INSTRUCTION PUBLIQUE. — INSTRUCTIONS
impërUiix, dont 5 à Paris, — 25 1 col- RoTenons à ce qui regarde spécialement Ten-
mnnani, doot 2 i Paris, — et 1,081 seignement secoodaire dans les lycées. lenti libres. Les lycées sont administrés par nn proviseur
yeéet impériaux contiennent environ et par un censeur des études; par une bi-
Tes, les odl^es communaux 25,000, xarre anomalie, il suffit d'être licencié pour
lissements libres 64,000. avoir le premier et le plus important de ces
période antérieure i la loi de 1850, deux postes; pour avoir le second, il faut être
d près par les décrets de 1 852, Taug- agrégé.
dîes aères était de plus de 3,700 Pour être professeur titulaire dans un lycée,
(puis cette époque, elle a singulière- il faut être agrégé des lycées. Mais un grand
»è , elle n*est plus que de 2,250 en nombre de chaires et même de chaires importantes sont encore occupées par des chargés
dcme affirmer qn*en ce qui concerne de cours qui n'ont point réussi ou ne se sont
nent secondaire , Télan rapide qui point présentés à l'agrégation. Ce fait est d'au-
la rérolntion de 1830, ne s*est point tant plus surprenant qu'il y a des agrégés qui,
à partir de 1850 et de 1851. C'est après des concours quelquefois brUlants. n'ont
ns les hautes classes de nos lycées que des postes d'une importance médiocre. collèges que cette décadence s'est Le traitement des professeurs titulaires et
et même revêt un caractère absolu des chai^ de cours est peu élevé, surtout si
pas dans les classes de grammaire, on le compare à celui des recteurs, bornerons, pour faire toucher des 11 se compose de deux éléments : Sût aussi douloureux, à citer un seul 1» Un traitement fixe, qui varie à Paris de
àdis il n*était pas rare de voir des 2,000 à 3,000 fr, et, en province, de 1,600 à
province et même des lycées de se- 2,000 fr.;
i compter 60 à 80 élèves en philo- 2<» Un eaâuel, qui résulte, d'une part, dans
tte année la philosophie du lycée la rétribution scolaire des élèves , et qui va,
le, c*est-à-dire du lycée qui a ob- suivant les villes, de 750 à 2,000 flr. tte bculté les succès les plus écla- Les professeurs titulaires de nos lycées ne
ait recruté que 17 jeunes gens. La gagnent pas, en moyenne, 3,000 fr.; et les
M un peu moins générale en rhéto- chargés de cours sont moins favorisés encoro;
», cependant, elle a pris des pro- il en est qui se font à peine 1,400 fr. par an. ni sont depuis plusieurs années un Cet état de choses est d'autant plus déplo-
me pour tous ceux qui s'intéressent rable que les fonctionnaires des lycées, ne pou-
t études et qui ne désirent point pour vant subvenir à leurs besoins avec la rétri*
le réigne de l'ignorance. bution insufllsante qu'ils reçoivent de l'État,
causes qui ont contribué à ce triste consacrent une partie de leur temps à donner
été certainement l'élévation consi- des leçons particulières et n'apportent plus
( lirais d^études et du prix de pension dans leurs fonctions qu'une attention épuisée,
iblissements de l'État. Cette élévation Est -il nécessaire de dire que la situation des
M , époque où Ton supprimait les professeurs de collèges communaux on régents
I d*histoire et de philosophie, et où est encore bien plus triste? isait le système de la bifurcation. Jadis les agrégés des lycées touchaient à ce
sa des lycées de Paris payent, quand titre une allocation annuelle qui s'ajoutait à
emes , une pension qui s'élève gra- leur traitement, quand ils exerçaient des fonc-
; de 950 à 1,500 fr., et s'ils sont tions publiques, et le remplaçait, quand ils
une rétribution qui monte de 150 à n'en exerçaient pas. Cette allocation, qui était
fort minime (600 fr.), a été supprhnée eu
départements les chiflTres sont moins 1 852.
f a même quelques lycées , mais en Le budget de Tinstruction supérieure et se-
lombre , où le prix de la pension est condaire se décompose ainsi (1863) :
50 fr. Xn ' ttu irieur
ooter que le jeune homme, une fois . . , «««*«««* •^p »• «*•*"•