‹ Dictionnaire général de la politique (volume 2)Chapitre 129 sur 260 · RACES. — RADICALISME · texte numérisé non relu

RACES. — RADICALISME

morales de leurs génies iliTers ne sont pas plus étroites que les barri ères phy^îquesd a saoç. Les races se comprennent les unes les autres comme elles se croiseot et prouvent aiosi que les différences qui les constituent ne sont que secondaires et que les hommes n'ont qu'une m«>me ime c^mme ils n'ont qu un môme corps, iju'importe que le Sémite ait été le seul qui ait conçu l'idée de Dieu; si tous les autres peuples sont capables de comprendre celte grande idée, il faudra conclure que leurs instincts se rapprochent singulièrement de ceux du Sémite. Le b'ioddhisme a beau porter la marque de l'esprit hindou et le génie moogoliqiie a beau être terrestre et âpre, il faut admettre qu'il y avait au moins dans ce génie une prédisposition qui le destinait à comprendre cette religion , et alors en quoi la nn^e mongoliquc est-elle irrémédiablement séparée de la race qui a conçu la religion qu'elle a adoptée? Le christianisme est d'origine hébraïque, et cependant les peuples d'origine indo-germanique l'ont trouvé conforme a leur nature puisqu'ils l'ont embrassé. La chevalerie est sans doute dans les instincts de tous les peuples, puisque tous les peuples font connue an moyen âge. Le se/f-gocemmetU est d'origine germanique, cependant nous voyons que tons les peuples ont aujour l'hui une éçrale inciinationâ l'adopter, aie pra:iquer et a l'aimer. Il y a des diff^'^rences cependant, mais ces différences, si l'on cherchait bien, on les trouverait surtout dans les facnltés secondaires ou les parties inférieures des génies des peuples ; au fond les hommes ne sont séparés qne parlt/s mauvais instincts et les vices de leurs natures, ils se rejoignent tous et se comprennent par les parties supérieures de leur âme. Il en est des peuples comme des individus, ils sont tous identiques par leurs facultés élevées, ils sont divers par les facnltés inférieures. Ainsi cette grosse question de race se nduit en Un de compte à une question de morale, ces différences des génies des peuples se réduisent a des nuances et l'histoire pro«*lame l'unité morale du g*?nre humain avec plus île certitude encore que ia science ne proclame son unité «lo chair et de sang.» Emile .Monteol-t.

RACHAT. Toy. Servitudes.

RADICALISME. Ou peut être radical dans toutes les opinions, dans le parli monarchique aussi bien que dans le parti républicain: mais généralement les qu alitlcations de radicalisme, radicaux, sont réservées à des doctrines démocratiques plus ou moins avancées et à leurs partisans.

On dit depuis lon^: temps (]ue les extrêmes se touchent: ils sont, par conséquent, également faux : la vérité est au milieu. On peut donc condamner hardiment ceux qui rkvendiv»UENT la désignation de radicanx Ils veulent

Page 1