‹ Dictionnaire général de la politique (volume 2)Chapitre 125 sur 260 · VIII. RE880UBGE · texte numérisé non relu

VIII. RE880UBGE

L*agriculture est trés-avancée en Prusse. 11 y a émulation entre le gouTernement , des associations agricoles et même de simples particuliers pour activer les progrés de la culture et de Félevage. Plusieurs des agronomes allemands les plus illustres , Albert Block , Thaer, Koppe, sont des Prussiens. La situation agricole florissante de la Prusse, malgré un sol assez ingrat et un climat relativement froid , tient à des causes diverses ; mais parmi celles qui ont exercé la plus grande influence , nous devons citer Fabolition du servage en 1807, et le règlement, par les édits de septembre 1811, des rapports entre les anciens seigneurs et leurs serfs devenus libres. Il s'agissait de faire à ces derniers leur part du sol qu'ils avaient cultivé de père en fils , tout en tenant compte du droit des seigneurs. Le partage devait se faire à Famiable; et pour les cas où Fon ne tomberait pas d'accord, le paysan ayant Fusufruit héréditaire d'un bien agricole en rendrait le tiers au seigneur, tandis que les paysans qui cultivaient à d'autres conditions rendraient la moitié. Ces dispositions pouvaient s'exécuter soit en rendant réellement en nature la moitié ou le tiers des terres, soit en conservant cette portion contre une rente annuelle payable en blé ou en argent. Des agents spéciaux furent nommés pour mettre à exécution ces arrangements suivant les vues du gouvernement («consolidation de la propriété»). Les effets de cette loi agraire ont été ensuite complétés par une série de mesures qui ont porté leurs fruits. Nous n'en citons qu'une preuve entre plusieurs: en 1858 on a compté 762,157 agriculteurs exploitant leurs propriétés, contre 33,218 fermiers, métayers, régisseurs. On doit ajouter 421,544 chefs de famille qui exerçaient l'agriculture comme industrie accessoire.

Selon V Annuaire statistique de la Prusse, 93,740,144 morgen (4 m. font 1 hectare) sur 101 (d'autres disent sur 109 millions i), sont utUisés par Fagriculture, savoir : 1,420,582 m*, de Jardins et vergers, 50,473,252 m. de terres arables, 8,788,255 m. de prés, 8, 1 44,720 m. de pâturages. 24,913,335 m. de forêts. Ces territoires, qui ne comprennent pas la surface couverte de maisons, de routes, d'espaces improductifs et

1. Lo relevé statistique a prodnit le chiffre de 101,854,110 morgen , et le calcul basé snrlei données de la carte , 109,888,000 morgen pour la superficie totale de la Prusse. On sait qu'il n'y existe pas encore de cadastre parcellaire général.

d'eau, se divisent en 1,099,333 ^ moins de 5 morg. (en tout 2,227,&V 617,420 de 5 à 30 m. (8,428,751 m de 30 a 300 m. (35,918,017 m.); 15^ à 600 moigen (6,048,222 m.); 18 , de 600 moi^en (41^,1 17,312 m.). L-« des terres ne parait pas aussi élevée le supposer d'après l'état d'avanccB cédés. On évalue la moyenne des k le froment à 9 schefléls par mer:

seigle à 8.60, Forge à 10.75, l'avez le sarrasin à 7.17, les pois à 6.50 < 8.60. Réduits en mesures firanç^ scheffel compté i 55 litres, 9 sdi.

équivalent à 19.80 hectolitres 9 moyenne bien supérieure à celle dl

C'est la province rhénance qui .

fertilité sur toutes les autres. CV qui produit la plus grande quantit»^ 5 à 600,000 eimers, 450 à 550,000 dans la province rhénane. En reip province est bien moins ricbe es sont les provinces de Prusse, de < Pomêranie, qui sont les plus riches Selon le recensement de 1861, or~ Prusse 1,679,655 chevaux, 5,63te cornes , 17,436,865 bêtes a laio^ porcs, 806,008 chèvres.

Au l«r Janvier 1862, la valeur de:^ rés contre l'incendie s'élevait en Pn millions de thalers dont 3,350 à Z,i tent en immeubles et le reste eo marchandises, etc.

La Prusse est riche en mines. El en a extrait 235,189,996 quintanx d grammes de houille (valant 21,808.32 88 millions de quintaux d'anthracite!

thalers), 882,625 quint, de sel (prod taie des salines 2,878,000 quint) et tités considérables de minerais, de d'autres matières minérales. Les tsà duits s'élèvent aux chifiTIres suivants:

argent, 1,633 kil.; fer, savoir: Ibot 6,222,401 quint (50 kil.), fonte an( bois, 1,077,250 quint; fonte au 0( mélangé, 950,212 quint., valant eaa de 12 millions de thalers; acier bni quint; fer en barres, 5,733,789 qui 18,984,604 th.; tôle, 753,000 quint; 62,000 quint; fil de fer, 422,000 qui production du zinc s'est élevée i quint, de Zuic brut, à 34,350 de !

242,283 quint, de feuilles; ceUe d 363,554 quint, celle du cuivre i 45, on trouve en outre du nickel, de 1 d'autres métaux moins importants.

1861 89 sociétés se sont fondées, 1 pital de 104,885,067 th. pour Fexpl mines; sur ce nombre sixseulenH

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