‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 772 sur 864 · FER · texte numérisé non relu

FER

que Napoléon Ier envoyait au sultan Sélim pour l’aider contre les Anglais, et au shah de Perse pour organiser son armée. A son retour, 1809, il servit comme volontaire dans les troupes polonaises sous les ordres du prince Poniatowski, entra ensuite dans la garde impériale avec le grade de capitaine, devint aide de camp de Marmont enEspagne, 3811, gagna, à la bataille de la Moskowa, 1812, le grade de chef d’escadron, et, pendant la campagne de Saxe, celui de colonel, avec le titre de baron de l’Empire, et, pendant la retraite de Leipzig, fut chef d’état-major de onze corps d’armée réunis. Il se signala encore durant la campagne de France, 1814, sous les ordres de Marmont, au nom duquel il signa la capitulation de Paris. Ayant suivi le maréchal Marmont dans une mission à Lyon, après les troubles de 1816 et 1817, il prit part à une vive polémique relativement aux mesures réactionnaires qui suivirent la pacification de cette ville. Il fut alors mis à la réforme, et, un peu après, en disponibilité. Puis, impliqué dans divers complots, il sortit de France en 1822, et alla combattre pour la cause des Grecs. De retour à Paris en 1830, il prit part à la Révolution de Juillet, fut nommé chef d’état-major du général Gérard, puis maréchal Je camp et commandant de la place de Paris. Il se démit de cet emploi en 18.31, devint lieutenant-général en 1839, membre des comités consultatifs d’infanterie et d’étatmajor, pair de France en 1845, appuya en 1847 la pétition du prince Jérôme Bonaparte, qui demandait à rentrer en France, et, après avoir été, depuis la Révolution de 1848, ambassadeur à Constantinople et en Danemark, fut député de la Meurthe à l’Assemblée législative en 1849. On a de lui : Lyon en 1817, 2e édit., 1834 ; Journal des opérations du 6e corps pendant la campagne de 1814 en France, 1819, in-8° ; Orient, 1840 , in-8». B.

1ALLMERAYER (Philippe-Jacques), voyageur et his torien, né en 1791 à Tchœtsch (Tyrol), m. en 1862, servit dans l’armée bavaroise de 1813 à 1815, enseigna le latin à Augsbourg, obtint, en 1826, une chaire de philologie a Landshut, accompagna, en 1831, le général russe Ostermann-Tolstoï dans un voyage en Orient, visita ensuite la France et l’Italie, fit, eu 1840 et en 1847, de nouveaux voyages en Orient, et fut envoyé, en 1848, au Parlement de Francfort par les électeurs de Munich. On a de lui, en allemand : Histoire de l'Empire de Trébizonde, Munich , 1831 ; Histoire de la Morée au moyen âge , Stnttgard, 1830-36, 2 vol. ; Fragments sur l'Orient, ibid. , 1845, 2 vol.

FALSEN (Christian-Magnus de), historien et homme d’Etat norvégien , né en 1782 à Opsolo, près de Christiania, m. en 1830, fut député à l’Assemblée constituante d Eidswold en 1814, bailli de Novd-Ber£*enhuus, procureur général en 1822, et, depuis 1827, membre de la Cour suprême de Christiania. Il a publié une remarquable Histoire de la Norvège sous tlarald Haarfager et ses descendants mâles, 3 vol.

FANNING (Iles), petit groupe d’îles situées au centre de l’océan Pacifique, par 3° 49' lat. N., et 161» 40' long. O., découvertes en 1798 par l’Américain Fanning, étaient occupées par un Anglais, H. English, qui, avec l’aide de quelques blancs et de 150 indigènes des îles voisines, exploitait des plantations de cocotiers, lorsque le gouvernement anglais les déclara, en 1861, possession de la couronne. L’établissement anglais a été nommé English-Poinl sur un petit havre dit Englisli-Harbour. C. P.

FAN 1 1 (Manfred), général italien, né à Carpi, vers 1810, m. en 1865, prit part au mouvement révolutionnaire de 1831, tomba au pouvoir des Autrichiens, dut la liberté à l’entremise du gouvernement français, et alla, travailler aux fortifications de Lyon. En 1835, il passa dans les troupes royales d’Espagne, et combattit contre Don C<iilos. Lors de la Révolution de 1848, il retourna en Italie, fut nommé major général par les Lombards insurgés, et passa bientôt avec le même grade dans l’armée de Charles-Albert. En 1855, il commanda l’une des brigades sardes envoyées en Crimée. Lieutenant-général en 1859, il prit part aux batailles de Magenta et de Solferino. Appelé par les gouvernements provisoires de Toscane, de Parme, de Modène et de la Romagne, au commandement militaire suprême, il favorisa le mouvement d’annexion de ces pays au Piémont. Ministre de la guerre et sénateur en 1860, il coopéra, avec Cialdini, à l’occupation des Etats de l'Eglise, en s’emparant de Pérouse. B.

FARADAY (Michel:, physicien anglais, né en 1794, m. en 1867, élève d’IIumphrey Davy, professeur à l’Institut royal et à l’Ecole militaire de Woolwich, associé de 1 Institut de France depuis 1844. 11 a étudié la fabrication de l’acier, et les qualités qu’il acquiert quand on le combine avec d autres métaux, tels que l’argent et le platine.

11 parvint à liquéfier et même à solidifier plusieurs gaz regardés jusqu’alors comme permanents, tels que l’acide carbonique, le chlore, etc. Il est l’auteur d’un travail admirable sur la fabrication du verre destiné aux usages de l’optique. Mais son travail principal est celui qui concerne la rotation des aimants autour des courants électriques. Il a encore découvert le concours de l’électricité et de la lumière polarisée, et développé cette idée que la chaleur, la lumière et l’électricité sont des manifestations diverses d’une seule et même force existant dans la nature. Son principal ouvrage est intitulé : Recherches expérimentales sur V électricité, 1855, 3 vol. in-8°.

FARHs’I (Charles-Louis), homme d’État, né en 1822 à Russi (États de l’Eglise), m. en 1866, se livra d'abord à la médecine, dut s’expatrier en 1843 pour cause politique, revint après l’amnistie accordée par Pie IX, et fut nommé professeur de clinique à Osimo. Nommé substitut du ministre de l’intérieur en 1847, directeur général de la santé et des prisons en 1848, il s’éloigna lors de la proclamation de la République, et fut bien accueilli en Piémont, où on lui donna, en 1850, le ministère de l’instruction publique. En 1859, après l'expulsion du duc de Modène, il reçut la dictature dans ce duché, ainsi qu’à Parme, et prépara leur annexion aux Etats sardes. En 1860, il fut commissaire extraordinaire dans le roy. de Naples. B.

FARQUHAR (George), poète comique, né à Londonderry, en Irlande, en 1678, m. en 1707, fut d’abord comédien, puis officier, se maria, et mourut de chagrin de ne pouvoir préserver sa famille de la gêne. 11 a laissé sept pièces, remarquables par la vivacité de l’intrigue et la gaieté du dialogue, mais fondées trop soxvent sur des aventures romanesques. La Ruse du pelit-maitre ( The Beaux’ s stratagem) , qui fut représentée quelques jours avant sa mort, est considérée comme son chef-d'œuvre. La collection a été imprimée à Londres, 1772, 2 vol. in-12. C. P.

FAVRE (Guillaume), dit Favre-Cayla et Favre-Bertrand, littérateur, né à Marseille en 1770, d’une famille originaire du pays de Vaud, m. en 1851, s’occupa d’abord des sciences exactes et naturelles, suivit sa famille à Genève en 1792, et se tourna vers les études historiques. 11 fit partie de la société de Mnie de Staël et d’A.-W. Schlegel. Vers 1810, il rédigea une Vie de Philelphe, travail plein d’érudition et de finesse, puis une intéressante étude sur la Légende d’ Alexandre le Grand. Membre des assemblées et des conseils de Genève, administrateur des établissements publics de cette ville, il aida au réveil patriotique de la Grèce. La Bibliothèque universelle de Genève publia de lui, en 1837, une étude sur la Littérature des Goths. Ses écrits ont été réunis par M. Adert sous le titre de Mélanges d'histoire littéraire, 1856, 2 vol. in-8°. B.

FEDER (J. -George-Henri), philosophe allemand, né en 1740 à Schornweisbaeh, prés de Baireuth (Bavière), m. en 1821, enseigna la philosophie à Gœttingue depuis 1768, fut bibliothécaire à Hanovre, 1797, et combattit les doctrines de Kant. Il a laissé : Recherches sur la volonté humaine, Lemgo, 1779-93, 4 vol. in-4°; Principes de la connaissance de la volonté , Gœttingue, 1733. C. P.

FEDERICI ( J. -B. -Frédéric Viassolo, dit Camillo), poëte dramatique italien, né à Garessio (Piémont) en 1751, m. en 1802. On a de lui un assez grand nombre de pièces, dont quelques-unes seulement sont remarquables; deux ont été traduites en français : l’une, le Mensonge dure peu, par Roger et Creuzé de Lesser, sous le titre de la Revanche, jolie comédie en 3 actes et en prose, jouée au Théâtre-Français en 1809; l’autre, le Remède est pire que le mal, dans la Collection des Théâtres étrangers. Federici a imité Kotzebue. 11 a de la verve, atteint le comique par les situations et non par la gaieté de l’esprit, sait nouer une intrigue et grouper les personnages; mais, faible dans la peinture des mœurs, souvent pédantesque et affecté, il écrit lourdement. M. V — i.

FÈN1ANS , PHÉNIANS ou FINIENS , association politique secrète, qui paraît s’être formée depuis la grande famine de 1845 parmi les Irlandais émigrés aux États- Unis, et qui s’est ensuite étendue dans le Canada et en Irlande. Elle a pour but de rendre à cette île son indépendance, de la constituer en république, de détruire les grandes propriétés actuelles, et d’établir le partage des terres. C’est le but qu’ont poursuivi antérieurement les White-boys ( V . ce mot dans le Diction.), les Molly-Magnires, les Pieds-Blancs, les Pieds-Noirs, les Magpies, le Terryaltisme, le Rockytèisme, les Garçons-Blancs, les Enfants du chêne, les Eils de l'acier, etc. On ignore l’étymologie du nom de Fénians.

FERDINAND II de Bourbon, roi des Deux-Siciles, né à Païenne en 1810, m. en 1859, succéda à son père, Fran-

Page 1