SURVEILLANCE DE LA HAUTE POLICE
Voy, Peine.
SUSPENSION D'ARMES. Pendant longtemps on a cru que la suspension d'armes et l'armistice {voy,) étaient une seule et même chose. On les distinguait tout au plus par leur durée, les armistices s'étendant sur des semaines ou des mois, la suspension d'armes sur des heures ou des jours. Depuis la guerre du Schleswig- Holstein on a établi une distinction. La matière étant neuve, nous transcrivons les passages suivants d'une dépêche datée du 10 juin 18Gi et adressée par le ministre des affaires étran-
gères de Pnuse (M. de Bismark) à Fambasside prussienne de Londres.
« La dépèche rappelle qae c^est le Danemart qui a rejeté la proposition d'un arjmiMHee poor n'accepter qu'une simple stupension tTliôttiH'
tes Or, une suspension d'basHiiiés n*e8t et
n'a jamais été qu'une interruption momentanée de la lutte, qui laisse subsister Tétat de guerre. Les choses étant ainsi, il n*7 a rien que de logique dans les arrestations dont se plaint le cabinet de Copenhague, nul ne pouvant cootestcr à une armée en campagne le droit de réprimer des manifestations hostiles.
€ Le gouvernement danois a voulu soumette à des droits d'entrée les approtisionnemeab expédiés du dehors aux troupes prussiennes. On pourrait au même titre exiger d'eDesk payement d'un hnpôt direct pendant leur féjour dans le Jufland.
« Le mmistre des affaires étrangères de Prusse s* étonne que les Danois voient une infractiODi la trêve dans le fait de la démolition des onvrages de DUppcl , quand ils élèvent des fortiflcations à Alscn et en Fionie. Loin d'accepta les reproches qui sont adressés à son go^T(:^ nement, il se croit en droit de réclamer contre les actes commis par les autorités de Copcohague, en opposition avec la lettre et arer l'esprit de la suspension d'armes. Indépendanment des travaux de défense déjà signalés, il mentionne la présence dans les eaux de? Iles Frisonnes de bâtiments de guerre daooî. qui y ont saisi des embarcations schleswigoises. et les opérations de recrutement qui ont é(t tentées sur plusieurs points du Jutland, malçTè la présence des troupes prussiennes. C'est b première fois, objecte M. de Bismark , qn'us^ puissance belligérante a eu jusqu'ici l'idée ^e protlter d'une simple suspension d'armes potf lever des recrues dans les parties de son territoire occupées par l'ennemi *. »
Une différence essentielle entre l'armistice «i la suspension d'armes consiste eu ce que di» le premier la trêve est dénoncée quelque teis|ir à l'avance, et que dans le second les hostilité recommencent immédiatement axirès récoDk*ment du terme convenu. M. B.
SUZERAIN. C'était, dans la hiérarchie féodale du moyen âge, tout seigneur posscssnf ■ d'un flef dont relevaient d'autres flefs. Il anît le droit d'exiger de ses vassaux le service bé- j litaire, l'assistance dans ses plaids de justioe: | les vassaux lui rendaient hommage et se àklt'