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le i'oi à l’influence de Louis XIV, et de relever l’Angleterre par une guerre contre la France. Charles II luimême fit avorter ce dessein, et suscita dans le Parlement une accusation de trahison contre Danby, qui fut retenu prisonnier à la Tour de Londres de 1679 à 1684. En 1688, Danby fut de ceux qui appelèrent Guillaume d’Orange contre Jacques II : il devint président du Conseil, marquis de Caermarthen en 1689, duc de Leeds en 1694. Il dut renoncer aux affaires en 1695, pour avoir accepté de la Compagnie des Indes Orientales une somme d’argent. B.
DANEMARK. La Constitution du 28 juillet 1866 a été la conséquence de la perte des duchés de Slesvig- Holsteiu et de Lauenbourg. Le Rigsraad n’existe plus. Comme il n’y a plus dans le royaume que des Etats purement danois, il n'y a plus aussi qu’un seul Parlement, le Rigsdad, composé, comme précédemment, de deux Chambres : 1° le t'olke-lhing, comprenant un nombre de députés calculé à raison de 1 par 16,000 habitants, et nommé pour trois ans; 2e le Lands-thing (Chambre haute), composé de 66 membres, nommés pour huit ans (12 par le roi, 7 par Copenhague, 45 par de grands districts électoraux que forment les villes et les campagnes, 1 par l’ile de Bornholm, 1 par le Lag-thing ou assemblée représentative des îles Féroë), mais renouvelés par moitié tous les quatre ans, à l'exception des députés royaux, qui sont nommés à vie, mais que le roi doit prendre dans les assemblées représentatives. Tout citoyen est électeur à 25 ans et éligible à 30 pour l’une et l’autre Chambre ; mais pour la Chambre haute l’élection est à deux degrés. Chacune des deux Chambres a le droit de nommer son président et de proposer des lois; chaque député a droit d’initiative et d'interpellation. La presse n’est justiciable que des tribunaux. Les citoyens ont le droit de former des associations sans autorisation préalable, et elles ne peuvent être dissoutes par mesure administrative, mais seulement par poursuite judiciaire. Les citoyens ont aussi le droit de réunion, sans armes ; les assemblées en plein air peuvent être interdites, s’il y a lieu de craindre qu’elles ne tournent au détriment delà pu ix publique.
DANGER (E.-Prosper) , chimiste et physicien , né au Mans en 1802 , m. en 1855 , fut professeur de chimie aux collèges Bourbon et Rollin , de Paris, et essayeur à la Monnaie de la même ville. Il s’est distingué par des expériences sur l’arsenic, l’antimoine et le mercure, en collaboration avec M. Flandin. On a de lui : De l’arsenic, suivi d'une instruction propre à servir de guide aux experts dans les cas d'empoisonnement , 1841 , où il combat cette opinion d’Orfila, qu’il existe naturellement de l’arsenic dans les tissus humains, surtout dans les os; l'Art du souffleur à la lampe, 1829, etc. Danger excellait dans la fabrication des instruments délicats, thermomètres, aréomètres, chalumeaux, pneumatomètres, etc., et dans l’art de souffler le verre. Il est l’inventeur d’un thermomètre à déversoir et à ampoule mobile , que le thermomètre à ampoule continue de M. Walferdin a fait abandonner.
DANTE DA MAJANO, poète, contemporain, mais non parent de Dante Alighieri, né à Majano en Toscane, jouit d’une grande réputation pour ses sonnets. On les trouve dans le recueil donné par les Juntes, Florence, 1527, in 8°.
D’ARBOUVILLE (Sophie de Bazancotjrt, madame), née à Paris en 1810, m. en 1850, était petite-fille de M'ue d’Houdetot, et fut mariée, en 1832, à M. d’Arbouville. On a publié ses œuvres sous le titre de Poésies et Nouvelles, Paris, 1855, 3 vol. in-8°. Les poésies de M“e d’Arbouville, du genre mélancolique et religieux, se distinguent par l’élévation , la pureté , l’harmonie et une élégante simplicité. C. D — y.
DARTülS ( Franç. -Victor- Armand) , auteur dramatique, né à Beauvais en 1788, m. en 1867, a composé seul ou en collaboration un grand nombre de vaudevilles, parmi lesquels on remarque : les Maris ont tort, 1813 ; Cartouche et Mandrin, 1827 ; les Inconvénients de la diligence, 1828 ; le Curé de Champaubert, 1835 ; Nanou , Ninon et Main tenon , 1839. — Son frère, Louis-Armand-Théodore, né en 1786, m. en 1845, a écrit aussi pour le théâtre.
DASSANCE (l’abbé), né vers 1805, m. en 1858, chanoine honoraire de Paris, vicaire général de Montpellier, fut un des principaux collaborateurs du journal l’Ami de la Religion, et occupa pendant quelque temps la chaire de littérature sacrée à la Faculté de théologie de Paris. On a de lui - Nouvelle bibliothèque des prédicateurs, 1837-38, 15 vol. in-8°; Abrégé des Vies des saints , 1839, 4 vol. in-18; Cours de littérature ancienne et moderne, 1844, 6 vol.; une traduction de l’Imitation de J.-C., 1842, gr. in-8°, etc.
DAUPRAT (Louis-François), musicien corniste, né à
Paris en 1781, m. en 1868, débuta par être enfant de chœur à Notre-Dame. Après la suppression du culte en 1793, il entra dans la classe de cor à l’Institut national de musique, puis, très-jeune encore, passa dans la musique militaire, et fit partie, en 1800, de celle des Consuls. Après avoir été attaché à l’orchestre du théâtre de la Montansier, il passa en 1806 au grand théâtre de Bordeaux, d’où, sans sollicitation de sa part, la direction du grand Opéra de Paris l’appela pour occuper la place de cor soliste, qu’il remplit jusqu’eu 1831. Nommé professeur de cor au Conservatoire, en 1816, ce fut là que Dauprat établit sa réputation de grand instrumentiste, et de savant et habile professeur. Il introduisit le' véritable style dans le jeu du cor : avant lui, les cornistes faisaient la note et ne tenaient compte que des grosses nuances; ils ne connaissaient ni le beau phrasé, ni les inflexions qui lient et colorent, ni l’accentuation qui donne à tout la lumière et la vie. Il a donc créé la véritable école de cor, et il est sorti de sa classe, où il a professé jusqu’eu 1843, beaucoup de cornistes distingués. Dauprat a composé une Méthode de cor-alto et de cor-basse, 1824, in-4u, premier ouvrage sérieux et original dans ce genre, et qui, traduite dans toutes les langues, fait encore autorité. Il a écrit aussi pour le cor une foule de compositions spéciales, presque toutes excellentes, et publié, en 1856, en 1 vol. in-4°, le Professeur de musique, ouvrage destiné à mettre les personnes studieuses à même d’apprendre la musique sans maître, en s’aidant d'un métronome et d’un instrument à sons fixes. Enfin Dauprat a encore été l’un des membres fondateurs de la Société des concerts du Conservatoire, l’une des gloires de la musique instrumentale française.
DAUSSY (Pierre), ingénieur hydrographe, né à Paris en 1792, m. en 1860, successeur de Beautemps-Beaupré comme conservateur du dépôt des cartes de la marine et à l’Académie des Sciences, membre du Bureau des longitudes, a publié divers travaux dans la Connaissance des temps, un grand nombre de cartes nautiques estimées, et des Tables des positions géographiques des principaux lieux du globe, 1847, in -8°.
DAUZATS (Adrien), peintre, né à Bordeaux en 1808, m. en 1868, commença par l’aquarelle et la 1 Urographie, et travailla aux l’oyages du baron Taylor. Puis il se fit une place distinguée, en traitant les sujets de genre et d’intérieur. On voit quelques gouaches de lui au musée de Versailles.
DAVID (Pierre-Jean), dit d’ Ange ns, célèbre statuaire, né à Angers en 1789 , m. en 1856, était fils d’un pauvre sculpteur en bois. Avec une petite pension de sa ville natale, il vint en 1808 à Paiis, fut élève de Rolland et du peintre David, obtint, en 1811, le grand prix pour un bas-relief représentant Epaminondas (au musée d’Angers). Il se perfectionna à Rome, où il fréquenta l’atelier de Canova , puis à Naples, Florence, etc. Rentré en France, il fut chargé d’exécuter une statue du grand Condé , placée auj. dans la courd’honneur du château de Versailles. En 1826 , il fut nommé membre de l’Institut et professeur à l’École des Beaux-Arts. En 1830 , il combattit avec le peuple dans les mes de Paris. En 1831, il épousa la fille de La Réveillère-Lepeaux , et commença le magnifique fronton du Panthéon. Maire du XIe arrondissement de Paris, et député de Maine-et-Loire à l’Assemblée constituante de 1848, il sortit momentanément de France par suite des événements de décembre 1H51 , et visita la Grèce. Ses œuvres rappellent les beautés de la statuaire antique; on y admire la ressemblance et l’expression des têtes , le naturel du geste et de la pose, la puissance du modelé, l’habileté de la draperie. Elles sont fort nombreuses, presque toutes consacrées aux gloires nationales de la France, et peuvent se grouper en cinq classes: — I. Bas-reliefs : les Batailles de Fleuras etd 'Héliopolis, à l’arc de triomphe de la porte d’Aix à Marseille. — II. Médaillons : Germain Pilon, Mme Roland, le général Bonaparte, Kléber , Monge , Rouget de l'hle, Condorcet, Collier, C. Périer, le maréchal Lefebvre, le peintre Grenier, Mm« d'Abrantès , Lemercier, Daunou, Dulong , Geoffroy - Saint-Hilaire , Manuel, Kératry , Wilhein , etc. — III. Bustes : l’antiquaire Visconti, A. deLaborde, Daunou, De Jussieu , à l’Institut; Percy et Portai , à l’Académie de médecine; Sieyès, Lakanal et J.-M. Chénier, au Théâtre-Français ; Camille Jordan, au cimetière du P. Lachaise; Chateaubriand , Lamartine, V. Hugo, Béranger, Merlin de Douai, Desgencttes , Lacépède , La Réveillère-Lepeaux, Bossini, Hahnemann , Mickiewics, A . Chénier, Raoul - Rochette, Boulay de la Meurthe , Lamennais , Arago , De Tracy , etc. , à Paris; l’abbé Grégoire, à Nancy; Armand Carre l , au musée de Rouen; Adam Billault , à Nevers; Jean Bouvet , à