HER
HES
grandes guerres de 1792 à 1815. L’insigne est une médaille de bronze, qui porte d’un côté l’effigie de Napoléon Ier; de l’autre, en exergue : Campagnes de 1792 à 1815; et au centre : A ses compagnons de gloire, sa dernière pensée, 5 mai 1821 (date de la mort de Napoléon). Cette médaille se porte à la boutonnière, par un ruban vert foncé, rayé de rouge. Tous les anciens militaires, même ceux des pays étrangers qui firent partie de la France jusqu’en 1814, purent la réclamer, en produisant leurs étatsple, services.
HÉLÉNOPONT (Province romaine d’j , formée par Constantin en souvenir et à la mort de sa mère Hélène, en 328. 11 la démembra de la province de Pont, à laquelle il enleva sa partie occidentale avec 8 villes. La métropole était Amasia. Cette province, qui dépendait du Diocèse de Pont, de la Préfecture et de l'Empire d’Orient, correspondait aux livalis actuels d’Amasia et de Tokat dans l’eyalet de Shvas , et à celui de Sinope dans l’eyalet de Kastamouni. C. P.
HÈLÉNUS , fils de Priam, était un habile devin. Pris par Ulysse pendant le siège de Troie, il devint ensuite esclave de Pyrrhus, gagna son amitié par des services importants, et reçut de lui Andromaque pour épouse, ainsi qu’une partie de ses Etats.
HELLESPONT (Prov. romaine d’), formée par Vespasien, renfermait les Thraces d’Asie, et ceux d’Europe qu’il détacha du gouvernement de Mésie, auquel la Thrace avait été annexée depuis sa soumission par Claude. Cette prov. dura peu ; sous les premiers successeurs de Vespasien, les villes asiatiques de l'Hellespont appartinrent, comme jadis, à la prov. d’Asie, tandis que la Thrace d’Europe fut maintenue comme prov. particulière. Tout porte à croire qu’il faut rapporter ce changement à Domitien. On ne retrouve ensuite de province d’Hellespont que dans les actes du concile deSardique, en 347, ce qui permet d’en rapporter la création à Dioclétien ou à Constantin Elle avait pour métropole Cyzique, et dépendit d’abord du Diocèse d’Asie; Théodose la plaça sous la juridiction du proconsul d’Asie. Elle correspondait aux livahs actuels de Bigha, Erdek, Karasi, et Aïvalek, dans l’eyalet de Khodavemliguiar. C. P.
HENRION (Mathieu-Richard-Auguste), né à Metz en 1805, m. en 1852, fut d’abord avocat à Paris, prds conseiller à la Cour royale de la Guadeloupe, vers 1841 , et à la Cour impériale d’Aix en 18.52. Après 1840, il dirigea, pendant quelque temps, le journal l'Ami de la Religion. Il a beaucoup écrit; ses principaux ouvrages sont : Histoire littéraire delà France au moyen âge, 1837, 2e édit., in-8°; Code ecclésiastique français, 2e édition, 1829, 2 vol. in-8°; Histoire îles ordres religieux jusqu’à l’établissement des ordres mendiants, 1832, 2e édit., 2 vol. in— 1 2 ; Histoire de la Papauté1832, 3 vol. in-8°; Histoire générale de l’Eglise pendant les xvme et XIXe siècles, 1 836 , 4 vol. in-8°; Histoire de France, 1837-41, 4 vol. in-8° ; Histoire générale des missions catholiques, depuis le xu Ie siècle, 1844-47,2 vol. in-8»; Histoire ecclésiastique , depuis la Création jusqu’au pontificat de Pie IX, 1852-56, 11 vol. in-8°, ouvrage inachevé, qui doit avoir 25 vol.
HENSEL (Guillaume), peintre, né en 1794 à Trebbin (Prusse], m. en 1862, étudia pour être ingénieur, et sentit s’éveiller son génie pour les arts en visitant les musées de Paris. Après avoir exécuté, pour vivre, un grand nombre de portraits et des rideaux de théâtre, il se rendit à Rome en 1823, avec une pension du gouvernement, y travailla pendant cinq ans, et devint peintre du roi de Prusse. Parmi ses œuvres, on cite une copie de la Transfiguration de Raphaël, le Christ devant Pilate , Jésus et la Samaritaine, le duc de Brunswick au bal de Bruxelles avant la bataille de Waterloo. Il n’a pas fait moins de 800 portraits de contemporains célèbres.
HERHAN (Louis-Étienne), imprimeur et fondeur en caractères, né à Paris en 1768, m. en 1854, imagina d’employer des caractères en creux et de bronze, avec lesquels on composait typographiquement comme avec les caractères en relief; les pages ainsi obtenues formaient comme des moules, et servaient au clichage, qui s’opérait sur la matière même ramollie par le feu , en prenant une empreinte par le choc d’un mouton ; cela donnait au cliché une dureté plus grande.
HER1BANNUM. V. Ban.
HERMANN (Charles-Fréd.), philologue et archéologue, né en 1804 à Francfort-sur-l’Oder, m. en 1855, se fit recevoir agrégé à l’Université de Heidelberg en 1826, obtint en 1832 une chaire de philologie à Mai-bourg, où il fut en même temps conservateur de la bibliothèque universitaire et directeur du séminaire philologique, et fut
appelé en 1842 à la chaire d’éloquence classique de Gœttingue. Là il organisa une École normale, et créa un Institut d’archéologie et de numismatique, ün a de lui , entre autres ouvrages : Quæsliones de jure et auctoritate magislraluum apvd Athenienses, Heidelberg, 1829; des Rapports de la philosophie spéculative moderne avec l’ archéologie classique, en allem., ibid. , 1829; Progymnasmuta ad Aristophanis Equités, Marbourg, 1835; Quæsliones Ædipodeæ, ibid., 1837 ; Vindiciœ Platonicœ, ibid., 1839 ; Histoire et système de la philosophie de Platon, en allem., Heidelberg, 1839; Antiquitales Laconicæ , Marbourg, 1851; Traité des antiquités grecques, en allem., Heidelberg, 1841-52, 3 vol., ouvrage devenu classique; Lectiones Persianæ, Marbourg, 1842 ; Leçons d’archéologie ou d’histoire de l’art de l’antiquité classique, en allem., Gœttingue, 1844; la Science des mois chez les Grecs, ibid., 1844 ; Défense de l’authenticité des Lettres de Cicéron à Brutus, ibid., 1845; Symboles ad doctrinam Juris altici , ibid., 1847 ; des Etudes des artistes grecs, en allem., ibid., 1847 ; de la Loi et de l’Autorité législative de l’antiquité grecque, en allem., ibid., 1849; de Parlibus animæ immortalibus secundum Plntonem, ibid., 1850; Vindiciœ Juvenaliœ, ibid., 1854; des Principes et de l’application du droit penal dans l’antiquité grecque, en allem., ibid., 1855; du Sentiment artistique des Romains, ibid., 1855.
HERUN DE VJ I .I.l.F» )SSE (Antoine-Marie, baron), ingénieur, né à Paris en 1774, m. en 1852, fut inspecteur des mines depuis 1801. Le gouvernement français le chargea, après la conquête du Hanovre (1803), de surveiller l’exploitation des mines du Hartz, puis l’envoya étudier les mines de la '-axe et de la Bohême en 1806, et de la Pologne en 1807. Héron organisa ce service dans le royaume de IVestphalie et dans le grand-duché de Berg en 1809, et remplit d’autres missions scientifiques en 1813 dans la ( arniole, la Carinthie et le pays de Salzbourg-. Maître des requêtes en 1814, membre libre de l’Académie des sciences en 1816, secrétaire du cabinet de Louis X V 111 en 1820, 4 fut conseiller d’Etat de 1824 à 183o. R a publié: Essais sur l’histoire de la Révolution française, 1800, ouvrage bizarre, composé de passages empruntés aux auteurs latins ; de la Richesse minérale, 1810-19, 3 vol. in-10 ; des Combustibles minéraux, 1826 ; Recherches statistiques sur l'état actuel des usines à fer de la France 1827 ; des Métaux en France, 1828. 11 a inséré aussi d’importants articles dans le Journal des Mines.
HERSENT (Louis), peintre, né à Paris en 1777, m. en 1860, élève de Régnault. Ses premières œuvres furent : Narcisse se mirant dans l’eau, 1802; Achille livrant Briséis aux hérauts d’ Agumemnon, 1804; Atala s’ empoisonnant dans les bras de Chactas, 1806; Fénelon ramenant une vache à des paysans, 1810; Passage du pont de Landshut par le comte de Lobau ( au musée de Versailles), 1810; Las Cases soigné par des sauvages , 1814; Louis XVI secourant des malheureux pendant l'hiver de 1788 (au musée de Versailles), 1817 : Daphnie et Chloé, et la Mort de Bichat , 1817; l'Abdication de Gustave ll'asa, 1819, tableau brûlé en 1848 au Palais-Royal, mais dont on a la gravure par Henriquel Dupont; Rut U et Bonz, 1822, gravé par Tardieu; les Religieux du mont Saint- Gnlhard, 1824. Hersent exécuta un grand nombre de portraits, entre autres ceux du duc de Richelieu, du duc d’Angoulême, du roi Louis-Philippe, et des princes et princesses de la famille d’Orléans, de Casimir Périer. de Delphine Gay, etc. Ses travaux lui avaient ouvert en 1822 les portes de l’Institut. A la mort de Girodet, en 1825, il fut nommé professeur à l’École des Beaux-Arts. Sa peinture est bien ordonnée; l’expression en est juste, l’exécution soignée, finie, mais sans largeur et sans accent; son dessin est pur, mais son coloris manque d’éclat. — Mme Hersent, née à Paris en 1784, m. en 1862, cultiva aussi la peinture. Outre des portraits, elle a laissé : la Mère abandonnée, 1814; St Vincent de Paul et les dames de charité, 1819; Visite de Sully à la reine après la mort de Henri IV, 1822; Louis XIV bénissant son arrière-petit-fils, 1824 (au musée du Luxembourg), etc. B.
HESS (Charles- Ernest-Christophe), habile graveur, né à Darmstadt en 1755, m. en 1828, apprit les éléments de son art à Manheim, alla se perfectionner à Augsbourg en 1776, et obtint en 1782 le titre de graveur du duc de Bavière. Parmi les tableaux qu’il a gravés, on distingue : l'Assomption du Guide, le Charlatan de Gérard Dow, les portraits de Rubens et de sa femme, une Ste Famille de Raphaël, le Jugement dernier de Rubens, le St Jérôme de Palma, et l’ Adoration du divin Agneau de Van-Eyck. — - Un de ses fils, Charles Hess, né à Dusseldorf en 1801, m. en 1863, cultiva avec distinction la peinture de genre et le paysage.
HESSE-ET-NASSAU (Province prussienne de), formée