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et les habitations des Anciens, 1850; le Laurentin, maison de campagne de Pline le consul , restituée d'après sa lettre à Gallus, 1852; Exercices de dessin linéaire, 1854. C. D — y.
BOÜILLET (Marie-Nicolas), lexicographe et professeur de philosophie, né à Paris en 1798, m. en 1864, fut élève de l’Ecole normale, professeur dans divers collèges, et, de 1840 à 1849, proviseur du collège Bourbon (lycée Bonaparte). Un instant mis à la retraite en 1849, il devint inspecteur de l’Académie de Paris en 1851, et inspecteur général des études en 1862. Il a donné, dans la Bibliothèque latine de Lemaire, les éditions des œuvres philosophiques de Cicéron et de celles de Sénèque ; une édition des OEuvres philosophiques de Bacon , 1834-35, 3 vol. in-8°; une traduction des Ennéades de Plotin, 1857 et suiv. , 3 vol. in-8°; Dictionnaire classique de l'antiquité sacrée et profane, 1826, 2 vol. in-8°; Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, 1842, gr. in-8° ; Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts, 1857, gr. in-8°. Après sa mort, on a publié un Atlas qu’il avait préparé, 1865, gr. in-8°.
BOULANGER (Jules-César), en latin Bulengerus, archéologue, né à Loudun (Vienne) en 1558, m. en 1628, fut élevé et professa chez les Jésuites. Ses principaux ouvrages sont : de Spoliis bellicis , trophœis , arcubus triumphalibus , 1601 ; de Imperalore et Imperio romano, Magistratibus, Officiis,... 1618; de Conviviis, ludis privatis ac domesticis v eterum ; Pictura, Plastice, Statuaria, 1627, etc. Ces traités ont été insérés dans le Thésaurus antiquitalum romanarum, de Grævius, où l'on trouve encore de Bulengerus : t. 8, de Tributis ac vectigalibus populi Romani ; t. 9, de Circo romano, ludisque Circensibus ; de Venalione circi et amphi theatri ac theatro.
BOULANGER (Louis), peintre, né en 1806 à Vereeil (Piémont), de parents français, m. en 1867, élève de Lethière et d’Achille Devéria, fut directeur de l’Ecole des beaux-arts de Dijon depuis 1860. Ses principaux tableaux sont : Mazeppa, 1828, au musée de Roueu; le Triomphe de Pétrarque , 1836 ; S1 Jérôme et les Romains fugitifs, 1855 ; Lazarille et le mendiant , 1857 ; Don Quichotte et les chevriers, Othello, Macbeth , 1859.
BOULGARINE (Thadée), romancier polonais, né en Lithuanie en 1789, m. en 1859, servit dans l’armée russe jusqu’en 1809. A cette époque, il passa en France, fut incorporé dans la cavalerie polonaise, et ne quitta le service qu’en 1814, après la chute de Napoléon Ier. Alors il se rendit à Varsovie, où il étudia la langue russe, puis alla se fixer à S'-Pétersbourg, où il donna, dans le journal l'Abeille russe, des articles de littérature et des tableaux de mœurs qui furent remarqués. Boulgarine est surtout connu par quelques romans : le Gil Blas russe, traduit en français, 1829, 4 vol. in-12; Pitre Ivanovitch, trad. en français, 1832, 4 vol. in-12, suite de l’ouvrage précédent; le Faux Démétrius, roman historique, bien étudié, sur la Russie au commencement du xvne siècle, trad. en français, 1832, 4 vol. in-12.
BOURDON (Louis-Pierre-Marie), mathématicien, né à Alençon en 1779, m. en 1854, élève de l’Ecole polytechnique, fut professeur au Prytanée militaire de Compïègne, puis à celui de S‘-Cyr, au lycée Charlemagne et au lycée Napoléon, devint inspecteur de l’Académie de Paris en 1821, examinateur d’admission à l’Ecole polytechnique et aux diverses écoles spéciales du gouvernement en 1827, inspecteur général des études en 1835, enfin membre du Conseil royal de l’Université. Il a publié : Eléments d'arithmétique, 1821; Eléments d’algèbre, 1825; Application de l’algèbre à la géométrie, 1824, etc. Dans ces ouvrages, il s’est efforcé de rendre la science accessible aux intelligences les plus vulgaires.
BOURET, fameux financier du xvin' siècle, mort en 1777, devint fermier général, trésorier de France, etc. 11 dépensa une fortune de 42 millions en prodigalités, quelquefois généreuses, plus souvent empreintes d’orgueil, et aima particulièrement le luxe de la table. Dans sa jeunesse, Bouret fit des vers, qui pai'urent sous le titre de Poésies diverses du sieur D***, 1718, et furent réimprimées avec additions sous celui de Recueil de poésies diverses, 1T33.
^ BOURGEOIS DU ROI. On nommait ainsi, dans l’ane. France, des habitants qui avaient un privilège pour plaider seulement à la juridiction royale et décliner celle des seigneurs
BOURG-SAINT-MAURICE, ch.-l. de cant. (Savoie), an-, et à 15 kil. N.-E. de Moutiers, près de la rive g. de l’Isère, au pied du Petit-S‘-Bernard ; 656 hab.
BOÜRSIËR (Laurent -François), théologien, né à Eeouen en 1679, m. en 1749, se fit d’abord connaître par un livre intitulé Action de Dieu sur les créatures , 1713,
2 vol. in-4° et 6 vol. in-12, et auquel Malebranche répondit. Boursier fit plus tard opposition au formulaire d’Alexandre VII et à la Constitution de Clément XI, et composa le Mémoire publié sous le nom des Quatre Evêques ; exclu de la Faculté de théologie, il publia en 1725 une Exposition de doctrine sur les questions qui divisaient alors l’Eglise de France. On a imprimé après sa mort un Avis aux princes (1767), mémoire sur le refus fait par Clément XI d’accorder des bulles aux évêques que le roi avait nommés. __ B.
BOU VET ( Pierre-F ranç . -Henri-Etienne ) , marin français, né à l’ile Bourbon en 1775, m. en 1860, contribua à la soumission de la Guadeloupe révoltée contre le gouvernement consulaire, et, après plusieurs campagnes dans les mers du Sud, fut chargé d’une croisière à la côte de Malabar. Placé sous les ordres du capitaine Duperrè avec sa frégate la Minerve, il battit trois vaisseaux de la Compagnie des Indes ; puis, en 1810, il remplaça son chef blessé au combat du Grand-Port, où, avec deux frégates, il détruisit trois frégates anglaises et en prit une autre. Nommé pour cet exploit capitaine de vaisseau, il continua de servir brillamment jusqu’à la Restauration. Retiré à S'-Malo, il fut nommé contre-amiral en 1822. On lui doit des Observations sur la marine, 1821. B.
^BOWLES (William Leslie), poëte anglais, né en 1762 dans le comté de Northampton, m. en 1850, chanoine de Salisbury en 1803, et, plus tard, recteur de Bremhill (Wilts), débuta par des Sonnets, 1789 , empreints d’une mélancolie touchante, et donna ensuite des poèmes nombreux, entre autres : Stances élégiaques , 1796; le Mont- S' -Michel, 1798 ; la Peinture, 1803 ; le Missionnaire des Andes, 1822; St Jean à Patlimos, 1823. Tous se distinguent par l’observation vraie de la nature et l’harmonie de la versification. On doit encore à Bovvles un recueil de Sermons, 1826, et une édition des OEuvres de Pope
1806, 10 vol.
BOYVIN DU VILLARS (le baron François), chroniqueur du xvie siècle, fut secrétaire du maréchal de Cossé- Brissac, et bailli de Gex. Il a laissé des Mémoires de l’an 1550 à Tan 1559, insérés dans les collections de Mémoires relatifs à l’histoire de France. On y trouve des erreurs ; mais ils contiennent des pièces officielles qui ne sont pas ailleurs.
BOZEL, ch.-l. de cant. (Savoie), arr. et à 15 kil. S.-E. de Moutiers ; 496 hab.
BOZOQ (Eyalet de), un des 22 gouvernements généraux de la Turquie d’Asie, entre ceux de Castamouni au N., de Khodawendiguiar à l’O., de Caraman au S., d’Adaua au S.-E., et de Sivas à l’E. ; formé de la plus grande partie de l’anc. Galatie, de la Cappadoee occidentale, et de quelques parties de la Phrygie et de la Lycaonie. 11 occupe le plateau central de l’Asie Mineure, couvert au N. par l’Anti-Taurus (les parties appelées Ala-Dagh, Ischik-Dagh et Kouseh-Dagh par les Turcs), au S.-E. par le Taurus, qui y projette le Hassan-Dagh et l’Ardjisch- Dagh (mont Argée), au S.-O. par les hauts steppes salés qui forment le partage des eaux entre la Méditerranée et la mer Noire, et n’ont pas moins de 400 kil. de l’E. à l’O., et de 200 du N. au S. Il est arrosé par le cours supérieur du Sakaria (Sangarius) à l’E., au centre par le cours moyen du ICyzil-Ermak (Halys), et offre au S. divers lacs salés dont le plus considérable, le Touz- Tcholly ouTouz-Geul, n’a pas moins de 1,150 kil. carrés. Sol sujet aux tremblements de terre ; céréales ; superbes pâturages ; belle race de chevaux, ânes, mulets, brebis et chèvres. Superf., environ 123,000 kil. car. ; 1,200,000 hab., Turcs dans le N. et le centre, Turcomans dans les plateaux du sud. Ch.-l., Juzghat; 5 livahs : Angora, Iviangri, Juzghat, Kaisariéh, Akseraï. C. P.
BRA (Théophile), statuaire, né à Douai en 1797, m. en 1863, élève de Bridan. Ses œuvres principales sont : Aristodème au tombeau de sa fille, 1819, à Douai; Si Pierre et St Paul, 1822, dans l’église de Saint-Louis-en-l’ile à Paris; Ulysse dans l’ile de Calypso; Jean de Bologne; Pierre de Franqueville, Philippe de Comines, 1824; le sire de Joinville, 1836, au Musée de Versailles; St Marc, dans l’église St-Philippe-du-Roule à Paris ; le Maréchal Mortier, à L'ateau-Cambrésis, 1837 ; le Général Négrier, à Lille, etc. On lui doit aussi des bustes du général Foy, des médecins Pinel et Broussais, de Jouy, etc. Bra a longtemps dirigé l’école de dessin de Douai, et cette ville a formé un Musée Bra avec les collections qu’il lui a léguées.
BRACONNOT (Henri), chimiste, né à Commercy en 1780, m. en 1855, entra en 1795 à l’hôpital militaire de Strasbourg en qualité de pharmacien, et fut nommé, en
1807, directeur du jardin botanique de Nancy. Ses tra-