NOY
Chilloulcs et des Dinka inférieurs, et au N. des Dinka supérieurs , occupe la région la plus marécageuse du Nil Blanc, bornée au N. par ce fleuve et le lac Nou, à l’O. par le Nam-Aith ou Bahr-el-Ghazal , à l’E. par le Saubat, au S. par le 7° 30' lat. N., et arrosée dans son milieu par le Nil Blanc, appelé dans cet endroit Kyr ou KM. Chaque famille forme un village distinct, dont le chef porte le titre de ben g did ou grand seigneur. C. P.
NOUGAHÈDE DE FÀYET (André- Jean-Simon , baron), magistrat, né à Montpellier en 1765, m. en 1845, était conseiller à la Cour des aides de sa ville natale, quand la Révolution éclata. Il prit alors du service dans le génie, et arriva au grade de lieutenant. A l’époque du Consulat, il rentra dans la magistrature en qualité d’auditeur au conseil d’Etat, fut député de l’Hérault en 1804, conseiller à vie de l’Université en 1808, président de chambre à la Cour impériale de Paris en 1810, et maître des requêtes en 1813. Après la seconde Restauration , il rentra dans la vie privée. On a de lui : Essai sur l'histoire de la puissance paternelle, 2e édit., 1814; Histoire des lois sur le mariage et sur le divorce, 1803 et 1816, 3 vol. in-8°; Histoire de la révolution qui renversa la République romaine , 1820, 2 vol. in-8°; Histoire du siècle d’Auguste, 1840, in-8°, etc. — bon fils, Auguste, né à Paris en 1811, élève de l’Ecole polytechnique en 1831, député de l’Aveyron en 1852, m. en 1853, a laissé : Du duel sous le rapport de la législation et des mœurs , 1838, in-8° ; De l’électricité dans ses rapports avecla lumière , lachaleur, et la constitution des corps , 1839, in-8“; Essai sur la constitution romaine, 1842, in-8°; Des anciens peuples de l’Europe et de leurs premières migrations, 1842, in-8° ; Des systèmes en histoire, 1843, in-8°; Recherches historiques sur le procès et la condamnation du duc d’Enghien, 1844 , 2 vol. in-8°; Lettres sur l'Angleterre et la France, 1847-48, 3 vol. in-8°; Essai sur les causes mécaniques de la circulation du sang, 1842, in-8°; Des hypothèses sur la lumière et de l’éther, 1843, in-8°; Nouvelles bases d’une théorie physique et chimique, 1848, in-8°, etc.
NOV ALAISE, Nova Alesia, vge (Savoie), dans le canton de St-Genix. M. Fivel, architecte, a cru y retrouver l’ Alesia de César et de Vercingétorix. V. J. Tessier, Conférences sur la nouvelle Alésia, 1866.
NOVOSSILTZOF , homme d’Etat russe, né en 1770, m. en 1838, fut élevé à la cour de Catherine II avec les grands- ducs Alexandre et Constantin. Chargé, en 1805, d’entraîner la Prusse dans une coalition contre la France-, il échoua, mais n’en conserva pas moins auprès de Tempe reur Alexandre Ier une grande influence. Membre du gou-
vernement provisoire à Varsovie en 1814, il s’opposa à la reconstitution de la nationalité polonaise, fit fermer TUniversité de Wilna en 1822, et fut l’âme du gouvernement du grand-duc Constantin. Lors de l’insurrection de 1830, il prit la fuite. On le nomma sénateur, et, en 1835, il reçut le titre de comte. B.
NUBLE (Province de), division politique du Chili, entre celles de Maule au N., de Çoseepcion au S. et à l’O., les Andes à l’E.; 7,950 kil. carrés; 100,792 hab. Ch.-l., Chillan. C. P.
NUGENT DE WESTMEATIL (Laval, comte) , général autrichien, né en 1777, d’une famille originaire d'Irlande, m. en 1862, fut chef d’état-major de l’archiduc Jean en 1809, commanda en 1813 un corps de débarquement dans l’Italie du Nord, mais fut repoussé par les troupes françaises. Plus heureux Tannée suivante, il pénétra jusqu’à Forli, et conclut avec Murat la convention qui assurait à ce dernier le trône de Naples. Opposé bientôt après à Murat, dont il vainquit les troupes en plusieurs rencontres, il devint, après le rétablissement des Bourbons, généralissime de l’armée napolitaine. Privé de ce titre par la Révolution de 1820, il rentra au service de l’Autriche. En 1848, il fut envoyé au secours de Radetzki contre les Piémontais. En 1849, il prit part à la guerre de Hongrie. Enfin, en 1859 , malgré son grand âge, il combattit à Solferino. B.
NYANZA (Lac). V. Ukéréwé, dans ce Supplément.
NYASSI (Lac) ou Lac des Etoiles , appelé aussi Nyandja ou la Grande-Eau, et Maravi, du nom de la peuplade qui habite ses rives occidentales ; grand lac de l’Afrique australe, découvert en 1861 par Livingstone, à environ *600 kil. de la côte de Mozambique, à 463 met. au-dessus du niveau de l’Océan ; encaissé entre des montagnes hautes de 1,300 mèt. et des plateaux également élevés. Son extrémité méridionale a été déterminée à 14° 25' lat. S., et 33° long. E. par Livingstone, qui, après en avoir parcouru la rive occidentale sur une étendue de 300 kil., estime qu’il s’étend dans la direction du S.-E. au N. -O. jusque vers le 10° lat. S. Dans une seconde expédition eu 1863, il reconnut et traversa même une chaîne de près de 2,000mde hauteur, qui lesépare des bassins du lac Tanganyika au N., et du Zambèze au S. -O. Il est peu large (90 à 100 kil.). On a reconnu cinq rivières qui y débouchent à l’O., et il se déverse au S. dans le Zambèze par la rivière Chiré. D’après les naturels, il se déverserait également par la rivière Rufuma ou Luwuma, qui se jette près du cap Delgado dans l’océan Indien. C. P.