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d’Orléans ( Louis XII) qui s’était révolté, et y mourut en 1491. Il est la tige de la maison de Longueville.
Longueville ( François II d’OKLÉANS , comte de) , fils du précédent, m. en 1512, obtint de Louis XII, en 1505, que le comté de Longueville fût érigé en duché.
LONGUEVILLE (Louis d’OKLÉANS, duc de), frère du précédent, m. en 1516, était un très-bon capitaine, selon Brantôme. Il combattit à Agnadel et à Marignan ; après la bataille de Guinegate, perdue malgré ses efforts en 1513, il fut emmené prisonnier en Angleterre, et fit conclure le mariage de Louis XII avec Marie, sœur de Henri VIII. Il devint souverain de Neufchâtel, dont il épousa l'héritière, 1515.
Longueville (Claude d’ORLÉANS, duc de), fils du précédent, fut tué à la bataille de Pavie, en 1525.
Longueville ( Léonor d’OKLÉANS, duc de ) , fils du précédent, in. en 1573 , au retour du siège de La Rochelle , obtint de Charles IX, en 1571, le titre de prince du sang.
Longueville (Henri Ier d’ORLÉANS, duc de), fils du précédent, m. en 1595, gouverneur de Picardie, gagna sur les Ligueurs la bataille de Senlis, 1589. Il avait épousé Catherine de Gonzague, fille du duc de Kevers.
Longueville (Henri II, duc de), fils du précédent, né en 1595, m. en 1663. Protégé par Henri IV, son parrain, il fut d’abord gouverneui de Picardie, puis de Normandie. A 21 ans, il épousa Louise de Bourbon - Soissons , de qui naquit la duchesse de Nemours. En 1626, il fit partie (les conjurés réunis à Fleury dans le but de tuer le cardinal de Richelieu; ce complot n’eut pas de résultat. Il se distingua comme général en Italie et en Allemagne. Veuf en 1637 , il épousa , en 1642, la sœur, du grand Condé. Après avoir été membre du conseil de régence pendant la minorité de Louis XIV, il fut nommé, en 1645, un des négociateurs de la paix de Munster. En 1648, poussé par sa femme et par le cardinal de Retz, il se fit Frondeur, et voulut soulever sa province. Gouverneur de Pont-del'Arche à la paix de 1649, il fut arrêté, en 1650, avec les princes de Condé et de Conti. Quand il fut libre, il se retira dans ses terres.
Longueville (Anne Geneviève de bourbon-condé , duchesse de), femme du précédent, née au château de Vincennes, où son père était prisonnier d'Etat, en 1619, m. en 1679. Sœur du grand Condé et du prince de Conti, beile, admirée de tous, élevée entre les pieuses émotions du couvent des Carmélites et les lectures romanesques du temps, mariée à un homme qui avait le double de son âge, outragée par une rivale (Mme de Montbazon ), séduite par l’esprit, le grand air et l’apparence chevaleresque du duc de La Rochefoucauld , elle se jeta pour lui dans la guerre de la Fronde, avec un génie aventureux, une audace et des intrigues désintéressées. On la voit d’aboi'd s’emparer de l’hôtel-de ville, en faire sa place d’armes, et y devenir mère ; puis entraîner Turenne , jusque-là fidèle , et se retrancher dans Stenay; enfin s’enfuir en Hollande, pour revenir bientôt soulever le Midi, et soutenir un siège dans Bordeaux. Vaincue dans une ambition qui n'avait pas été la sienne, frappée dans son amour par l’abandon de celui qu’elle n’avait cessé d’aimer malgré son égoïsme et malgré ses propres faiblesses pour Coligny , Miossens et Nemours, frappée aussi dans ses affections domestiques par la mort de sa fille et de sa mère , elle renonça tout à coup au monde et aux affections humaines, pour s’enfermer aux Carmélites, et y expier par une longue pénitence les égarements de son cœur. Quoique son éducation eût été fort négligée, elle aimait la société des savants et des gens de lettres, ainsi que l'attestent ses lettres à Chapelain, à Scudéry , et surtout aux solitaires de Port-Royal. V. i/me de Longueville, par M. Cousin, 1853, 1 vol. in-8°. G. L.
Longueville (Charles-Paris de), 2e fils de la précédente, entra d’abord dans l’état ecclésiastique. Mais son frère lui ayant cédé ses titres, il suivit le parti des armes, et se distingua dans la guerre de 1667, et à Candie en 1669. On parlait de le faire roi de Pologne , quand il fut tué au passage du Rhin, en 1672.
Longueville ( Edme-Paul-Marcellin ) , helléniste, né à Paris en 1785, m. en 1855, a laissé: Harangues tirées des historiens grecs , en 2 parties , 1823 , et 1835-47 ; Cours complet et gradué de thèmes grecs , adapté à la méthode de llur- 'iouf, 3 vol. iu-8° ; une traduction de la Grammaire raisonnée de la langue grecque de Matthiæ (avec Gail fils), 1831-36, 3 vol ; Traité théorique et pratique de l'accentuation grecque , 1849, in-8° , etc. Il a coopéré à la nouvelle édition du Thésaurus linguce grœcce de H. Estienne, publiée par MM. Didot.
LONGUS, écrivain grec du ive ou du v® siècle de J.-C., et dont on ignore même le véritable nom , est l’auteur de
Daphnis et Chloé, roman pastoral en 4 liv. , plein de grâce, de naïveté et de délicatesse, quoique d’un style parfois prétentieux. Les meilleures éditions sont celles de Columbani, Florence, 1598; de Jungerman, 1605; de Boden, Leipsick, 1777 ; de Villoison, Paris, 1778; de Coray, Paris, 1802; de G. -H. Schœfer, Leips., 1803; de Seiler, ibid. , 1843. En 1810, P.-L. Courier retrouva à Florence un passage qui manquait dans le 1er livre, et donna une nouvelle édition en 1810, et en 1813, avec la traduction française d’Amyot corrigée.
LONGUYON , ch.-l. de cant. (Moselle) , arr. et à 38 kil. N.- O. de Briey, au confl. de la Crusne et du Chiers; 1,173 hab. Forges à fer, haut-fourneau, fours d’afiinerie, fonderie, martinets. C’est l’anc. Longianum.
LONUWOOD. V. Hélène (Siçintk-).
LONGVv Y, Longus Vicus, Longovicus , ch.-l. de cant. (Moselle), arr. et à 40 kil. N. -O. de Briey et à 2 kil. de la frontière belge, près du Chiers; 1,953 hab. Fabr. de tapis, passementerie, chapeaux, orfèvrerie. Comm. de charcuterie. Près de là, au Titelberg, sont les ruines d’un camp romain. — Ville forte, fondée vers le vu' siècle; elle dépendait, au xin®, du duché de Bar, devint la capitale d’un duché, fut réunie à la Lorraine, puis cédée à la France en 1678. Louis XIV la fit fortifier par Vauban , et bâtit la ville haute; elle fut prise par les Prussiens en 1792, évacuée après la bataille de Valmy, et reprise en 1815, après un siège désastreux. Patrie du général F. de Mercy.
LONICER (Jean), savant littérateur, né en 1499 à Ortliern (comté de Mansfeld), m. en 1569, étudia à Erfurt , fut reçu docteur en 1521 , se lia avec Luther et Mélanchthon, enseigna la langue hébraïque à Fribourg en 1522, puis à Strasbourg, et fut appelé à Marpurg par le landgrave de Hesse. On a de lui une Grammaire grecque , une Rhétorique, un Abrégé de la philosophie d'Aristote, une traduction de Pindare, Bâle, 1528 et 1535, in-4°, Zurich, 1560, in-8u, et des Notes sur Catulle, Tibulle, etc.
LONIGO, v. des Etats autrichiens (Vénétie), délégation et à 20 kil. S. -O. de Vicenee; 6,900 hab.
LONJUMEAU. V. Longjumeau.
LONLAY-L’ABBAYE , Longolatum, brg (Orne), arr. et à 8 kil. N. -O. de Domfront; 446 hab. Il y eut une abbaye de Bénédictins.
LONS-LE-SAULNIER , Ledo Salinarius , ch.-l. du département du Jura, à 442 kil. S.-E. de Paris, par 46° 40' 28" lat. N., et 3° 13' 11" long. E. ; 8,703 hab. Tribunaux de lre inst. et de comm., grand séminaire, collège, bibliothèque, joli théâtre, musée d’antiquités. Eaux minérales. Fabr. de vinaigre. Commerce de grains, vins, bois, fil de fer, clouterie , tôles , tanneries. Marchés pour chevaux et bestiaux. On remarque les églises de Saint-Désiré et des Cordeliers. Salines dont l’exploitation, qui remonte au moyen âge, produit 20,000 quinta”x de sel par an. Ces salines, dites de Montmorot , ont un curieux mécanisme hydraulique; au-dessus est une tour, dite de la reine Clotilde. Aux environs de Lons-le-Saulnier sont les châteaux du Pin et à'Arlag. Autrefois comprise dans la Franche-Comté, elle fut prise par Henri IV en 1595 , et par le duc de Longueville en 1629. Ce fut à Lons-le-Saulnier que, le 14 mars 1815, le maréchal Ney embrassa la cause de l’empereur Napoléon 1er.
LONZAC (le), brg (Corrèze), arr. et à 27 kilom. N. de Tulle; 498 hab.
LOO, brg de Belgique (Flandre-Orientale), sur le canal et à 10 kil. S.-E. de Fûmes; 1,700 hab. Tanneries. Comm. de bestiaux.
Loo (Château du), résidence d’été de la famille royale de Hollande, dans la Gueldre, à 24 kil. N. d’Arnheim.
LOOCHR1STY, v. de Belgique ( Flandre-Orientale), à 10 kil. E.-N.-E. de Gand; 3,600 hab. Draps, toiles de lin , bestiaux.
LOOS, brg (Nord), arr. et à 5 kil. S.-O. de Lille, sur la Haute-Deule; 2,822 hab. Maison de force et de détention, dans une anc. abbaye. Fabr. de toiles et de calicot ; impressions sur étoffes ; produits chimiques.
LOOZ, vge de Belgique (Limbourg), sur la Herck, à 12 kil. S. de Hasselt ; 1,500 hab. Anc. comté, joint au Liégeois en 1367.
LOPADUSA , nom anc. de Lamfédouse.
LOPATKA , cap de l’Asie orientale, terminant la presqu’île du Kamtchatka ; par 51» 0’ 15” lat. N., et 154° 22’ 30” long. E.
LOFE DE RUEDA. V. Rueda.