BOU
née par celles de Ferrare au N., de Modène à l’O., de Florence au S., de Ravenne à l’E. ; 3,631 kil. carrés; 407,452 hab. l a partie méridionale, adossée à l’Apennin, est montagneuse; le Nord est une plaine fertile, arrosée par le Reno, l’Jdice, la Quadema, le Santerno. Commerce de bestiaux, surtout de pores; céréales. Ch. -1., Bologne Trois arrond. : Bologne, Imola, Vergato. C. P.
BOLZANO (Bernard), philosophe et théologien, né à Prague en 1781, m. en 1848. Professeur de théologie à l’Université de sa ville natale dès l’âge de 24 ans, il fut destitué en 1820 comme partisan des doctrines de Schelling, et vécut désormais dans la retraite. On a de lui : Traité de théologie, 1834, 4 vol., publié par ses élèves; Athanasia, ou Preuves de l'immortalité de l'âme, 2e édition, 1838; Enseignement scientifique , ou Essai d'un nouvel exposé de la Logique, 1837, 4 vol. ; Discours d’édification à la jeunesse académique, 2e édit., 1839; Manuel de la religion chrétienne catholique, 1840; Traité d’esthétique, 1843-49, 2 vol. Après sa mort, on a publié : Qu’est-ce que la philosophie? 1849, et le Petit livre d’édification, 1850.
BOMARSUND, forteresse de l'ile d’Aland, sur la côte S., au fond de la baie de Lumpur. Bombardée, prise et détruite par les Anglais et les Français, en 1854.
BONARD (Louis-Adolphe), marin français, né à Cherbourg en 1805, m. en 1867, fut élève de l’École polytechnique. Après avoir commandé la station navale de l'Océanie, gouverné" la Guyane, exercé les fonctions de major-général à Brest, dirigé à la fois les deux stations de l’Amérique occidentale et de l'Océanie, il fut envoyé en Cochinchine en 1861. Il y prit Bien-Hoa et Ving-Long, imposa la paix à l’empereur Tu-Duc, et reçut le grade de vice-amiral.
BONCENNE (Pierre), jurisconsulte, né à Poitiers en 1775, m. en 1840, fut nommé professeur suppléant à la Faculté de droit de Poitiers en 1806. Député de la Vienne pendant les Cent-Jours, il obtint par concours, en 1822, la chaire de procédure civile. On a de lui : Théorie de la procédure civile, 1828-34, ouvrage refondu et continué par Bourbeau, 1837-47, 6 vol. in-8°.
BONJOUR (Casimir), poète comique, né en 1795 à Clermont (Meuse), m en 1856, entra à l’École normale, fut successivement professeur en province, répétiteur à Paris, et employé au ministère des finances, il fit représenter plusieurs comédies en vers : la Mère rivale, 1821 ; l’Education ou les Deux cousines, 1823; le Mari à bonnes fortunes, 1824; Naissance, Fortune et Mérite, 1831 ; le Presbytère, 1833; le Bachelier de Ségovie, 1834. Il y a de l’entrain, de l’habileté dans ces pièces ; le style en est franc et facile, mais un peu vulgaire. Après la dévolution de 1830, C. Bonjour obtint la place d’inspecteur des études à l’Ecole militaire de La Flèche, et fut plus tard conservateur à la bibliothèque S*'-Geneviève de Paris. 11 ne publia plus qu’un roman assez remarquable, le Malheur du riche et le Bonheur du pauvre, 1836.
BONNEFOND (Jean-Claude), peintre de genre, né à Lyon vers 1790, m. en 1860, se consacra tout entier, depuis 1841, à la direction de l’école de peinture de Lyon. Ses principales œuvres sont : les Petits Savoyards, 1817 ; le Maréchal ferrant, 1822; la Chambre à louer, 1824; Bergères dans la campagne de Borne, 1827 ; Portrait de Jacquart, 1834. 11 a publié : De l’étal actuel de la peinture en France, comparé à ce qu’était cet art au XVe et au XVIe siècle, 1835.
BwNPLAND (Aimé), voyageur, naturaliste, né à La Rochelle en 1773, m. à Santa-Anna, au Brésil, en 1858, servit quelque temps comme chirurgien dans la marine, et, s’étant lié avec Alex, de Humboldt, l’accompagna dans un grand voyage scientifique aux régions équinoxiales du Nouveau-Monde. 11 en rapporta 6,000 |Jantes inconnues en Europe, décrivit leurs caractères scientifiques et leurs propriétés, et fit présent de sa collection au Muséum d’histoire naturelle de Paris. Napoléon Ier le récompensa par une pension, et, peu après, par la place d’intendant des cultures de la Malmaison, qu’il garda jusqu’à la mort de l’impératrice Joséphine, en 1814. Alors il fit des préparatifs pour une longue excur ion en Amérique, et débarqua à Buénos-Ayres vers la fin de 1816. Nommé professeur d’histoire naturelle par le gouvernement, il ne tarda pas à résigner cette pla; e, et se mit en route pour les Andes. Arrivé sur un territoire voisin du Paraguay, il fut enlevé par ordre du dictateur Francia, qui le soupçonnait d’ètre un espion politique, et relégué sur le territoire de Santa-Maria, 1821. Il ne recouvra la liberté qu’en 1832, se retira au Brésil, et vint habiter San-Borja, sur la frontière du pays. Pendant une dizaine d’années que Bonpland passa dans sa patrie, il a publié : Plantes équinoxiales, 1805 et suiv., 2 vol. in-
fol., et 140 pl. ; Monographie des mélaslomées, 1806 et suiv. ,
2 vol.in-fol.,et 120 pl.; Description des plantes rares de Navarre et de la Malmaison, 1813, in-fol., et 64 pl. — En collaboration avec M. de Humboldt : Voyage aux régions équi-noxiales du Nouveau Continent, 1815 et suiv., 12 vol. in-81’, et cartes; Vues des Cordillères et monuments des peuples indigènes de l’Amérique, 1816, 2 vol in-80, et atlas de 19 planches. — Avec de Humboldt et Kunth : Mimosées et autres plantes légumineuses du Nouveau Continent, 1819 et suiv., in-fol., et 60 pl.; Nova généra et species plantarum , 1815 et suiv., 7 vol. in-fol.
BORDAS-DEMOULIN ( Jean- Baptiste ) , philosophe, né à Montngnac-la-Crempse (Dordogne) en 1798, m. en 1859, a laissé : Lettres sur l'éclectisme et le doctrinarisme , 1833; Eloge de Pascal, 1842; Histoire critique du Cartésianisme, 1843,2 vol. in-8° ; Mélanges philosophiques et religieux, 1846; Essais de réforme catholique , 1856, etc. 11 prétendait concilier toutes les conséquences politiques et sociales de la Révolution française avec les traditions religieuses du gallicanisme.
BORGHESI (Bartolommeo, comte), numismate et épigraphiste, né à Savignano, près de Rimini, en 1781, m. en 1860. En 1818, il commença la publication d’un travail très-important sur les Fastes consulaires. I.es événements politiques de 1821 étant venus le troubler dans ses études, il alla chercher la tranquillité dans la petite république de S'-Marin, dont il se fit recevoir citoyen, et y acheva ses Nuovi Frammenti de’ Fasti consolari Capitolini illustrati. Il fournit beaucoup d’articles à divers journaux ou recueils périodiques, tels que, à Rome, le Giornale arcadico, les Annali dell’ lnstituto di correspondent archeologica, et le Bulleltino du même recueil; à Naples, le Bullettino archeologiro neapolitano ; à Turin, les Mémoires de l'Académie des sciences, etc. Borghesi a fait, par la numismatique et l’épigraphie, une foule de découvertes concernant particulièrement l’histoire et les institutions de 1 Antiquité romaine. Par ordre de Napoléon III, on a commencé à Paris, à l’Imprimerie impériale, une collection des OEuvres de Borghesi, que M. A. Desjardins est chargé de réunir. Elle formera 6 ou 8 vol. in-4°. Il a paru auj. (1869) 5 vol. in-4°. C. D — y.
BOSQUÉT ( Pierre -François -Joseph ) , maréchal de France, né à Mont-de-Marsan en 1810, m. en 1861, élève de l’Ecole polytechnique, entra dans l’artillerie. Envoyé en Algérie en 1834, il y resta jusqu’en 1853, conquérant tons ses grades par des actions d’éclat, et se distingua particulièrement aux combats de Sidi-Lakhdar et de l’Oued-Melah (1841), dans une campagne contre la tribu des Flittas (1843), lors de l’insurrection dans l’Ouarenseris (1848), et pendant la guerre de la grande Kabylie (1851). 11 était parvenu au grade de général de division, quand on le rappela en France. Pendant la guerre de Crimée, il décida du succès de la bataille de l’Alma (1854), reçut le commandement du corps d’observation qui devait protéger les opérations du siège de Sébastopol, prit une part brillante à la victoire d’iukermann, ainsi qu’à l’enlèvement de plusieurs ouvrages de la forteresse russe, et, au dernier assaut, fut atteint d’un éclat d’obus qui l’obligea de renoncer au service actif. En 1856, il fut nommé sénateur, puis maréchal de France. B.
BOUCHER DE CRÈVECŒUR DE PERTHES (Jacques), littérateur et antiquaire, né à Rethel en 1788, m. en 1868, a écrit : Opinion de M. Christophe, vigneron, sur les prohibitions et la liberté du commerce, 1831-34, 4 parties in-8°, l’un des premiers ouvrages français en faveur du libre-échange ; De la Création, 1839-41, 5 vol. in-8°, essai sur l’origine et la progression des êtres ; Antiquités celtiques et anté- diluviennes, 1847, in-8°; Hommes et choses, 1851, 4 vol. in-8°, dictionnaire des passions et des sentiments; Voyage à Constantinople et en Grèce, 1856, 2 vol.; Voyage en Danemark, 1858; Voyage en Bussie, 1859; Voyage en Espagne et en Algérie, 1859. On lui doit au-si des Mémoires sur les antiquités de la Picardie et sur l’existence de l’homme anté-diluvien.
BOUCHET (Frédéric-Jules), architecte, né à Paris en 1799, m. en 1859, élève de Percier, fut employé successivement en qualité d’inspecteur à la Bibliothèque royale, 1829, à la Cour de cassation, 1833, et au t mbeau de Napoléon Ier dans l’église des Invalides. On le nomma, en 1850, membre de la commission de l’Ecole des beauxarts, et, en 1854, professeur des travaux graphiques à l’Ecole centrale. Bouchet fut surtout dessinateur antiquaire; il avait beaucoup de goût, une grande habileté, et il a laissé plusieurs ouvrages remarquables : Lues et plans de la villa Pia, 1846; les Thermes de Pompéi, 1850; Compositions antiques, dessins d’imagination sur les villes