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HAG HAL

HAAG (Eugène), écrivain protestant, né à Montbéliard en 1808, m. en 1868, a publié : Vie de Luther, 1839; Vie de Calvin , 1840; et, en collaboration avec son frère Emile (né en 1810, m. en 1865) : la France protestante , ou Vies des protestants français qui se sont fait un nom dans V histoire, 1847-59, 9 vol. gr. in-8°.

HAAS (Johann-Matthias), géographe allemand, né à Augsbourg en 1684, m. en 1742, fut agrégé à l’Université de Leipzig en 1716, et enseigna depuis 1720, à Wittemberg, les sciences mathématiques et géographiques. Parmi ses ouvrages, on remarque : Tabula llungariœ, Nuremberg, 1744; Tabula imperii Russici et Tartariœ universœ, 1746 ; Phosphorus Historiarum, seu Prodromus tlieatri summorum imperiorum, 1742, in-fol. ; Historiæ universalis politicæ idea plane nova ac légitima , 1743; Allas historique, en 6 parties, 1750, in-fol.

HABAB, peuple de l’Afrique orientale, entre la mer Rouge à l’É., l’Aïn-Saba et le Barka inférieurs à l’O. , et entre 16°-18° lat. N. Ils sont Abyssins, originaires du Tigré, dont ils ont émigré il y a plus de 200 ans, mais dont ils parlent encore la langue. C’est une belle race, au teint plus rouge que noir ; ils sont divisés en tribus , ayant chacune un chef [Kinlebay ou Kandeba). Ceux qui habitent à l’O. sont encore chrétiens; ceux de l’E. ont embrassé l’islamisme, depuis qu’ils sont tributaires des Turcs de Massaouah. Leurs villes principales sont Wasentali et Af-Abad, celle-ci peuplée d’env. 6,000 hab. C. P.

HABENECK (Antoine-François), violoniste, né à Mézières en 1781, m. en 1849. Élève de Baillot au Conservatoire de Paris, il remporta le 1er prix en 1804, et fit partie de l’orchestre de l’Opéra, où il remplaça Kreutzer. Directeur de cette grande scène de 1821 à 1824, puis chef d'orchestre jusqu’en 1846, il fonda et dirigea les concerts du Conservatoire de Paris. On a de lui diverses pièces pour le violon, et quelques morceaux de l’opéra la Lampe merveilleuse, laissé inachevé par Benincori. B.

HABESCH-ET-HEDJAZ (Eyalet d’), gouvernement général de l’Empire ottoman, comprenait, jusqu’en 1866, avec la côte orientale de la mer Rouge ou Hedjaz, la côte occidentale ou d’Abyssinie, dont Habesch est le nom indigène. Le ch.-l. de l’eyalet est Djeddah dans l’Hedjaz. Les deux livahs de Souakin et de Massaouah, sur le littoral abyssinien, ont été cédés en 1866 par la Porte au viceroi d’Egypte. C. P.

HACKÉRT (Philippe), peintre de paysages, né en 1737 à Prenzlau, m. en 1807. L’impératrice Catherine II lui ayant commandé deux tableaux représentant le combat naval de Tchesmé et l’incendie de la flotte turque, le comte Orloff, qui se trouvait avec une escadre russe à Livourne , fit sauter devant lui une de ses frégates, afin qu’il pût représenter avec vérité l’explosion d’un navire.

I1ADJOUTES, tribu d’Arabes Bédouins de la province d’Alger, près de la Mitidja. Descendants d’individus expulsés des autres tribus , ils étaient redoutés pour leur penchant au pillage et au meurtre.

HAGEN (Frédéric-Henri Von der), littérateur, né à Schmiedeberg (Prusse) en 1780, m. en 1856, a publié : Anciennes poésies allemandes du moyen âge (avec Büsching), Berlin, 1809; Musse de littérature et d’art ancien allemand (avec Büsching), ibid. , 1809-11, 2 vol.; Études sur l'histoire des Niebelungen , ibid., 1810; Poésies de l'ancienne Edda, ibid., 1812; Esquisse littéraire de l'histoire de la poésie allemande lavée Büsching), ibid., 1812; Recueil pour servir à l’étude de la littérature et de l’art ancien allemand (avec Docen , Büsching et Hundeshagen) , Breslau, 1812; Poésies de T Edda sur les Niebelungen, ibid., 1814; Romans héroïques

des pays du Nord, ibid., 1814-28, 5 vol.; Mythes et poèmes anciens du Nord en langue danoise, ibid., 1814; Traditions héroïques de l’Allemagne et des pays du Nord , Berlin, 2e édit., 1855 , 2 vol.; Tableaux héroïques tirés des cycles de Charlemagne, d'Arthur, de la Table Ronde, etc., Breslau, 1819-21, 2 vol.; les Minnesinger , Leipzig, 1838-56, 5 vol.; des Formes primitives de la légende de Faust , Berlin, 1844; Tableaux de la vie et de la poésie chevaleresques, ibid., 1856, etc. Von der Hagen a encore donné des éditions des Niebelungen , du Heldsnbuch, des œuvres de Godefroy de Strasbourg.

HAGER (Joseph), sinologue allemand, né à Milan en 1757, m. en 1819, fut professeur d’allemand à Oxford en 1806, de langues orientales à Pavie en 1809, puis bibliothécaire à Milan. On a de lui : An explanation of the elementary characters of the chinese, Londres, 1801 , in-fol.; Dissertations on the newly discovered Dabylonian inscriptions, ibid., 1801, in-4°; Monument de Yu, Paris, 1802, in-fol.; Panthéon chinois, ibid., 1802, in-4° ; Description des médailles chinoises du cabinet impérial de France, ibid., 1805, in-4°; Eléments of the chinese language, Londres, 1806, in-8°; Memoria sulla bussola orientale , Pavie, 1810, in-fol.; Minière dell’ Oriente, Milan, 1811, iu-4°, etc.

HAHN (Charles-Auguste) , philologue allemand, né à Heidelberg en 1807, m. en 1857, devint en 1838 agrégé à l’Université d’Heidelberg, et y obtint en 1847 la chaire d’ancien allemand. En 1849, il fut appelé à Prague, et, en 1851, à Vienne, où il fit pendant cinq ans des cours trèssuivis sur la langue et la littérature allemandes du moyen âge. Il a publié : Petites poésies de Striclcer , poète du xine siècle, Quedlimbourg et Leipzig, 1839; Poésies des xne et xme siècles, ibid., 1840; Grammaire du haut allemand aux diverses époques de la langue, Francfort et Prague, 1842-52, 4 vol.; le Lancelot de Ulrich de Zatzikhoven, Francf. , 1845 ; une édition des Niebelungen, d’après les travaux critiques de Lachmann, Prague, 1851 ; une édition de la Gudrun, Vienne, 1853, d’après les travaux critiques de Müllenhoff ; des Ex traits choisis du Tristan de Godefroy de Strasbourg , Vienne, 1855.

IIALDENWANG (Christian), graveur, né à Durlach en 1770, m. en 1831 , commença par se distinguer dans le genre de l’aqua-tinta , et fut appelé, en 1796, à Dessau, où l’on venait de fonder une Société chalcographique. En 1803 , il passa à Carlsruhe, avec le titre de graveur de la cour. Il a gravé , pour le Musée Napoléon et le Musée royal, des paysages d’après Ruysdaèl, Poussin, Claude Lorrain, etc. Ses plus remarquables travaux sont : les Heures, 4 planches d’après Claude Lorrain, et les Chutes d’eau, 2 planches d’après Ruysdaël.

HALEVY ( Jacques-François-Fromental-Elie), compositeur de musique, né à Paris en 1799, de parents israélites, m. en 1862, entra au Conservatoire en 1809, fut élève de Berton et de Cherubini, remporta, en 1819, le grand prix de composition, et fut chargé, en 1820, à l’occasion de la mort du duc de Berry, de mettre en musique le psaume De profundis. Il avait écrit déjà la partition des Bohémiennes (grand opéra qui ne fut jamais représenté), lorsqu’il partit pour l’Italie. De retour en France, il composa deux nouveaux opéras, qu’on ne joua pas davantage, Pyymalion (1823), et les Deux Pavillons (1824). Enfin, en 1827, le théâtre Feydeau accepta de lui un opéra-comique en un acte, l’Artisan, dont le succès fut médiocre. L’année suivante, Ilalévy écrivit, en collaboration avec Rifaut, et pour la fête de Charles X, un autre acte intitulé le Roi et le Batelier. Nommé pianiste-accompagnateur du Théâtre-Italien, il y donna, en 1829, un opéra en 3 actes, Clari, où M“c Malibran avait un rôle, et qui commença réel-

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