‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 794 sur 864 · HEL · texte numérisé non relu

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dent, né à Versailles en 1789, m. en 1865, entra en 1805 à l’École militaire de Fontainebleau , fit les campagnes de Prusse, de Pologne et d’Espagne, fut blessé et pris par les Anglais à la bataille des Arapiles , ne recouvra la liberté qu’à la Restauration , commanda un régiment dans la guerre d'Espagne en 1823, devint maréchal de camp en 1828, directeur de l’administration de la guerre et député de l’Aude en 1830, remplit les fonctions d’aide de camp de Marmont pendant les journées de juillet 1830, fut mis eu disponibilité par le nouveau gouvernement, rentra à la Chambre comme député de Montpellier en 1834, reçut en 1838 le commandement de la 11e division militaire, passa lieutenant-général en 1841 , commanda le camp de SMJmer en 1842, fut nommé pair de France en 1846, siégea à l’Assemblée législative de 1849 comme député de l’Aude, et fut quelque temps ministre de la guerre. Il supprima alors la succursale de l’hôtel des Invalides à Avignon, et créa le comité consultatif de l’Algérie, ainsi que l’Ecole centrale de médecine et de pharmacie militaires. Gouverneur général de l’Algérie en 1850, il fut nommé, en 1852, sénateur et grand référendaire du Sénat. B.

HAWTHORNE (Nathaniel), romancier américain, né en 1809 à Salem (Massachusetts), m. en 1864, fut quelque temps inspecteur des douanes dans sa ville natale et consul à Liverpool. Il a publié : Contes dits et redits, 1837 et 1842, 2 vol., dont les sujets sont assez bizarres et le style tourmenté ; le Roman de Blithedale, peinture de la vie rurale dans les idées de Fourier et d’Owen; Journal d'une croisière en Afrique, rédigé d’après les notes d’un officier de marine; Mousses d'une vieille maison, charmantes esquisses que les Américains considèrent comme égales aux meilleurs essais de Washington Irving; la Lettre rouge, le plus profond et le plus pathétique des ouvrages de l’auteur ; la Maison aux sept pignons, 1851, son chef-d'œuvre; le Livre des merveilles, recueil de mythes classiques et de légendes pour les enfants; le Fauteuil du grand-père, biographies tirées de la vieille histoire puritaine; Contes de Tanglewood, 1855, etc. Hawthorne offre un mélange d’observation vraie, d’imagination fantasque, de douce ironie et de philosophie humoristique. B.

HAYNAU (Jules-Jacques, baron de), général autrichien, né à Cassel en 1785, m. en 1853, prit part aux campagnes de 1805, 1809, 1813 et 1814, devint feld-maréchal lieutenant en 1844, commandant de Temeswar en 1847, partit pour l’armée de Lombardie en 1848, réprima avec une grande rigueur la révolte de Brescia en 1849, alla au siège de Venise, fut appelé au commandement en chef de l’armée employée contre la Hongrie, prit Raab, Szegedin, Temeswar, ordonna de terribles exécutions à Pesth et à Arad, mais perdit ses pouvoirs eu 1850 pour en avoir abusé. B.

HEBBEL (Frédéric), poêle dramatique allemand, né en 1813 à Wesselburen, dans le pays des Dithmarses (Holstein), m. en 1863, s’est fait remarquer par la hardiesse de ses conceptions et l’énergie de son style. Parmi ses tragédies, que gâtent trop souvent l’horreur des situations et l'exagération des sentiments, on cite : Judith, 1841; Geneviève, 1843; Marie-Madeleine, 1844; Ilérode et Marianne, 1850; Julie, 1851; Agnès Rernauer, 1854; Gygès et son anneau, 1856. Il a laissé aussi quelques comédies, des contes et nouvelles, des poésies diverses.

HEDLINGER (Jean-Charles), célèbre graveur de poinçons, né en 1691 à Schvvytz, m. en 1771, fut un des plus grands maîtres dans l’art du médailleur. Il excellait à reproduire les chairs, les cheveux et les costumes; son habileté technique était incomparable.

HÉGÊMON, de Thasos, poète de l’ancienne Comédie grecque, vivait au temps de la guerre du Péloponèse. Aristote I Poét.) lui attribue l’invention de la parodie.

HEI BERG (Jean-Louis), écrivain danois, fils de Pierre- André Ileiberg (F. dans le Dictionn.), né en 1791 à Copenhague, m en 1860, débuta par une imitation de Don Juan, et par une pièce intitulée le Potier Waller. Professeur de langue et de littérature danoises à l’Université de Kiel, il renonça à l’enseignement pour se fixer à Copenhague, où il devint directeur du théâtre royal en 1849. On a de lui : de Poeseos dramalicœ genere hispanico et præsertim de Pelro Calderone delà Barca, Copenhague, 1817, in-80; Traité des formes grammaticales de la langue danoise, Æson, 1825; du Vaudeville, Copenhague, 1826; la Mythologie du Nord d'après l'Edda et les poésies d'OEhlenschlceyer, Sleswig, 1827. Comme auteur dramatique, Heiberg passe pour le plus fécond et le plus populaire du Danemark ; il s’est essayé dans le vaudeville, la comédie et le drame lyrique. Ses OEuvres poétiques ont été réunies à Copenhague, 1 833— 41, 9 vol., et 1845-47, 8 vol .; ses OEuvres en prose, ibid.,

1841-44, 3 vol. Un volume de ses Nouvelles a été traduit en français par Marmier. B.

HEIDEGGER (Charles-Guillaume), baron de Heideck, général et artiste allemand, né en 1788 à Saaralben (Lorraine), m. en 1861, servit depuis 1805 dans les troupes bavaroises, et de 1810 à 1813 dans l’armée française, alla combattre en 1836 pour l’indépendance de la Grèce, et fit partie du conseil de régence pendant la minorité du roi Othon. 11 a peint quelques fresques de la Glyptothèque de Munich et un grand nombre de paysages remarquables.

HEI.VI (François-Joseph), peintre d’histoire, né en fl 87 à Béfort, m. en 1865, fut élève de Vincent, et remporta en 1807 le grand prix à l’Ecole des beaux-arts de Paris. En 1829, il fut nommé membre de l’Institut à la place de Régnault, et, en 1831, succéda à Lethière comme professeur à l’Ecole des beaux-arts. Bien que ses œuvres aient le mérite de la composition et du mouvement, et même une assez bonne couleur, il ne fut jamais populaire. Qn distingue : le Martyre de St Cyr et de Ste Juliette, sa mère, 1819, dans l’église SMGervais, à Paris; le Martyre de St Hippolyte, 1822, à Notre-Dame ; le Massacre des Juifs, ou la Prise du Temple de Jérusalem par les Romains, 1824, au musée du Luxembourg; St Hyacinthe ressuscite un noyé, 1827, à Notre-Dame; le Roi distribuant les récompenses au salon de 1824, 1827 ; le plafond de la salle des vases étrusques au Loi%re, représentant le Vésuve recevant de Jupiter le feu qui doit consumer Herculanum et Pompéi ; le plafond de la salle de Joseph Yernet au même musée, représentant la Renaissance des arts en France ; Louis-Philippe recevant les députés de 1830 au Palais-Royal, 1834, et le Champ de Mai du 1er juin 1815, aumusée de Versailles; la décoration de la chapelle des âmes du purgatoire à l'église Sl-Sulpice ; les peintures, allégories et médaillons que le gouvernement fit exécuter à la Chambre des députés en 1844; une Lecture faite par Andrieux ait Théâtre- Français, 1847. Heim a fait aussi un grand nombre de portraits. B.

HEINE (Henri), poète et littérateur allemand, né à Dusseldorf en 1800, de parents israélites , m. en 1856. Ses premiers Poèmes parurent à Berlin en 1822. L’année suivante, il donna deux tragédies, Almanzor et Radcliff, ainsi que V Intermède lyrique. En 1825, il se fit protestant , on ne sait pourquoi, car il montra toujours en religion le scepticisme le plus railleur. La réputation de Heine ne fut réellement fondée qu’après la publication de ses ReiseOHder ou Impressions de voyages, Hambourg, 1826-27, 2 vol. ; cet ouvrage, auquel il ajouta 2 vol. en 1830-31 , et qu’il traduisit lui-même en français , excita l’enthousiasme de la jeunesse allemande par des idées politiques d’une portée audacieuse. Des Lieders (chants) , Hambourg, 1827, eurent aussi beaucoup de succès. La Révolution française de Juillet 1830, en exaltant l’imagination de Heine, l’arracha à la poésie, et 1 égara sur le terrain de la politique : il se fit journaliste, convia l’Allemagne sous le drapeau de la démoci’atie , et dut bientôt abandonner le territoire prussien. Retiré à Paris, où il toucha une pension du gouvernement de 1836 à 1848 , il désespéra de l’énergie politique de ses compatriotes , qu’il accablait de ses sarcasmes , tomba dans l’indolence et le dégoût , et pratiqua la plus complète indifférence en toute matière. Il devint presque aveugle, et fut paralytique pendant 8 ans. Ses derniers ouvrages furent : Kahldorf ou Lettres sur la noblesse, Hambourg, 1831 ; Essais sur l’histoire de la littérature moderne en Allemagne, 1833 ; État de la France , 1833 , réunion d’articles sur Paris publiés dans la Gazette d’Augsbnurg ; les Femmes de Shaltspeare, Paris et Leipzig, 1839; sur Bœrne , 1840; Nouvelles histoires., 1844; de T Allemagne, 1855, 2 vol. in-18; Lutèce , 1855 , 1 vol. in-18 , ouvrage renfermant des lettres adressées de Paris à la Gazette d' Augsbourg de 1840 à 1843. Heine a été un des hommes les plus spirituels de son temps , et sa causticité fut inépuisable; il n’a presque rien d allemand , et l’élégance , la facilité avec laquelle il écrivait le français , la raillerie qu’il a semée sur la philosophie de Hegel après en avoir été le fervent adepte , font que les Allemands le considèrent presque comme étranger à leur pays. D’une imagination vive et pleine de contrastes, il a porté jusque dans la poésie son ironie douloureuse et son scepticisme. On lui reproche un ton de sentimentalité parfois outré, et un genre de lyrisme qui conduirait à la destruction de toutes les lois du rhythme. lia la double nature de poète lyrique et d’écrivain humoriste, unit 1 impiété de l’esprit à la grâce de l’imagination. B.

HÉLÈNE (Médaille de Sainte-), décoration que Napoléon III institua, par décret du 12 août 1857, pour honorer, par une distinction spéciale, les militaires qui ont combattu sous les drapeaux de la France dans les

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