Rue St-Jacques, n
47. Place de la Collégiale, n. 3, faub. St- Marceau, au bout de la rue des Francs-Bourgeois. Démolie en 1806.
48. Rue de la Montagne-Ste-Geneviève, où est maintenant l’Ecole polytechnique.
QUEENSLAND, e.-à-d. Terre de la Reine , colonie anglaise de l’Australie, détachée en 1859 de la Nouvelle- Galles du Sud. Elle comprend la côte du N.-E. de l’Australie depuis le détroit de Torrès jusqu’à la pointe Danger ; elle est bornée au S. par une ligne quittant la côte à ce dernier point, coupant les montagnes Bleues au mont Lindsay, suivant le Barwan jusqu’au 146° long. E., et de là le 29° lat. S. jusqu’au 138° 40' long. E., qui forme sa limite occidentale jusqu’au golfe de Carpentarie, à l’embouchure du Flinders. Les côtes seules de ce pays, qui forma, de 1843 à 1859, le district de Moreton-Bay dans la Nouvelle-Galles, sont bien connues. La côte orientale offre une chaîne de montagnes parallèles, dont quelques pics (le Hay, le Lindsay) atteignent 1,500 à 1,800 mèt.; elles divisent le pays en deux bassins : au S. sont les cours supérieurs du Victoria ou Barcoo, du Warrego, et des bras septentrionaux du Darling, Maranoa,Condamine, Banvan; à l’E., descendent à la mer des fleuves de peu d’étendue, mais formant de beaux ports, Brisbane, Burnett, Fitzroy, Burdekin. La superficie est de 1,399,950 ldi. carrés. Les côtes orientales renferment de riches pâturages ; on comptait, en 1861, plus de 23,000 chevaux, 425,000 bêtes à cornes , 3,285,000 bêtes à laine; on cultive avec succès le coton, qui fournit des variétés longue soie plus fines que celui de la Géorgie, et la canne à sucre. Des explorations ont déjà fait reconnaître dans les montagnes de riches mines de houille, de cuivre et d’or, et, en 1862, on a exporté plus de 8,000,000 de livres de laine. La colonie est divisée en 16 districts ; la population était, en 1864, de 60,000 Européens, et environ 15,000 indigènes. La capitale est Brisbane. C. P.
QUÉRARD (Joseph-Marie), né à Rennes en 1797, m. en 1865, a publié, entre autres ouvrages; la France littéraire ,
1826-42, 10 vol. in-8°, dictionnaire bibliographique des savants, historiens et gens de lettres de France, ainsi que des littérateurs étrangers qui ont écrit en français ; la Littérature française contemporaine, ouvrage destiné à compléter le précédent, mais dont il ne donna que 2 vol. in-8°, 1839-44; les Auteurs déguisés de la littérature contemporaine, 1845 ; les Supercheries littéraires dévoilées, 1845-56, 5 vol. in-8°, galerie des auteurs apocryphes, supposés, déguisés, plagiaires, etc. ; Dictionnaire des ouvrages polyonymes et anonymes de la littérature française, 1846-47, in-80; les Ecrivains pseudonymes, 1854-60, 2 vol. in-8”; le Quérard. Archives d’histoire littéraire, de biographie et de bibliographie françaises, 1855-56, 2 vol in-8°.
QUINTANA (Manuel-José), poëte espagnol, né à Madrid en 1772, m. en 1857. Tout en remplissant l’emploi d’agent fiscal de la junte du commerce et de la monnaie, il se fit connaître par des poésies détachées, que l’on réunit en 1802, et par deux tragédies, le Duc de Viseu, 1801, dont le sujet est emprunté à l’histoire du Portugal, et Pelage, 1805, pièce essentiellement nationale. Nommé censeur des théâtres, il collabora à un journal intitulé Variétés de sciences, de littérature et de beaux-arts, et publia, en 1807, une suite d’excellentes biographies sous le titre de Vidas de los Espaholes célébrés. En 1808, il donna une précieuse Collection de poésies espagnoles depuis Juan de Mena jusgu’à nos jours, 3 vol., ainsi que des Odes à l'Espagne libre, et entreprit un journal, le Semenario patriôtico. Pendant l’occupation française, il fut successivement employé supérieur de la secrétairerie générale de la junte centrale, secrétaire-rédacteur des décrets royaux, secrétaire chargé de l’interprétation des langues, et membre de la junte supérieure de censure. Enfermé dans la forteresse de Pampelune après les événements de 1814, il ne recouvra la
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liberté que sous le gouvernement constitutionnel de 1820. On lui rendit alors la place de secrétaire pour l’interprétation des langues, et celle de membre consultatif cle la junte de censure; en 1821, il reçut la présidence du Conseil dirigeant des études. Après la réaction de 1823, il se retira dans l’Estramadure , et ce fut seulement en 1829 qu’on l’appela à la junte du Muséum des sciences naturelles de Madrid. En 1830, il fit paraître un 2e vol. de ses Biographies des Espagnols célèbres. Il reprit, en 1833, l’emploi de secrétaire pour l’interprétation des langues , en
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1836 la présidence de la direction des études, se vit élever à la dignité de sénateur du royaume, fut gouverneur de la reine Isabelle II de 1840 à 1813 , et, en 1855, fut solennellement couronné par cette reine , dans le palais du Sénat, comme poète lauréat de l’Espagne. Quintana a continué la tradition des anciens poètes espagnols, purifié la langue, élevé le vol de la poésie populaire, et enflammé les âmes par ses chants énergiques, nourris de glorieux souvenirs. Son calme inaltérable au milieu des vicissitudes de la fortune le fit surnommer le Chantre philosophe. B.