‹ Dictionnaire général de la politique (volume 2)Chapitre 220 sur 260 · TRAVAIL · texte numérisé non relu

TRAVAIL

as d'examiDer Faction de plus en l'a exercée rintelligence sur l'éraiJ. Bien des préventions régnent la plupart prennent leur source se acception des mots. Pour le tout travail implique une œuvre ressort *âes bras plutôt que de de plus erroné que cette rue.

le même système qui consiste ue Dieu a joint et à créer, pour ps, des domaines distincts dont »u déterminer les limites. Ce qui ue jamais , ce qui a dominé de s le travail des mains, c'est l'esprit, omme agit, l'esprit commande, issent. La situation du travail, e, a toujours été en rapport avec Iture des intelligences. Les pre- [ informes, barbares comme lui; à son tempérament, à ses inlabitudes. La force musculaire, la organes l'emportent alors; tout ces organisations de brutes. Ce ice-t-il, les arts se conforment à t d'état ; l'intelligence s'y répand i dose; l'exécution devient plus ; savante, plus ingénieuse. Une tablit, la pratique s'assujettit à rt informe se change en art periessein, le plan, l'ordonnance se 1 autrefois il n'y avait qu'un effort s théories naissent; les facultés ninent les produits de la force; t et animent le travaiL Tout ce ffiné dans les arts vient de cette ^xtérité manuelle, si puissante 3se. y est subordonnée. On peut is rien outrer, que tout travail est n de l'esprit où le corps n'agit que ment. Cette conception de l'esprit nt ou indirectement, selon qu'elle ti qui exécute ou de celui qui n'en est pas moins présente dans elque degré qu'elle s'y rencontre.

Ton est conduit, par une pente « arts qui agissent sur la matière issent sans la matière, des arts eut dans un produit qui passe de à ceux qui ne s'incorporent dans et ne sont ni tangibles, ni suscep-

i travail dans la stricte acception c'est un travail, on peut l'affirmer ont ce qui est service et aboutit à une des formes du travail, même produit ne s'y incorpore. Prenons ravis du médecin, la leçon du ) chant de l'artiste. Quoi de plus ela se consomme sans laisser de >, instruit ou charme sans qu'il en chose que des impressions. 11 en de la sentence du juge, de la l'avocat, de toutes les fonctions t au caractère de la matérialité, rtant de dignes et sérieux travaux :ommunauté ne se priverait sans ont au plus haut degré ce cachet

d'utilité qui recommande les actes; ils sont le fruit de longues études et Fapanage de quelques esprits bien doués. Ce qu'il faut y voir, c'est le dernier triomphe de l'esprit sur la matière; les aptitudes corporelles s'y effacentcomplétement pour laisser le champ libre aux aptitudes intellectuelles. L'échelle du travail ressemble ainsi à cette mystérieuse échelle de Jacob dont les degrés rapprochaient l'homme du ciel. En bas la fonction est presque inconsciente; à mesure que l'on monte, on a mieux la conscience de ce que l'on fait et de ce que l'on vaut. Les rangs se règlent un peu suivant les forces, beaucoup suivant les facultés; ce qui à sa base n'est que l'instinct des arts, au sommet en devient le génie. Point d'exclusion d'ailleurs, point de cadres fermés; ni la condition, ni la naissance ne sont plus des obstacles ; la faveur même n'a d'influence que dans un cercle restreint. Dans aucun temps Phomme n'a été davantage le maître de sa destinée, ni le mérite plus certain de son avancement. Le classement se fait par lui-même, par la force des choses; les supériorités avérées commandent partout où elles se montrent. Que d'ouvriers sont partis du plus humble emploi pour arriver à la fortune! L'industrie en est pleine. Que de fils de cultivateurs ont marché d'un pas ferme vers les plus hautes fonctions et les ont honorées par leurs services! A citer des exemples les noms abonderaient. Par ce trait surtout le travail d'aujourd'hui se sépare et se distingue du travail d*autrefois. Non-seulement les fruits de Pœuvre profitent désormais à qui l'accomplit, mais ils lui profitent en raison de ce qu'elle vaut. L'activité et la capacité en décident. Si quelques usurpations persistent, elles sont éphémères et s'expient dans le dédain et l'obscurité. La vie véritable est dans les ambitions légitimes qui s'appuient sur des titres vérifiés et se confirment par l'assentiment de leurs juges naturels.

Tel est le travail dans Père moderne; c'est la substance de la vie et c'en est en même temps la dignité. Dans quel sens la politique peut-elle agir sur lui? En lui laissant les franchises dont il jouit, en lui rendant celles qui lui manquent. S'il est un fait démontré, c'est que l'État, toutes les fois qu'il a voulu toucher au travail, a eu la main malheureuse. Son intervention, sous quelques formes qu'il l'ait déguisée, a été funeste; Pintention, même la meilleure, a été trahie par le résultat. Il serait facile d'en multiplier les preuves. Ce qu'a causé de préjudices aux communautés hu-. maines la manie des règlements et des tarifs échappe à tout calcul; leur conséquence forcée a été une diminution d'activité, une déviation vers des productions artificielles, toujours précaires, au préjudice des productions naturelles, les seules viables. Le champ du travail n'atteindra sa pleine fécondité que lorsqu'il sera délivré de ce qui est parasite. Ce qu'il reste à faire à PËtat, c'est de rechercher, dans les modes d'activité, ceux qu'un traitementde faveur place plus haut qu'ils ne doivent être, ceux qui sortent de la règle pour entrer dans l'exception, échappent à une bonne justice di^Vni^>^^^ ^\\;t^^

1036 TRAVAIL. — TRAVAIT

vent Bur la rlctiesse publique des tributs dé- cl dtr:

lourDéfl. Voilà une èlogalioD déODitive à fsirc. et de le'

j'iprclè que 1» intËrt^U mellcnt à ïcilËfendre socle

témoigne qu'on n'en Tiendra pas aisément i les ti

l>out. Ces places forlcs que l'État a criées de la Ju

ses mains, il lui faudra successiTement les ré- qu'el

duire ou les amener à composition. Son dcToir sent

sera d')' user de ménag-emenls, son honneur uiuni

.l'achever U tiche commencée. Cette tache se mani

dÉOoit en quelques mois : débarrasser le terrain ne b(

des situations abusives, de toute charge com- chsri

jnunc qui se canvertil en proQts particuliers. Il esl

de tout privilège sana compensation sufllsanlc. Icme

Cela fait. l'Étal peut se désintéresser et remettre mais

au travail le soin et le souci de sa propre des- brasi

tinée. Aucune ingérence, si éclairée qu'elle et la

soil, ne vaut pour l'aclivité de l'homme l'énergie peut

igu'Il puise dans le sentiment de sa liberté et légoi

de sa responsabilité. S'il réussit, 11 le doil du rems

moins à ses efTorts personnels; s'il échoue. Il que

uepculs'cn prendre qu'àlui-méme lie son échec, voirii Il acu le choix des carrières, leclioii des moyens Or

pour s'y avancer; on n'aourert à personne, à vices

rOtè de lui , des voles plus commodes pour ar- sang

river a la considëralion et ù la fortune. Pour rcno

l'individu c'est donc une meilleure école , pour scr c

la communauté une cliarf^e de moins, des formes mell

plus simples, un déhat plus direct sans les ser- parti

vices qu'oD lui rend. Ce n'est qu'ainsi et par quel

lies dégagements successifs que le travail arri- un fi

vera à la somme totale de sa pui^isonce. ctaf

En résumé, le travail envisagé dans le cours des i

des siècles a traversé l'esclavage, le servage et papli

lemonopole pour aboutir à un atTronchisscmcnt pas I

graduel; il a jwyé asseï largement sa rançon actiô

pour que ses derniers liens tombent d'eùi- ou li

mêmes et lui laissent avec sa liberté entière les c

toute sa vertu. Il s'est accumulé de manière prcn

à ce que la jouissance s'en perpétuât; il s'est par '.

perfectionné et a apporté par la tradition des aclié

arts UD obstacle à la déchéance; il s'est enfin en o

allégé par des découvertes qui honorent l'es- il pQ

prit humain. Sa marche a toujours été parallèle liëre

à celle des idées; il leur a emprunté ce qu'il non <

a de plus pur, l'inspiration qui le porte, le feu liste qui l'anime. A tous ces titres il a mérité le rang On

qu'il tient et les lettres de noblesse que l'opi- une

niua lui a coQn conférées. jiubli

I^uis Reyrai». de r et c

TRATA0I PUBLICS. Une nation n'est pas siéci

seuirment une ccriuiue quantité d'individus que bcso

le hasard a [ait Daltrc ou a rapprochés dans fahri

une méroc contrée; c'est un cnsi-mblc formé briqi

de parties qui ont un grand nombre de besoius ses (

et d'intérêts communs; c'est un étn- moral du pnbl:

même guure que la famille qui en est le type ses 1

primllif, c'est en un mut. suivant l'expression céréi

Irès-jusie que nous avons empnmtée ù l'anli- cous

quité. une société, v'i.'st-à-diL'CiiNca.'<sociallon comi

en vue d'une sécurité plus comjiléte et li'unc que i

vie nu'illcure. Au-dessous de l'État qui em- liava

hrasM.- louti! la nation, il y a des groupes de parti

inoindrt.- importance, ])rovinci'S, cantons, com- preu'

muues ou paroisses qui forment autant de pe- i:'csl

tilea sociétés \)0lUU\ui», m tous ces êtn-s mo- il'cxi

raux ont, cuuiiue \i;s iti4\v\4\\s, it* •.Aftfta.t'ww^ >»&« ■

TRAVAUX PUBLICS. — TRESORERIE.

Tenrichira elle-même. Ce qui importe, c'est que la dépense soit Toisine de Tusage, que le contribuable sache pourquoi il paye et que l'usager sache ce qn il lui en coûte.

On pourrait encore invoquer en faveur de ce système une troisième raison. Si un État l'adoptait, on n'y serait pas exposé à voir les fantaisies des administrateurs décorées du nom de travaux d'utilité publique et les dépenses inconsidérées d'un luxe ruineux en seraient nécessairement bannies: car on ne trouverait d'entrepreneurs que pour les travaux productifs de revenu.

Mais qui fortifierait les villes de la frontière? Qui, à côté du port de commerce, creuserait les coûteux bassins destinés à recevoir les navires de guerre? Sous le régime féodal, lorsque la propriété et la souveraineté étaient confondues, les travaux de défense ont pu être à la charge du seigneur. Aujourd'hui, ils ne peuvent être qu'à la charge de la communauté. Il faut en dire autant des palais, des bâtiments destinés aux administrations, des tribunaux, des écoles, des églises. Sans doute, l'État pourrait les louer ; mais il est évident que dans une maison construite pour ce dessein, et dont il est propriétaire, TEtat est logé d'une manière plus commode, plus digne, et même, quand il doit l'occuper à perpétuité, d'une manière plus économique. Le système d'Adam Smith ne saurait donc être absolu; dans un grand nombre de cas, il est bon que l'État entreprenne pour son compte des travaux publics.

E. Levasseur.

TRÉSOR. Dans les anciens empires les princes thésaurisaient; le trésor était un entassement d'or et d'argent, à destination imprévue, mais bien souvent la même. Le premier soin des rois barbares , assyriens , achéménides , sassanides, mérovingiens ou mogols, c'est de se faire un trésor. A quoi ont été employés les trésors deSémiraniis et d'Aureng-Zeb?aumênie usage, sans doute, que ceux de Clotaire ou de Ghilpéric. Des conquérants les ont pris, ou des successeurs les ont dilapidés. Remarquez, dans l'ancienne histoire de France, combien de fois un prince économe amasse un trésor, à nulle autre fln que de fournir aux dissipations de son héritier. Ne parlons que des économies de Charles V et de Louis XI, qui s'en vont en Italie, et des fameux quatre millions de Henri IV , qui n'attendent même pas la guerre de Trente ans, auquel cas ils seraient allés en Allemagne. Depuis cette époque, il devient apparemment plus difficile d'économiser; ce n'est pas que Louis XIY ne fasse rendre beaucoup à ses peuples; mais il dépense encx)re davantar'"

C'est dans les républiques que nous trouvons pour la première fois le « trésor » moderne ; reusemblo des revenus de l'État et des sommes destinées aux besoins publics, réparties selon les lois. On le garde dans la ciladcile, comme à Athènes, ou dans le temple du dieu des métaux, comme à Curthage ou à Home; d'abord composé du produit des prises, il se forme ensuite des contributions des cituvens.

A Yœrarium de la république, l'empire romûn ajoute lefUe, trésor de Tempereur, alimenté d'ailleurs par des tributs on des impôts, et dépensé selon les règles, ce qui le distingue du thésaurus barbare de toutes provenances. Les dépenses des provinces du Sénat et du peuple sont prises sur Vœrarium ; celles des provlncei de César sur le flsc. Dans le Bas-Empire, le fisc absorbe Va^arium. Le trésor des rois de France, qui n'est d'abord qu'un thésaurus, est dans U suite un véritable fisc. Vœrarium reparaît avee la révolution; les revenus publics, votés parte législatures, qui en déterminent la destination, sont gardés, non plus à la vérité, dans letem* pie de Saturne, mais au ministère des tlnances. Le ministre est à la fois administrateur des d^ niers publics et chef du Trésor. Il dirige le r^ couvrement de l'impôt et, par suite, il dispose des crédits ouverts à son département, comme un autre mùiistre; et, à titre de chef du Trésor, il contrôle les actes de la comptabilité de ses collègues. Ce système est suivi à peu près dans toute l'Europe. En France , la Constitution de l'an III avait réduit les attributions du ministère des finances sous le titre de ministère des contribtUions publiques . à l'assiette et an recouvrement de l'impôt; cinq commissaires dirigeaient la trésorerie nationale. L'Empire b confia au ministre du Trésor puùfic (roy. Ministères) ; mais depuis 1814, les deux administrations des finances et du Trésor sont rennies. Dans quelques pays , l'administration des finances est distincte de l'administration de U dette, qui est confiée à un comité.

J. DE fiOlSJOSLIN.

TRÉSORERIE. L'institution administratire, désignée sous le titre de Trésorerie nationale, ou de Trésor public, a pour mission de recueillir, aussitôt que possible, dans les caisses de l'État, les recettes perçues par les comptables des finances, et de les appliquer sans déviation, ni retard, aux besoins exigibles des services autorisés par les lois.

Cette administration spéciale doit maintenir ainsi, dans tous les temps, et sur tous les points du territoire, l'équilibre des ressources et des charges publiques, soit à l'aide des rentrées obtenues sur les revenus du budget, soit au moyen des produits des emprunts constitués en rentes de la dette inscrite, soit cnSn avec les fonds éventuels de comptes courant? obligés ou volontaires, et de valeurs d'auticipation qui forment une dette flottante continuellement remboursable , mais presque toujours facile à renouveler.

Les ressorts du mécanisme administratif organisé pour assurer le mouvement régulier de? fonds de l'État, se composent d'une caisse centrale, placée au siège du gouvernement, dan.* le sein du ministère des finances, et de comptoirs extérieurs, subordonnés à re grand réservoir d'espèces et d'ellets de portefeuille, «ionl ils sont les canaux alimentaires dans les chefslieux de déparlements, d'arroudisscnicnls oi uîéine de communes.

Dans ce système, tout déplacement ut vi-

TRESORERIE.

)UTcrDé par TuDique pensée trateur, dont Fesprit ylgilant ne à la fois TcDscmblc et les rccs et des besoins de chaque somme disponible n'est alors

destination légale d'intérêt i entre immédiatement, après ain d'un contribuable , dans 3ier, soit qu'elle se trouve loin et sur place partout où t la réclame.

spéciale des finances est, en argée d'accomplir cette misen mettant chaque jour sous istre le tableau complet des

besoius de l'État et le bilan et du passif du Trésor, ipide et ponctuelle de la re- ;ion d'une dette exigible, se avec facilité par une simple , en compte courant, à la ur général de chaque déparluction d'intérêts au profil du 3 chaque dizaine , les produits tralisés dans cette caisse dér les versements journaliers

perception des impôts, leur de dix jours, si étroitela libération de ces grands peine sufUsant pour imprimer sponibles les directions qui ;es par l'administration supéîs, vers les nécessités publias lieux mêmes de la recelte, i en sont plus ou moins éloi- 11 r permettre de se dégrever, les conditions onéreuses de tarants et de leur imminente r cette ingénieuse formule de [)runtée aux usages du compublic et celui du receveur rent constamment rattachés lisque tout ralentissement de rvicc de rK»at ferait subir, en us les deux, un égal préjudice, it où la réunion des anciens ;sor et des finances, sous une ion, a complété l'organisation jorerieen lui assurant le cônes caisses de la perception , s de M. le baron Louis des écembre 1 8 1 4 , ont substitué , courant des receveurs généats des faits accomplis à la de les accomplir dans un devance, en vertu d'obligations, t de rescriplions souscrits à ou moins en rapport avec la ve de la recette ou de la dé- »ncédaient ordinairement aux eurs une latitude d'échéance mr occasionner trop souvent e fonds, des déûcils de caisse

occultes, au détriment de

mettant partout le Trésor en diate, dans un compte cou-

rant productif d'iotéréts, des recouvrements effectués par les préposés des finances, on n'ayait pas encore assez fait pour parer avec certitude aux exigences éventuelles et locales de chaque service public. L'administration supérieure a donc cru devoir autoriser, dès l'année 1806, les receveurs généraux des départements à entretenir, sur les différentes places de la France, avec les capitalistes et les commerçants, des relations de banque, de négociations et de conversions de valeurs qui leur procurent, à peu de frais, les ressources opportunes d'un crédit personnel nécessaire pour suppléer, au besoin, à l'insufllsance accidentelle des recettes de l'État.

C'est également sans recourir, en toute occurrence , à des transports onéreux de numéraire, mais presque toujours en se servant des formes simples et rapides de la comptabilité commerciale, établie entre les recettes générales, leurs libres correspondants et la caisse centrale des finances, que les fonds surabondants de ces principaux comptoirs de trésorerie, sont délégués d'un point sur un autre, par des virements de comptes passés contradictoircment, par des émissions de traites et de mandats, ou par la souscription et l'envoi d'un papier revêtu des meilleures signatures.

On remarquera, sans doute, à ce sujet, que le système de trésorerie de la France ne déplace jamais d'une manière sensible les capitaux nécessaires aux transactions locales, qu'il évite ainsi toute brusque oscillation dans le cours des valeurs et qu'il maintient sans cesse une régularité précieuse aux divers intérêts du pays dans la circulation de la richesse publique.

Ces procédés ingénieux adaptés, depuis le commencement du premier Empire, au mouvement général des fonds de FÉtat, ont fait profiter le Trésor public de tous les avantages de célérité, d'exactitude, et surtout d'économie que Fintérêt privé sait se ménager dans ses opérations de banque et de commerce. Toutefois les commissions accordées aux receveurs généraux des flnances, en indemnité de leurs négociations et de la responsabilité de leurs engagements, sont très -inférieures à celles qu'exigent ordinairement les bonnes maisons particulières pour engager leurs signatures. II importe d'ailleurs de considérer que ces grands comptables, dont le personnel devrait toujours se recruter dans les familles honorables et opulentes, offrent les garanties les plus solides à la confiance publique, en leur qualité de fonctionnaires assujettis à de forts cautionnements en numéraire, à des avances de fonds au moins équivalentes envers le Trésor constamnlent assuré par ce double gage contre toute chance de perte , à des écritures régulières tenues en partie double et appuyées de pièces justiûcatives, aux contrôles incessants de l'administration centrale des finances, à la surveillance mobile et inopinée de ses inspecteurs s'appliquant à tous les détails de leur gestion courante, enfin, aux vérifications et aux jugements annuels de la Cour des comi^tcs.

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