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alors du continent qui s’étend de la mer d’IIudson à l’océan Arctique. 11 parvint, le 29 août 1820, au Fort- Entreprise, y passa un terrible hiver, en repartit le 14 juin 1821, descendit la Coppermine, et arriva le 18 juillet à l’océan Polaire, dont il longea la côte totalement inconnue jusqu’à la pointe Turnagain. Nommé, à son retour en Angleterre, capitaine de vaisseau, il proposa bientôt une seconde exploration des côtes de l’Amérique, à l’O. de la Coppermine. Parti d’Angleterre le 16 février 1825 , il descendit le cours du Mackensie, reconnut la côte surplus de 12 degrés à l’O. de l’embouchure du fleuve, et revint, en 1827, en Angleterre. Nommé en 1836 gouverneur de la Tasmanie, qu’il administra jusqu’en 1843, il soumit à l’Amirauté le projet d’une expédition destinée à compléter la découverte du passage N. -O., et fut désigné pour la commander. Il partit le 19 mai 1845 avec deux vaisseaux, Erebus et Terror, qui furent aperçus pour la dernière fois par un baleinier dans la baie de Melville le 26 juillet. Depuis, on n’entendit plus parler de Franklin. A partir de 1848, le gouvernement anglais ne cessa d’envoyer des vaisseaux à sa recherche, et fut secondé par les efforts infatigables de lady Franklin, qui équipa à ses frais plusieurs navires. Enfin, une expédition commandée par le capitaine Mac Clintock fut plus heureuse : le lieutenant Hobson trouva, en 1859, à la pointe Vietory, dans l’ile du roi Guillaume, un cairn élevé par les compagnons de Franklin, et renfermant un parchemin qui donnait les détails suivants : il avait franchi les détroits de Barrow et de Lancastre, hiverné de 1845 à 1846 dans l’ile de Beeehey, pénétré dans le détroit de Wellington jusqu’à 77° de lat. ; revenu à l’O. de l’ile Cornwallis, qu’il avait reconnue être indépendante de la terre de Bathurst, il était descendu ensuite vers le S., et arrivé le 12 septembre au N. du cap Félix (ile du roi Guillaume), où les navires fuient pris par les glaces. Franklin succomba à ses fatigues le 11 juin 1847. V. De La Roquette, Notice biographique sur sir John Franklin , dans les Bulletins de la Société de géographie de Paris, 1856; et A. Malte-Brun, la Destinée de sir John Franklin dévoilée, Paris, ' 1-860. C. P.

FRANZEN (Franç.-Michel) , poëte suédois, né en 1772 à Wiborg (Finlande), m. en 1847, obtint, dès l’âge de 20 ans, une chaire à l’Université d’Abo, où il avait fait ses études, fut bibliothécaire de cette Université, se retira à Stockholm après l’incorporation de la Finlande à l'Empire russe , et devint évêque d’Hernôsand en 1831. Ses Poésies , réunies à (Erebro, 3 vol. , se distinguent par le naturel du sentiment, par la grâce et la pei'fection du style. On n’y a pas compris un poème de Colomb, publié en 1831. Comme historiographe de l’Académie suédoise , Franzen a écrit encore d’excellentes biographies.

FRATIN (Christophe), sculpteur d'animaux, né à Metz en 1810, m. en 1864, reçut les leçons de Gérieault. Il a produit beaucoup de groupes en terre cuite. Parmi ses ouvrages, on a surtout remarqué un Cheval attaqué par un lion, 1853.

FRÉDÉRIC VII (Charles-Christian), roi de Danemark, né à Copenhague en 1808, m. en 1863, succéda à son père Christian VIII, en janv. 1848. 11 était très-versé dans l’art militaire et dans le* sciences politiques. Dès qu’il fut monté sur le trône, il donna au Danemark et aux duchés de Schleswig-Holstein- Laueubourgune Constitution destinée à resserrer l’union des divers pays placés sous son sceptre. Mais les duchés en furent mécontents, et, à la nouvelle de la Révolution française de février 1848, se soulevèrent contre le Danemark. 11 en résulta une guerre qui dura deux ans, et dans laquelle les duchés furent soumis. En 1854-55, certains États allemands, trouvant la Constitution danoise trop libérale, forcèrent le roi Frédéric de la modifier. Une guerre éclata entre le Danemark et la Confédération germanique, à propos de la Constitution, dont la Confédération exigeait encore la modifica tion. Sur le refus du roi, la Prusse et l’Autriche furent chargées de le contraindre par la force, et s’emparèrent des duchés, qui furent définitivement séparés du Danemark par la paix de 1864 (F. Danemakk). Frédéric VII étant mort sans enfant, la couronne passa au prince de Glücksbourg, sous le nom de Christian IX, héritier présomptif, par la loi du 31 juillet 1853 sur la succession au trône.

FRÉDÉRIC-GUILLAUME IV, roi de Prusse, fils de Frédéric-Guillaume III, né en 1795, m. en 1861, inaugura son règne en 1840 par des mesures libérales, rappela Eiclihoru et Boyen au ministère, rendit leurs chaires à Arndt et aux frères Gritnm, protégea les hommes célèbres, Schelling, Ruckert, Schlegel , Tieck, Mendelssolm-Bartholdy, Cornélius, etc., laissa une certaine

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