GRU
à Stc-Foy (Gironde), m. en 1865, entra comme préparateur au Muséum d’histoire naturelle de Paris, devint, en 1854, aide-naturaliste pour l’anatomie comparée, fut suppléant de de Blainville et de Duvernoy, et obtint enfin une chaire à la Faculté des Sciences. Ses travaux ont eu principalement pour objet l’anatomie du cerveau, et les rapports qui existent entre nos facultés et la structure et le développement de cet organe.
GRATTAN (Thomas Colley), romancier anglais, né à Dublin en 1796, m. en 1864, abandonna successivement le droit et la profession des armes pour se livrer à la littérature , et débuta par un roman poétique, Philibert, dans le genre de W. Scott. Il publia : Sentiers et grands chemins, 1827, 8 vol., recueil de Nouvelles; l'Héritière de Bruges, 1828, 3 vol. ; Jacqueline de Hollande, 1830, 3 vol. ; Légendes du Rhin, 1835; Agnès de Mansfeld, 1836, etc.
GREAT-SALT-LAKE-ClTY, c.-à-d, la Cité du grand lac Salé, v. des États-Unis de l’Amérique du Nord, cap. du Territoire d’Utah et principale résidence des Mormons, près du contt. du Jourdain dans le lac Salé, par 40° 35' lat. N. et 114° 20' long. O., à 1,250 kil. N. E. de San- Francisco; 18,000 hab. Dominée par les monts Wahsatch, et protégée par un mur de terre contre les attaques des Indiens. C. P.
GRÉMONVILLE (Jacques Bretel de), désigné ordinairement sous le nom de chevalier de Grémonville, fut reçu dans l’ordre de Malte en 1631 , et servit pendant longtemps sur les galères de l’ordre. On conserve au château de Pavilly (Seine-Inférieure) une Correspondance de Jacques Bretel avec son frère, Nicolas Bretel, alors ambassadeur à Yenise ( V. Grémonville, Nicolas Bretel de) ; elle rend compte des campagnes de Jacques Bretel et des principaux événements qui se passaient alors dans le Levant (1645-1648). Dans la suite, le chevalier de Grémonville fut envoyé par Louis XIV, en qualité de ministre plénipotentiaire, à Vienne. Il y négocia, dès 1667, avec les ministres de l’empereur Léopold, un traité de partage éventuel de la monarchie espagnole, et réussit dans cette mission délicate. M. Mignet a publié, pour la première fois, les dépêches du chevalier de Grémonville dans les Négociations relatives à la succession d’Espagne sous Louis XIV (Recueil des documents inédits relatifs à l’histoire de France). Elles prouvent que Jacques Bretel fut un des plus habiles diplomates de ce siècle si fécond en grands hommes. Au retour de son ambassade , il obtint la riche abbaye de Lyre (Eure). Ch.
GRENIER (Jean, baron), savant jurisconsulte, né à Brioude (Basse-Auvergne) en 1753, m. en 1841, fut d’abord avocat à Riom, fit partie du Conseil des Cinq-Cents comme député du Puy-de-Dôme en 1798, devint membre du Tribunat après le 18 brumaire, du Corps législatif en
1807, procureur général près la Cour d’appel de Riom en
1808, premier président de la même Cour en 1819, enfin pair de France en 1832. Il prit, au Tribunat, une part active à la discussion des Codes, et a publié ; Conférences du Code civil, avec la discussion particulière du Conseil d'Etat et du Tribunat ; Essai sur l’adoption considérée dans ses rapports avec l’histoire, la morale et la législation, 1801, in-12; Traité des donations, des testaments,... suivant les principes du Code Napoléon, 1807, 3 vol. in-8o, 4e édit., augmentée par M. Bayle-Mouillard, 1844-47, 4 vol. in-8°; Traité des hypothèques, 1822, 2 vol. in-4° ; 3e édit., 1829, 2 vol. in-4°, etc.
GRENOUILLAGE, droit imposé par un seigneur féodal à certains de ses vassaux, comme prix, ou plutôt comme souvenir de concession gratuite d’un héritage. Il consistait à venir une fois l’an, à jour et heure fixes, fustiger un ruisseau, dans le voisinage du manoir seigneurial. Le vassal frappait trois fois l’eau avec une baguette, en disant : « Grenouilles, taisez-vous, laissez Monsieur dormir. » Il faisait cela en présence du seigneur ou de son receveur, qu’il avait dû d’abord aller quérir. S’il manquait à accom ■ plir cette servitude, il encourait une amende pécuniaire au profit du seigneur.
GRESY, ch.-l. de canton (Savoie), arr. et au S.-O. d’Albertville, près de l’Isère ; 179 hab.
GR1MM (Guillaume-Charles) , célèbre philologue allemand, né à Hanau en 1786, m. en 1859, devint, en 1820, sous-bibliothécaire à Gœttingue, et, en 1825, professeur à l’Université de cette ville. II résida à Berlin depuis 1841. Il s’est spécialement occupé de la littérature allemande au moyen âge. Sans parler des ouvrages qu’il fit en commun avec son frère Louis-Jacques, il a publié ; Anciens chants héroïques des Danois, Heidelberg, 1811 ; Sur les caractères runiqttes allemands, Gœttingue, 1821, in-8" ; le Comte Rodolphe, fragment d’un poëme allemand écrit vers l’an 1170, ibid., 1828, et 1844, in-4° ; les Traditions
héroïques des Germains, ibid., 1829, in-8a; de Hildebrando> antiquo carminé teutonico, ibid., 1830, in-fol. ; Vridankes Bescheidenheit, poëme didactique du xni' siècle, ibid., 1834, in-8° ; le Jardin des Roses, ibid., 1836, in-8° ; la Chanson de Roland, ibid., 1838, in-8° ; la Veronica de Wernher de Niederrhein, ibid., 1839, in-8°; la Forge d’or, poëme de Conrad de Wnrzbourg en l’honneur de la Vierge, Berlin, 1840, in-8°; le Silvester du même poëte, Gœttingue, 1841, in-8° ; Atliis et Prophylias, Berlin, 1846, avec Supplément, Gœttingue, 1852; Conversations sur les sujets allemands du moyen âge, Berlin, 1851, 2 vol., etc.
grjmm (Louis- Jacques), illustre érudit et philologue, frère du précédent, né à Hanau en 1785, m. en 1863, entra d’abord dans la carrière diplomatique, puis, l’abandonnant, se mit à étudier le moyen âge, professa la littérature allemande à l’Université de Gœttingue de 1830 à
1837, passa à Berlin en 1841, et fit partie du parlement de Francfort en 1848. On a de lui : Sur la poésie des Meistersænger, 1811; Grammaire allemande, 1819-37, 4 vol.; Antiquités du droit allemand, 1828; Mythologie allemande, 1835; Histoire de la langue allemande, 1848, 2 vol.; Sur l’origine du langage, 1852. lia publié, en communauté avec son frère : Contes d’enfants et du foyer, 6e édit., 1850,
2 vol. ; Forêts de l’ancienne Germanie, recueil de productions poétiques du moyen âge, 1813-16 ; Traditions allemandes, 1816-18, 2 vol.; Dictionnaire allemand, 1852 et suiv. Enfin il a édité seul : Silva de romances viejos, 1818 ; Hymnorum veteris Ecclesiœ inlerpretatio theotisca, 1830; le Roman du Renard, 1834; Poèmes latins des Xe et XIe siècles, 1838; André et Hélène, poëme saxon, 1840; Coutumes allemandes, 1840-42, 3 vol.; Poésies sur le roi Frédéric Ier, 1844, etc. B.
GRIQUAS, peuple de l’Afrique australe, sur les deux rives du Ki-Gariep, vers le confluent de cette rivière avec le Nu-Gariep ou Orange propre. Ce sont des métis, provenant de l’union des Bœrs hollandais avec les Koranas et les Boschimans, et en partie convertis au christianisme par les missionnaires anglais du Cap de Bonne- Espérance ; villes : G riqua-Town ou Klaarwater et Kuruman. C. P.
GROS (Étienne), philologue, né à Carcassonne en 1797, m. en 1856, fut professeur dans divers collèges des départements, puis à Paris, dans les collèges St-Louis, Charlemagne et Louis-le-Grand, inspecteur de l’Académie en
1838, et proviseur du lycée Bonaparte en 1851. On lui doit : des traductions de la Rhétorique d’Aristote, Paris, 1822, in-8°, de Denys d’ Halicarnasse, 1826-27, 3 vol. in-8°, et d’Ovide, 1835-36, 5 vol. in-8°, celle-ci pour la Bibliothèque latine- française de Panckoncke; des éditions de Pline le Jeune, 1831, 2 vol. in-8°, de Suétone, 1835-36, 2 vol. in-8°, et de la Rhétorique de Philodème, 1841, in-8°; une édition et traduction de Dion Cassius, 1845-55, 4 vol., qui ne vont que jusqu’au livre xx.l inclusivement; des Mémoires sur la Rhétorique chez les Grecs, 1839, in-4°.
GROTEFEND (George-Frédéric), philologue, né à Munden en 1775, m. en 1853 , fut directeur du lycée de Hanovre depuis 1825. L’un des premiers, il essaya l’interprétation des inscriptions cunéiformes. Outre un grand nombre d’articles fournis à l 'Encyclopédie d’Ersch et Griiber, il a laissé , entre autres ouvrages : Rudimenta lingues Umbricœ, Hanovre, 1835-38, 8 cahiers in-4°; Rudimenta linguœ Oscæ, 1839; Essai sur la géographie et l’histoire de V Italie ancienne, 1840-42, rempli d’hypothèses trop hardies.
GRUBER (Jean-Godefroy), savant allemand, né en 1774 à Naumbourg-sur-Saale, m. en 1851, prit part à la rédaction de la Gazette littéraire d’Iéna depuis 1803, et obtint une chaire de philosophie à l’Université de Wittemberg en 1811, à celle de Halle en 1816. On a de lui ; un Essai sur la destinée de l’homme, 1800; des Dictionnaires d’Esthétique, de Mythologie, et de Synonymes, etc. Mais il est surtout connu comme collaborateur du Conversation’ s Lexicon, et pour avoir dirigé avec Ersch une vaste Encyclopédie universelle des sciences et des arts. B.
GRU1THUISEN (François de Paule ), astronome et naturaliste, né en 1774 au château d’Altenberg, sur le Leeh, m. en 1852, entra en 1788 comme chirurgien dans l’armée que l’Autriche envoyait contre les Turcs, fut professeur d’histoire naturelle à l’École de médecine de Munich, et accepta en 1826 la chaire d’astronomie dans l’Université de cette ville. On lui doit d’intéressantes recherches microscopiques et l’invention d’un instrument lithotriteur. Ses principaux ouvrages sont : Anthropologie, 1810; Organozoomie, 1811; De la nature des comètes, 1811; Essais de physiognosie et d’éautognosie, 1812; Histoire naturelle du ciel éloilé, 1837 ; Critique des plus récentes théories de la terre, 1838 ; Méthode trigonométrique pour mesurer la hauteur des