‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 827 sur 864 · OUD · texte numérisé non relu

OUD

il fut blessé à la Bérésina, il commanda le 30e dragons à la bataille de Dresde, conduisit l’extrême arrière-garde après le désastre de Leipzig, et se distingua encore par son patriotisme et son intrépidité sous les murs de Paris. A Waterloo, il était à la tête du 1er régiment de cuirassiers. De 1815 à 1830, Ordener resta en non-activité. Maréchal de camp en 1831, lieutenant-général en 1840, il commanda la division de Bourges, et, en 1848, celles de Itouen et de Caen. En 1852, il devint sénateur. B.

ORLOFF (Alexis-Fédorovitch, comte); diplomate et général russe, né en 1788, m. en 1861, fit ses premières armes dans la campagne de France, aida Nicolas Ier en 1825 à s’affermir sur le trône, négocia le traité d’Andrinople avec la Turquie en 1829, commanda en 1833 les troupes qui allèrent débarquer sur les rives du Bosphore pour arrêter Ibrahim-Pacha, et amena le sultan à signer le traité d’Unkiar-Skélessi, qui donnait à la Russie la clef des Dardanelles. En 1844, il reçut le commandement de la gendarmerie et la direction de la police. Plénipotentiaire de la Russie à Paris, il signa la paix de 1856. Il fut ensuite nommé président du Conseil de l’Empire. B.

ORNANO (Philippe-Antoine, comte d’), maréchal de France, né à Ajaccio en 1784, m. en 1863, entra au service à 16 ans, fit campagne en Italie, suivit le général Leclerc à Sl-Domingue, et prit part, comme sous-lieutenant de dragons, à la campagne d’Austerlitz. Il fit ensuite toutes les grandes guerres du 1er Empire, en Prusse, en Polugne, en Espagne, en Russie. Il fut nommé général de division en 1812, la veille de la bataille de la Moskowa. Il commanda les dragons de la garde impériale pendant la campagne héroïque de 1814. La Restauration le maintint dans son commandement; mais il se rallia à Napoléon lors de son retour de Pile d’Elbe, et la 2mc Restauration l’exila en Belgique. Il fut rappelé en 1818, tenu à l’écart jusqu’en 1828, où on le nomma inspecteur de cavalerie, et suivit, en 1830, le mouvement national. En 1832, on lui donna la pairie. En 1818, il fut envoyé par le département d’Indre-et-Loire à l’Assemblée constituante, en 1849 à l’Assemblée législative, où il se prononça en faveur de l’idée napoléonienne. 11 fut nommé membre de la Commission consultative après le coup d’Étatdu2 déc. 1851, sénateur et grand chancelier de la Légion d’honneur en 18o2, gouverneur des Invalides en 1853, et maréchal de France en 1861.

USANN | Frédéric-G otthelf ) , philologue allemand, né à Weimar en 1794, m. en 1858, professeur agrégé à l’Université d’Iéna en 1821, directeur du séminaire philologique à Giessen depuis 1825, a publié, outre une édition du grammairien Philémon : Analecla crilica poesis roman æ scenicæ reliquias illustrantia, Berlin, 1816; Sylloge inscriptionum antiquarum græcarum et latinarum , Darmstadt, 1822-34, in-fol. ; Auctarium lexicorum græcorum , ibid., 1824, in-4° ; Mélanges concernant l'histoire des littératures grecque et latine, en allemand, ibid., 1835-39, 2 vol. in-8°.

OSCAR I", roi de Suède et de Norvège, 1844-59, né à Paris en 1799 , fils du général Bernadotte, depuis Charles XIV (F. ce nom). Il avait épousé, en 1823, Josépliine-Maximilienne-Eugénie , fille du prince Eugène de Beauharnais. Il tenta diverses réformes heureuses dès 1845, telles que l’abolition du droit d’aînesse dans les familles nobles, et la révision du Code criminel. L’année suivante, il chargea une commission de préparer un projet de Constitulion où la distinction des ordres devait être abolie dans la représentation nationale. Le projet fut présenté en 1848 à la Diète. La commission de Constitution l’adopta ; mais au vote, qui eut lieu par la Diète de 1851, les trois ordres le rejetèrent. Ce règne fut pacifique, et n’est marqué que par des améliorations matérielles, surtout par la création de divers chemins de fer. Lors de la guerre de la France et de l’Angleterre contre la Russie, en 1855, la Suède resta neutre, et s’engagea seulement à ne céder aucune partie de son territoire à la Russie. Le roi Oscar avait l’esprit cultivé : il composait de la musique; il a laissé un Mémoire, écrit en français, sur V Education à donner au peuple, Stockholm , 1839, et un autre, en suédois, Essai sur les lois pénales et les établissements de répression, ibid., 1841, trad. eu français, en 1842,

1 vol. in-80. Sa santé, fatiguée depuis longtemps, le força d abandonner la direction des affaires à une régence, en 1857 ; et deux ans après, son fils Charles-Louis-Eugène, né le 3 mai 1826, lui succéda sous le nom de Charles AT. C’est le roi régnant. C. D — y.

i OSTERMANN-TOLSTOÏ (Alexandre-Ivanovitch, comte d’), général russe, né à Sl-Pétersbourg vers 1770, m. en 1837, était petit-neveu, par sa grand’mère, du comte André Ostermann ( F . ce mot dans le Dictionnaire ). Il fit

ses premières armes contre les Turcs à Bender et à Ismnïl en 1790, assista en 1807 aux batailles d'Eylau et de Friedland, combattit en 1812 à Ostrowno, à Smolensk et à la Moskowa, fut blessé àBautzen en 1813, et défit néanmoins Vandamme à Kulm. Au rétablissement de la paix, il fut nommé général eu chef du génie. Sous Nicolas Ier, il renonça à toutes fonctions, alla vivre en Allemagne et en Italie, fit un voyage en Orient avec Fallmerayer (F. ce mot dans le Supplément), et mourut à Genève. B.

OSTROWSK1 (Antoine-Jean, comte), patriote polonais, né à Varsovie en 1782, m. en 1845, s’enrôla, en 1806, dans la garde d’honneur créée après l’entrée des Français en Pologne, fut nommé nonce lors de l’établissement du grand-duché de Varsovie, et, pendant la guerre de 1809 contre l’Autriche, fit partie du gouvernement provisoire. Il accompagna Napoléon Ier à Dresde en 1812, et assista à la bataille de Leipzig en 1813. Quand l’empereur Alexandre Ier accorda une Constitution à la Pologne, il fut un des députés que l’on chargea d’aller remercier ce prince. En 1822, il fonda la ville de Tomaszow. L’opposition qu’il fit au gouvernement du grand-duc Constantin souleva des colères dont il évita les effets en voyageant en Allemagne, en France et en Angleterre. Rappelé à Varsovie par l’insurrection de 1830, il prit le commandement supérieur de la garde nationale, et, en qualité de président du Sénat, rédigea le manifeste adressé à toute l’Europe après la victoire des Russes. Depuis 1831, il vécut en France. B.

OSW1ECIM ou OSWIECZYM. F. Auschwitz.

OTHON, roi de Grèce de 1832 à 1862. Deuxième fils du roi Louis 1er de Bavière, il naquit en 1815, et fut appelé au trône de Grèce sur le refus de Léopold de Saxe-Cobourg. L’impopularité du comte d’Armansperg, chef du conseil de régence bavarois, le gaspillage des deniers publics, la nomination de Bavarois à la plupart des fonctions publiques, amenèrent en 1836 une révolte en Messénie et dans les provinces voisines. La démission d’Armansperg, la substitution du grec à l’allemand dans les actes publics, l’établissement d’une banque nationale, ne suffirent pas à calmer les mécontents : ou voulait l’éloignement (les étrangers, et la Constitution promise au début du règne. Une révolution eut lieu en 1843 : Othon dut convoquer une Assemblée nationale, qui vota une Constitution presque modelée sur la Charte française de 1830. Buis, on revint sur les concessions déjà faites; les partis s’agitèrent de nouveau ; les ministères se succédèrent avec rapidité ; des imprudences faillirent amener en 1847 la guerre avec la Turquie, et en 1850 une rupture avec l’Angleterre. La guerre de Crimée, en 1854, parut fournir aux Grecs une occasion favorable pour attaquer les Turcs, et il fallut qu’une division anglofrançaise occupât le Pirée. Othon s’enfuit devant une dernière insurrection en 1862, et se retira en Bavière, où il mourut en 1867. B.

OUADAY ou BERGOU, contrée de l’Afrique centrale (Soudan), par 17°-12° lat. N., et 14°-20° long-. E., entre le Borgou au N., le Darfour à l’E. , le Kanem et le Baghermi à l’O. , les pays inconnus de l’Afrique équatoriale au S. ; arrosé par le Batha, qui se perd dans le lac Fittré. Cap., Ouara. La population est un mélange de nègres, de Tibbous, et surtout d’Arabes qui y dominent. C. P.

OUANIKA, peuple de l’Afrique orientale Icôte de Zangsebar), entre le 4J et le 5° lat. S., le 36°-37° long. E. Ils sont nègres, mais depuis longtemps mélangés avec les Arabes, et leur religion est un grossier fétichisme, mêlé de pratiques musulmanes. Ils sont au nombre d’environ 50,000, divisés en 12 tribus. C. P.

OUARGLA, v. du Sahara algérien, ch.-l. d’une oasis de la province de Constantine, à 750 kil. S.-E. d’Alger; 5,000 hab., de race arabe. C’était autrefois une célèbre cité, dont tous les écrivains arabes parlent avec éloge depuis le Xe siècle. C. P.

OUD1NOT ( Charles-Nicolas-Victor), fils aîné du maréchal de ce nom (F. dans le Dictionnaire), né à Bar-le- Dne en 1791, m. en 1863, entra dans les pages de Napoléon Ier en 1805, fit la campagne de 1809 contre l’Autriche, servit en Portugal et en Espagne comme aide de camp de Masséna, passa en 1811 dans les chasseurs à cheval de la garde impériale, fit la campagne de Russie en 1812, et montra la plus brillante valeur aux batailles de Leipzig, Hanau , Montmirail , Craonne. Rallié aux Bourbons, en 1814, il se tint à l’écart pendant les Cent-Jours. En 1820, il devint écuyer cavaleadour de Louis XVIII, maréchal de camp en 1822, et fut chargé, en 1824, de réorganiser l’école de cavalerie de Saumur. Démissionnaire après la Révolution de 1830 , il reprit du service en 1835, et partit pour l’Algérie; mais une

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