‹ Dictionnaire général de la politique (volume 2)Chapitre 157 sur 260 · SACRILÈGE. ~ SAINT-BART · texte numérisé non relu

SACRILÈGE. ~ SAINT-BART

tar montrer i tous que, tant que certibs ml- frère le

stres du culte, ayant place dans l'État, n'y particull

it point la premICre place, tant que la loi bugneni

rile et la loi pÈnalo n'y sont pas failes à leur ajoute (,

lint de vue, les choses Tont mal à leurs ycui. temps e

est pour leur donner satisfaction que, sous secrâte.

Restauration, à une date qui est le point de d'Anjou

^part de la réaction implacable sous laquelle que cou

ivaitsuccomberletrAnedeCharleaX.en 1S30, il fut in

tprësentèen 1835 le projet de loi relatif au queler

crilËge, qui donna lieu à de mémorables dis- à ses 71

iSSioDS. H. Royer-Collard l'a dit : C'était • la plus EU

Ilgion et la socif^lË cÎTile, leur nature, leur pratiqué

I, leur indépendance respecLie, remises en que laS;

lestion; > c'était • la théocratie de notre lementi

mps, la conlre-réTOlulion • prenant sa re- tbolique

incbe. exerçant • ses représailles'. Pour une acii

lui qui, maliieureusement pour la France , dont la 1

oublient et n'apprennent Jamais rieir, le prin- les effet

pe de la reconnaissance de plusieurs cultes traordin:

ir la Cbartc était non avenu. U fallait que le chose i

ide pénal se courbât devant le dogme catho- si légilii

[ue, dogme d'Ëtat. 11 fallait, comme le disait été faite

irateur, qnelaloiadmltquclavoiedefaitËtail grandel

immise sur la personne de Jésus-Cbrist, c'est- voir abai

dire sur Dieu lui-même, puisque l'hostie con- Onvo

icrËe est déclarée Dieu par l'Église romaine, modemi

! sacrilège allait Jusque-là et la caractérisation ont en <

1 fait, c'est-à-dire la circonstance de la coq- raient pi

icralion de l'boslie. résultait du dire du prêtre, tbodoxic

k pénalilË était la mort , ou , si l'aggravation reusemc

ait écartée, les travaux forcés à perpétuité. Jours la

t crime puni sous le nom de sacrilège, c'était lemy a

IDC bien le crime de lése-majesté divine, et est géul

! crime sortait tout entier du dogme catho- grand ci

[ue de la présence réelle : le dogme faisait le vasion d

ime, le dogme le quaUUait : c'était le dogme se demi

! la présence réelle inscrit dans la loi. comme médité,

1 voudrait parfois encore, aujourd'hui même, de la rel

voir inscrit ou y foire inscrire celui de la II u'ee

vinité de Jésus-Christ. l'citerm

Heureusement qu'il reste encore chez quel- n«»t u*q

ics l^islatcurs et chez quelques juriscon- roi de F

iltes une certaine connaissance de l'histoire longtem]

du droit, pour faire rougir ces bien-inlen- avait rai:

innés de leur ignorance, pour prévenir cette tout des

nhision adultère de la religion et de la loi par une

snfusion monstrueuse en France, au dix-neu- trois Go

^estèclcl) etpourrappelerencore, puisqu'il et d'auti

i est besoin, les belles paroles d /orftort' de ccnle pi

lyer-Collard : iLàoùnnseulcullcesIeitérieu- dépêche

ment autorisé, et là où plusieurs le sont éga- on est b

ment, la question demeure la même. Il s'agit crc gén<

r savoir si, en matière de religion, lesintelii- prémédi

inces et les consciences relèvent de Dieu ou c'est ce

s hommes; en d'autres termes, si ialoi divine quand I

t partie de la loi humaine. • Charles Reab. août 1S7 de Saint

SAINT-BARTHÉLEKT (LA). < Puisque nous D'apH

ans dans notre histoire de France l'exemple voyant c

la Saint-Barthèleniy , qui est des plus signa- Maiinet

\ que l'on puisse trouver en aucune autre, que doni

nous y faut particulièrement arrêter,» dit ment la

briel Haudé dans ses Comidirationt poli- sentit, li

uetsurUt CoKp«d'aa( (1639). Ce tut, selon fit faire]

, l'entreprise de Catherine de Bédicis, du médaille

c de GuLse, du roi Charles IX et de son admelln

I qol l'oal fti^

Fi^. 3niM«.

f . Cette petite spectËe par \ ^publique d'ii Espagne. Ce dj I moyen âge :

•ou terrihûte DDt il dispose Itèdel'IUliee . Sa superficie latioD est àe 900 ëcus Tomi SOD année de lus de 200 <

royaume d'X uleltes i sa d But intérieur lout le reste linistré par t lell manicipa] is compliqués ijiréme est i ii souTerain q nposë de sot ES, Tingt boi lires, noDimés lèralioas de c< it qu'elles ont doiue de ses iTtenir i la Yill rg, et quatre doiue avec 1

fonction de c . Le pooToir e X capilaines r I reprèsentanl aotrepeutétn pie paysan pi lanui les meo

fonctions di lent comme »

is.

régents ne sul Ires, ils ont | néral d'ÉUl,

l'un pour l'ii

8ÂINTE.ALLIANCE. — SAINT-MAEIN.

qae U confiance; mais, à ceux oni ont été à portée 4e s'instruire de la réritabie et authentique histoire de cet arrangement, et de connaître la sincérité et la pur^ des principes auxquels il doit son origine, 11 offre Taspect consolant d*une réunion de souyerains chrétiens, différant dans leurs modes respectifis de croyances religieuses, mais s*acçordant à reconnaître publiquement Tautorité divine de FÉ- Tangile , et s*engageant par un pacte solennel i prendre ses préceptes pour régie de leur politique et de leur conduite.» {Discours du chancelier de VÉchiquier à la Sociélé biblique britannique et étrangère , cité dans le Moniteur du ISJanTier 1816.)

t Toutes les circonstances du moment et dn traité lui-même bien considérées, nous penchons toujours à le regarder comme la preuve d'un grand changement opéré dans le goutemement de la terre.» (Extrait du Journal the Star, dans le Moniteur du 25 mai 1816.) «Voyez aussi Qttinet, le Christianisme el la Révolution française, 14* leçon; Saint-Simon, Opinions philosophiques et littéraires, p. 77;» enfin, Tarticle consacré à la matière dûis ï Encyclopédie d'Ersch et Gruber.

D*où Tient que la Sainte-Alliance est devenue aussi impopulaire depuis ? C'est que les soupçons que les hommes clairvoyants ont conçus dés le premier jour se sont confirmés. On est en droit de penser que le mouvement a été . fincére dans Tompereur Alexandre I^, bien que ehez lui aussi Tenthousiasme n'ait duré qu'un moment, mais les autres princes ont accédé par condescendance et parce qu'ils ne risquaient rien « d'avouer •*. fi*a-t-on pas remarqué que les deux souverains exclus de la Sainte-Alliance forent d'une part le sultan — qui ne pouvait pas avouer le christianisme, et de l'autre, le pape, le vicaire de Jésus-Christ !l Craignait-on d'être obligé de lui accorder une sorte de suprématie dans cette sainte alliance? On ne voulait donc que les avantages de la théocratie , sans ses inconvénients. En fait, et les peuples ne s'y sont pas trompés, le traité de 1815 n'était que l'afiinnation solennelle du pouvoir absolu des princes, pouvoir exercé en vertu d'une investiture providentielle, d'un droit divin.

Ce traité, d'ailleurs, n'a pas été un seul moment tune vérité». Chacun des souverains (au moins les trois premiers signataires), et surtout l'empereur de Russie, l'inventeur de l'idée, continua d'opprimer les dissidents; quant à l'alliance, aux secours mutuels, on n'en invoqua les principes que lorsqu'on y trouvait son avantage, et on les répudiait dans les autres circonstances. Ils ont été depuis si souvent désavoués que le traité est considéré comme non avenu. S'il a existé un moment et quelque part, c'est entre «les trois grandes puissances du Nord», l'Autriche, la Prusse, la Russie, à cause de leur communauté de vues et d'intérêts *.

1. Avouer eit Ici «ynonyme de eonfttêtr, en poli* tique proftêêtr : profession de foi.

S. La Sainte - Auiatic« a <&«p<&Tidaut encore existé aUlenri et Jutqu*ta l^Cft. K «%Ue ^^o^u« a%\\^^ ^ v\ ^

Actuellement, l'antagonisme de l'Autriche d'une part, et celui de la Russie de l'autre , sont trop ] que l'alliance se rétablisse de si la sainte alliance se trouve eni les saintes ligues qui Tont pr^ inspirées par l'égolsme pour jus et le fanatisme.* Ma

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