‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 826 sur 864 · ORD · texte numérisé non relu

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de succomber en 1056 devant les attaques de Narvaez. Mais il revint au pouvoir eu 1858, et acquit, par la guerre du Maroc ( V . ce mot dans le Sugplém), une popularité qui l’y maintint presque jusqu’à sa mort. B.

ODRY (Charles- Jacques ), acteur comique, né à Versailles en 1781, m. en 1853, fut clerc d’huissier, puis entra au théâtre de la Gaîté en 1803, à celui de la Porte- St-Martin en 1805, mais ne se fit une réputation que depuis son entrée au théâtre des Variétés en 1807. Parmi les pièces de son répertoire, on doit citer la Neige, l'Ours et le Pacha , le Chevreuil, Mme Gibou et Mme Ponhet, la Canaille, et les Saltimbanques. Odry jouait d’inspiration et ne devait rien à l’art ; une parole saccadée , un rire étrangement grotesque, une balourdise naïve, en ont fait un type original.

ŒCONOMOS (Constantin), théologien et littérateur grec, né à Tsaritsani en Thessalie en 1780 , m. en 1857, fut ordonné prêtre à l’âge de 21 ans, subit un emprisonnement par ordre d’Ali- Pacha lors de l’insurrection de 1806, devint vicaire de l’archevêché de Salonique en 1817, dirigea pendant 10 ans le gymnase hellénique de Sinyrne, et vécut à Odessa et à St-Pétersbourg pendant la guerre de l’Indépendance. A l’avéneinent du roi Othon, il se fixa à Athènes. Ses principaux ouvrages sont : Trois livres sur l’art de la rhétorique, Vienne, 1813, in-8°; Catéchisme ou enseignement orthodoxe de la foi chrétienne, Vienne, 1813, in-8°; Elégie sur la mort de l’empereur Alexandre /l-'r, St-Pétersbourg, 1825; Essai sur les rapports des langues russe et hellénique, grec-russe, ibid., 1828; De la vraie prononciation de la langue grecque, ibid., 1830; Recueil de discours, homélies, sermons, panégyriques, etc., Athènes, 1830; De la version des Septante, ibid., 1843-1850, 4 vol. in-8°.

ŒRSTED (Anders-Sandœe), homme d’État et jurisconsulte danois, frère du physicien de ce nom, né en 1778 à Rudkjœbing (ile de Langeland), m. en 1860 11 fut assesseur au tribunal de la Cour et de la ville en 1801, à la haute Cour en 1810, procureur général de 1825 à 1848, député à la chancellerie danoise, professeur de droit ecclésiastique au séminaire pastoral de 1809 à 1826, ministre d’Etat en 1842, député de Copenhague à l’Assemblée constituante en 1848, président du cabinet en 1853, et chargé en même temps du portefeuille du culte et de celui de l’intérieur, enfin ministre de la justice en 1854. On a de lui : Supplément aux leçons de Nœrregaard sur le droit danois et norvégien, 1804- 1812 , 3' vol. in - 8° ; Eunomia, recueil de traités sur la morale, la politique et la législation, 1815- 22, 4 vol. in-8°; Manuel de jurisprudence danoise et norvégienne, 1822-25, 6 vol. in-8"; Ma vie et l’histoire démon temps, 4 vol. in-8°, 1851-1856; Sur la politique Scandinave dans les temps modernes, 1857, in-8°. 11 fut aussi le directeur des Archives judiciaires, 1804-1830, et du Journal du ministère danois, 1815-1848.

OüEE (Jean), géographe, né en 1728 à Chaource, près de Laon , m. en 1789, servit dans la gendarmerie royale, et entra, en 1748, dans le service des ponts et chaussées île Bretagne. Il a publié : Atlas itinéraire de Bretagne, 1769; Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, 1778-80, 4 vol. in-8°, et 1840-44, 2 vol. gr. in-8", ouvrage rédigé par un certain Grelier, maitre ès arts de l’Université de Nantes; des cartes du comté de Nantes, 1768, et de la Bretagne, 1771.

OH.M (Georges-Simon), physicien allemand, né à Erlangeti eu 1787, m. en 1854, fut nommé professeur de mathématiques au collège des Jésuites à Cologne en 1817, professeur à l’École polytechnique de Nuremberg en 1833, et occupa depuis 1852 la chaire de physique expérimentale à l’Université de Munich. 11 s’est rendu célèbre par la découverte des lois des courants électriques, qu’il a exposées principalement dans sa Théorie mathématique des courants électriques; cet ouvrage a été traduit en français par Gnugain, Paris, 1860.

OKEN ( Laurent ), naturaliste, né en 1779 àBohlsbach (Bade), m. en 1851, professa successivement à Iéna, à Munich, et, depuis 1833, à Zurich. On a de lui : Manuel de la philosophie naturelle, 1808 et 1831 ; Histoire naturelle générale, 1833-41, 13 vol. in-8°. Dans ces deux ouvrages, il a voulu établir un système général qui embrassât les trois règnes de la nature.

OPSON, nom que les anciens Athéniens donnaient à l’ensemble des mets qui composaient soit un simple repas , soit un festin. Originairement, on désignait ainsi tous les aliments qui n’étaient pas une préparation de grains. Du temps de Platon, l’Opson comprenait le sel, les olives, le fromage, les racines, les choux, les figues, les baies de myrte , les noix , les légumes secs , toutes sortes de légumes, ainsi que les préparations de chair et de poisson. I

Plus tard, la signification changea, et l’on n’entendit plus par Opson que le poisson, mets favori des gourmands et des gens délicats. C. D — r.

ORANGE (République du fleuve), État de l’Afrique australe, fondé par les Bœrs, anciens colons hollandais du Cap qui avaient fui en 1835 la domination anglaise. Le gouvernement anglais, après avoir voulu placer leur territoire sous son protectorat en 1848, les reconnut indépendants le 23 février 1854, et le nouvel État reçut sa Constitution le 10 avril suivant. Il s’étend entre les deux bras de l’Orange, Ki-Gariep ou Yaal et Nu-Gariep ou Orange propre, depuis leur source jusqu’à leur confluent, entre le désert de Kalahari à l’O., la République Transvaalique au N., la colonie du Cap au S., et à l’E. celle de Natal , dont il est séparé par les monts Drakenberg. Ou voit, à l’E., des plateaux élevés de près de 1,600 mét., arrosés par l’Orange et le Calédon; à l’O., des plaines arrosées par le Vaal et ses affluents (Madder, Donkin, etc.). Superf., environ 180,000 kil. carrés. Le pays est divisé en quatre districts, habités par des indigènes Hottentots et Betjouanas et par les Bœrs eux-mêmes au nombre d’environ 15,000; la partie voisine des sources de l’Orange et du Calédon forme un pays particulier, habité exclusivement par les Bassoutos, peuple de la nation des Betjouanas, chez lesquels les missionnaires protestants et catholiques ont fondé des églises. Les villes des districts habités par les Bœrs sont ; Harrysmith, sur la route de la colonie de Natal; Bloemfontein, capitale de la République; Smithfield, où se fait un grand commerce de laines avec la colonie du Cap. Les districts sont administrés par des Landrostes et des conseils locaux ou Heemrades; ils élisent le président de la République et l’Assemblée législative ou Volsraad. C. P.

ORBIGNY (Alcide Dessalines d’), naturaliste, né en 1802 à Coueron (Loire-Inférieure), m. en 1857. A 22 ans, il présenta à l’Académie des sciences un ouvrage où il fournissait des connaissances sur une infinité d’êtres inconnus jusqu’alors. Envoyé, en 1826, par le gouvernement dans l’Amérique du S., il l’explora pendant 8 ans depuis le Brésil et le Pérou jusqu’à la Patagonie. De ce voyage il rapporta beaucoup de manuscrits historiques, 36 vocabulaires des langues d’Amérique, 7,000 espèces d’animaux, dont un grand nombre étaient nouvelles, 2,500 espèces de plantes, une infinité de dessins, etc. Toutes ses observations furent consignées dans le Voyage dans l'Amérique du Sud, 1834-47, 9 vol. in- fol., qu’il publia sous les auspices du ministère de l’instruction publique. Il dirigea également la publication d’un Voyage pittoresque dans les deux Amériques, 2 vol. gr. in-8° et fig. Ses travaux ont embrassé bien des sujets d’histoire naturelle, entre autres, les scisserellas (nouveau genre de mollusques), les céphalopodes, les nautilus, le genre ptérocéra, le calcaire jurassique, les phénicoplères, le genre collomyl, le rhynomia, Vendromia elegans, le cobaye, les foramnifères, les crinoïdes, etc. Depuis son voyage en Amérique, d’Orbignv se voua particulièrement à la paléontologie, qu’il professa au Muséum d’histoire naturelle depuis 1853. A ces nouveaux travaux se rapportent trois ouvrages : Prodrome de paléontologie , 1849-50, 3 vol.; Cours de paléontologie et de géologie stratigraphiques , 1849-52,3 vol.; Paléontologie française, 1840-54, qui forme 14 vol. in-fol., avec plus de 1,400 planches, ouvrage qui est cependant inachevé. Alcide d’Urbigny était frère de M. Ch. d’Orbigny, qui a dirigé la publication d’un grand Dictionnaire d'histoire naturelle. B.

ORDENER (Michel), général, né à Sl-Avold (Moselle) en 1755, m. en 1811, entra au service dans les dragons de la légion de Coudé en 1773, et était arrivé au grade d’adjudant lorsque éclata la Révolution. 11 fit avec distinction les campagnes de la République, devint chef de brigade dans la garde consulaire en 1800, général de brigade en 1803, fut chargé, en 1804, d’arrêter le duc d’Enghien à Ettenheim , et gagna , l’année suivante, le grade de général de division sur le champ de bataille d’Austerlitz. Ses blessures l’ayant contraint d’abandonner l’armée, Napoléon ltr l’appela au Sénat en 1806, le créa comte de l’Empire en 1808, puis premier écuyer de l’impératrice et gouverneur du palais de Compiègne. . B.

ordener (Michel), fils du précédent, né à Huningue en 1787, m. en 1862, sortit de l’Ecole militaire de Fontainebleau, en 1803, pour entrer comme sous-lieutenant au 24e dragons, devint bientôt lieutenant au 2e des grenadiers à cheval , combattit en cette qualité à Austerlitz, et , nommé aide de camp du maréchal Duroc, fit les campagnes de Prusse, de Pologne et d’Espagne. Chef d’escadron au 7e cuirassiers en 1809, il se distingua à Essling et à Wagram. Après la campagne de Russie, pendant laquelle.

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