailla à divers journaux pour la partie littéraire, puis publia : Traité de la prononciation grecque moderne , à l'usage des Français , 1828, in-12 ; Recherches sur les sources antiques de la littérature française, 1829, in-8°; Traditions tératologiques , ou Récits de l'Antiquité et du Mnypn-âge, en Occident, sur quelques points de la Fable, du merveilleux et de l'histoire naturelle, 1836, in-8°, d’après des manuscrits inédits; Essais d'appréciations historiques, ou Examen de quelques points de philologie, de géographie, d’archéologie et d'histoire, 1837, 2 vol. in-8°. Berger de Xivrey fut élu à l’Académie des inscriptions et belles-lettres en 1839. Il a publié, dans les Documents inédits sur l'histoire de France, les tomes Ier à VI des Lettres missives de Henri IV, Paris, 1843-53, in-4°. On lui doit encore une très-belle édition latine des Fables de Phèdre, 1830, gr. in-8°. C. D — Y. BERGOU, région d’Afrique. V. Ouaday.

BERKHEY (Jean Lkfkancq van), poëte et naturaliste boll indais, né à Le) de en 1729, m. en 1812, fut professeur à l’Université de sa ville natale. Ses principaux ouvrages sont : Expositio characteristica jloruni qui dicuntur composili, 1761; Histoire naturelle de la Hollande, 1769, 6 vol. in-8°, ouvrage traduit et abrégé en français sous le titre d’ Histoire géographique , physique, naturelle et civile de la Hollande, 1781, 4 vol. in-12; les Adieux d'un père, poëme patriotique, 1782; Poésies posthumes, 1813.

BERNSTEIN (George-Henri), orientaliste allemand, né en 1787 à Kospeda, près d’Iéna, m. en 1860, obtintdès 1812 une chaire de littérature orientale à Berlin, servit dans les corps francs en 1813 et 1814, et, après avoir voyagé en Hollande et en Angleterre, reprit son enseignement de 1821 à 1836. Il a laissé, entre autres ouvrages : De initiis et originibus religionum in Oriente dispersarum, 1817; une édition de V Hidopadesa en sanscrit, 1823; Grammaire et Chrestomalhie arabes, 1817; Lexique syriaque, 1832-37, 2 vol.

BEiiTHlER (Pierre), minéralogiste, né à Nemours en 1772, m. en 1861, élève de l’Ecole polytechnique, fut ingénieur des mines à Nevers dès -1801, devint, en 1816, processeur de docimasie à l'Ecole des mines de Paris, puis inspecteur général des mines. Il entra à l'Académie des Sciences en 1827. Outre de nombreux travaux insérés dans le Journal et les Annales des mines, dans les Annales de physique et de chimie, il a laissé un Traité des essais par la voie sèche, 1833, 11 vol. in-8°.

BESSÉGES, ville (Gard), arr. et à 32 Ici!. N. d’Alais, sur la rive dr. de la Cèze ; 9,000 hab. Mines de fer et de houille. Vastes établissements métallurgiques. Manuf. de verre à vitres.

BETHMONT (Eugène), avocat, né à Paris en 1804, m. en 1860, commença sa réputation dans h-s procès de Cours d’assises et les procès de presse en police correctionnelle. Iléputé de Paris en 1842, il prit une part active aux discussions sur les brevets d’invention, les prisons, les chemins de fer, les caisses d’épargne, les irrigations, etc., et se montra partisan de la réforme électorale et parlementaire. 11 était, depuis 1846, député de La Rochelle, lorsqu’il signa, en 1848, l’acte de mise en accusation du ministère Gui/.ot. Anrès les journées de Février, le gouvernement provisoire l’appela au ministère de l’agriculture et du commerce, puis à celui de la justice; le mandat de représentant à l’Assemblée constituante de 1848 lui fut conféré simultanément par les éle teurs de la Seine, de la Charente-Inférieure et de l’Indre. L’Assemblée le désigna pour faire partie du conseil d’Etat, où il fut élu président de la section d’administration, puis du comité des travaux publics, de l'agriculture et du commerce. Ses collègues le déléguèrent aussi près du Conseil supérieur de l’instruction publique. Après le coup d’Etat du 2 décembre 1851, il reprit sa place au barreau de Paris, et fut bâtonnier des avocats de 1854 à 1856. B. BETTINA D’ARNIM. V. Aunim.

BEUGNOT ( Arthur-Auguste, comte), fils de l'homme d’Etat de ce nom (IL le Dict.) , né en 1797 à Bar-sur- Auhe, m. en 1865, fut quelque temps avocat près la Cour royale de Paris, puis se livra à des travaux d’érudition qui lui ouvrirent l’Académie des Inscriptions et Belles- Lettres en 1832, devint, en 1841, membre de la Chambre des pairs, où il réclama la liberté de l’enseignement, et fit partie de l’Assemblée législative de 1849 comme député de la Hle-AIarne. 11 a publié : Essai sur les institutions de Sl-Louis, 1821 ; les Juifs d’Occidenl, ou Recherches sur l’état civil , le commerce et la littérature des Juifs pendant le moyen âge, 1824; Histoire de la destruction du paganisme en Occident, 1835, 2 vol. in-8°; Coutumes du Deauvoisis, 1842, 2 vol. in-8° ; les Olim , ou Registres des arrêts rendus par la Cour du roi , 1840-48, 3 vol. in-4°; une

édition des Assises de Jérusalem, 1848-49, 2 vol. infol., etc. B.

BEZZUOLI (Giuseppe), peintre, né à Florence en 1784, m. en 1855. Ses principaux ouvrages se trouvent dans sa ville natale ; ce sont : au palais Borghèse, deux plafonds représentant la Toilette de Vénus, et Vénus enlevant Ascagne ; à Sl-Remi, le Baptême de Clovis; à la maison Vil— lani, une Madone à fresque; au palais Pitti, T Entrée de Charles VIII à Florence.

BIANCH1-GIO V1NI (Ange-Aurèle), littérateur italien, né en 1800 à Côme, m. en 1862, fit une guerre acharnée à la domination autrichienne en Italie et au pouvoir temporel de la papauté. Il a publié, en italien ; Biographie de Fra P. Sarpi, 1836 ; Pontifical de Grégoire-le- Grand, 1844; Dictionnaire historique et philologique de la Bible, 1845 ; Idées sur la décadence de l'empire romain en Occident, 1846, 3 vol. ; Histoire des Lombards, 1848 ; Histoire des papes, 1852 et suiv., 12 vol. ; Critique des Evangiles, 1853; i Autriche en Italie , trad. en franç. par Mme Camille Lebrun, 1854, etc.

BIBBIENA, nom qu’une famille de peintres italiens emprunta à un bourg de Toscane. Le premier, Jean-Marie Galli, dit llibbiena le Vieux, né à Bibbiena en 1625, m. en 1665, fut élève de l’Albane, et sut imiter, à s’y méprendre, ses ouvrages. Il eut deux fils : François, né à Bologne en 1656, m. en 1729, architecte du théâtre de Vérone ; Ferdinand, né à Bologne en 1657, m. en 1743, architecte du théâtre de Prague. Tous deux excellèrent aussi dans la peinture des décors de théâtre.

BIELA (Guillaume, baron de , astronome allemand, né en 1782 à Rossla (Prusse), m. en 1856. Ce fut en servant dans l’armée autrichienne qu’il s’occupa d’astronomie. Il a découvert une comète qui porte son nom, et dont les éléments ont, été calculés par Gambart.

BIENAIMÉ (Pierre- Théodore), architecte, né à Amiens en 1765, m. en 1826. 11 reconstruisit, en 1797, la salle Favart à Paris, suivit Elisa Bonaparte en loscane en 1808, revint en France deux ans après, fut chargé de restaurer les thermes de Julien après 1815, et commença aussi, en 1823, la restauration de l’église S'-Germaindes-Prés.

BIET (Léon-Marie Dieudonné), architecte, né à Paris en 1785, m. en 1857. Ses travaux principaux sont l’escalier de la bibliothèque Mazarine, et la maison dite de François 1er, aux Champs-Elysées. Il a publié, avec Tardieu, Grillon et Gourlier ; Choix d’édipces publics projetés et construits en France depuis le commencement du xtx* siècle, 1836-50, 3 vol. in-fol.

B1GNAN ( Anne), littérateur, né à Lyon en 1795, m. en 1861, traduisit Homère en vers français, et publia une traduction en prose d’Hésiode. On lui doit aussi un poëme en 6 chants, Napoléon en Russie, 1839, et des pièces de poésie formant les recueils suivants : Poésies, 1828; Mélodies françaises, 1833, 2 vol. in-18 ; Académiques, pièces couronnées parles Académies, 1837; Œuvres poéti'iues , 1846, 2 vol. in-8°; Poèmes évangéliques, 1850. En prose, il a écrit quelques romans : Une fantaisie de Louis XIV, 1833, 2 vol. in-8° ; Louis XV et le cardinal de Fleury, 1834; l’Echafaud, sorte de plaidoyer contre la peine de mort, etc.

BIi.LAULT ( Auguste- Adolphe-Marie) , avocat et homme politique, né à Vannes en 1805, m. en 18 >3, était avocat à Nantes, où il jouissait d’une grande considération, lorsqu’aux élections générales de 1837, les collèges électoraux de Nantes, de Paimbœuf et d’Ancenis l’envoyèrent à la Chambre des députés. Il opta pour Ancenis, et prit rang dans l’opposition. En mars 1840, à la formation du cabinet Thiers , il devint sous-secrétaire d’Etat au ministère du coramer e et de l’agriculture. Ce caiùnet ayant été remplacé par le cabinet Gui/.ot (octobre 1840), Billault rentra dans l’opposition, où il se montra un des plus ardents pour engager et soutenir le débat. Après avoir occupé une position mi\te entre la gauche et le centre gauche, il s’isola en 1846, à propos de la question des mariages espagnols, qu’il combattit. A la Révolution de 1848, le départent, de la Loire-Inférieure l’envova a l’Assemblée constituante. 11 échoua aux élections de ‘ 1849 pour l’Assemblée législative, et se fit alors inscrire au barreau de Paris, où il parut avec éclat. Après le coup d’Etat du 2 décembre 1851, le prince Louis-Napoléon le nomma président du ( orps législatif; il l’appela, en 1852, an ministère de l’intérieur; en 1860 l’Empereur le nomma ministre sans portefeuille, chargé de soutenir les débats devant les deux Chambres, particulièrement pour la politique extérieure et, en 1863, ministre d’Etat. Billault a montré un remarquable talent

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