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OBOK, v. de l’Afrique orientale (côte d’Adel), par 12» lat. N. et 41° long. E., à peu de distance et au S. du détroit de Bab-el-Mandeb. Elle a été achetée par' la France en 1862 du sultan de Tedjoura, dans la prévision de l’ouverture du canal de Suez; elle n’a reçu encoi’e aucun établissement français (1866).
ODIOT (J.- B.- Claude) , orfèvre, né à Paris en 1763, m. en 1850 , servit comme lieutenant de grenadiers dans la campagne de Jemmapes, en 1792, et fut un des chefs de la garde nationale qui combattirent en 1814 à la barrière de Clichy sous les ordres du maréchal Moncey. Il a relevé, après la Révolution, l’art de l’orfèvrerie, qui semblait avoir perdu la tradition des Ballin, des Launay et des Germain. Les œuvres qui sortirent de ses ateliers se distinguent par la pureté et l’élégance des formes, le savant ajustage des pièces, et le fini du travail. On cite particulièrement : la toilette dont la ville de Paris fit hommage à l’impératrice Marie-Louise, en 1810; le. berceau qu’elle offrit pour le roi de Rome, en 1811 ; le déjeuner dont elle fit présent à la duchesse de Berry, lors de la naissance du duc de Bordeaux, en 1820; un encrier représentant Apollon et les Muses , envoyé par Louis XVIII au pape Pie V II ; une Vierge d’arg’ent, exécutée pour Notre- Dame de Paris; une statue d’argent de Henri IV enfant, d’après Bosio ; un magnifique service de table, commandé par 1 erdinand Ier, roi de Naples. Odiot a fait en bronze, et de grandeur d’exécution, les modèles de ses œuvres les