‹ Dictionnaire général de la politique (volume 2)Chapitre 39 sur 260 · INSTRUCTION PUBLIQUE · texte numérisé non relu

INSTRUCTION PUBLIQUE

rite y a mis est, aux yeux des juges sans pré- d^œurre de Gicëron , Y Enéide, on b

▼entiOD, une des choses les plus étrangement Ils ne connaissent de la iittèratore

surannées dont on puisse aroir le spectacle, quelques fiagments écourtèi et si

C'est ce qu'il sera facile de démontrer par une qui ne peurent rien dire à leurimag

exacte analyse de Forganisation de nos trois à leur raison; ils connaissent moiiu

degrés dlnstruction. Toutefois nous laisserons littérature grecque; de teDe sort(

de côté ce qui concerne renseignement pri- jeunes gens restent oomiriétement é

maire, cet enseignement étant Tobjet d*nn la forte et salutaire influence de 1

article spécial. {Voy, ci-dessus.) littéraire et du génie antique.

L'instruction secondaire est à moitié libre Les Tices et les abus du système

parmi nous depuis la loi du 1 5 mars 1 850. Tout taire frappent depuis longtemps les bc

citoyen qui présente certaines garanties de mais ils sont si peu connus, que Ion

capacité et de stage peut ourrir une école question de leur porter remède, on

secondaire, à moins que sa moralité ne soit trouvé de mieux que de les accroître,

contestée ou le local de Técole insalubre, tion secondaire était trop tecbnii

Cependant, cette moralité et cette salubrité granunaticale, trop terre à terre, on

sont jugées par un tribunal académique , et qu'elle était trop éloTée, trop gêné

cette circonstance, comme un exemple fiuneux phflosophique. De là, les nûalheor

Fa prouvé, ne laisse pas que de diminuer sin- formes de 1852, qui ont jeté une si

guUérement la liberté d'enseignement; on se perturbation dans les études tnm

rappelle sans doute qu'aux termes d'une oppo- prix du lycée fût augmenté dans un

sition récente (1863) formulée contre M. Albert proportion; l'agrégation d'histoire i

Leroy, le refus de prêter serment au pouvoir fut avec ceUe de philosophie; on rétrécit

jugé un acte inunoral. Aux termes d'une autre programmes et on les remplit de

décision , rendue dans la même aflàire , le tri- prétendues pratiques; on réglemei

bunal semble avoir le droit de décider si un in- niquement et minute par minute (je

stituteur se renferme dans les limites de l'in- lettre) l'emploi du tonps des pro

struction secondaire, bien que cette instruction puis, pour couronner Fédifice, on et

échappe à tout programme et à toute définition, furcation ; moyen commode pour les <

Au fond, la loi du 15 mars 1850 a plutôt par- débuter par des études Utténires ins

tagé Fenseignement entre Fautorité de FÉtat sous prétexte que plus tard ils feront!

et celle du clergé qu'elle n'a créé la liberté, scientifiques, moins suffisantes encoi

Tout le monde sait que FÉtat donne lui- Aujourd'hui l'ensemble de ces m<

même Finstruction secondaire dans des éta- jugé par Fopinion publique; cependi

blissements qui ont été appelés tour à tour ou presque toutes pèsent encore s

collèges et lycées. On tend généralement à en gnement secondaire. Le nom de p

augmenter le nombre depuis bien des années; est rétabli, mais la meilleure moiti>

tendance peut-être fâcheuse, car il vaut mieux, science a été supprimée du programm

suivant beaucoup d'hommes très -compétents, d'un oubli qu'on a signalé sans quon

fortifier les centres intellectuels que les muitt- a été réparé. Bref, le personnel un

plier. est excellent et masque un peu le^

Le programme des études dans les lycées a notre système d'instruction second

peu varié depuis leur origine; et c'est là à nos ces vices pèsent sur lui, entravent s

yeux sa condamnation sans appel. Sous la Res- et finiront par triompher des meillei

tauration on y ajouta un peu d'histoire et de tances, si Fon ne se décide pas à u

philosophie; sous le gouvernement de Juillet , réforme qui doit purement et simplei

on Faugmenta encore de quelques notions de mencer par établir ce qui a été détrui

science ou d'histoire littéraire. Depuis 1852, La sanction donnée par l'ttat aux <

Fhistoire littéraire a disparu; la philosophie a condaires est le baccalauréat, exar

traversé depuis la même époque de dures vicis- pour entrer dans un asses grand n

situdes; à partir de 1863, on lui a rendu son carrières et même pour avoir le droit

nom, mais sans lui rendre la totalité de son pro- certains cours d'enseignement super

gramme. Au milieu de ces petits changements, malheureusement incontestable que,

le thème latin, les vers latins, le discours calauréat était supprimé, le niveau <

latin ont maintenu leur empire immuable, gnement et le nombre des élèves bs Les jésuites aimaient fort ce triple exercice;

Rapoléon, qui en beaucoup de choses goûtait tL'\-f:ill'^ôffiV,S^'T^::-uZ

et copiait les jésuites, le leur emprunta ; et , d^etudeê, beanconp de pMuicei comme

depuis lors, il a constitué, il faut bien le qae nou» nou» tomou» à copier textuelle

dire, le fonds de Fenseignement secondaire, .^^"f^^* ^" ^"p* *»'*• '***'^* °" '

Les élèves sortent du collège, après avoir i*RéeitaUondo réaamédeUleçonpréc

coUé ensemble une multitude d'expressions *«»*« ••.•••*:••.;•,

de Tite-Live et de Cicéron, ce qu'ils appel- ** '^^Vr/îé.uVé" ^

lent composer un discours latin , et une foule s* Dictée dan nouveau ré«umé

d'hémistiches de VirgUe et d'Ovide , ce qu'ils *• Développement oral de ce rétamé . .

..«..«^ii^»* A^.»..^»^- Aé%o «Awo A* e«»o ««^i. 5* Correction du devoir, etc

appellent composer des vers , et sans avoir ^^^^^ ^^^^e eiution ne porte-t-eiie pa

eu le temps de lire complètement les chefs- avec eiie ?

lOfi

lOTTHUCnON PUBLIQL'E.

secoiinaire. ec leaone a tere nncnmnre a :el 11 1 -- 1 . 1.' '*talsli;uemeiii tieclaues iniliutneiiea. •lans .los yreea iiu^rairei jb i <nKë le ces ycerrs. leja leconuMMes pw :a ^mfureaiimn, -onsticuenic :e nie :'oa a >iéia appelé avec ine ^Djntueile ▼ente iA^n/iffvanaiiàea ^fCndes. jamai • oa a aurait -^ cnaiM aareiL La miipirt les TZiiaat;» tie ^a ..uunreoim «iiraiefltaieun parents oiu ;e ^oyea. .eâ iectres 3e m iospire&t fue iM le^oàt. es iciencea ae iessectiefit ie .'ceiir: loac j'u me vucaiion >:ertauie rMur le ;oilei£V iDinutnei. 3e aouvellett iiéseraiHiâ nenimeat lonc idSufliir -fncore mw yre^s ieja ài ■atbies: a juurKeouie remit iou rureau mteiectufi :• dbaiâiier :naque umee: ie:» scitroces :.'i e& ettres jesseraient le se recruter: on iurmi \e^ teneurs ie iÏTr». on n aurait paît ie» luuiujes : i'reaua;r-y .rarde ! âne décadence ..•OUI picote et :»au9 reueûe ie autre iiiieiliir.'uce luttuit.ue a .*ât jMi» luipiMiiibie . et fiarioui la JariMite "esHi:»! iei» peuples jui u oql pati 5u minier ie L'uite ie :a liberté et >ie la piii- ■.U6Ui)iiie

La M pille iitai\:ie ^ue je viens» ie preseutcr ie» i^iv'uuetf Je ;k>;» iivenMM ecuies iiruuve. :\i utc s<^'iiiL>ie. v^ue : b'iai i besucuup :rop v.'^^ïaye vl'iiiit'ncuirvlaus i jii»e^|:ueuieu(. La ut w \ 7*J;) >|ui il 1 i'(e qu a penie ippiiquee. ia lui -le !^JJ v|ui rv II le nue U'eiiei lentes parties, vuila a peu pri'S x bilan Ues bieuâùts gouveniemeiitaux. La |tiii|»ar( des autres mesures que le pu u voir a priM-i» ou niit ireiisei^ement oiontreut qu H n'a jaiiiaisi compris ses nécessites les plus impiTu-usrs. La grande rèroruie à accomplir aujtMinlIuii. ce serait liouc de détacher un peu ri'jiMrrsiite du Kouvenieuient. et de la regarder bcaui-oup luoiii» l'uiiime un service public, beaucoup plus i*ouiiuc une assuciatiou d' h unîmes dv iriiifrt. lie savants, de philusuphes, d'bistohciiM :«'ddiuinistrdiit et se (^uvcmaut euxui«^iiit* i J ai drja cil luccasiou de remarquer que lr« |iiii^rdiuiiicH sortis Jcs bureaux miuistcriels, lc« 5i\ ^lOiiii'ii Ut* pcilaicotrie tceueralep enfantés ildiii IriiiiMiie milieu . étaient défectueux, mais qirhruiruNi-iiii'iit ilaus ta pratique ils étaient V4iiii^;«*i« |idi l'initiative intelligente des prufes- «riaiK Crpenilant. ces pmfesseurs soutanes |i<ii lie ti>KUmieiilN. un n'aura des pru^rammes liiliMrtt>le« et dcH méthodes dVnsei^emeut |iitiKi«^««iu*K que le jouruu l'Université se gou- «Il lin d ri le im^iiie par un conseil nommé pur rllr Ceiu qui 4>nt pdrie de la liberté de Teii- «riKiinnient n'ont eu en vue jusqu iciqued'aciiiitlii dii\ |iiolesseurs non universitaires le ilioit il riiielKner. Ce serait assurément une m i*ll«-iite ehoM* que de créer la liberté en dclMii« ilr i l!niveiMti'; iiidis co serait une chose liirn iiu^ilteure riirore et surtout plus féconde nii rlIriN liliêraii\ et iléinoeratiques que de la ii/'ii riu nHii lui^ine de l'iluiversité. L'Univer- <iir dm dit 04 re la collection de tous les hommes H y uni iloiin^i cori allies Kuranties de capacité ou ilii liiiiis Wn MKr^'Kés; que les non-agrégés ou tit4 nioiiic nqirtlilr.^t MeKOUverneut et enseignent Mifiiiiifi ild le JuKciit a pn>|)Os, ricn de mieux; fhsU A fuihun II importe que les plus capa- V ou Iw agr^-ges ne soient plus soumis à

•les reir.ementi élaborés dai la majorité des employés n*a les irrades très-élevés. et ;»nàeil ou il y a plus de magli que de philosophes.

.^ons terminerons par qa ments administratifs et stat nedexions qui précédent per .a iismnication pins ou moir La France universitaire est jorta appelés académies et ians ies villes suivantes: 1 Besançon. Bordeaux. Caen, mont. Dijon. Douai. Grenol peilier, .\ancy. Poitiers, Rem Toulouse.

Chaque académie est adi recteur, assisté d'un conse i'iin certain nombre d'inspec Les recteurs sont nommé ^ur la proposition du mini :i être pus dgrc-gés. mais ils i :enu ie ;frade de docteur dans raitement varie de 12 à lô.Oi Les inspecteurs sont nommi i^oiir être inspecteur, il sulli ju de compter dix ;ins d'exer cément public ou libre. On ment que Ton devrait exiger de capacité de ces fonctionna ment varie de 3.500 à 0,000 i L enseignement supérieur France de 0 facultés de théo de 'l facultés de théologie pro cultes -le droit, de 3 facuil I Paris. Montpellier, Strasbourg des sciences, de 16 facultés 3 écoles supérieures de pharr core ajouter à ces établissemc France, le Muséum, 22 école;^ médecine et de pharmacie , nombre d'écoles littéraires et b lies à Angers, à Chainbéry, i house, à .Nantes et à Rouen.

Pour être professeur dans lettres ou des sciences, il fa moins trente ans, être docte es sciences, et avoir fait penc moins, soit un cours dans un l'Etat, soit un cours particuli professeurs sont nommés |)ar 1 proposition du ministre. Les :

conférées par le ministre à d( culte ou à des docteurs.

Le traitement des professeui à Paris de 5,000 fr., dans les 4,000 fr; mais ils ont de plu:

men dont le maximum est lix 5.000 fr.

Les professeurs des faculté médecine ont (pour quel moti elle à dire) un traitement beu sidérable que les professeurs lettres et des sciences; les facultés de théologie sont les sous ce rapport.

L'enseignement secondaire

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