LIP
LIS
pour le traité fies Pyrénées en 1659, il devint ministre d’Etat, puis en 1663, secrétaire d’Ê at de l'étranger, après le comte üe Brienne, 16til,etfut un diplomate habile et consommé. Ses négociations préparèrent le succès des premières guerres de Louis XIV', celle de Dévolution et celle de - Hollande. Saint-Simon l’appelle le plus grand ministre du | règne. Il a laissé des Mémoires très-instructifs, mais écrits avec une négligence un peu diffuse. Son fils avait obtenu la survivance de sa charge; mais, à la mort du père, elle fut donnée à Arnauld de Pomponne. G.
LIPARI (Iles), îles Eoliennes ou Vulcaniennes des anciens, archipel de la mer Tyrrhénienne , à 45 kil. de la côte N. de la Sicile. Elles forment un commandement militaire de la prov. de Messine, et sont au nombre de 17, dont les 7 principales sont : Lipari ( anc. Lipara |, Vulcano (/Aéra), Ustini (Os/œodes), Stromboli ( Strongyle ), Salini ( Didyine ), Panaria, Felicudi ( Pliœnicusa ), et Aliouri [Ericusa | ; 22,000 hab. Sol partout volcanique ; terres fertiles et bien cultivées; grains, fruits, olives. Magnanerie; exploitation de sel, soufre, alun, et surtout de pierre ponce. — Les anciens plaçaient dans ces îles le séjour d’Eole et les forges de Vulcain. Elles formèrent un Etat maritime qui devint tributaire de Denys le Tyran, puis de Carthage, sur qui il fut pris par les Romains, 256 av. J.-C.
licari , Meligunis , Lipara, île dépendant de la Sicile (prov. de Messine), et la plus importa1 ite de l'archipel de son nom, dans la mer Tyrrhénienne; 8 kil. sur 6; 19,237 hab. Ch.-l. , Lipari , v. forte de 15,000 hab ; siège d’évêché; port peu sûr; prise par le corsaire Dragut en 1544. Figues et raisins excellents. Commerce de vins.
LIPENIUS (Martin), bibliographe, né à Gortz (Brandebourg) en 1630, m. en 1692, fut nommé, en 1659, corecteur du gymnase de Halle, en 1672 recteur et professeur du gymnase Carolin à Stettin, et, en 1676, recteur de l’Académie de Lubeck. On lui doit : Bibliolheca realis théologien, Francfort, 1685, 2 vol. in-fol. ; Bibliolheca realis juridica, Francfort, 1679, in-fol.: Bibliolheca rea lis plnlosopluca, 1682, 2 vol. in-fol.; Bibliolheca realis medica, 1679, in-fol
LIPETZK, v. de la Russie d’Europe, gvt et à 143 kil. O. de Tainbov, sur la rive dr. du Yoronej; 11,418 hab. Eaux minérales et bains. Usine à fer.
LIl’ONA (Comtesse de), nom que prit la veuve du roi de Naples Joachim Murat. Lipona est l’anagramme de Napoli (Naples). V. Caroline Bon a carte.
LIPPA, v. de Hongrie (Teinès), à 54 kil. N.-E. de Temeswar, Sur la rive g. du Maros ; 7,000 hab. Argile à poterie, grès à paver et à bâtir. Fabr. de poteries. Récolte de vins, fruits, mais. Anc. château fort.
LIPPE (La), Lvppia, riv. d’Allemagne, pvend sa source près de Lippspring, dans la principauté de Lippe-Detmold; cours de 166 kil. à l’O., par Lippstadt, Ilamm, Lünen et Dorsten; embouchure dans le Rhin, près de Wesel. Elle a donné, sous le lel Empire français, son nom à un département, compris entre ceux de l’Yssel-Supérieur et des Bouches-de-PYssel au N., des Bouches-du-Rhin et de la Roër à l'O-, de l’Ems-Supérieur à l’E., et la Confédération du Rhin au S.; Munsler en était le ch.-l.; il avait été formé de l’évêché de Munster, et de parties des principautés de Gueldre et de Clèves.
lippe ou lippe- detmold , principauté souveraine d’AUemagi.e, bornée à l’E. par la principauté de .■'ciiauuibourg, la province pruss. de Hanovre, la principauté de Waldeek, le duché de Brunswick, et, de tous les autres côtés, par la prov. prussienne de Westphalie. Superf., y compris quelques enclaves situées en Westphalie : 110,000 hect. Pop. : 112,000 hab. La chaîne du Teutoburgenvald sillonne le pays du S.-E. au N. -O. Riv. : Lippe, Werra. Sol médiocrement fertile; grande production chevaline; beaucoup île forêts; industrie linière très-active. Villes princip.; Detmold et Lemgo. Revenu de l’Etat : 828,753 fr. Dette publique : 1,200.000 fr. Force armée : 1,200 hommes, l e pays jouit, depuis 1836, d’un gvt représentatif. — Les seigneurs de Lippe étaient déjà, au xne siècle, très-considérés. Le premier que l’on trouve cité dans les chroniques est Bernard de Lippe, 1129. Son fils, Bernard II, fut un partisan fidèle de Henri le Lion. Bernard VIII, mort en 1563, prit le titre de comte. Son fils, Simon VI, est le fondateur de la dynastie actuelle de Lippe -Detmold. Ses trois fils fondèrent les- lignes de Lippe- Brake et Buckebourg ou Scliaumbourg. La ligne de Brake s’étant éteinte en 1705, ses possessions furent partagées entre les deux autres. Simon-Henri-Adolphe, de la ligne principale de Lippe, fut créé prince de l’Empire par l’empereur Charles VI , 1720. Par son adhésion à la Confédération du Rhin, 1807, Lippe devint principauté souveraine , et , en cette qualité , elle
e-t, depuis 1815, membre de la Confédération germanique. Elle occupe le seizième rang à la Diète, avec les deux Reuss, la Lippe-Scliaumbourg, Waldeek et Liihtenstein. E. S.
L1 ppe-schaumbourg. V. schaumbourg.
Lll’l’I iFilippo), peintre florentin, né vers 1410, m. en 1469, était novice au monastère del Carminé, pendant que Masaccio le décorait de fresques admirables : son bonheur était de se glisser dans la chapelle des Brancaeci , et d’y examiner à loisir les créations du grand homme, ün lui fit donc apprendre le dessin. Lippi révéla bientôt l'adresse la plus étonnante et l’imagination la plus vive. Les têtes de ses personnages sont presque toutes des portraits : l'expression et la vérité y dominent. Il se plaisait aussi à reproduire l’aspect des campagnes , les accidents des forêts et des lacs, des plaines et des collines, du ciel et de la mer. Il mourut empoisonné par la famille d’une jeuue personne qu’il avait séduite et qu’il refusait obstinément d’épouser, quoiqu’il eût d’elle un fils. A. M.
lippi (Filippino ou Filippo) , fils du précédent, né à Florence en 1460 , m. en 1505, peignit à Rome la Vie de Si Thomas d'Ai/uin dans une chapelle de l’église de la Minerve, et acheva à Florence la chapelle des Brancaeci chez les Carmes. Son chef-d’œuvre est la Vierge apparaissant à St Bernard, que possède Florence. M. V — I.
lippi (Lorenzo), peintre et poète, né à Florence en 1606, m. en 1664, composa un poème héroï-comique, Il Matmantile racquistato , 1678, in-4°. Les proverbes, les idiotismes , les quolibets populaires , dont ,.e poème est rempli, en rendent la lecture difficile. Les tableaux de Lippi sont estimés ; il a de l'habileté dans l’expression, une grande pureté de dessin, un coloris vigoureux. B.
LIPPSTADT, v. forte, appartenant partie à la Prusse et partie au prince de Lippe-Detmold, sur la Lippe, à 36 kil. N. -N.-E. d’Are.vsberg: 6,000 hab. Chapitre de dames nobles. Grand commerce de grains, jambons, et toiles de lin. Elle fut prise par les Français en 1757.
LIPSE (Juste-). V. Jcste-Lii>se.
LIPS1A . nom latinisé de Leipzig.
l.IPTAU, eomitat de Hongrie (cercle au delà du Danube), dans la vallée supérieure de la Wang, entre les comitats d'Arva au N., de Thurocz à l'O , de Soid au S., et de Zips à l’E.; 2,214 kil. carrés; 72,415 hab. Ch.-l., Szenl- Milclos. Sol très-montagneux, boisé, riche en mines d’or, d’argent, de cuivre et de fer, et médiocrement fertile. Commerce de beurre et de fromages.
LIQUENI’IA, nom latin de la Ljvenz.v.
LIRE, vge (Eure), sur la Ri lie, arr. et à 36 kil. S. -O. d'Evreux; 712 hab. il y eut une abbaye de bénédictins.
lire, en italien lira (corruption du latin libra, livre), monnaie italienne. La lire d’argent vaut : dans la prov. autrichienne de Vénétie, 0 fr. 87 c ; en Toscane, 83 c.; à Lucques, 61 c. La lire de compte italienne vaut 1 fr.; celle .de Sardaigne, 1 fr. 83 c.; celle de Piémont, 1 fr. 17 c. ; celle de Milan, 1 fr. 08 c. ; celle de Toscane, 85 c.; celle du Tessin, 66 c.
LIRE, vge (Maine-et-Loire), arr. et à 30 kil. N. -O. de Chalet; 442 hab. Patrie de Joachim Du Bellay.
LIRE Y, vge (Aube), arr. et à 25 kil. S. de Troyes; 267- hab. Aux xive et xve siècles, c’était un lieu célèbre de pèlerinage, où l’on venait visiter le saint suaire.
LIRLA, anc. Edeta, Laurona , v. d’Espagne, prov. et à 30 kil. N.-O. de Valence, près du Rio-Turia. Pop. delà commune: 8,524 hab. Fabr. de savon , cuirs, toiles, poterie. Carrières de marbre. — Antique capitale des Edelani,
\ et brûlée par Sertorius, cette ville fut fortifiée par lesSarrai sins , conquise par Jacques d’Aragon en 1252 , et érigée en duché par Philippe Y en faveur du maréchal de Berwick.
i L1RIS , auj. Garigliano , riv. de l’anc. Latium , naissait i dans le pays des Marses , passait à Frcgelles, formait une | partie des limites de la Campanie et du Latium, à l’E., et se jetait dans la mer Tyrrhénienne près de Minturnes. i L1RON (Dom Jean) , bénédictin de la congrégation de S'-Maur, né à Chartres en 1665 , m. en 1748 , mit en ordre | les archives de l’abbaye de Marmoutiers , fut un des premiers collaborateurs à V Histoire littéraire de la France , et | publia : Apologie pour les Armoricains et les églises des Gaules,
I Paris, 1708, in-12; Dissertation sur le temps de l'établissej ment des Juifs en France , 1708, in-8°; Aménités de la critique, 1717,2 vol. in-12; Singularités historiques et litlé- ] raires, 1734-40, 4 vol. in-12; Bibliothèque churtrame , 1719, in-4<>, etc.
LIS (Chevaliers du), citoyens qui, lors de la lro Restauration en 1814 , portaient à la boutonnière un petit lis héraldique en argent, suspendu à un ruban blanc. Ce n’é-
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tait point, à proprement parler, un ordre de chevalerie, mais une espèce de signe de ralliement inventé par les royalistes fervents. Tous les militaires , tous les fonctionnaires putdics, surtout ceux qui étaient décorés de la Légion d'honneur, lurent d’abord obligés de porter le lis comme adhésion au nouveau gouvernement. On le prenait sans qu’il eût été conféré officiellement. Quand la grande ferveur de royalisme sincère ou de commande fut passée, la décoration "du lis disparut peu à peu. Elle ne dura guère plus de 2 années.
LIS | fleurs de). V. FLEURS DE LIS.
LISBONNE, en portugais Lisboa, ane. Olisippo , puis Félicitas Julia , v. capit. du Portugal et ch.-l. de l'Estramadure portugaise, sur la rive droite du Tage, et à son embouch.dans l’océan Atlantique, à 182 myriam de Paris; par 38° 42’ 24" lat. N., et 11° 28’ 45" long. O.; 275,286 hab. Résidence du souverain, d'un patriarche chef de l’église portugaise, et siège des administrations centrales du royaume. Vaste port de guerre, avec citadelle dite dt St-Georye , arsenal et chantiers militaires. Ecoles royales de construction navale , d’artillerie et génie , de chirurgie , de dessin et architecture civile, de navigation ( avec observatoire). Collège royal des nobles, fondé en 1761. Ecole royale d'arabe. Ecoles de sculpture , de musique sacrée, de commerce , des chartes. Académie royale des sciences, avec une bibliothèque et une typographie. Riches archives dans la Torre do Tomba. Bibliothèque nationale, formée de celles des couvents supprimés en 1835. Cabinets de physique et d’histoire naturelle, jardin botanique, collection de médailles; 5 théâtres. Imprimerie royale, avec fonderie de caractères. Fabr. royales d’armes à feu, canons, poudre, car.tes à jouer, porcelaine. La ville est bâtie en amphithéâtre, occupe un espace de 12 ldi. de long sur 6 de large, et offre un aspect pittoresque; elle se divise en vieille ville , qui est laide, et nouvelle ville , dont les rues sont droites , larges et propres. On y remarque : les palais royaux d’Ajuda, de Bemposta, et de Necessidades ; l’anc. cathédrale de Slc-Marie ; les églises Sl-Roch et Sl-Antoine; les couvents de Belem et du Cœur-de-Jésus; un magnifique aqueduc, long de 19 kil . , et élevé en 1743; la prison de Limaeiro, autrefois résidence royale ; la place du Commerce, avec la statue équestre de Joseph Ier; la place du llorio, fermée au N. par le vaste palais de 1 Inquisition ; l’hôpital Sl-Joseph; les rues do Ouro et da Prata, etc. Fabr. de bijouterie, orfèvrerie, chapeaux, chocolat, eaux-de-vie, coutellerie, serrurerie, meubles, passementerie, rubans, savon, manuf. royale de tabacs. Fonderies de métaux, raffineries de sucre, imprimeries sur étoffes, tanneries, teintureries, etc. Commerce actif avec les Açores, le Brésil, l’Afrique et l’Inde portugaise : export, de citrons, oranges, vins, huiles, laines, cuirs, sel; import, de tissus en laine, coton et fil, de quincaillerie, bois, chanvre, café, etc. Banque de Portugal — Lisbonne, fondée, dit-on, par Ulysse, qui lui aurait donné son nom, peu importante sous les Romains, prit de l’accroissement sous la domination des Arabes, qui en firent le chef-lieu d’un Etat particulier, 716-1147. Alphonse 1er la leur enleva. En 1279, elle eut une université, transférée en 1308 à Coimbre. En 1668, un traité y fut signé, par lequel l'Espagne reconnut l’indépendance du Portugal. En 1755, un tremblement de terre la détruisit en grande partie, et fit périr 30,000 personnes. Les Français la prirent en 1807, et l’évacuèrent l’année suivante. Patrie de Camoëns. B.
LISBURN, v. d’irlaude (Antrim), sur le Lagau, à 12 kil. S. -O. de Belfast; 7,484 hab. Siège de l’évêché de Down et Connor. Fabr. et eomm. de toiles; manufacture de mousselines imprimées; teintureries. — Lisburn, fondée sous Jacques 1er, fut brûlée en 1707.
L1SFKANC (Jacques), c lebre chirurgien, né en 1790 à S*-Paul-en-Jarrest | Loire) , m. en 1847 , étudia à Lyon , fut interne â l’Hôtel-Dieu de Paris en 1810-11 , se perfectionna sous Dupuytren, et fut employé dans le service militaire de santé jusqu'en 1814. Puis il devint successivement agrégé de la Faculté de Paris , chirurgien de l'hôpital de la Pitié , et membre de l’Académie de Médecine. Lisfrane fut doué d’un éminent esprit d’observation, d’une décision prompte et sûre. 11 a continué les traditions de l'école de Desault, de Sanson et de Dupuytren. Dans ses cours de cliuique, l’art des opérations devint une véritable science. Il s’est fait un nom principalement par ses recherches sur les tumeurs blanches, les affections cancéreuses et les maladies de l’utérus, et par deux procédés, l’un pour la désarticulation de l'épaule , l’autre pour l’ablation partielle du pied. Outre Jes Mémoires sur divers points de chirurgie , il a laissé : Clinique chirurgicale , 1842 , 3 vol. in-8° ; Médecine opératoire, ouvrage inachevé.
LISIEUX, Lexovii, s.-préf. (calvados) à 49 kil. E. de Caen, 191 O. de Paris, par le chemin de fer de l’Ouest, au fond d’une belle vallée, sur la rive ür. delà touques m près deson eonti avec l’Orbec ; 12,495hab. Trib. de P* inst. etde comm., collège, bibliothèque. Jadis évêché. Rues étroites et tortueuses; maisons mal bâties. Belle cathédrale gothique de SM’ierre, du xn' siècle, où la chapelle de la Vierge est un monument expiatoire élevé par f évêque Cauchon, un des juges de Jeanne d’Arc; belles promenades; anc. palais épiscopal, occupé par les tribunaux. Fabr. de toiles, surtout de cretonnes renommées pour nappes et serviettes; de couvertures, flanelles, draps. Teintureries, tanneries, corroieries, filatures de laine, coton et lin; papeteries. Comm.de grains, cidre, fruits, chanvre, lin, bestiaux, etc. — Fondé au ive siècle par des Saxons près des ruines de Noriomnrjus Lexoviorum , capitale des Lexovii , Lisieux fut pillé en 877 par les Normands, et brûlé par les Bretons en 1130. C’était le c 1. ducomté de Lieuvin. Philippe-Auguste le crit en 1203, les Anglais en 1415, Charles Vil en 1448. Les calvinistes l’occupèrent en 1571; fleuri IV en chassa les ligueurs en 1589. B.
Lisieux (Collège de), fondé à Paris en 1336, rue des Prêtres-Sl-Séverin, par Gui d’Harcourt, évêque de Lisieux, pour 24 écoliers à la nomination de ses successeurs. On le transféra au xve siècle dans la rue S'-Etienne-des-Grès , et, en 1764, dans les bâtiments du collège de Dormans, rue St-Jean-de-Beauvais.
L1SKEARD, brget paroisse d’Angleterre ICornouadles), à 22 kil. S. -O. de Launceston, 17 E. de Bodmin; 4,300 hab. Tanneries, corderies. Fabr. de couvertures et de serge. Aux environs, mines d'étain , de plomb et de cuivre.
L’ISLE. V. Isle, Ile et Lille.
LISMORE, v. et paroisse d’Irlande (Munster) , dans les comtés de Waterford et de Cork, à 178 kil. S.-S.- O. de Dublin, 48 O. de Waterford, au sommet d’une éminence, prés du Blackwater; 21,552 hab. dans la paroisse, 3,007 dans la ville. Evêché fondé au vu® siècle, réuni eu 1363 à celui de Waterford. La ville a été embellie récemment par le duc de Devonshire. Elle possède un des plus beaux châteaux d’Irlande , fondé par le roi Jean, et récemment restauré. Malgré un canal creusé jusqu’à l’endroit où le Blackwater devient navigable, il y a peu de commerce. Pêche du saumon. — Patrie de Boyle et de Ccngrève.
lismore, île à l'O. de l’Ecosse, dans l’océan Atlantique, l’une des Hébrides méridionales , dans le comté d’Argylc et dans le golfe de Linnhe; 850 habit. Sol inégal et assez fertile. Autrefois le siège de l’évêché d’Argyle. Ruines d’un château fort et de camps retranchés.
L1SOLA (le baron François-Paul de), publiciste et diplomate, né à Salins en 1613, m. en 1677 , étudia à Dole, fut avocat à Besançon, passa en 1639 au service de l’empereur Ferdinand III , qui le nomma son résident en Angleterre, prit part aux négociations du traité d’Oliva entre la Pologne et la Suède, 1660, et fut ensuite ambassadeur en Espagne. On a de lui : bouclier d’Etal et de justice contre le dessein manifestement découvert de la monarchie universelle , 1667, in-I2, écrit dirigé contre Louis XIV ; la Politique du temps , Charleville, 1771, iu-12 ; la France politique, 1671, in-16 ; le Dénouement des intrigues du temps, Bruxelles, 1672, in-12; la Sauce au verjus , Cologne, 1674, iu-12, dirigé contre Verjus, négociateur français en Allemagne, etc.
LISSA (anc. Issa) , île de l’Adriatique, dans les Etat* autrichiens (Dalmatie), à PO. de celle de Lésina ; 15 kil. sur 9; 5,600 hab. Sol montagneux et fertile. Pêche abondante de sardines; récolte de vins, olives, amandes, fiâmes. Ch -I. , Lissa , avec un bon port sur la côte N.-E. Dans la guerre contre Philippe, elle fournit aux Romains un secours di‘ 20 vaisseaux armés. Bloquée en 229 av. J.-C. par Tenta, reine d’Illyrie, elle fut secourue par les Romains. Les Anglais, qui l’avaient prise en 1807, en furent chassés en 1810 par les Français, après une bataille navale opiniâtre. Victoire navale des Autrich eus sur les Italiens, le 20 juillet 1866.
lissa , Lezno en polonais, v. des Etats prussiens (Posen), à 64 kil. S. -O. de Posen; 8,800 hab. Château des princes Sulkowsky. Collèges catholique et juif. Fabr. de draps, lainages, toiles, cuirs, cire, chapeaux, etc. Ruinée par les Russes en 1707. Patrie de Stanislas Leczinski.
lissa ou leuthen , vge des Etats prussiens (Silésie), à 7 kil. O. de Breslau; 500 hab. Victoire de Frédéric II, roi de Prusse, sur les Autrichiens, en 1757.
LISSUS, anc. v. d’Illyrie. V. Alessio.
LIST (Frédéric), économiste, rié dans le Wurtemberg en 1789, m. en 1846 , eut la première idée du Zollverein ( V. ce mot), et fonda pour la soutenir un journal intitulé. Zollvereinblatt.
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LIT
LISTE CIVILE. Avant 1789, toutes les dépenses de l’Etat, civiles, militaires, ecclésiastiques, etc., étaient confondues; c’était une source d’abus, et les embarras du trésor provenaient souvent des dilapidations de la cour. La constitution de 1791 remédia à ce mal , en distinguant toutes ces dépenses, entre autres celles nécessaires à l’entret en et à l’éclat du trône, des dépenses de l'État; elle accorda au Roi une dotation annuelle qui fut dite liste civile , expression empruntée à l’Angleterre, où il y a un fonds affecté à des dépenses civiles, parmi lesquel’es figure celle de la maison du roi. La dotation de Louis XVI fut fixée à
25,000,000 de fr., payables par 12e*, et à la jouissance de domaines, châteaux, forêts, et autres biens mobiliers et immobiliers. La liste civile, abolie avec la royauté, fut rétablie par le sénatus-consulte du 28 floréal an xn, qui fit revivre le décret de 1791; comme Louis XVI, Napoléon eut
25,000,000 de fr. de liste civile. Les chartes de 1814 et de 1830 déclarèrent que la liste civile serait fixée pour toute la durée du règne, par le pouvoir législatif, après l’avénement de chaque roi. La somme annuelle payée par le trésor public à Louis XVIII et à Charles X était aussi de '
25,000,000 de fr.; elle fut réduite à 12,000,000 de fr. pour Louis-Philippe. Les biens de la liste civile étaient gérés par un intendant. La constitution de 1848 donuait une somme fixe de 000,000 fr. par an au président de la République. La constitution de 1852 déclare que le sénat fixera la somme qui doit lui être allouée ; elle est auj . de 25 millions de francs. V. Dotation Ed. T.
LIS TER ( Martin ) , médecin et naturaliste anglais, né en 1638 â Radcliffe (Buckingham), m. en 1711 , membre de la Société royale de Londres, et médecin de la reine Anne, a publié : llistoria animalium Angliæ, 1678, in-4° ; De fontibus medicatis Angliæ, York, 1682; llistoria sive synopsis conchyliorum lib. iv, Lond., 1685-93, 2 vol. in-fol., ouvrage très-estimé ; Coclilearum limacum exercilatio analomica, 1095, 2 vol. in-8° ; Conchyliorum bivalvium utriusque aquæ exercilatio anatomica, 1695, 2 vol. in-8° ; De buccinis flumalibus et marir.is, 1695, in-8° ; De obsoniis et condimentis, 1709, etc.
LISVINUS comitatds , nom latin du Lieuvin au moyen âge.
LIS Y ou LIZY-SUR-OURCQ, ch.-l. de cant. (Seine-et- Marne ), arr. et à 16 kil. N.-E. de Meaux, au contt. de l’Ourcq et de la Marne; 1,136 hab. Comm. de grains, farines et laine.
LIT, Lectus , meuble employé à divers usages chez les anc. Romains; il y avait des lits cubiculaires , funéraires, iricliniaires et de veillée. — Lit CUBICULAIRE, lectus cubicularis. C’était un lit de chambre à coucher. Il était fermé sur trois côtés, et garni d’un matelas et d’un oreiller; on en faisait de plaqués d’ivoire ou d’argent. — Lit funéraire. Il ressemblait à une litière ( V. ce mol], et servait à exposer les morts, à les porter dans la pompe funèbre, puis à les brûler sur le bûcher. Ces lits étaient couverts d’étoffes plus ou moins précieuses, suivant la richesse des familles. Il y avait pour les pauvres, un lit de fer à clairevoie, qui servait à la combustion des corps ; on le garnissait d’une étoffe, qui seule était brûlée, et le lit pouvait toujours resservir. — Lit tricliniaire, Lectus triclinaris, lit de festin. Il y en avait trois dans chaque salle, disposés sur trois côtés, autour de la table. Les convives s’y plaçaient à demi couchés , le corps appuyé sur le coude gauche; ordinairement, ils étaient trois, rangés de front sur un lit ; quelquefois quatre, et jusqu’à cinq et six, mais rarement. On distinguait les lits en supérieur, second lit et lit inférieur. Les places d’honneur étaient sur le lit supérieur, situé au milieu, puis sur le second lit, à gauche du premier , et les dernières , sur l’inférieur, dressé à gauche. Les lits tricliniaires, d’abord fort simples, devin rent très-riches : on en faisait en bois de citre, en érable, avec des ornements d’airain ou d’argent , des placages d’ivoire ou d’écaille. Les matelas, les housses, les oreillers étaient de pourpre, de soie, ou de tapisserie de Babylone; leur forme était à dossier, à chaque bout, mais ouverts sur les côtés, pour la facilité de l’abord et du service. Du temps de Domitien , on inventa une nouvelle sorte de lit en hémicycle, qui remplaçait les 3 lits ordiuaires, et que l’on appela Sigma, de sa ressemblance avec un C, ou Stibadium. 11 tenait 7 ou 8 convives. — Lit de veillée, Lucubraloria leclicula, petit lit bas, semblable de forme aux lits cubiculaires, et sur lequel on se mettait à son séant, pour lire ou travailler. C. D — y.
lit de justice. C’était, dans l’anc. monarchie française, le trône où s’asseyait le roi , lorsqu’il siégeait en son parlement. Jadis, lorsque les parlements ou assemblées de la nation se tenaient en pleine campagne, le roi y siégeait
sur un trône d’or ; mais depuis que le parlement tint ses séances dans l’intérieur du palais, on substitua à ce trône un dais, c.-à-d. un poêle en ciel de lit, avec un dossier pendant et des coussins; et comme, dans l’ancien langage, un siège couvert d’un dais, se nommait un lit, on appela lit de justice le trône où le roi siégeait au parlement. Cinq coussins formaient le siège de ce lit; le roi était assis sur l’un , un autre tenait lieu de dossier, deux autres servaient comme de bras et soutenaient les coudes du monarque, le cinquième était sous ses pieds. Dans l’origine, aucune idée défavorable n’était attachée aux lits de justice; mais quand le parlement se fut attribué la puissance politique, ces séances royales eurent pour but de faire fléchir les magistrats qui refusaient l’enregistrement des édits. Dans un lit de justice, le chancelier recueillait les suffrages isolément et à voix basse. B.
LITAKOU , nom de 2 villes de la Cafrerie intérieure, chez les Betjouanas : Vieux-Lit alcou, 4,000 hab., et Nouveau-Litakou , 6,000 hab., à 10 kil. l’une de l’autre.
LITANA Sylva, forêt de l’Italie ancienne ( Gaule cispadane ), sur les confins de l’Etrurie et de la Ligurie, prés de Forum Cornelii (Imola); célèbre par deux victoires des Gaulois sur les Romains, en 215 av. J.-C., et en 193.
LITANIES , c.-à-d. en grec supplications, nom donne quelquefois à certaines processions religieuses, comme les Rogations ( V. ce mot], et plus souvent à des prières qu’on adresse à Dieu, à la Sainte Vierge ou aux saints, en énumérant leurs attributs ou leurs mérites, et en les séparant par un refrain ( miserere nobis, ora pro nobis, etc.).
LITANOBRIGA, nom anc. de Pont-Sainte-Maxence.
LlfCHFlELD, v. des Etats-Unis j Connecticut), à 125 kil. N. -N.-E. de New-York, 53 N.- N. -O. de New-Haven ; 5,000 hab. Fabr. d’horloges. Elle eut une célèbre école de droit, fondée en 1784.
LITERNUM ou LINTERNUM, v. de l’Italie ancienne (Campanie), près de l’embouchure du Liris. Scipion l’Africain y mourut , et y fut enterré.
LIÉES , Litœ, les Prières, déesses allégoriques, filles de Jupiter, à qui elles présentent les vœux des mortels.
LITHOMANCIE , divination par le son de plusieurs cailloux poussés l’un contre l’autre.
LITHUANIE , en allemand Lilhauen ou Littauen, autrefois grand-duché indépendant au N.-E. des Etats allemands, puis annexe de la Pologne, et auj. partagé entre l’empire de Russie et le royaume de Prusse ; superf., 85,605 kil. carr.; population d’origine slave : 400,000 hab. pour la partie prussienne ; 5,266,000 pour la partie russe. Ch.-l., d'abord Grodno , puis H'ilna. Sol plat, sablonneux ou couvert de forêts et de marécages : montagnes peu élevées. Les principaux cours d’eau sont : la Duna, le Dniéper, le Niémen , le Boug et le Pripet. Grand lac Narocz. Culture du blé, du lin, du chanvre. Comm. de grains, cire, miel, laine, chevaux, bestiaux, peaux d’ours et de loups. On trouve, dans la forêt impériale de Bialowicza, des bisons (les seuls en Europe) et des élans. Industrie manufacturière arriérée : quelques distilleries d’eau-devie, verreries, forges, tanneries. — La Lithuanie fut primitivement habitée par les Lettes ou Lettons, et soumise aux Rtasses; elle s’en sépara au milieu du xne siècle, sous son chef Erdivil, mort en 1170, qui l’agrandit. Au siècle suivant, elle s’étendait à l’E. jusqu’à Smolensk et Witebsk; à l’O., à 100 kil. au delà de Brzesc-Litevski ; an S., au delà du Pripet. Jusqu'à I’avénement du grand-duc Jagellon au trône de Pologne, 1386, les Lithuaniens combattirent les chevaliers Teutoniques, les Porte-Glaive et les Polonais; ils conservèrent des ducs particuliers jusqu’à l’avénement de Casimir IV, 1444. La Lithuanie fut attaquée par les Turcs, 1475, et par Ivan III , 1477-79. En 1569, par décision de la diète de Lublin , la Lithuanie fut définitivement réunie à la Pologne, dont elle partagea désormais les destinées. Lors du 1er démembrement de la Pologne, 1772, elle fut cédée en partie à la Russie, et, en entier, par les traités de 1793 et 1795, sauf le district de Gumbinnen cédé à la Prusse. Après 1830, elle combattit avec la Pologne pour son indépendance : elle en fut punie sévèrement. L'ancienne Lithuanie était divisée en 9 palatinats : Wilna , Traki , Novogrodek , Witebsk, Polock, Brzesc, Mscislaw, Livonie, et Minsk. La Lithuanie n’est plus une division officielle de l’empire russe; son territoire comprend les 6 gouvernements de Wilna, Grodno, Witebsk, Minsk, Mohilev, et Kowno.