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DUCS ET GRANDS-DUCS DE LITHUANIE

1" Avant la réunion à la Pologne,

Erdivil, m. en 1170 Mendog 1238

Ringold,vers 1230 Troynat 1264

LIT

Volstinik 1267 Troyden 1282

Svintorog 1270 Wyten 1282-1300

Ghiermond 1275 Gédimin 1300-1328

Giliquin 1278 Jawnut 1328-1330

Romund 1279 Olgierd. 1330 ou 1341-1381

Trahe 1280 Kieystut 1381

Narimund 1280 Jagellon 1382-1386

2° Après la réunion •

Skirgell ou Casimir. . . 1386 Sigismond 1432

Vitold (Alexandre).. 1392 Casimir IV de Po-

Svidrigel (Boleslas).. 1430 logne 1440-1444

LITIÈRE , Lectica, véhicule des anc. Romains, à l’usage des gens un peu riches. Ils s’en servaient soit pour aller par la ville , soit pour voyager. Il y avait deux sortes de litières : l’une qui ressemblait à un lit de repos, munie de coussins, et sur laquelle on s’étendait : des esclaves, au nombre de 4, 6 ou 8, suivant la richesse du maître, la portaient à l'épaule, par deux bras de leviers qui s’allongeaient à chaque extrémité ; l’autre se composait d’une caisse fermée, avec une fenêtre de chaque côté, et servait plus particulièrement pour voyager. Les leviers de support s’attachaient aux flancs de la caisse, qui restait prés de terre, et n’était pas, comme l’autre , élevée sur les épaules des porteurs. Une litière ne recevait jamais qu’une personne. O. D — y.

LITRE, jadis peinture, et maintenant tenture noire qu’on met autour de l’église, à l’intérieur, dans les funérailles des personnages de distinction, et qui est ornée de leurs armoiries. Le droit de litre appartenait autrefois aux seigneurs hauts justiciers et aux patrons des églises.

LITTLE-RÜCIC ou ARKOPOLIS, v. des Etats-Unis, cap. de l’Etat d’Arkansas, sur l’Arkansas, à 1,720 kil. O.-S.-O. de Washington, 500 N.-E. de la Nouvelle-Orléans; par 34° 40’ lat. N., et 92° 12’ long. O.; 2,500 hab. Siège de la cour suprême de l’Etat. Evêché catholique depuis 1843. — Fondée en 1790.

L1TTLETON (Thomas), magistrat anglais, né à Frankley (Worcester), m. en 1481, fut avocat, puis juge de la cour du Palais, sergent du roi , shériff du comté de Worcester, et juge des Plaids communs. Il est auteur d'un Traité des mouvances des fiefs, considéré comme l’ouvrage fondamental sur l’ancien droit anglais. Le fond de cet ouvrage a été donné en français sous ce titre : Anciennes lois des Français conservées dans les coutumes anglaises recueillies par Litlleton , par Houard , Rouen, 1779, 2 vol. in-4». Ed. T.

LITTORAL HONGROIS. V. Hongrois (Littoral).

LITTRY, brg (Calvados) , arr. et à 16 kil. O.-S.-O. de Bayeux; 555 hab. Exploit, de houille , source minérale.

LITURGIE (du grec leitè, prière, et ergon , œuvre), nom qui désigne , dans le langage de l’Eglise , tantôt la réunion des différentes parties de la messe , tantôt la consécration seulement. Des instructions, des prières, la fraction du pain , c.-à-d. la célébration de l’Eucharistie , constituaient la liturgie de la primitive Eglise. Nous n'avons pas les formules des prières des premiers chrétiens, déterminées sans doute dans leur partie essentielle par les apôtres, et réglées pour l’accessoire par les premiers évêques; elles ne se transmettaient qu’ oralement. Les liturgies qui portent les noms de S‘ Pierre , de S* Marc , de S* Jacques , etc. , n’ont pas été écrites par ces apôtres , mais longtemps après, et sur la tradition. La lre liturgie écrite se trouve dans les Constitutions apostoliques ; on croit qu’elle date de l’an 390, et que les autres liturgies écrites sont du commencement du v8 siècle. En Orient, on distingue les liturgies des Coptes, des Abyssins ou chrétiens d’Ethiopie, des Syriens, des Nestoriens, des Arméniens, et des Grecs. En Occident, on en compte quatre. La liturgie de Rome ou grégorienne, la liturgie de Milan ou ambrosienne , la liturgie des Gaules ou gallicane , et la liturgie d’Espagne ou gothique ou mozarabique. Les liturgies sont des monuments qui peuvent servir à constater la perpétuité de la foi dans l’Eglise. B.

L1TUUS , bâton augurai façonné en volute par le haut, un peu renflé et cambré par le bas , fait d’un bois sans nœud, et long de 45 centimètres environ. C’était l’instrument obligé d’un augure en fonctions qui devait s’en servir pour marquer les régions du ciel ( V. Augure ). — Liluus , instrument de musique militaire chez les anc. Romains, espèce de trompette droite , un peu recourbée à son extrémité inférieure, et terminée par un pavillon médiocrement évasé. Elle était en airain, avait un son trèsperçant, et servait pour les sonneries de la cavalerie légionnaire. C. D. — y.

LIUTBERT , roi des Lombards. V. Luitceut.

LIUVA Ier, roi des Wisigoths d’Espagne , 567-72 , fut d’abord gouverneur de la Septimanie , et succéda à Athanagilde, dont il épousa la veuve. Ses sujets d’Espagne s’étant révoltés parce qu’il avait pris Narbonne pour capitale, il chargea son frère Léovigilde de les réduire , et lui abandonna bientôt le soin de les gouverner, ne se réservant que la Septimanie.

liuva il, roi des Wisigoths d’Espagne, 601-603, succéda à son père Récarède , et fut mis à mort par Witeric.

LIVADIE, Lebadea, v. de Grèce (Hellade propre), ch.-l. de l’éparehie de Béotie, sur la riv. de son nom, à 90 kil. N. -O. d’Athènes; 10,000 hab. Commerce de laine et de sangsues. Elle est grande, mais triste et mal bâtie. Ou y remarque encore l 'antre de Trophonius (F. ce mol). — La rivière de Livadie, anc. Hercyna, est formée du Léthé et de la Mnémosyne, et se perd dans le lac Topolias (anc. Copais ), appelé aussi lac de Livadie.

livaduc, nom que les Occidentaux donnaient, du temps de la domination turque, à la partie de la Grèce située au S. de la Thessalie et de l’Epire jusqu’à l’isthme de Corinthe, et qui faisait partie du paehalik des lies. Elle a formé, dans le royaume de Grèce, la partie septentrionale, appelée plus proprement Hellade.

LIVAH et SANDJAKAT, noms donnés par les Turcs aux subdivisions des paehaliks ou eyalets, administrées par un kaïmacan ou lieutenant-gouverneur.

LIVAROT, ch.-l. de canton (Calvado.-), arr. et à 22 kil. S. -S. -O. de Lisieux, sur la rive dr. de la Vie; 1,104 hab. Fromages renommés.

LIVENZA, anc. Liquentia , riv. de l’Italie septentrion, (Vénétie), a sa source près de Polcenigo, et se jette dans l’Adriatique à Santa-Margharita. Cours de 75 kil.

L1VERDUN, vge (Meurthe), arr. et à 20 kil. N. de Toul; 1,132 hab. Jadis fortifié, et résidence des évêques de Toul.

L1VERNON, ch.-l. de canton (Lot), arr. et à 18 kil. N. -O. de Figeae; 277 hab. Aux environs, exploitation de pierre de taille et d’albâtre.

LIVERPOOL, v. d’Angleterre, comté et à 65 kil. S. de Lancastre,45 O. de Manchester, 313 N.-N.-O. de Londres, port sur la rive dr. delaMersey, à 7 kil. de son embouch. dans la mer d’Irlande; par 53° 45' 37" lat. N., et 5° 19' 51" long. O.; 79,722 hab. en 1801; 100,240 en 1811; 131.801 en 1821: 189,242 en 1831 ; 484,337 en 1867. Un des sièges des assises du comté. Institut royal de belles' lettres et de sciences appliquées, lycée, athénée, chacun avec une bibliothèque considérable. Société philosophique médicale, société d’histoire naturelle. Jardin botanique, le plus riche du Royaume-Uni. Musée d'antiquités égyptiennes. Bains de mer très-fréquentés. On remarque : les églises de Sl-Pierre, de Sl-Nicolas, de S* Luc, de SMJeorge, de Sl-Michel , du Christ , et de Sl-Paul ; la Bourse , où l’on a élevé un monument à Nelson; l’hôtel de ville, couronné d’une coupole que surmonte une statue de la Grande-Bretagne; le palais de justice , la douane, le pénitentiaire , le marché au blé, le casino Wellington; une vaste salle de concerts, pouvant contenir 15,000 personnes. Mais les docks et les immenses magasins qui en dépendent sont ce qu'il y a de vraiment extraordinaire. Ces docks ou bassins, au nombre de 30, dont 15 à flot , ont une superficie totale de 157 hectares. Tous sont protégés , du côté de la Mersey , par une digue de 6 kil. de longueur, et des forts en défendent l’approche du côté de la mer. On ne compte pas moins de 30 chantiers de construction pour la marine marchande. Aussi Liverpool est , après Londres , le principal entrepôt du commerce britannique , et , par conséquent, la seconde place commerçante de l’univers. Après avoir été , il y a un siècle , une simple dépendance de Chester, il a pris un immense accroissement par le voisinage des plus grands centres de la fabrication des cotons ( Manchester, Oldharn, Bury, Bolton , Ashtcn , etc. ) , qu’il approvisionne de matières premières , et dont il exporte les produits manufacturés. Ses communications avec l’intérieur de la Grande-Bretagne sont entretenues par plusieurs canaux , entre autres celui de Leeds (250 kil de long) , et par de nombreux chemins de fer, dont un , celui de Manchester. offre un tunnel de 1,850 met. creusé sous une partie de la ville. Succursale de la B..nque d’Angleterre et nombreuses banques particulières Les 4/5es du commerce de la Grande-Bretagne avec les Etats-Unis, et une grande partie du commerce avec l’Amérique du Sud et les Antilles, sont centralisés à Liverpool. Trois bourses, la 1" pour le commerce, la 2e pour les finances, la 3e pour les grains. Nombreuses et grandes sociétés de commerce; importations considérables de coton, céréales, laines,

chanvre; puis, en deuxième ligne, de tabacs, café, cacao, bois de teinture et de construction, gingembre, gomme, indigo, laque, garance, peaux, huiles, riz, sucre, rhum, eaux-de vie, vins, thé, suif, etc.; les exportations, en tissus de coton, de laine, de lin, de chanvre et de soie, coton filé, quincaillerie, coutellerie, fer, acier, cuivres et bronzes ouvrés, houille, etc. Liverpool compte 23 grandes lignes de navigation à vapeur employant 100 steamers, sans parler de ceux qui font le service des côtes du Royaume-Uni ou du remorquage, ce qui donne un total de 250 navires à vapeur. Le nombre de ses navires à voiles était de 2,339 en 1857. Il transporte à lui seul, en Amérique ou en Océanie, les 2/3 des émigrants d’Europe (150,000 par an). Industrie irès-active : raffineries de sucre ; fabr. de poteries, couleurs, machines à vapeur, chaînes, câbles, ancres, ustensiles en fer et en cuivre; brasseries, amidonneries, verreries; savonneries les plus considérables du royaume (25,000,000 de kilogr. de savon par an). — Liverpool n’était qu’une réunion de cabanes de pêcheurs à la fin du xie siècle; une corporation de marchands y fut établie en 1228. Simple bourg au xve siècle, il avait à peine 5,000 hab. en 1700. 11 s’enrichit par la traite des nègres , et , de 1730 à 1770 , 2,000 bâtiments négriers sortirent de son port. Un terrible incendie l’a ravagé en 1842. B.

liverpool (Charles jeniunson, baron hawkesbury, comte de), homme d’Etat anglais, né en 1727 dans le comté d’Oxford , m. en 1808. Il se fit connaître par des articles dans le Monthly Review et des brochures politiques, entre autres par un Discours sur la conduite du gouvernement de la (irande-Hretayne à l'égard des puissances neutres , 1758. Secrétaire particulier de lord Bute en 1761 , membre de la chambre des Communes en 1762 , secrétaire de la trésorerie en 1766, lord de l’amirauté en 1767 , vice-trésorier d’Irlande et membre du conseil privé en 1772, grandmaître de la monnaie en 1776, secrétaire de la guerre de 1778 à 1782, chancelier du duché de Lancastre en 1786, pair d’Angleterre en 1796, il montra, dans toutes ces positions, beaucoup de talent pour la parole, et une habileté qui n’était pas exempte d’intrigue. Président du conseil de commerce vers la fin de sa vie, il créa la pêche de la baleine dans la mer du Sud. On a de lui ; Collection des traités de 1648 à 1743, 3 vol. in-8°, 1785; Truité sur les monnaies du royaume , 1805 , in-4°. — Son fils , Robert Banks Jenkinson, comte de Liverpool, né en 1770, m. en 1828 , devint 1er ministre en 1812, s’opposa à l'émancipation des catholiques, persécuta la reine Caroline, et fut remplacé par Canning en 1827. B.

Li ver pool, v . de l’ Amérique anglaise ( Nouvelle-Ecosse ) , bon port à l’embouchure de la riv. de son nom , à 100 kil. S. -O. d’Halifax. — v. de la Nouvelle-Hollande, à 25 kil. O. dp Sydney; 2,600 hab.

LIVEKTAD, un des 2 départements de la république du Pérou, borné par ceux de Caxamarca et d'Amazouas au N., d'Amazouas à l’E., d’Anca.s au S., de Piura et le Grand Océan à l’O. ; 500 kil. sur 300. Ch.-l , Trunllo; v. prineip., Lnmbayeque, Chiclayo, etc.; 134,420 hab.

LIV1E, Lima Drusilla, tille de Livius Drusus Claudianus, et femme de Tibérius Claudius Néron, â qui Auguste l’enleva pour l’épouser. Elle avait eu du premier lit Tibère, et était alors enceinte de Drusus. Après la mort de celui-ci, elle fit adopter le fils qui lui restait par Auguste , dont elle gouvernait l’esprit. Mais Tibère , devenu empereur, ne voulut point subir l’ascendant qu’elle était habituée à exercer. Elle mourut l'an 782 de Rome , 29 de J.-C. O.

livie ou livilla , fille de Drusus , frère de Tibère , et femme de Drusus, fils de cet empereur. Elle empoisonna son époux à l’instigation de Séjan , qui osa même demander sa main, fut enveloppée dans la disgrâce de ce ministre, et mourut de faim dans un cachot, l’an 786 de Rome, 33 de J.-C. O.

LIVINGSTON (William), né â New-York en 1723, d’une famille originaire d'Ecosse, m. en 1790, consacra ses talents comme écrivain à la défense des droits de l’Amérique du Nord contre les prétentions de la métropole, concourut à toutes les mesures qui assurèrent son indépendance, fut député de New-York au Congrès, et gouverneur de cet Etat. On a de lui , entre autres écrits, une Hernie des opérations militaires au N. de l'Amérique de 1753 à 1758.

Livingston (Robert) , de la famille du précédent, né en 1746 dans l’Etat de New-York , m. en 1813 , fut, très*jeune encore, député au congrès de Philadelphie , concourut , avec Franklin , Jefferson et Adams , à la rédaction de la déclaration d’indépendance, et fit aussi partie du comité qui organisa la constitution des Etats-Unis, 1777. Il exerça les fonctions de chancelier pendant 25 ans . et négocia i

Paris , en 1802 , l’acquisition de la Louisiane. On lui doit ; Examen du gouvernement de l'Angleterre comparé aux constitutions des Etats-Unis , trad. en franç. par Fabre, avec notes de Dupont de Nemours, Condorcet, etc., Paris, 1789, in-8°.

Livingston ( Edward) .jurisconsulte, né dans l'Etat de New-York en 1764, m. en 1836, fut avocat distingué au barreau de New-York , représentant au Congrès eu 1794, procureur-général de l’Etat et maire de la ville de New- York pendant la présidence de Jefferson, perdit sa fortune dans une banqueroute, la reconstitua au barreau de la Nouvelle-Orléans, et fut membre de l’assemblée de la Louisiane. Chargé en 1821 de rédiger les lois de cet Etat, il publia 4 codes I des crimes et des peines , — de procédure , — d’évidence ou de preuves , — de réforme et de discipline ), que les Etats voisins adoptèrent. Le président Jackson le nomma secrétaire d'Etat. Ministre des Etats-Unis en France en 1833 , il poursuivit le recouvrement des sommes que réclamait son pays.

LIV1US ANDRONICUS. V. Andronjcus.

li vius salinator ( Marcus ) , consul l’an 546 de Rome, 207 av. J.-C. , défit, sur les bords du Métaure, de concert avec son collègue Claudius Néron , Asdrubal , qui venait faire sa jonction avec AnnibaL Elu plus tard censeur avec Néron, il créa un impôt sur le sel, qui lui fit donner le surnom de Salinator. O.

li vius salinator (Caïus), prétèur romain l’an 563 de Rome, 190 av. J.-C., fut envoyé dans les eaux de l’Asie- Mineure pour combattre la flotte d’Antiochus le Grand , roi de Syrie , et battit Polyxéuide , amiral de ce prince. On le nomma consul en 188.

LIVNO, v. forte de la Turquie d’Europe (Bosnie) , à 20 kil. O. -N. -O. de Doubno, 90 de Mostar; 4,000 hab.

LIVNY , v. de la Russie d'Europe , gvt et à 130 kil. O.- S.- O. d’Orel , sur la Sosna ; 6,000 hab.

LIVONIE, Li/lliandiia en russe, Liefland en allemand, région du N.-E. de l’Europe, entre la mer Baltique à l’O., l’Esthonie au N., et la Courtaude au S., forme auj. les trois gouvernements russes de Revel , Riga et Co rlande. Climat moins rigoureux qu’à Sl-Pétersbourg, mais hivers longs, étés brumeux. Pays plat et argileux ; le Blauberg n’a que 102 met. au-dessus du niveau de la mer. Forêts de pins, sapins, bouleaux, aunes blancs et érables, remplies de lièvres, renards, élans, ours, loups. Culture négligée : blé noir, seigle, chanvre, lin, légumes. Rivières poissonneuses : la pêche du saumon est productive. Industrie presque nulle, sauf les distilleries. — En 1158, la Livonie fut découverte par des marchands de Brême, qui y trouvèrent des peuples de la race des Tchoudes, et appelés Lives. En 1180, les Danois essayèrent d’y introduire le christianisme : Meinhard, moine de Segeherg, fut nommé par le pape Urbain III évêque d’Yshüll en 1186; mais il fut chassé. Albert d’Asselder, chanoine dé Brême , fonda Riga en 1201, et institua l’ordre des chevaliers Porte- Glaive. Ceux-ci, en lutte bientôt avec l’évêque, s’emparèrent de la Livonie; mais, vaincus par les Lithuaniens, 1236, ils se fondirent, en 1237 , dans l’ordre Teutonique. Ils s’en séparèreut en 1521, et leur graud-maltre, Walter de Plettemberg , fut créé prince de l’Empire; mais, à la Réformation, l’ordre fut sécularisé. Le tzar Ivan IV envahit la Livonie en 1559 et 1563 ; par la paix de Kieverova- Horka, 1582, une partie de la Lithuanie fut ajoutée à ce pays ; la Livonie lithuanienne ou polonaise fut donnée aux Suédois par le traité d’Oliva, 1660, et toute la Livonie fut cédée à Pierre le Grand, 1721, par la paix de Nystadt, sauf Œsel et la Courlande , acquises en 1795. Malgré quelques insurrections, la Livonie conserva ses magistrats urbains, et l'exemption de droits sur l'eau-de-vie. Le culte dominant est le protestantisme : cependant il existe 13 églises russes et quelques-unes catholiques. Le servage y a été aboli en 1824.

livonie (Golfe de). V. riga.

Livonie (Gouvernement de). V. RIGA.

LIVOURNE, en italien Livorno , anc. Libvrnicus porlus, Ad Hevculem, v. du royaume d’Italie, sur la Méditerranée, à 129 kil. O. -S. -O. de Florence, 20 S.-3.-E. de Pise; par 43° 32’ 41” lat. N., et 7° 57’ 25" long. E. ; 96,500 hab., dont 20,000 juifs. Place forte (4 forts, 2 citadelles). Evêché érigé en 1806. Chef-lieu d’une province de son nom ( F. Supplément). Tribunaux de lre instance et de commerce; trib. criminel et militaire. Ecole latine, fondée en 1663, Ecole des cadets de l’artillerie et de la marine ; école d’architecture. Ecole théologique juive. Société scientifique , dite Academia labronica. Bibliothèque; cabinets d’histoire naturelle, de physique et d’anatomie. Bains de mer. Banque. La ville est généralement bien bâtie , et pavée de dalles de pierre. On y remarque : le Dôme , élevé sur les

dessins de Vasari ; les églises des Grecs et des dominicains; la synagogue, une des plus belles et des plus riches de l’Europe; les lazarets; le bagne; le magasin des huiles, fondé par Cosme 111 en 1705 ; l'aqueduc construit sous Léopold 11, en 1792, pour amener les eaux des montagnes de Cotognola ; le cimetière anglais; tout un quartier, dit la Nouvelle Venise, et ainsi nommé des nombreux canaux qui le coupent, et au moyen desquels on transporte les marchandises jusqu’aux portes des entrepôts; la grande place, où est une statue colossale de Ferdinand 111; le palais grandducal ; la promenade de l'Ardenza. Près de la ville est le Monte-Nero. couvert de délicieuses villas, et d'où la vue est admirable. Livourne, port militaire, a un arsenal, et des chantiers de construction pour vaisseaux de guerre. C’est aussi un port franc de commerce, dont les relations sont surtout importantes avec le Levant, la France et l’Angleterre. Import, de denrées coloniales, produits manufacturés étrangers, salaisons du Nord, coton, laine, soie, cire, opium, etc. ; export, d’huiles, cuirs, borax, marbre, chiffons, chapeaux de paille, papier, etc. Industrie active ; tanneries, savonneries, fonderies de fer et de bronze; fabrique, pèche et taille du corail ; corderies, fruits confits, verreries et cristaux, produits chimiques, etc. — Livourne, qui n’était qu'un village au xme siècle, doit sa prospérité première à Cosme Ier, et se développa encore sous les grands-ducs Ferdinand Ier et Léopold II. Occupée par les Français en 1796, elle devint le ch.-l. du départ, de la Méditerranée. L’enceinte actuelle de la ville a été construite de 1835 ù 1838. Un mouvement insurrectionnel y fut comprimé en 1848-49. M. V — I.

LIVRADAIS (Le), petit pays de l’anc. France | Basse- Auvergne | ; ch.-l., Ambert. Compris auj. dans le départ, du Puy-de-Dôme.

LIVRA DE (SAINTE-), ch.-l. de cant. (Lot-et-Garonne), arr. et à 10 kil. O. -S. -O. de Villeneuve-sur-Lot, près de la rive g. du Lot; 1,403 hab. Comm. de prunes d’Agen.

LIVRE, Libra ou Posedo, poids d’usage chez les anciens Romains. Elle se divisait en 12 onces , et valait 326 grammes 337, ou les deux tiers, à très-peu prés, de l’ancienne livre française, poids de marc. — La livre commune de France, dite livre de Paris, ou livre poids de marc, était de 2 marcs, ou 16 onces, ou 128 gros , on 392 deniers, ou 9,216 grains; c'est auj. 489 grammes 5/10 es : cependant, dans l'usage, on nomme livre un demi-kilogr. En Angleterre, la livre troy , usitée pour les matières sèches, pour l'or et l'argent, se divise en 12 onces, et vaut 372 | grammes; une autre livre, pouvd , pour les objets de nature grossière, se divise en 16 onces, et vaut 453 grammes 5/10 «s. La livre d’Autriche vaut 460 grammes ; celle de Prusse, 467 ; celle de Hollande, 491 ; celle de Suède, 424 ; celle de Russie, 409; celle d'Espagne et de Portugal, 459.

livre , monnaie. Il y en eut 2 espèces en France : 1° la livre tournois, originairement frappée à Tours, divisée en 20 sous, chaque sou en 4 liards ou en 12 deniers ; c’était une monnaie de compte, valant 0 fr. 98 e., 76. Dix livres tournois valaient une pistole; 3 et 6 formaient le petit et le gros écu; 2» la livre parisis , frappée à Paris, valant 25 sous tournois, et néanmoins ayant les mêmes divisions que la livre tournois; elle fut supprimée en 1667. — En Angleterre, la livre sterling est une monnaie de compte qui vaut 20 shellings, et que représente le souverain d'or (25 fr. 20 c.).

livre d’or , livre où, depuis 1315, se firent inscrire, à l’âge de 25 ans, les jeunes Vénitiens dont les familles avaient déjà fait partie du Grand-conseil : par cette seule inscription, et sans élection aucune, ils devenaient euxmêmes membres de ce corps, qui avait concentré en lui tous les pouvoirs de la république. L’ouverture du Livre d’or compléta le gouvernement aristocratique de Venise. Ce livre a été détruit en 1797. R.

LIVRE DE LA DETTE PUBLIQUE ( GRAND-), registre tenu en France au ministère des finances, et sur lequel sont inscrites toutes les rentes nominatives dues par l’Etat, sous le titre de dette consolidée ou inscrite , avec les transferts constatant chaque mutation. LeGrand-livre fut créé par une loi du 14 août i793. Il se divise en trois parties: le grandlivre de la dette proprement dite, le Grand-livre des pensions, et le grand-livre des dotations. Un décretdu 14 avril 1819 autorisa les receveurs généraux à inscrire, après autorisation du Trésor, sur un petit grand-livre, les rentiers de leur département auxquels ce mode d’inscription paraîtrait plus commode. Ces rentes sont appelées rentes départementales.

livre rouge , nom donné à 3 volumes in-4°, reliés en maroquin rouge, et qui était un livre de comptes particuliers du Roi, dans lequel il enregistrait les dons privés

qu’il faisait. Ce registre fut, pendant la session de l’Assemblée constituante, en 1790, communiqué à son comité des finances, de l’aveu de Louis XVI, qui permit d’y voir les dépenses de son règne, mais cacheta et scella les feuillets concernant le règne de Louis XV.

livres (les ) chez les anciens. Le mot livre, chez les Romains, vient de liber, écorce intérieure des arbres, et chez les Grecs, de biblos, écorce de papyrus. Ces deux origines indiquent quelle fut la matière ordinaire des livres chez les Anciens; mais il y en eut d’autres encore; à des époques très-reculées, des peaux tannées très-minces : les Hébreux et les Perses eurent de ces livres de cuir; de légères feuilles de plomb, sur lesquelles on écrivait avec une pointe ; enfin des toiles de lin , dont on faisait des livres appelés linléens. Les Babyloniens et les Egyptiens écrivirent des livres, et jusqu’à des actes publics ou privés sur des briques. Les livres sur feuillets de plomb furent connus des Hébreux : il en est question dans la Bible (Job, xix , 24); les Romains s’en servaient encore quelquefois du temps de Vespasien. Cependant le papyrus, et, par occasion, le parchemin ( F. ces mots ), furent la matière ordinaire des livres chez les Egyptiens, les Grecs, les Romains, et même dans tout l’Orient. — Un livre, qu’il fût de papyrus ou de parchemin, se composait d’une longue bande écrite d’un seul côté, en pages larges de 4 doigts ( 0'“,076 ) , à peu près comme notre page in-8°, et contenait un ouvrage complet, ou ce que nous appellerions un volume d’un ouvrage. L’écriture était en encre noire, et les titres en minium. On roulait la bande sur un petit cylindre de bois appelé omoitic, et, pour lire, le lecteur la tenait à deux mains, roulant un côté à mesure qu’il avait lu une colonne ou page, et déroulant l’autre. Chaque bout de l’ombilic était garni d’un petit disque en bois, en os, en ébène, ou en ivoire, et quelquefois en or, d’un diamètre égal à la grosseur 'lu volume (mot venant d evolvere, rouler), et servant à en garantir les fronts, c.-à-d. les tranches. En outre, le volume avait une enveloppe de peau jaune ou pourpre, serrée avec des rubans; de l’extrémité supérieure sortait une petite étiquette portant le titre de l’ouvrage, car les volumes se rangeaient soit horizontalement sur des rayons, soit verticalement dans un coffret | V. ScriniumI. La hauteur d’un livre variait de 13 à 17 doigts ( O111, 24 à 0ln,32 1 , à peu près la mesure de nos vol. in-8" et in-4° oadinaires. La grosseur était peu considérable: ainsi les Métamorphoses d'Ovide formaient 15 vol , un par chant; or on sait que chaque chant de ce poème n’a pas plus de 65 à 70 pages in-8°. Les volumes très-courts se roulaient sur eux-mêmes, sans ombilics, ou étaient cousus en tomes , comme nos livres modernes, avec une couverture composée de deux ais en hêtre recouverts de parchemin. C’étaient ordinairement les livres sur parchemin que l’on mettait en tomes , après les avoir battus au marteau. F. Ch. Dezobry , Home au siècle d’Auguste, lettre 89.

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