LOPE DE VEGA V. VEGA CARPIO
LOPEZ-GONZALVO, cap de l’Afrique occidentale, sur les côtes de la Guinée, et à la limite N. du roy. de Loango, par 0° 36’ lat. S., et 6® 14’ 24” long. E.
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LORA-DEL-RIO , v. d'Espagne (Andalousie), prov. et à 43 kil. E.-N.-E. de Séville, sur la rive dr. du Guadalquivir; 7,500 hab. Récolte de soie; fabr. de chapeaux, lainages, cuirs.
LORCA , anc. Eliocroca ou Ilorcis, v. d’Espagne, prov. et à 80 kil. S.- O. de Murcie, au milieu d’une belle et fertile plaine , près de la Sangonera. Pop. de la commune : 48,224 hab. Evêché. Fabr. de gros draps, papier, poterie. Comm. de céréales, laines, huiles. En 1802, la rupture d’un réservoir servant à l’irrigation des terres, détruisit 600 maisons, fit périr 6,000 personnes et 24,000 bestiaux.
LüRCH, v. du royaume de Wurtemberg (Iaxt) , sur le Rems, à 35 kil. S. -O. d’Elwangen ; 1850 hab. Anc. couvent de Bénédictins, fondé en 1102, et dont l’église renferme les tombeaux de plusieurs membres de la famille des Hohenstauff'en. — v. d’Autriche, anc. Lauriacvm , colonie romaine détruite par les Huns, à 25 kil. N. de Steier. Jadis archevêché. — v. du duché de Nassau , au confluent de la Wisper et du Rhin, à 3 kil. N. -O. de Rudesheim; 1,800 hab.
LORD , titre honorifique usité en Angleterre , et qui signifie seigneur. Il est d’origine saxonne ; après avoir été appliqué d'abord à tout possesseur d’un domaine, par opposition à ses vassaux, il appartient auj. aux membres de la Chambre haute ou pairs d’Angleterre (ducs, marquis, comtes, vicomtes, barons, archevêques et évêques). Ce titre se donne aussi , mais par courtoisie, aux fils des ducs et des marquis, et aux fils aînés des comtes. Certains hauts fonctionnaires prennent enfin , avec leur charge, le droit au titre de lord; tels sontie chef de justice, le chancelier, le grand-amiral , le chambellan , le maire de Londres, le prévôt d’Edimbourg, les 15 juges de la cour criminelle d’Ecosse, le lieutenant d’Irlande.
lords (Chambre des). V. parlement anglais.
LORENZ (Jean-Michel), né à Strasbourg en 1723, m. en 1801, professeur d’histoire et d’éloquence dans sa ville natale, a laissé, entre autres écrits historiques : Dissertalio juris publici de antiquo coronæ Gallicœ et Carolingorum Fraevciæ regum in regnurn Lotharingiæ jure, 1748, in-4° ; Dissertatio in illustriora feuda trium regnorum Franciæ, Germaniæ, Italiœ, 1748, in-4°; Epilome rerum Gallicarum ab origine gentis usque ad Romanorum imperium , 1762, in-4°; — su 6 Romano imperio, 17(55-66, in-4° ; Etementa historiée universæ, 1773, in-8«; Surnom historiæ Gallo-Frandæ civilis et sacrœ , 1790-93, 4 vol. in-8».
LORENZO (San-), vge de Corse. V. Laurent (Saint-).
lorenzo (SAN-), riv. du Brésil. V. porrudos.
lorenzo-marquez, fleuve de l’Afrique orientale ; source et cours peu connus; embouchure sur la limite de la Cafrerie et de la capitainerie de Mozambique, dans la baie de son nom , dite aussi haie de Lagoa, formée par l’océan Indien , vers 26° lat. S., et 30» 30’ long. E.
LOREO, v. du royaume d’Italie (Vénétie), à 43 kil. S. -S. -O. de Venise, sur un canal qui unit l’Adige au Pôdi-Levante; 3,800 hab.
LORET (Jean), né à Carentan (Basse-Normandie), au commencement du xvne siècle, m. vers 1665, pensionné de Mazarin et de Fouquet, est connu par une Gazette burlesque, en vers de 8 syllabes fort plats, et qui va de 1650 à 1665. Elle eut beaucoup de succès, et il en paraissait un numéro par semaine; le recueil forme 3 vol. in-fol. V. Pezet, Recherches sur l’origine des journaux et Esquisse historique sur J . Lorel, Bayeux, 1850, in-8°.
LuRETO , v. du royaume d’Italie (Province de Teramo ), à 7 kil. S.-E. de Civita-di-Penne ; 6,862 hab. Papeterie.
LORETTE, en italien Loreto, v. forte du roy. d'Italie, à 3 kil. de l’Adriatique, prov. et à 10 kil. S.-E. d'Ancône; 8,701 hab. Evêché. Dans sa cathédrale est la Santa Casa , ou maison de la Ste Vierge , que la tradition dit avoir été transportée, en 1291 , par des anges , de Nazareth en Dalmatie , et , en 1295 , à Lorette. Elle a été presque entièrement revêtue, à l’extérieur, en marbre de Carrare admirablement sculpté par divers artistes, et, à l’intérieur, en plaques d’or et d’argent. Les pèlerins et les offrandes y affluent. En 1797, le pape Pie VI , pour satisfaire aux conditions du traité de Tolentino, fut obligé de dépouiller en partie le trésor, dont on évaluait les richesses à 250,000,000 fr. Les Français, s’étant emparés de la ville la même année, envoyèrent à Paris une statue de la Vierge en bois de cèdre, sculptée, dit-on, par l’apôtre SuLuc, et qui fut rapportée en 1802. L’église de Lorette a retrouvé presque toute sa splendeur; elle possède de remarquables peintures et de belles mosaïques. On remarque encore à Lorette : la statue en bronze de Sixte-
Quint, sur la place de l’église ; le Palazzo apostolico, dessiné par Bramante; la Pharmacie, édifice souterrain, où sont 300 vases de faïence peints d’après les dessins de Raphaël, de Michel-Ange, et de Jules Romain. — Un ordre de Notre-Dame de Lorette fut institué, en 1587, par le pape lîixte-Quint , pour faire la guerre aux corsaires qui infestaient la marche d’Ancône et aux brigands de la Romagne; il n’existe plus.
LORGES (Jacques de Montgomery, seigneur de), m. vers 1560, ravitailla Mézières défendue par Bayard en 1521 , acheta, en 1543, le comté de Montgomery en Normandie, réprima avec cruauté une révolte des habitants de Lagny en 1544, et fut nommé, en 1545 , capitaine de la garde écossaise. C’est le père du Montgomery qui tua le roi Henri II dans un tournoi.
lorges (Gui-Aldonce de durfort de duras, duc de), né en 1630, m. en 1702, frère puîné du maréchal J. -H. de Duras, fit ses premières armes sous Turenne, son oncle, se distingua en Flandre et en Hollande, obtint le gouvernement de Nimègue et le grade de lieutenant-général , sauva l’armée du Rhin, après la mort de Turenne, par une habile retraite, 1675, et fut nommé maréchal de France, 1676. Il commanda en Alsace en 1692, vainquit et fit prisonnier le duc de Wurtemberg à Pforzheim , et, en 1693, rejeta Montecuculli au delà du Rhin. La ville de Quintin en Bretagne fut érigée pour lui en duché, sous le titre de Lorges-Quintin.
lorges , petite v. de Bretagne. V. quintin.
LORGUES, ch.-l. de cant. (Var) , arr. et à 11 kil. S.- O. de Draguignan , sur la rive g. de l’Argens ; 3,221 hab. Draps , toiles , eaux-de-vie, faïence, huiles. Etablissement de Capucins depuis 1852.
LORIA (Roger de). V. Lauria.
LORIENT, s.-préf. (Morbihan), port sur le Scorf, à l’embouchurede cetterivièredansl’Océan, à 554 kil. O.-S.- O. de Paris, 94 O.- N.- O. de Vannes; par 47° 44’ 46” lat. N. et 5» 41’ 28” long. O. ; 37,655 hab. Trib. de lr» instance et de comm. Ch.-l. de la 3e préfecture maritime, place de guerre de 3“ classe. On remarque la tour des signaux, le bassin de construction, les cales couvertes, ies magasins en granit, les mécaniques à faire la corde, la poulierie, la machine à mater, le chantier de Caudan (15 kil. carr.), le parc d’artillerie, et l'hôtel de la préfecture maritime. Le port, vaste et bordé de beaux quais, peut recevoir de gros bâtiments. Atelier pour la fabrication des machines à vapeur ; fonderies , forges , presses hydrauliques pour l’essai des fers; polygone pour les exercices de l’artillerie de marine. Collège, bibliothèque; écoles d’artillerie, d’hydrographie, d’application du génie maritime. Hôpital civil et militaire. Ville trèsbien percée et bien bâtie. Comm. de cire, miel, beurre, eaux-de-vie, sardines (150,000 boites par an). — Lorient fut un lieu donné en 1666 à la Compagnie des Indes orientales, pour y recevoir les marchands et les marchandises qui venaient de l’Orient. La ville, fondée en 1709, ne fut érigée en municipalité qu’en 1738. Ses murs ont été construits en 1741. Les Anglais tentèrent vainement de s’emparer de Lorient en 1746. Sur la place du marché s’élève, depuis 1833, la statue en bronze de l’enseigne de vaisseau Bisson.
LORIOL, ch.-l. de cant. (Drôme), arr. et à 21 kil. S. -S. -O. de Valence, sur la rive g. de la Drôme; 2,109 hab. Filatures de soie.
LORIQUET (J.-N.), jésuite, né à Epernay en 1767 , m. en 1845 , étudia au séminaire de Reims, fut précepteur à Anvers pendant l’émigration, entra chez les Pères de la Foi en 1801 , enseigna au petit séminaire de Largentière, devint, à la Restauration, supérieur de la maison d’Aix, et organisa presque aussitôt à S*-Acheul, prés d’Amiens, un établissement d’instruction qui devint célèbre. Il dut l’abandonner en 1828, par l’effet des lois sur les congrégations non autorisées. Il fut nommé supérieur de la maison de Paris en 1833 , et préfet spirituel de la congrégation en 1838. On a du P. Loriquet : une foule d'ouvrages d’instruction élémentaire (grammaire, arithmétique, géographie, mythologie, histoire , etc. ) , portant les initiales A. M. D. G. ( ad majorem Dei gloriam) , ou un soleil qui perça des nuages , avec cette divise : Lucel , non nocel ; une Histoire de France, assez bien écrite, publiée en 1814, et | dans un esprit contraire à la Révolution ; un Traité de l'élégance et de la versification latine ; des Souvenirs de St- Acheul, 1829-30 ; une histoire de la suppression de son ordre, sons le titre de Clioiseul, Pombal et d'Aranda, etc.
LORITI. V. Glareanüs.
LORMES, ch.-l. de cant. (Nièvre), arr. et à 24 kil. S.-E. de Clamecy ; 1,802 hab. Autrefois fortifié. Briqueteries ,
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tuileries, fours à chaux. Exploitation de pierres de taille. Comm. de bois et laines.
LORMONT, Lauri mons, brg (Gironde ) , arr. et à 10 kil. N.-N.-E. de Bordeaux, sur la Garonne; 2,203 hab. Construction de navires en bois et en fer, et de machines à vapeur.
LO ROUX-BOTTEREAU (Le) , ch.-l. de cant. (Loire- Inférieure) , arr. et à 18 kil. E.-N.-E. de Nantes; 1,269 hab. Comm. de vins et de bestiaux.
LORQUIN. ch.-l. de cant. (Meurthe), arr. et à 10 kil. S.-O. de Sarrehourg: 1,020 hab. Tanneries.
LORRACH , v. du gr.-duehé de Bade, à 46 kil. S.-S. -O. de Fribourg, sur la Wiese ; 3,000 hab. Fabr. d’indiennes et toiles peintes.
LORRAIN (Claude Gelée, dit le) , peintre célèbre, surnommé le Raphaël du paysage, né en 1600 à Château-de- Chamagnc, prés de Toul en Lorraine, m. en 1682, était d’une famille pauvre , et ne montra d'abord qu’une intelligence bornée. Orphelin à 12 ans , il alla chez son frère , graveur sur bois à Fribourg, et n’annonça aucune disposition pour le dessin. Mais emmené en Italie par l’un de ses parents , ou , selon d’autres , par quelques étourdis de son âge , il sentit s’éveiller son génie. Grâce aux leçons d’Augustin Tassi et de Goffredi Wals son élève , il acquit bientôt une grande réputation. Le Poussin , les papes Urbain VIII et Clément IX, recherchèrent sou amitié. Il acquit une fortune considérable. Les tableaux du Lorrain , d’un admirable coloris et d’une vérité saisissante, le placent à la tête de tous les paysagistes du monde ; on les paie jusqu’à 75 et 80,000 fr. On estimait à un demi-million deux de ses toiles qui ornaient la Malmaison, et qui ont passé à l’Ermitage de Sl-Pétersbourg. La galerie du Louvre en possède seize; d'autres sont disséminées dans les palais Altieri, Cotouna, et Doria en Italie, ou dans les galeries des riches Anglais. U» a du Lorrain 28 eaux-fortes. Barrière, Lebas , Vivarès et Woollett ont beaucoup gravé d’après ses tableaux. B.
lorrain Ile) , sculpteur. V. le lorrain.
LORRAIN E ( Royaume de ) , Lolharingia , en vieux français Lolierrègne , royaume formé en 855, après l’abdication de l’empereur Lothaire, en faveur de 300 2“ fils Lothaireü, qui lui donna son nom. Il répondait assez exactement à l’ancienne Ostrasie. 11 était borné au N.-E. et au N. par le Rhin, depuis Bâle jusqu’à l’embouch. orientale du fleuve dans la mer du Nord; à l’O., par cette mer, depuis la Vlie jusqu’à l’embouchure de l’Escaut, puis par l’Escaut, jusqu’aux sources de ce fleuve; au S.-O., par une ligne tirée des sources de l'Escaut à Donchery sur la Meuse , et embrassant le Cambrésis, le Hainaut et le Condros ou pays de Namur ; ensuite par une ligne qui, de Donchery , aboutissait aux sources de la Meuse, et enveloppait le Caslrice (pays de Mézières , Donchery, Vendresse), le pays de Mouzon, celui deStonne (où est Raueourt), le Dormois, le Barrois, l’Ornois, le Bassigny et le Saintois; à l’O., par la Saône jusqu’au Rhône ; au S., par le Rhône au-dessus de Lyon ; au S.-E., par le Jura jusqu’à Bâle. Après la mort de Lothaire II, 869, son royaume fut partagé entre ses ! oncles Louis le Germanique, roi de Germanie , et Charles le Chauve, roi de France, en vertu du traité de Mersen. 11 est probable que Charles ne posséda que nominalement sa portion , car les historiens disent que Louis transmit toute la Lorraine à ses fils Louis le Saxon et Charles le Gros. Après eux , Arnoul en investit sou fils Zwentibold , 895. Ce prince ayant été tué par ses sujets, 900, les Lorrains se donnèrent à Louis IV l’Enfant, roi de Germanie. En 911, ils reconnurent Charles le Simple, roi de France ; soumis en 923 par Henri 1er l'Oiseleur, en 939 par Louis d'Outremer, ils rentrèrent sous la domination allemande en 940. Dthon le Grand donna la Lorraine, en 954, à son frère Brunon , archevêque de Cologne , qui en forma les duchés de Basse-Lorraine au N. et de Haute-Lorraine au S. B.
lorraine (Duché de basse-) , ou Lorraine Ripuaire, ou duché de Lothier, duché situé entre le Rhin, la Meuse et la Moselle , ayant la Frise au N., la Flandre et le Verman- I dois à l’O. , la Lorraine Mosellane au S. , et la Saxe à l’E., et renfermant le Brabant , le diocèse de Cambrai , les évêchés de Liège et de Cologne , et la Gueldre. Ce duché , donné par Othon II, roi de Germanie, à Charles de France, 2e fils de Louis d’Outre-mer, passa, après la mort d’Othon, fils de ce prince, 1104, à Godefroi, comte de Verdun. Ce dernier le transmit à Gothelon , son frère ; vint ensuite Godefroi II le Bossu, fils de Gothelon, dont le neveu et l'héritier, Godefroi de Bouillon, partit pour la lre croisade. La Basse-Lorraine échut alors à Henri de Limbourg, puis à Godefroi le Barbu , comte de Louvain, 1106, qui fut la tige des ducs de Brabant. V. Brabant.
lorraine (Duché de haute-) , ou Lorraine Mosellane -, anc. duché compris entre la Basse-Lorraine au N., l’Alsace à l’E., la Franche-Comté au S., la Champagne au S.-O. et à l’O. , et embrassant la Lorraine proprement dite, le Luxembourg, les évêché.î de Toul, Metz et Verdun, avait pour ch.-l. Nancy , et se divisait en 3 grands bailliages ; celui de Nancy ou bailliage français, celui des Vosges, et celui de Vaudrevange ou bailliage allemand. 11 fut créé en 959 en faveur de Ferri ou Frédéric d’Alsace, frère d’Adal béron , évêque de Metz , et beau-frère de Hugues Capet. En 1033 , Gothelon , déjà duc de la Basse-Lorraine , réunit à ses domaines la Haute-Lorraine , qui en fut détachée en 1048 par l’empereur Henri III. Gérard d’Alsace la reçut à titre héréditaire , et fut la tige d’une célèbre maison de Lorraine, qui régna jusqu’en 1737. A cette époque, le duc François 111, en vertu du traité de Vienne, céda la Lorraine à Stanislas Leczinski, ex-roi de Pologne, et beau-père de Louis XV, en échange du grand-duché de Toscane que lui abandonnait l’Autriche. A la mort de Stanislas, 1766, la Lorraine fut réunie à la France.
Ducs de Lorraine.
Frédéric Ier
Jean Ier. . . ,
Thierry
Charles Ier. .
Frédéric II
René Ier et Isabelle.
Gothelon
Jean II
Albert
Nicolas. . . .
Gérard (premier duc
René II et Yolande.
héréditaire)
Antoine . . . ,
Thierry II
François Ier
Simon Ier
Charles II. .
Matthieu 1er
Henri
Simon II
François II
Ferri I«r
Charles IH
et Ni-
Ferri II
cote
Thibault Ier
Charles IV.
Matthieu II
Léopold . . .
François H1 Stanislas
Thibault H
Leczin-
Ferri IV
Raoul
ski
lorraine, anc. grand-gouvernement de la France, au N.-E., formé en 1766, était situé entre le Luxembourg et l’électorat de Trêves au N., le Bas-Palatiuat et le duché de Deux-Ponts au N.-E., l’Alsace à l’E., la Franche- Comté au S., la Champagne à l’O. Ch.-l., Nancy. 11 comprenait : 1° le duché de Lorraine, réuni à la France après la mort de Stanislas Leczinski, en 1766; 2° le Barrois ou duché de Bar , légué à Louis XI par René d'Anjou, en 1481 ; 3« les Trois-Evëchés de Metz, Toul et Verdun, conquis sous Henri II en 1552, confirmés à la France par le traité de Westphalie en 1648, et formant deux petits gouvernements enclavés dans le grand ; 4° le Luxembourg français (Thionville, Montraédy, Longwy), cédé par l’Es- ! pagne dans le traité des Pyrénées , en 1659 ; 5° le duché de Carignan , acquis par le même traité; 6° la Lorraine allemande ou pays de la Sarre , cédée par le traité d’Utrecht, en 1713; 7° le duché de Bouillon , enlevé par Louis XIV à l’évêque de Liège. Ces pays ont formé 4 départements : la Meuse, la Moselle, la Meurthe, et les Vosges. V. Comte d’Haussonville, Histoire de la réunion de la Lorraine à la France , Paris, 1858, 4 vol. in-8°.
lorraine (Maison de), une des plus anciennes maisons souveraines de l’Europe, eut pour fondateur Gérard, de la famille des ducs d’Alsace, que l’emperenr Henri III nomma, en 1048, duc héréditaire de Haute- Lorraine. Gérard, qui ne possédait d’abord que quelques seigneuries, se fit nommer avoué des principales églises de Lorraine, et dut à ce titre l’élévation de sa famille, qui posséda la Lorraine pendant 700 ans. Cette famille monta sur le ( trône d’Allemagne par l’élection de François 111, époux i de Marie-Thérèse en 1745. Elle fut aussi alliée aux maisons de France et d’Ecosse. Elle se divisa en un grand nombre de branches • celles de Vaudemont, de Mercucur, de Guise, de Mayenne, d’Aumale, d’Elbeuf, d’Harcourt d’ Armagnac, de Lillebonne , etc.
lorraine (Claude de). V. aumale.
lorraine (François, Henri 1er et II, Charles de), ducs de Guise. V. guise, lorraine (Charles de). V. Mayenne, lorraine (Charles de Guise, dit le cardinal de) 2e fils de Claude de Lorraine, duc de Guise, et frère du duc François, né à Joinville en 1525 , m. eu 1574, fut nommé archevêque de Reims dès l’âge de 15 ans, cardinal en