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çois Ier, en 1830. Il promit la réforme des abus, accorda une amnistie partielle, diminua les dépenses, et un peu les impôts. En 1832, il épousa Christine-Marie de Savoie, qu’il perdit en 1836, et se remaria, 1837, avec Maric-Thérèse-lsabelle, fille de l’archiduc Charles d’Autriche. Cette même année, le choléra devint, à Syracuse , l’occasion d’une insurrection qui fut réprimée violemment. Alors l’ancienne Constitution sicilienne fut abolie, l’enseignement public confié aux Jésuites, et le monopole du sel et du tabac établi. Peu d’années après, dos soulèvements éclatèrent dans les Etats de terre ferme, à Aquila en 1841, à Cosenza en 1844, et les mesures les plus sévères rétablirent la tranquillité. L’exaltation du pape Pie IX, en 1846, et les réformes politiques qu’il tenta en 1847, ranimèrent l’insurrection; en 1848, toute la Sicile se souleva; 10,000 hommes marchèrent sur Naples, et, le 11 février, le roi promulgua une Constitution calquée sur la Charte française de 1830. Obéissant au mouvement de l’opinion, qui' appelait toute l’Italie à l’indépendance, il envoya une armée au secours de la Lombardie, qui venait de secouer le joug de l’Autriche. Mais, en même temps, Ferdinand préparait une réaction; il suspendit le Parlement, rappela l’armée de Lombardie, et l’envoya en Sicile, où elle rétablit le précédent ordre de choses. Le gouvernement, craintif et soupçonneux, mit toute sa force dans une police tracassière et cruelle. Ce régime exaspéra l’opinion publique, et, quand Ferdinand II mourut, il laissa son royaume plein de désolation , et de haine pour lui et sa race. Son fils et successeur, François II, en a porté la peine; il doit au gouvernement de son père d’avoir perdu le trône en 1860, lorsqu’il fut attaqué par une faible armée aux ordres de Garibaldi.
! LRNANDO-DE-ROSAS (San-), v. du Mexique, ch.-l. du départ, de Mapimi, par 28° 20' lat. N. et 103° 25' long. O., à 49 kil. du Rio-del-Norte, à la frontière de l’État américain du Texas, et souvent exposée aux incursions des Comanches. C. P.
FERRUS ( Guill. -Marie- André) , médecin , né au Château-Queyras, près de Briançon, en 1784, m. en 1861, docteur en 1804, accompagna Larrey pendant la campagne d’Austerlitz. Il devint chirurgien-major des chasseurs à cheval de la garde. Rentré dans la vie civile en 1814, il fut adjoint à Pinel, en 1818, pour le service 'de l’hôpital de la Salpêtrière, et, après être allé étudier en Grande- Bretagne les établissements d’aliénés , obtint la place de médecin en chef de la maison de Bicêtre , en 1826. 11 y établit un enseignement clinique des maladies mentales, adoucit le traitement des aliénés , les soumit au travail corporel , surtout à l’agriculture , et créa à cet effet la ferme de Ste-Anne. En 1830, il entra au Conseil supérieur de santé, et là il combattit, ainsi qu’à l’Académie de médecine, le système des prohibitions, des quarantaines et des cordons sanitaires. Enfin, chargé, depuis 1835, des fonctions d’inspecteur général des établissements d’aliénés, il provoqua la loi qui les régit aujourd’hui. On a de lui, entre autres écrits : Notice historique sur Corvisart, 1821; ilémoiie sur les blessures du cœur; Rapport sur les eaux minérales de France; Sur quelques questions de médecine légale et de législation relatives à l’état civil, 1834; Rapport sur l’état sanitaire et moral des maisons de détention ; Des aliénés , considérations sur l'état des maisons qui leur sont destinées, sur le régime hygiénique et moral , 1834; Mémoire sur le goitre et le crétinisme , 1852.
FEUCHÈRES (le baron de), général, né à Paris en 1785, m. en 1857, fit les campagnes de 1806 et 1807, la guerre d’Espagne de 1808 à 1814, et l’expédition d’Alger en 1830. Général de division en 1843, on l’employa successivement comme inspecteur général d’infanterie, membre du comité de l’infanterie, et président du comité d’état-major. Feuchères a donné à l’armée une somme de 100,000 fr., dont les intérêts servent à récompenser annuellement les 16 enfants de troupe les plus méritants. B.
feuchères (Jean-Jacques), sculpteur, né à Paris en 1807, m. en 1852, élève de Cortot et de Ramey, débuta en 1831 par une Judith et un David montrant la tête de Goliath, et produisit ensuite avec une fécondité qui ne fut pas toujours heureuse. Parmi ses œuvres , on cite : une figure de Satan, 1834; les statues de Raphaël, 1835, de Benvenuto Cellini, 1837, de Ste Thérèse (pour l’église de la Madeleine), 1840, et de Bossuet (pour la fontaine de la place Sl-Sulpice ) ; le Passage du pont d’Arcole, bas-relief de l’arc de triomphe de l’Étoile ; une Amazone domptant un cheval ; l’ Enlèvement des Sabines; la fontaine élevée à la mémoire de Cuvier, près du Jardin des Plantes ; Jeanne d’Arc sur le bûcher, 1845, à l’hôtel de ville de Rouen. On lui doit
encore l’ornementation de la coupole de l’église S‘-Paul, à Paris. Il a aussi fourni d’excellents modèles pour l’orfévrerie et la fabrication des bronzes. B.
FÉVRIER 1848 (Révolution de). Le gouvernement de Louis-Philippe, sorti d’une Révolution (F. Juillet), était préoccupé de comprimer l’élan révolutionnaire, que son avènement avait réveillé, et se refusait systématiquement à toute réforme dans le sens démocratique. Ses adversaires s’entendirent pour demander une large extension du droit électoral. Chez les libéraux, la demande était sincère, tandis que le parti républicain n’y voyait qu’un premier pas pour entamer la monarchie. A la session de 1848, le discours du trône signala ces tendances en termes assez vifs, où tous les opposants étaient confondus. L’opposition organisa dans toute la France un appel à l’opinion publique, en faisant des banquets dits patriotiques. Paris dut avoir le sien, dans le xne arrond. Le gouvernement interdit ce banquet; mais les chefs du mouvement persistèrent dans leur projet. Il y eut alors beaucoup de rassemblements dans les rues, et, de la part de l’autorité, un grand déploiement de forces militaires. Le 22 février, des masses de peuple et de jeunes gens parcouraient la ville aux cris de Vive la réforme (électorale) ; quelques charges de cavalerie les dissipèrent. Le 23, l’émeute recommença plus nombreuse, le roi ne voulant céder sur rien ; et, le 24, elle prit une extrême gravité ; ‘i la Révolution sortit de tous les pavés : on vit apparaître tout à coup cette population mystérieuse que Paris tient en réserve pour opérer, d’un tour de main, les grands bouleversements. „ (Ozaneaux.) Les troupes, sans ordres et sans direction, tentèrent faiblement d’arrêter les insurgés; elles furent démoralisées lorsqu’elles virent la garde nationale, en partie incertaine, s’interposer pour protéger l’émeute. Alors les barricades se multiplièrent, les postes qui protégeaient les abords des Tuileries furent attaqués; on donna au roi le conseil d’abdiquer, afin de calmer le peuple. 11 abdiqua en faveur de son petit fils le comte de Paris, puis quitta précipitamment les Tuileries, qu’il abandonna à la Révolution victorieuse. — Aussitôt après le départ du roi, la duchesse d’Orléans se rendit avec ses deux fils à la Chambre des députés, où l’opposition dynastique voulait la faire déclarer régente. Mais déjà le peuple avait envahi l’Assemblée, et la princesse ne put qu’entendre prononcer la déchéance des Bourbons et la constitution d’un gouvernement provisoire directorial , composé de six membres , acceptés par le peuple qui remplissait la salle et les tribunes. Le lendemain, sous la pression violente de la démocratie parisienne , la République fut proclamée , sans que le reste de la France eût été consulté préalablement. On établit le’ suffrage universel, qui élut, peu de temps après, une Assemblée constituante. (V. dans ce Supplém. Assemblée
CONSTITUANTE et ASSEMBLEE LÉGISLATIVE.)
FICQUELMONT (Charles-Louis, comte de), général et diplomate, né en 1777 à Dieuze en Lorraine, m. en 1857, entra au service de l’Autriche en 1793, et prit part à toutes les campagnes contre la France. 11 fut nommé ministre plénipotentiaire en Suède en 1813, à Horence en 1820, à Naples en 1821, ministre d’Etat en 1840, général de cavalerie en 1843 ; il fut placé en 1847 auprès de l’archiduc Regnier, vice-roi de Lombardie. En 1848, il fit partie du ministère responsable, où il eut le département des affaires étrangères, déclara la guerre à la Sardaigne, mais dut se retirer, comme ami de la Russie et dévoué à la politique de Metternich. Il publia : Explication sur l’intervalle du 20 mars au 4 mai 1848 (1850) ; l’Allemagne, l’Autriche et la Prusse, 1851; Lord Palmerston , l’Angleterre et le continent , 1852. F — T.
FILANG1ERI (Charles), général, fils du légiste de ce nom (F. le Dictionn.), né à Naples en 1783, m. en 1867, vint en France en 1799, fut admis au Prytanée, prit du service, et combattit à Austerlitz. Il retourna à Naples sous le roi Murat, fut blessé en 1815 en défendant le passage du Tanaro contre les Autrichiens, tomba en disgrâce lors des troubles de 1820, reçut la direction de l’artillerie et du génie à l’avénement de Ferdinand 11, et fut chargé, en 1848, de comprimer l’insurrection de Sicile. B-
FILHOL (Antoine-Michel), graveur français, né en 1759, m. en 1812, a publié : Cours de peinture, ou Galerie du musée Napoléon, 1804-15, 10 vol. gr. in-8°, assez bien gravé, avec un texte par Caraffe et Jos. La Vallée; Concours décennal, ou Collection gravée des ouvrages de peinture, sculpture, architecture et médailles, mentionnés dans les rapports de l’Institut, 1812-14, in-4°.
F1L1PPI (Giuseppe de’ ), médecin, né à Varallo-Pombia
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