kil. carr. ; 1350 kil. de long, sur 150 à 400 de
large. Pop., 8,000 hab., Kamtchadales, Koriaks et Russes. Ch.-l., Pétropautowski ou Avatsr.ha. Climat froid: vents trèsâpres et épais brouillards. Côtes généralement hérissées de falaises, surtout à l’E. Sol presque stérile, sillonné par des montagnes volcaniques; le Klutchevskoï atteint 4,804 mèc. de hauteur. Végétation chétive; forêts de sapins, peupliers, cèdres, saules, genièvres. Il y a peu d'animaux domestiques, mais beaucoup d’animaux à fourrures, ours, lynx, renards, loutres, castors, rennes, martres zibelines, etc. On exporte environ 30,000 fourrures par an. Pêche abondante. — Le Kamtchatka fut inconnu aux Russes jusqu’en 1690; ils le soumirent en 1706. L’agriculture n’y a été introduite qu’en 1810, et n’a encore donné que peu de résultats pour les céréales. Après avoir fait partie du gvt dTrkoutck, il forme auj. une des divisions du littoral de la Sibérie orientale. Un gouverneur militaire réside â Pétropaulowski. B.
KAMYSCIIIN, v. de la Russie d’Europe, gvt et à 180 kil. S. -S. -O. de Saratov, sur la rive droite du Volga , par 50° 5’ Iat. N. , 43° 4’ long. E. ; 11,248 hab.
KANA, brg do la Turquie d’Asie. V. Cana.
KANARA, auc. prov. de l’Hindoustan (Dekkan méridional), sur la côteO., comprise auj. dans la présidence anglaise de Madras ; par 12" 5’-15° 30’ lat. N., et 71" 50’- 73° 25’ long. E. ; entre le territoire de Goa et le Bedjapour anglais au N., le Maïssour à TE., le Malabar au S., et la mer d’Oman à l’O. Superf., 195,000 kil. carr.; 400 kil. de long sur 100 de large. Pop., 760,000 hab. Ch.-l., Mangalore. Sol traversé par les Ghattes occidentales, bien arrosé, fertile en riz , canne à sucre, poivre, bétel, cardamome, bois de sandal et de tek, coton, tabac. Elève de moutons. Salines sur les côtes. — Le Kanara, conquis par Haider- Ali en 1767, fut cédé aux Anglais en 1799.
KAND, royaume, forteresse en sanscrit; terminaison commune â plusieurs noms boukhares : TaschKXüD, bourg des pierres ; Samar kand, ATiokand, etc
K AN DA II AR, auc. Alexandrie du Caucase ou Alexandrie d’Arachosie ? autrefois Gandhara, et quelque temps Nadir- Abad, v. de l’Afghanistan ou roy. de Kaboul, ch.-l. de la prov. de son nom, à 300 kil. S.-O. de Kaboul, entre l’Ourghandab, aftl. de THelnend, et le Tarnak, au centre du pays des Douranis; par 32® 20’ lat. N. et 64" long. E. ;
100.000 hab. C’est la ville la plus industrieuse du royaume; elle en fut la capitale de 1747 à 1774. On y voit le tombeau d’ Ahmed-Chah. Près de là sont les ruines d’une autre Kandahar, qui fut détruite par Nadir. — Occupée en 1839 par les Anglais, qui firent sauter ses fortifications
kandahar, province de l’Afghanistan, entre le royaume d’Hérat au N., la prov. de Kaboul au N.-E., celle de Siwistan au S.-E., le Béloutchistan au S., le Sigistan au S.-O., et la prov. de Ferrah à l’O. Ch.-l., Kandahar.
KAN
KAN
KANDEISCH, anc. prov. de l’Hindoustan (Dekkan septentrional), au N.-O., entre le Malwa au N., le Bérar et ï’Allahabad à l’E., l’Aurengabad au S., et le Guzzerat à l’O. ; comprise auj. dans la présidence anglaise de Bombay ; 360 kil. sur 160; 2,000,000 d’hab. Ch.-l., Nandode. Sol traversé par les Ghattes, arrosé par la Nerbuddah et le Tapti, boisé et fertile, mais mal cultivé, et plein d’animaux sauvages. — Gouverné au xv® siècle par des princes afghans, le Kandeisch passa sous la domination du Grand-Mogol, puis sous celle des Mahrattes; en 1818, les Anglais en enlevèrent la plus grande partie au souverain d’Holkar ; le reste est au royaume de Sindhya.
KANDJAM, anc. nom du Coïmeetour.
KANDOUZ, v. du Turkestan. V. Koundouz.
KANDSAG, v. de Russie. V. Ie'lisavetpol.
Jf ANDY, v. de l’île de Ceylan. V. Candy.
KANE , riv. de Sibérie, naît dans lr Petit-Altaï, coule au N., et se jette dans l’Iénisséi. Cours de 450 kil.
KANETI, lieu du Turkestan, sur la route de Boukhara à Khokand. Victoire d’Abdallah-Saheb-Kéran , khan de Boukhara, sur les khans de Tachkent!, du Turkestan et du Kaptchak, en 1569.
KANEV, v. de la Russie d’Europe, gvt et à 105 kil. S.-E. de Kiev, sur le Dniéper; 2,600 hab. Autrefois place forte, prise par Batou-Khan en 1239. Catherine II y eut une entrevue avec ie roi de Pologne Stanislas-Auguste, en 1782.
KANG-HI, empereur de la Chine, né en 1653, m. en 1722, succéda à son père Choun-Tchi, à l’âge de 8 ans, mais ne commença à régner par lui-même qu’en 1666. Sous son règne, un des plus longs et des plus glorieux de l’Empire, eurent lieu quelques invasions des Tatars-Mongols, qui furent repoussées avec succès. Il encouragea les sciences et les arts, qu’il cultivait lui-même, protégea les missionnaires jésuites, et autorisa l’exercice de la religion chrétienne, 1692. Kang-hi a composé un grand nombre d'ouvrages, entre autres, des Maximes pour le gouvernement des Etats , et des Instructions morales pour son fils.
KANGIIR1 , v. d’Anatolie. V. Kiangari.
KANGOUROUS (île des), en anglais ICanguroo, île do Mélanésie, sur la côte S. de la Nouvelle-Hollande, où elle ferme le golfe Sl-Vincent, par 35° 43' lat. S., et 135° 38' long. E. ; 4,750 kil. carr. Découverte en 1802 par Flinders, qui lui donna le nom qu’elle porte, à cause des nombreux kangourous que son équipage y tua. Visitée par l’amiral Baudin en 1803.
KANGRAH ou NAGORKOTE, v. de l’Hindoustan anglais, dans la présidence du Pendjab, sur une montagne, près du Ravi; 20,000 hab. Citadelle.
KANISA (Alt- ou Ungrisch-) , v. de Hongrie (Bacs), sur la rive dr. de la Théiss, à 79 kil. E.-N.-E. de Zombor; 9,000 hab. Gymnase de Piaristcs.
kanisa ( nagy- ), v. de Hongrie (Szalad), sur la Kanisa, ù 35 kil. S. d’Egerszegh; 8,500 hab. GymnasedePiaristes. Importantes foires à bestiaux.
KANITZ , v. de Moravie. V. Kaunitz.
K A N-KI AN G j riv. de Chine, naît dans le S. de la prov. de Kian-si , coule à l’E. , puis au N., et se jette dans le lac Poyang. Cours de 600 kil.
KANO ou GHANAT, v. de la Nigritie, cap. du pays de Haoussa , à 150 kil. S.-E. de Cachena ; par 12° lat. N. et 7° long. E.; 60,000 hab., la moitié esclaves; 20 kil. de tour. La ville a 15 portes et contient des champs , des marais et des jardins ; un quart est bâti de maisons d’argile. Fabr. de tissus de coton, sandales, portefeuilles, armes blanches, etc., tanneries. Commerce de coton, blé, sarrasin , noix de gourrou.
KANOB1N. V. Canubin.
KANUDJE ou CANOUGE, Calinapaxa de Pline? v. de l’Hindoustan ang. (pr N. -Ouest), à 190 kil. E, d’Agra,sur le Cally-Neddy, et près du Gange, avec lequel elle communique par un canari. Jadis une des places les plus florissantes de l’Inde, elle se soumit en 1018 à Mahmoud le Gaznévide, après la mort duquel les radjahs du Delhi la saccagèrent. Elle fut encore dévastée par les Mahrattes en 1761. Au milieu de ses ruines est une rue longue de 9 kil.
If A X SA . V. Kkjchna.
KANSAS, riv. des États-Unis (Kansas), affluent dr. du Missouri , sort des plateaux entre l’Arkansas et la Platte , et se l'orme du Smoky-Hill et du Republican-Fork. Cours de 600 kil. Il donne sou nom à un Etat. (V. le Supplément).
If ANSOU ou GAURI , sultan d’Egypte , l’avant-dernier des Mameluks -Bordjites, 1501 1516, avait été d’abord esclave. Elevé au pouvoir à l’âge de 60 ans, il fut attaqué par Sélim Ier, sultan des Turcs Ottomans, et perdit la bataille et la vie à Mardj-Dabek , près d’Alep.
kan-sou , une des 18 provinces de la Chine propre , au N.-O., entre la Mongolie au N., le Khou-Khou-noor à l’O. , les prov. de Szu-tchouan au S. et de Chen-si à l’E. ; 15,193,000 hab. Ch.-l. , Lan-tchéou. Sol peu fertile, arrosé du S. -O. au N.-E. par le Hoang-ho. Mines d’or et de mercure ; carrières de marbre , salines.
KANSTADT , v. du royaume de Wurtemberg , sur le Neckar, à 4 kil. N.-E. de Stuttgard; 7,143 hab. Bains d’eaux minérales acidulés très-fréquentés. Fabr. de drap, cotons , tabac ; teintureries en rcuge d’Andrinople. Riche entrepôt de commerce ; port franc à l’origine de la navigation du Neckar. Victoire de Moreau sur l’archiduc Charles , en 1796.
IfANT (Emmanuel), fondateur de la philosophie allemande, né à Ifœnigsberg en 1724, m. en 1801, fit ses études et professa dans la même ville , où il passa toute sa vie , sans s’en être éloigné de plus de quelques milles. Sa longue carrière, qui fut celle d’un philosophe uniquement occupé de ses idées et de ses travaux , ne présente aucun événement digne d’être remarqué. Il était d’uu caractère honorable, de mœurs sévères, et poussait la régularité dans l’emploi de son temps jusqu’à uue ponctualité mathématique. Son système par lequel il changea la face de !a philosophie , et qui exerça une si profonde influence sur l’esprit de son siècle, s’appelle Philosophie Critique ou Idéalisme subjectif. En voici l’origine et le caractère général : La philosophie était partagée alors entre le dogmatisme et le scepticisme, le dogmatisme de Wolf et le scepticisme de Hume , issu du sensualisme de Locke et de Condillac. Kant voulut en finir avec l’un et avec l’autre. Pour cela, il entreprit de faire la critique de la raison humaine , de marquer ses bornes et son étendue, de mesurer sa portée. De là tout son système, qui se partage en trois critiques, et est représenté surtout par trois ouvrages : 1° la Critique de la raison pure; 2° la Critique de la raison pratique; 3° la Critique du jugement. Tous ses autres écrits philosophiques viennent se ranger autour de ceux-là, les préparent, les développent et les complètent. — I. Critique de la raison pure. Kant procède d’abord à la critique de la raison pure, comme étant la faculté la plus haute de l’esprit, la faculté des idées. Il l’étudie dans ses rapports avec la sensibilité, à laquelle elle fournit les deux conceptions pures de l’espace et du temps. Il distingue ces deux notions , les sépare de tout élément empirique ou sensible ; il reconnaît leurs caractères et assigne leur rôle. Ce sont les conditions de la connaissance sensible , mais de pures formes de notre esprit. A cette première partie, qu’il appelle Esthétique transcendantale, succède la Logique transcendantale. Là il soumet à l’analyse les idées ou les concepts de la raison qui accompagnent nos jugements, et renouvelle le travail d’Aristote sur les catégories. Les formes générales du jugement répondent aux quatre catégories de quantité, de qualité, de relation et de modalité. Ces formes n’ont aussi qu’une valeur subjective, ce sont de simples lois ou conditions de nos jugements. De là Kant passe à l’analyse et à la critique d’une faculté plus haute , de la raison proprement dite, de la faculté par laquelle l’esprit conçoit Yabsolu, Y idéal , et Dieu l’être absolu. Le philosophe arrive à cette conclusion : que ces idées n’ont de réalité que dans notre esprit , comme conditions de nos connaissances et principes régulateurs de nos jugements. Il leur refuse, par conséquent, toute valeur objective; elles ne sont rien en dehors de l’esprit humain qui les conçoit. Il tombe ainsi lui-même dans le scepticisme qu’il avait voulu éviter et réfuter. La seule différence entre son scepticisme et le scepticisme vulgaire, c’est que ces conceptions, comme celle de l’espace et du temps , sont des conceptions nécessaires et universelles de la raison humaine , les formes nécessaires de notre intelligence. Elles ont une valeur et une réalité subjectives comme inhérentes à la pensée humaine et à la constitution même de notre être. Pour justifier cette théorie, Kant entreprend, sous le titre de Dialectique tram cendantale, une polémique contre l’objectivité et la réalité des idées et des principes de la raison. 11 prétend démontrer que dès qu’on accorde à la raison que ses idées ont un objet réel , elle tombe inévitablement en contradiction avec elle-même. C’est ce qu’il appelle les Paralogismes et les Antinomies de la raison. Les paralogismes roulent sur l’existence de l’âme , les antinomies sur le monde extérieur. Les Preuves de l'existence de Dieu sont également attaquées. Sa conclusion théorique est donc que, par la raison pure, nous ne pouvons rien savoir de certain sur ces trois grands objets de la connaissance humaine : le moi, le monde et Dieu, et le système aboutit à ce scepticisme qui a été appelé idéalisme subjectif. Mais, sceptique en théorie, Kant croit pouvoir échapper à cette conclusion désolante en