‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 808 sur 864 · JAY · texte numérisé non relu

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l’armée, par une diversion vigoureuse, le moyen de le traverser sans péril. Quand les confédérés envahirent le Maryland , Mac-Clellan fit essuyer un échec à Jackson près d’Acquia-Creek; mais les manœuvres rapides déco général n’en sauvèrent pas moins Lee d’un désastre complet. Plus tard, Jackson eut une part brillante aux victoires de Frédériksburg et de Chancellorsville; mais, dans cette dernière affaire, il tomba sous les balles de ses propres soldats, qui prirent son état-major pour un groupe de cavaliers fédéraux. B.

JADIN (Louis-Emmanuel), compositeur de musique, né à Versailles en 1768 , m. en 1853 , entra aux pages de la musique de Louis XVI , puis devint accompagnateur au théâtre de Monsieur. Pendant la Révolution , il écrivit beaucoup de morceaux ppur la musique de la garde nationale, ainsi que des chants pour les fêtes nationales. Professeur au Conservatoire de 1802 à 1814, il fut ensuite gouverneur des pages de la musique du roi jusqu’en 1830. Il a laissé quelques morceaux de musique religieuse, et une quantité considérable de pièces instrumentales, purement écrites et d’un caractère gracieux. Ses opéras sont oubliés. B.

JAGER (l’abbé J.-N.), littérateur, né en Lorraine en 1805, m. en 1868, fut professeur d’histoire ecclésiastique à la Sorbonne. Outre des traductions françaises de la Bible, de Démosthènes, et de divers ouvrages historiques allemands, il a publié : le Célibat ecclésiastique , 1835, in-8°; le Protestantisme aux prises avec la doctrine catholique, 1836, in-8° ; Histoire de Photius, 1844, in-8°; Histoire du clergé de France pendant la Révolution , 1852, 3 vol. in-8°.

JAGGA , pays de l’Afrique orientale, entre l’Oukambani au N., l’Ounyamezi à l’O., l’Ousambara au S., et l’Ouanika à l’E., par 3°-4° lat. S., et 34°-35° long. E. Il renferme la plus haute montagne d’Afrique, le Kilimandjaro ( V . ce mot), plusieurs autres pics élevés (le Chira, le Zigaoué), les lacs Luaga au N. et Ibe ou Ibo au S.-E.; sources de beaucoup de rivières, le Zavo, les affluents du Jordans qui tombe dans le lac Ukéréwé, peut-être les bras du Nil Blanc, et surtout les rivières Lomi, Gona et Ouériouéri , qui forment le Pângani. Ce pays est divisé en plusieurs petits royaumes nègres, Ourou, Kindi et Majame. G. P.

JAKOVA ou DIAKOVO, v. de la Turquie d’Europe (RouméIie),dans le livah et à 100 kil. E.-N.-E. de Scutari, sur une rivière de son nom; 17,200 hab.

JALEY (Léon-Louis-Nicolas), statuaire, né à Paris en 1802, m. en 1866, élève de Cartellier, remporta le grand prix en 1827, et devint membre de l’Institut en 1856. Ses principales œuvres sont : la Prière , 1833, au musée du Luxembourg; la Pudeur, 1834; le Gloria in excelsis, groupe d’ Anges, 1838; une statue de Louis XI, au musée de Versailles, 1839; le Génie de la France ramenant les cendres de Napoléon, bas-relief, 1841; l’Amour enfant , 1847; une Bacchante , 1852; le buste de Dalayrac, 1853, au foyer de l’Opéra-Comique.

JAMES (Georges Payne Rainseord), littérateur, né à Londres en 1801, m. en 1860, historiographe de la Grande-Bretagne sous Guillaume IV, accepta en 1852 le consulat de Norfolk en Virginie. Parmi ses romans historiques, on distingue : Richelieu, 1829; Darnley, et Marion Delorme, 1830; Philippe-Auguste, 1832; Marie de Bourgogne, 1835; Attila , 1836; Charles Tyrrel , 1839; la Jacqueria , 1842; Marie Stuart , 1843; Agnès Sorel , 1853. Comme historien, il a publié : Histoire de la chevalerie, 1830; la Vie des grands capitaines, 1832; Histoire de Charlemagne, 1832 ; Vie du Prince Noir , 1836; les Femmes célèbres, 1837 ; Louis XIV et son temps, 1838, 4 vol.; Histoire de Richard Cœur-de-Lion, roi d'Angleterre, 1842-49, 4 vol., etc.

JARRY DE MANCY (Adrien], littérateur , né à Paris en 1796, m. en 1863, fut professeur d’histoire au collège Saint-Louis, puis à l’Ecole des Beaux-Arts. Il a publié : Atlas historique et chronologique des littératures anciennes et modernes, des sciences et des beaux-arts. 1827-29, servant de complément à V Allas dit de Lesage; Iconographie instructive, 1827 et suiv. , et les Hommes utiles de tous pays, 1833-41,5 vol. gr. in-8°, ouvrages dans lesquels il a propagé le procédé anglais de gravure sur acier, etc.

JÂSMIN (Jacques), poète, né à Agen en 1798, m. en 1864, composa, tout en exerçant la profession de perruquier, une série de poèmes en dialecte agénais. Les plus remarquables sont : le Charivari, 1825; l’Aveugle de Castel- Cuillé, 1836; les Papillotes, en deux parties, 1835 et 1843 ; les Deux Jumeaux, 1847 ; la Semaine d'un fils , 1849.

JAVAL (Jacques), industriel, né à Strasbourg en 1779, m. en 1858, fonda une fabrique de toiles peintes à Saint- Denis (Seine), et fut un des premiers à importer en France

les machines anglaises. Il introduisit la machine de IVatt, le tour à guillocher, la machine à planche plate pour l’impression à plusieurs couleurs, et les rouleaux gravés à la molette. Membre du Conseil général des manufactures, président du Consistoire israélite de Paris, il contribua, avec Nicolas Kœchlin, à faire établir le premier chemin de fer de France, celui de Strasbourg à Bâle.

JELLACH1CII (Joseph, baron de! , général autrichien, né à Peterwardein en 1801, m. en 1859. 11 était ban de Croatie, quand éclata la révolution de Hongrie en 1848 : il remporta la victoire de Swechat, qui enleva Vienne à l’insurrection; mais, l’année suivante, Bem le battit à Hegyes.

JERROLD (Douglas), littérateur anglais, né en 1805 à Sheerness, près de Roehester, m. en 185i, fut d'abord marin, puis compositeur d’imprimerie. Un drame, le Jour du payement, attira sur lui l’attention, et, depuis cette époque, il fournit des pièces aux théâtres de Londres. Il prit aussi une part très-active à la rédaction du Punch, journal satirique, où il publia ses Candie Lectures et sa Story of a Feather, et à celle de l’ Illustraled Magazine, où parurent ses Chronicles of Clovernooli. Il eut enfin son propre journal intitulé Douglas Jerrold’s shilling Magazine. On a traduit en français, sous le titre de les Anglais peints par eux-mêmes (1839, in-8°], une galerie de portraits humoristiques écrits par lui , avec des illustrations de Cruikshank.

JESI (Samuel), célèbre graveur, né à Milan vers 1789, m. en 1853, élève de Longhi, se distingue par la sûreté du burin et par la correction du dessin. Ses principales œuvres sont ; le Ptenvoi d Agar, d’après le tableau du Guerchin qui se trouve à Milan ; un St Jean et un St Étienne, d’après les tableaux de Fra Bartolommeo ; le portrait de Léon X et la Vierge à la vigne, d’après Raphaël.

JOBARD ( Jean -Baptiste -A. -M.), savant belge, d’origine française, né en 1792 à Baissey (Haute-Marne), m. en 1861, fit ses études au collège de Langres, fut nommé géomètre du cadastre à Groningue en lBll, puis à.Maëstricht, et obtint, après les événements de 1815, des lettres de grande naturalisation dans les Pays-Bas. En 1817, il importa la lithographie en Belgique, et fonda un établissement qui eut une grànde réputation. La révolution de 1830 l’ayant ruiné, il se mit à traiter, dans les journaux et les revues, les questions d’économie sociale et industrielle, et, propriétaire du Courrier belge depuis 1839 , se fit promoteur des inventions utiles. On le compta parmi les plus ardents soutiens de la propriété intellectuelle, qu’il appelait monautopote. Contrôleur du département des finances de Belgique, conservateur du Musée de l’industrie belge, il dirigea à Bruxelles le Bulletin de l'industrie belge. Ses principaux ouvrages sont ; De la propriété de la pensée, 1837 ; Création de la propriété industrielle , 1843; Nouvelle économie sociale, ou Monaulopole industriel, artistique, commercial et littéraire , 1844 ; les Nouvelles inventions, 1857, 2 vol. in-8°.

JOBERT (Antoine-Joseph), chirurgien, né en 1799 à Lnmballe, m. en 1867, fut attaché à l’hôpital Sl-Louis et à l’Hôtel-Dieu de Paris, professeur de clinique chirurgicale à la Faculté, membre de l’Académie de médecine en 1840, et de l’Académie des sciences en 1856. Il a publié : Traité théorique et pratique des maladies chirurgicales du canal intestinal, 1829, 2 vol. in-8° ; Plaies d’armes à feu, 1830 ; Mémoire sur la cautérisation du col de l’utérus, et description d’un spéculum à bascule, 1833 ; Éludes sur le système nerveux, 1838, 2 vol. in-8° ; Traité de chirurgie plastique, 1849, 2 vol. in-8° et atlas; Traité des fistules vésico-utérir, aires, 1852; Des appareils électriques des poissons, 1858; une foule de travaux dans les recueils scientifiques.

JOHNSTON (James-F.-W.), chimiste, né à Paisley en 1796, m. en 1855, ouvrit en 1825 un établissement d’instruction à Durham, et, en 1830, alla en Suède étudier la chimie sous Berzélius. A la fondation de l’Université de Durham, en 1833 , la chaire de chimie et de minéralogie lui fut donnée. En 1843, on le nomma chimiste de la Société d’agriculture d’ Écosse. Il a publié : Notes sur l'Amérique du Nord; Cours de chimie agricole et de minéralogie; Catéchisme de chimie agricole et de minéralogie ; Chimie de la vie commune.

JO.MARD (Edme-François), géographe, archéologue et orientaliste, né à Versailles en 1777, m. en 1862, fit ses études à Paris, entra à l’Ecole polytechnique en 1795, et à l’Ecole de géographie du cadastre en 1796. Il fit partie, comme ingénieur géographe, de l’expédition d’Egypte, 1798, fut employé au grand plan topographique d’Alexandrie, fit revivre, en quelque sorte, dans ses travaux, la fameuse ville de Thèbes, et interpréta les hiéroglyphes nu-

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