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liberté à la presse, établit la périodicité des états provinciaux , admit les Conseils généraux à lui faire des représentations , conclut des traités de commerce avec la Hollande , la Belgique et l'Angleterre, créa des lignes de chemins de fer, organisa le Zollverein, et fit reprendre les travaux de la cathédrale de Cologne. Mais la suite ne répondit pas à ce début : après un attentat commis en 1844 contre sa personne par le bourgmestre Tschech, après quelques agitations excitées dans les provinces par le refus d’accorder la Constitution qui avait été promise en 1815, Frédéric-Guillaume renferma les journaux dans des limites plus étroites, et créa une presse gouvernementale, inconnue jusque-là en Prusse. Cependant, les progrès de l’opposition l’obligèrent, en 1847, à concéder le gouvernement constitutionnel : il institua une Chambre des députés, mais purement consultative, et une Curie des seigneurs, sorte de sénat conservateur; toutes les administrations furent réformées dans le sens libéral. La Révolution française de 1848 eut son contre-coup eu Prusse, et, à la suite de plusieurs émeutes, le roi dut accorder la Constitution du 5 déc. 1848, qui sanctionnait toutes les libertés, proclamait l’inamovibilité du pouvoir judiciaire , l’extinction des privilèges, la responsabilité des ministres, etc. Frédéric-Guillaume sut bientôt éluder ou enfreindre cette Constitution. De même, après s’être déclaré partisan de l’unité de l’Allemagne, il refusa, en 1849, la couronne impériale que lui offrait l’assemblée révolutionnaire de Francfort, et aida à la répression des insurrections de Bade et du Palatinat. Son antagonisme avec l’Autriche, toujours prés d’engendrer la guerre et toujours contenu à propos, sa politique d’équivoque neutralité à l’époque de la guerre de Crimée, l’ont fait accuser de mauvaise foi ; mais ce fut plutôt l’effet de l’irrésolution du caractère et de la mobilité des vues. On lui a reproché aussi son piétisme , sorte de mysticisme intolérant. En 1857, Frédéric-Guillaume renonça à la possession du canton de Neuchâtel, plutôt que d’engager une lutte avec la Suisse. Bientôt après, une grave maladie l’éloigna des affaires, et, jusqu’à sa mort, la régence fut confiée à son frère Guillaume, qui règne aujourd’hui. B.

FRÉGIER (A.), économiste, né eu 1789 à Aix en Provence, m. en 1860, secrétaire du Conseil de préfecture de la Seine en 1824, et chef de bureau du domaine de l’État depuis 1830, a publié : Des classes dangereuses de la population dans les grandes villes, 1839-40, 2 vol. in-8", ouvrage couronné par l’Académie des sciences morales et politiques ; Histoire de la police de Paris, 1850, 2 vol. in-8«.

FRÉMINVILLE (Edme de la Poix de), jurisconsulte, né à Verdun en 1680, m. en 1773, a laissé, entre autres : Pratique universelle pour la rénovation - des terriers et des droits seigneuriaux, 1746-48, 2 vol. in-4° ; Dictionnaire ou Traité de la police générale des villes , bourgs, pai-oisses et seigneuries de la campagne, 1758, in-4"; les Devoirs des seigneurs dans leurs terres, suivant les ordonnances de France, 1762, in-12 ; les Vrais principes des fiefs, en forme de Dictionnaire , 1769 , in-4°,etc.

FRÈRES DE MARIE (Petits), institut fondé pour donner l’instruction primaire dans les campagnes. Ces Frères de Marie, dits aussi Maristes, ont été établis en vue de suppléer les Frères des écoles chrétiennes, qui, n’admettant pas la rétribution scolaire, ne peuvent aller dans les campagnes. Un vicaire de Lavalla, bourg de l’arrondissement de Montbrison (Loire), l’abbé Champagnat, fut le fondateur de cet institut, qui a été reconnu comme établissement d’utilité publique, par décret de 1861.

FRESNILLO (dép. de), division administrative du Mexique, entre les dép. de-Cohahuila au N., de Durango et de Nayarit à l’O., de Zacatecas au S., et de Matehuela à l’E. ; formé du N. de l’anc. État de Zacatecas. Il est situé sur la partie la plus haute de la Sierra-Madre, et a quelque ressemblance avec la Suisse. Riches mines d’argent, surtout autour de Fresnillo, son chef-lieu, et de Sombrérété, sa ville principale. Dans le N. -O. il y a des sources d’eaux thermales et des lacs couverts d’efflorescences salines et de carbonate de soude. Ce dép. dépend de la division militaire de San-Luis-Potosi. C. P.

FREYTAG (Georges- Guillaume- Frédéric ) , célèbre orientaliste, né à Lunebourg en 1788, m. en 1861, répétiteur à l’Université de Gœttingue en 1811, bibliothécaire adjoint à Kcenigsberg, aumônier dans un des régiments prussiens qu’on envoyait contre la France en 1815, étudia les langues orientales à Paris, sous la direction de Silvestre de Sacy. Depuis 1819, il les a enseignées à l’Université de Bonn. On a de lui, entre autres ouvrages : Selecla ex Distoria Halebi , texte arabe, avec traduction latine et notes, Paris, 1819, in-8° ; Locmani fabulœ , texte arabe, Bonn , 1823, in-8°; Hamasœ carmina, cum Tebrisii scholiis integris , recueil de poésies arabes par Abou-Temmâm, ibid., 1828- 1852, 2 vol. in-4°; Exposition de la Prosodie arabe, en allem., 1830, in-8°; Lexicon arabico-latinum , Halle, 1830-37, 4 vol. in-4°; Chreslomathia arabica , Bonn, 1834, in-8c; Grammaire de la langue hébraïque , en allem., Halle, 1835; Arabum proverbia, Bonn, 1838-44, 3 vol.

FROMENT-MEURICË (Désiré-François), orfèvre-joaillier de la ville de Paris, né en 1802 dans cette ville, m. en 1855, était dessinateur habile, sculpteur et ciseleur expérimenté. Parmi ses œuvres, dignes des anciens maîtres^ on cite des épées (pour le comte de Paris, les généraux Cavaignac et Changarnier, etc.) , par-dessus tout, une toilette en argent doré offerte par souscription à la duchesse de Lucques, le bouclier des courses , et un milieu de table exécuté pour le duc de Luynes. B.

FUGA, v. de l’Afrique orientale, capitale de l’Ousambara, par 5° 3’ 45" lat. S. et 36° 12' long. E., à environ 70 kil. de l’océan Indien et à quelque distance du fleuve Pangani; 3,000 hab., métis d’Arabes et d’Ousambaras.

FUGA (Ferdinand) , architecte, né à Florence en 1699, m. en 1780, fut nommé architecte des palais pontificaux en 1730. On lui doit l’achèvement des écuries monumentales qui font face au palais du Quirinal , le palais de la Consulta sur la place de Monte-Cavallo, l’église délia Morte dans la via Giulia , la nouvelle façade et le baldaquin du maître-autel de Ste-Marie-Majeure, l’église S1- Apollinaire , le palais Corsini, et, à Naples, VAlbergo reale dei Poveri, qui est le plus vaste hospice de l’Europe.

FUSI-YAMA , volcan du Japon, sur la côte S.-E. de l’ile de Nifon, à 93 kil. de Yédo, et au N. de la presqu’île de Simoda ; 4,270m de hauteur ; son sommet est couvert de neiges éternelles. Il est entouré de pics moins élevés, dont plusieurs sont en ébullition. Les Japonais le regardent comme une montagne sainte, et il est sous la juridiction d’un collège de prêtres qui dessert un temple renfermant des dieux de lave : près du temple s’ouvre un cratère éteint, qui a 4 kil. de tour, et 600 mèt. de profondeur. Les éruptions du Fusi-Yama sont rares, mais terribles; celle de 1707 couvrit Yédo d’une pluie de cendres; après celle de décembre 1854, un violent tremblement de terre détruisit la ville de Simoda, et précipita des vagues immenses dans les ports d’Yédo et d’Osaka. C. P.

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