GUL
montagnes, 1842. Il a aussi publié, de 1828 à 1832, des Analecles de géographie et d'astronomie, et, depuis 1838, un Almanach d’astronomie et d’histoire naturelle.
GRUN (Jean-Jaeques-Charles-Alphonse), jurisconsulte et littérateur, né à Strasbourg en 1801, m. en 1886, fut avocat à la cour de Paris, rédacteur en chef du Journal général de France de 1836 à 1839, et du Moniteur universel de 1840 à 1852. 11 a publié : Traité des assurances terrestres, et de l’ assurance sur la vie des hommes , avec Joliat, 1828; Journal des assurances, avec le même, 1836 et suiv., 6 vol. in-8° ; Éléments du droit français, 1838; Manuel de législation commerciale et industrielle, 1839 ; Guide et formulaire des actes de l'état civil, 3e édit., 1852; Le vrai et le faux socialisme, 1849; les Etats provinciaux sous Louis XI V, 1853 ; Vie publique de Montaigne, 1854, etc.
GUANCAVELICA. V., plus loin, Huancaiîelica.
GUAY (Jacques), graveur en pierres fines, né à Marseille en 1715, mort vers 1787 , étudia le dessin sous la direction de Boucher, et fit le voyage de Rome. Graveur du cabinet du roi, membre de l’Académie de peinture en 1742, il donna des leçons à M“e de Pompadour. La bibliothèque impériale de Paris possède de lui 12 intailles et 12 camées, qui lui assurent la première place après Coldoré dans l’histoire de la glyptique en France.
GUERCHY (Claude-François-Louis Regnier, comte de), lieutenant-général sous Louis XV, né en 1715, m. en 1767, se signala par sa bravoure, d’abord en Italie, puis en Bohême, où il s’empara d’Ems , et enfin à la bataille de Fontenoy. 11 fut ambassadeur en Angleterre, de 1763 à 1767.
GUÉRET (Gabriel), né à Paris en 1641, m. en 1688 , avocat au Parlement, publia : Les Sept Sages de la Grèce , 1662 , in-12 ; le Parnasse réformé, 1669, réimprimé sous le titre de : les Auteurs en belle humeur, 1723, in-12; Entretiens sur l'éloquence de la chaire et du barreau, 1666, in-12. 11 a rédigé le Journal du Palais, avec Cl. Blondeau. G.
GUÉRIN (J. -B. -Paulin), peintre d’histoire, né à Toulon en 1783, m. en 1855, travailla sous la direction de Vincent et de Gérard. Il a laissé, entre autres ouvrages : Caïn après le meurtre d'Abel, 1812, au musée du Luxembourg ; Anchise et Vénus, 1822; Ulysse en butte au courroux de Neptune, 1824, au musée de Rennes; Adam et Ève chassés du Paradis, 1827; le Dévouement du chevalier Roze pendant la peste de Marseille, 1833; la Conversion de St Augustin, 1844; les portraits de Ch. Nodier, 1824, et de Lamennais, 1827.
GUERNON-RAN VILLE (Martial-Côme-Annibal-Perpétue-Magloire, comte de), né à Caen en 1786, m. en 1866, fut avocat dans sa ville natale, président du tribunal de Bayeux en 1820, avocat général à Colmar en 1822, procureur général à Limoges en 1824, à Grenoble en 1826, à Lyon en 1829, et ministre de l’instruction publique et des cultes dans le cabinet Polignac. Condamné par la Chambre des pairs après la Révolution de 1830, il subit cinq ans de captivité au fort de Ham. 11 a publié : Recherches historiques sur le jury, 1818.
GUERRERO, dép. du Mexique (divis. de Toluca), borné par ceux d’Iturbide et de Tancitaro au N., d’Acapulco àl’O. et au S., de Teposcolulaà l’E. Sol montagneux et volcanique, arrosé par le Rio de las Balzas; mines d’argent célèbres et encore productives de Themascalpec. 270,000 habitants. Ch.-l., Chilpancingo ; ville princ., Tixtla. C. P.
GUETTE (Mme de la). V. Laguette.
GUIBOURT (Nicolas-J. -B. -Gaston), pharmacien, né à Paris en 1790, m. en 1867, membre de l’Académie de médecine, professeur à l’Ecole de pharmacie, a publié : Histoire abrégée des drogues simples, 4e édit., 1849-51, 4 vol. ln-8° ; Observations de pharmacie et d'histoire pharmaceutique, avec Béral, 1838 ; Pharmacopée raisonnée, avec Henry, 3e édit., 1840, etc.
GUICHEN (Luc-Urbain du Bouexic , comte de), né à Fougères en 1712, m. en 1790, prit part comme chef d’escadre au combat d’Ouessant en 1778, reçut le commandement de la flotte de Brest , et soutint près de la Dominique, 1781, plusieurs luttes glorieuses contre l’amiral anglais Rodney. B.
GUILLAUME Ier (Frédéric-Charles), 2e roi de Wurtemberg, né à Luben en 1784, m. en 1864, succéda en 1816 à son père Frédéric Ier. Il donna, en 1819, une constitution libérale pour l’époque; mais, en 1848, il refusa de faire de nouvelles concessions, et rétablit même la peine de mort et la bastonnade pour les délits politiques et les délits de presse. Après avoir dispersé les restes du parlement de Francfort, réfugiés à Stuttgard en 1849, il refusa d’accéder à l 'Union restreinte formée par la Prusse
avec un certain nombre d’États allemands en vue d’arriver à l’hégémonie, et se porta du côté de l’Autriche; mais, quand celle-ci voulut rétablir l’ancienne diète de Francfort, il l’abandonna pour signer avec la Bavière le traité de Munich (1850), qui avait pour but d’assurer l’indépendance des États secondaires en formant une troisième Allemagne à côté des deux grandes puissances. Ses alliances de famille avec la cour de Russie, et ses sympathies pour le czar Nicolas pendant la guerre d’Urient, provoquèrent parmi ses sujets une vive opposition, qu’il crut pouvoir combattre à l’aide des catholiques gagnés par la signature d’un concordatavec Rome. La lutte finie, il ménagea entre Alexandre H et Napoléon III une entrevue, d’où sortit l’alliance franco-russe, qui ne devait durer que jusqu’à la révolte de la Pologne. La guerre d’Italie et les agitations provoquées par le concordat le déterminèrent à rompre ce traité en 1861, à modifier dans un sens libéral la loi sur la presse, à concéder la liberté industrielle et commerciale. Quand l’Allemagne attaqua le Danemark, en 1864, il crut le moment venu pour la Confédération de jouer un rôle indépendant de l’action des deux grandes puissances, et vécut assez pour voir l’Autriche et la Prusse ne tenir nul compte de la diète et exclure les troupes fédérales. C. P.
GULDBERG (Ove-Hoegh), homme d’Etat et historien danois, né à Horsen en 1731, m. en 1808, fut nommé ministre du roi Christian VII, à la suite de la révolution de palais qui renversa Struensée, 1773, et reçut, en 1784, l’administration du bailliage d’Aarhuus. On a de lui : Histoire universelle, Copenhague, 1772, 3 vol., remarquable par l’habileté de l’exposition et par la nerveuse concision du style ; Fixation des dates pour les livres du Nouveau Testament, 1785; une traduction annotée du Nouveau Testament, 1794.
GULF STREAM, courant de mer qui part du golfe du Mexique, traverse le détroit de la Floride, et vient, par le canal de Bahama , se déverser dans l’océan Atlantique, où ses eaux conservent, pendant plusieurs lieues, et leur direction vers le Nord et leur température élevée. C’est au Gulf-Stream que l’Angleterre et toute l’Europe occidentale doivent une partie de leur fertilité et de la douceur de leur température dans les latitudes mêmes où , sur le continent américain , la glace persiste pendant prés de cinq mois de l’année. “Le Gulf-Stream, dit le lieutenant Maury (de la marine des États-Unis) , n’est, si je puis m’exprimer ainsi, que le tuyau conducteur d’un immense appareil de chauffage dont la zone torride est le foyer, et dont le golfe du Mexique et la mer des Caraïbes sont les réservoirs. » La température maximum des eaux de la mer des Caraïbes et du golfe du Mexique est de 23 à 24 degrés centigrades ; celle du Gulf-Stream , au moment où il prend son essor vers l'Atlantique , est de 31 à 32 degrés, ou d’environ 6 à 7 degrés plus élevée que celle de l’Océan dans la même latitude. Après avoir parcouru 3,000 milles vers le Nord, depuis son embouchure , il conserve encore , même dans le cœur de l’hiver, la température de l’été. C’est ainsi qu’il arrive au 40e parallèle de latitude nord, et, à cette hauteur, élargissant son lit , il se répand sur plusieurs milliers de lieues carrées , couvrant en cet endroit l’Océan d’un véritable manteau de chaleur. Rencontrant bientôt les bancs de Terre-Neuve, il dévie de sa route vers l'Est, et continue sa course avec moins d’impétuosité , mais aussi en dispensant plus libéralement sa bienfaisante influence, jusqu’à ce qu’il atteigne les îles Britanniques. Là il se divise, l’un de ses bras continuant vers le Nord jusqu’au bassin polaire du Spitzberg , tandis que l’autre , faisant reflux sur la côte anglaise , vient se jeter dans le golfe de Gascogne , l’un et l’autre conservant toujours une température beaucoup plus élevée que celle de l’Océan. — L’explication la plus plausible de ce phénomène est celle-ci : les eaux tropicales tendent à se diriger vers le pôle, leur température élevée les rendant plus légères que les eaux tempérées ou froides. La direction du courant tient, en partie, à la rotation du globe, qui fait dévier vers l’È. les vents et les courants qui se dirigent au N., et vers l’O. ceux qui se dirigent au S.
GULLEK , v. d’Asie Mineure (eyalet d’Adana), sur le revers méridional du Boulghar-dagh, formée de plusieurs villages très-voisins : 1° Gullek-Bazar ou Gala-Koj, peuplé d’ouvriers forgerons, armuriers, selliers ; 2° Gullek-Magara ou Gœrles, avec de riches mines de plomb et de fer exploitées par des ingénieurs européens; 3° Gullek-Gala , ancienne forteresse auj. ruinée, ayant appartenu aux Génois du xme au XVe siècle. Les habitants , au nombre de quelques milliers, sont pour la plupart chrétiens, Arméniens ou Grecs. Gullek est la résidence du Kaleh-